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Durant l'hiver 2005–2006, le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec ont conclu un accord relatif au Sommet de la Francophonie de Québec qui aurait lieu à la Ville de Québec en octobre 2008. Cet accord a établi la création d'un Comité de direction composé de deux représentants du Canada dont un en est le président, de deux représentants du Québec, dont un en est le vice–président et d'un représentant du Gouvernement du Nouveau–Brunswick. Les membres du Comité directeur sont nommés par leur gouvernement respectif.
Le Sécréterait d'organisation du Sommet de la Francophonie (ci–après nommé le Secrétariat) a été établi afin d'assurer que toutes les activités menant au Sommet, ainsi que le Sommet lui–même soient adéquatement encadrés et se déroulement sans problèmes significatifs. Tous les employés du Secrétariat étaient considérés comme employés du MAECI. Le Directeur général du Secrétariat du Sommet était membre d'office du Comité de direction.
Une vérification interne du Secrétariat à mi–parcours était requise par le Conseil du Trésor du Canada. Les objectifs de la présente vérification visent à s'assurer que le Secrétariat a mis en place les contrôles nécessaires au bon fonctionnement de l'organisation et que ceux–ci fonctionnent adéquatement. La vérification s'est déroulée entre le 7 mai et le 15 août 2008.
Les détails du mandat de vérification, incluant les objectifs, la portée, la méthodologie et les critères employés dans le cadre de la vérification se trouvent à l'Annexe A – À propos de la vérification.
L'équipe de vérification a été en mesure d'obtenir une assurance raisonnable que le Secrétariat a mis en place un cadre de contrôle nécessaire à l'efficacité du fonctionnement de l'organisation. Le Secrétariat a réussi à remplir son mandat. Ce qui est attesté par le succès du Sommet qui a pris fin avant la finalisation de ce rapport.
Les exemples suivants sont des mesures positives prises par le Secrétariat dans son cadre de gestion :
Le Secrétariat n'avait pas développé un cadre de gestion intégré du risque lors de sa mise en opération. Ce cadre lui aurait notamment permis de fournir l'assurance que les risques sont identifiés, gérés et communiqués à l'intérieur de l'ensemble du Secrétariat et ce, afin de réaliser ses objectifs globaux.
Les informations supplémentaires suivantes n'étaient pas intégrées au rapport des résultats financiers présenté au Comité de direction :
Le tableau des risques budgétaires n'était pas intégré au rapport des résultats financiers présenté au Comité de direction afin de fournir une image globale des risques budgétaires, des coûts opérationnels et du solde éventuel. Au moment de la vérification, le déficit probable, dans l'éventualité où tous les risques estimés se matérialiseraient, était estimé à 0,6 million $ en date du 31 juillet 2008.
Au moment de la vérification sur place, les évidences documentaires concernant le processus d'évaluation et de décision quant à l'attribution des contributions reliées au Programme d'aide financière des projets spéciaux n'avaient pas été versées au dossier. Par conséquent, il n'est pas possible de certifier que le processus a été mené conformément aux politiques et directives du gouvernement du Canada.
Le rapport propose des améliorations nécessaires en ce qui a trait au budget, aux processus d'attribution des marchés, aux processus d'attribution des contributions et à l'écologisation. Ces améliorations sont écrites sous forme de leçons apprises et couvrent les sept volets de la vérification. Ces leçons apprises devraient être prises en considération afin d'améliorer les contrôles nécessaires au bon fonctionnement d'autres organisations similaires au Secrétariat.
La gestion a révisé cette ébauche de rapport et est en accord avec les observations et les leçons apprises. Un plan d'action de la gestion a été développé afin d'adresser les leçons apprises et il se trouve à l'Annexe B. La liste complète des leçons apprises est également à l'Annexe B.
La XIIème Conférence des Chefs d'état et de gouvernement des pays ayant le français en partage (ci–après nommé le Sommet) s'est tenu à Québec en octobre 2008 et regroupait de nombreux Chefs d'État et leurs délégations. Cette importante rencontre exigeait donc une grande capacité d'organisation et, à cette fin, le Secrétariat d'Organisation du Sommet de la Francophonie – Québec 2008 (ci–après nommé le Secrétariat) a été formé. Cette organisation temporaire, conjointement établie par les gouvernements du Canada, du Québec et du Nouveau – Brunswick, devait faire en sorte que toutes les activités menant au Sommet, ainsi que le Sommet lui–même, soient adéquatement encadrés et se déroulent sans imprévus significatifs.
La coopération entre les trois gouvernements était encadrée par les deux ententes suivantes :
Le budget de fonctionnement alloué au Secrétariat a été établi à 32,75 millions $. Il est convenu que le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international Canada (MAECI) et le gouvernement du Québec verseront chacun 16 millions $ et que le gouvernement du Nouveau–Brunswick versera 0,75 million $.
Tel que stipulé dans les protocoles d'entente, le Secrétariat est chapeauté par un Comité d'organisation (ci–après nommé le Comité de direction tel que usuellement appelé par le Secrétariat) qui est composé de deux représentants du Canada, de deux représentants du Québec et d'un représentant du Nouveau–Brunswick. Ce comité est présidé par le Représentant personnel du premier ministre du Canada et a pour vice–président le sous–ministre adjoint aux Affaires bilatérales et à la Francophonie du ministère des Relations internationales du Québec (MRI). Selon les protocoles d'entente, il a été convenu que le Comité de direction a pour mandat général de préparer la tenue du Sommet et d'en assurer le bon déroulement.
En ce qui a trait au Secrétariat, son mandat consiste à assurer la mise en oeuvre et la coordination de l'ensemble des actions visant la préparation, l'organisation et le déroulement du Sommet et des évènements périphériques en relation avec le Sommet. Les dirigeants du Secrétariat sont nommés par les ministères respectifs du Canada, du Québec et du Nouveau–Brunswick mais pour la conduite des affaires, le directeur général du Secrétariat rend compte directement au Comité de direction, dont il est membre d'office. Conformément au protocole d'entente régissant le mode de fonctionnement du Secrétariat, toutes les opérations de cette organisation doivent être effectuées suivant les politiques et directives émises par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. À cet égard, chaque gouvernement désigne pour ses obligations légales et financières un représentant qui s'assure de l'application des modalités administratives et financières du Secrétariat.
Compte tenu que les gouvernements du Canada, du Québec et du Nouveau–Brunswick financent le XIIème Sommet de la Francophonie, un des principaux enjeux auquel fait face le Secrétariat est la complexité du processus de décision du Comité de direction qui est tripartite. Cette instance, qui inclut des représentants des différents paliers gouvernementaux afin de refléter la structure des aides publiques octroyées, module le processus de prise de décision entre la direction du Secrétariat et les instances politiques. Étant donné cette particularité, il existe un risque significatif pour le Secrétariat de faire face à des complications au niveau de la planification opérationnelle des activités nécessaires au bon déroulement du Sommet.
Les exemples suivants d'activités en attente d'approbation de la part du Comité de direction et ayant un impact significatif sur les opérations du Secrétariat ont été identifiés :
De plus, les opportunités suivantes n'ont pu être saisies, suite aux retards dans le processus de prise de décision
En 2003, la ville de Québec a été choisie pour accueillir le XIIe Sommet de la Francophonie. En 2006, avant la mise en place du Secrétariat, des contrats ont été signés avec les hôtels de la ville de Québec afin de réserver les chambres et les services de restauration. Ceci a été fait en se basant sur l'expérience acquise au cours des sommets précédents tenus à la ville de Québec en 1987 et 2001 et aussi en tenant compte du nombre élevé de délégués participants ayant pris part à ces sommets. Il était indispensable de faire les réservations d'un nombre important de chambres puisque la ville de Québec devait célébrer son 400e anniversaire au cours de la même période et on prévoyait beaucoup de visiteurs et d'événements. Étant donné que le MAECI n'était pas en mesure de faire les réservations à ce moment, le MRI a accepté de le faire l et payer les avances exigées.
De plus, pour répondre aux impératifs de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC)1 concernant la sécurité des hôtels, les contrats ont dû être modifiés à la hausse avant et après la création du Secrétariat. Par conséquent, pour des raisons de sécurité, la GRC a exigé que certains hôtels soient entièrement réservés. Elle a également déterminé le nombre de jours pendant lesquels les hôtels retenus devaient être uniquement accessibles aux personnes accréditées pour le Sommet.
Le Secrétariat :
Bien que l'appréciation globale du Secrétariat n'ait pas relevé d'éléments significatifs remettant en cause le cadre de contrôle du Secrétariat. Certaines constatations ont été identifiées dont la prise en compte serait souhaitable par le Secrétariat afin d'assurer de meilleures pratiques de gestion et d'améliorer la performance. Ces constatations sont présentées de façon détaillée à la section suivante du présent rapport en fonction des sept objectifs de vérification.
Il est à noter que la période de vérification des mécanismes de contrôle du Secrétariat s'est terminée le 15 août 2008, soit un peu plus de deux mois avant la tenue du Sommet, les recommandations ont été abordées sous l'angle de leçons apprises qui pourront servir dans le futur pour d'éventuels évènements de même nature.
Le Secrétariat possède une équipe de directeurs structurée et animée par le désir de faire du Sommet de la Francophonie de Québec 2008 un franc succès. L'expertise et l'expérience des individus choisis pour occuper les postes clés au sein du Secrétariat représentent un atout important sur les opérations des directions opérationnelles. De plus, la direction du Secrétariat a mis en place les outils requis au plan stratégique et opérationnel afin d'assurer la planification et le suivi adéquats et efficaces des activités propres à l'organisation du Sommet. Nonobstant ce qui précède, les situations suivantes requérant des améliorations ont été constatées :
Le Secrétariat n'a pas développé, dès sa mise en opération, un cadre de gestion intégré du risque qui lui aurait permis de fournir l'assurance que les risques sont identifiés, gérés et communiqués à l'intérieur de l'ensemble du Secrétariat et ce, afin de réaliser ses objectifs globaux. Les Directeurs opérationnels ont confirmé que les risques sont gérés et communiqués, notamment par le biais du Comité de gestion du Secrétariat et d'autres rencontres ponctuelles. Par conséquent, l'expérience personnelle de chaque directeur est mise à contribution. Toutefois, étant donné l'absence d'une analyse de risque spécifique dès la création du Secrétariat, les directeurs opérationnels ont préféré gérer le risque en fonction des évènements qui se présentent dans le temps.
La conception et l'implantation, dès la formation du Secrétariat, d'un cadre de gestion intégré du risque pour l'ensemble des membres de la direction aurait pu permettre que :
Afin d'améliorer la gouvernance du Secrétariat, la gestion du risque devrait être implantée dès les premières étapes suivant la création d'un secrétariat d'organisation.
Le Secrétariat a présenté un premier plan budgétaire et une série de mesures au Comité de direction afin d'équilibrer le budget à la hauteur des fonds alloués par les paliers gouvernementaux, respectivement les 20 septembre et 9 novembre 2007. Depuis janvier 2008, et de façon évolutive dans le temps, le Secrétariat présente à chaque rencontre du Comité de direction un mémoire ayant pour objet de préciser la situation budgétaire, d'expliquer sommairement la composition des dépenses et d'obtenir les autorisations de dépenser lorsque nécessaire. À ce mémoire est annexé un tableau des résultats de l'exercice ainsi qu'un tableau des risques budgétaires qui quantifie et documente les éléments pouvant créer un dépassement budgétaire.
Les résultats financiers du Secrétariat étaient rigoureusement suivis et questionnés par les membres du Comité tel que démontré par les comptes rendus du Comité. Le comité de direction a été saisi, à chacune de ses rencontres, de l'état de la situation budgétaire du Secrétariat et il a systématiquement approuvé les choix budgétaires qui lui ont été présentés.
L'analyse des documents reliés au suivi budgétaire a permis de constater les faits suivants :
Certains risques présentés au tableau des risques budgétaires représentent en fait une quasi–certitude de réalisation et ils auraient dû par conséquent être engagés dès qu'ils avaient été constatés afin de présenter une situation financière plus juste aux membres du Comité de direction. À titre d'exemple :
Afin de faire un suivi de la situation budgétaire, la direction de l'administration et des finances émettait mensuellement aux Directions opérationnelles des rapports financiers détaillés afin qu'elles puissent valider les transactions imputées à leur centre de responsabilité.
Le tableau des risques budgétaires, quoique disponible, n'était pas intégré au rapport des résultats financiers présentés au Comité de direction de telle sorte que le déficit probable n'est pas spécifiquement montré au rapport des résultats financiers qui indique le solde disponible.
En date du 31 juillet 2008, le rapport des résultats financiers présente une réserve de gestion pour éventualité d'un montant de 2 803 736 $. Les dépenses correspondantes sont présentement évalués à 3 254 000 $ ce qui excède de 450 264 $ la réserve de gestion budgétisée. De plus, à pareille date, le rapport des résultats financiers indique un déficit de 185 462 $ relié aux salaires et avantages sociaux. Par conséquent, le déficit opérationnel pourrait totaliser 635 726 $ dans l'éventualité où toutes les dépenses estimées se matérialiseraient. Le Secrétariat ne possèderait plus aucune marge financière pour pallier aux imprévus qui pourraient survenir lors de la tenue du Sommet.
Afin de fournir au Comité de direction une information financière complète et à valeur ajoutée de la situation du Secrétariat, les éléments suivants devraient être pris en considération :
L'ensemble de l'information financière (telle que le budget initial et les modifications subséquentes, la ventilation des dépenses par activité et les dépenses sujettes à engagement ou "soft commitments", les dépenses probables) devrait être intégré afin de fournir une image consolidée des risques budgétaires, des coûts opérationnels et du solde disponible; et,
Constater tous les éléments pour lesquels il existe une base de mesure appropriée et pour lesquels il est possible de procéder à une estimation raisonnable du montant2.
Le Secrétariat possède une grille de délégation des pouvoirs financiers en conformité avec la Politique sur les pouvoirs de délégation ainsi que la matrice de délégation des autorités du MAECI. Les pouvoirs délégués aux employés du Secrétariat sont appropriés en fonction des niveaux d'emploi qu'ils occupent et des responsabilités financières qui leur incombent.
L'engagement et la certification de toutes les transactions financières examinées à partir de l'échantillon testé se sont révélés conformes aux articles 32 et 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques du Canada. Les paiements effectués en vertu de l'article 33 de la LGFP sont centralisés au bureau du MAECI à Ottawa. Il y avait une séparation des tâches adéquate au sein de la Direction de l'administration et des finances du Secrétariat en ce qui a trait aux articles 32 et 34 de la LGFP.
La documentation appuyant chacune des transactions évaluées était complète et conservée dans les dossiers, et tous les achats de biens matériels et amortissables étaient adéquatement enregistrés et inventoriés.
Le Secrétariat a utilisé des offres à commandes et des processus concurrentiels et non concurrentiels, lorsque la situation le justifiait, pour l'achat de biens et/ou de services. Chacun des processus a été utilisé de manière appropriée et conformément à la Politique sur les marchés du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Des lacunes mineures dans les contrôles clés de ce processus ont été constatées.
Toutefois, 3 des 12 contrats examinés comportaient des irrégularités mineures. Pour 2 de ces contrats, la prestation de bien ou de services avait commencé avant la date de signature du contrat. Plus précisément, dans l'un des deux cas, une commande d'achat local avait été initialement utilisée. Cependant, puisque la valeur monétaire de l'entente excédait la limite permise de 5,000 $, la situation a été régularisée en établissant un contrat. Dans le deuxième cas, il s'agit d'un contrat qui a été établi pour l'embauche d'un employé dont la date de début d'emploi a commencé deux semaines avant la signature du contrat. Dans le troisième cas, un contrat a été modifié trois mois après la date de fin du contrat initial. Le contractant a verbalement accepté d'assurer la prestation de service supplémentaire et a commencé le travail avant que le contrat soit modifié. Cependant, ces lacunes mineures observées dans le processus d'attribution des contrats ont été corrigées par les responsables et ne représentent donc plus un risque significatif pour le Secrétariat.
Bien que le Secrétariat soit une organisation qui doit être apte à répondre promptement aux situations qu'elle rencontre, il demeure essentiel, pour conserver l'intégrité du processus, que tout contrat reflète adéquatement le moment où les biens et/ou services sont obtenus et que toute modification contractuelle soit immédiatement justifiée par des documents écrits et versés au dossier.
Une des composantes du budget du Secrétariat est l'allocation de 1,1 million $ pour le Programme d'aide financière des projets spéciaux, dont l'objectif consiste à financer des activités et des évènements visant la promotion de la francophonie. Pour les fins de gestion de ce programme, le Secrétariat a conçu et publié un document de référence qui précise, sans toutefois s'y restreindre, la nature du programme, les critères d'admissibilité, les critères d'évaluation, les conditions de financement et la procédure de présentation d'une demande.
La Direction des projets spéciaux du Secrétariat a développé des outils de travail, basés sur les modèles du Fonds de promotion de la Francophonie, dont les principaux éléments sont :
De plus, un Sous–comité d'évaluation des projets spéciaux, composé d'un représentant du MAECI, d'un représentant du MRI et du personnel de la Direction des projets spéciaux a été constitué. Ce comité conseil a comme rôle principal de faciliter la prise de décision au niveau du Comité de direction, en effectuant des recommandations à partir de l'évaluation réalisée par la Direction des projets Spéciaux.
Au moment de la vérification de l'ensemble des dossiers (31) supportant les demandes d'aide financière, un seul dossier contenait une grille d'analyse et d'évaluation du projet. Compte tenu de la situation, la Direction des projets spéciaux du Secrétariat a confirmé qu'au moment de la vérification sur place, pour la quasi–totalité des dossiers, aucune grille d'analyse et d'évaluation du projet n'avait été formellement complétée. Le seul document observé pour appuyer l'évaluation détaillée dans le cadre du processus d'attribution des contributions est une fiche synthèse qui fournit les informations suivantes :
Ce document n'est pas suffisant pour corroborer l'ensemble du processus d'évaluation ainsi que les recommandations faites au Comité de direction car il ne contient pas une évaluation détaillée du projet en fonction des critères applicables au Programme d'aide financière des projets spéciaux.
Toutefois, les employés de la Direction des projets spéciaux ont précisé que des discussions concernant l'évaluation détaillée des projets ont eu lieu de façon régulière au sein de la direction ainsi qu'avec les membres du Sous–comité d'évaluation et que ces échanges verbaux ont porté sur les critères d'évaluation du programme. Néanmoins, il a été impossible de corroborer ces faits à l'aide d'évidences documentaires.
D'autre part, les procès–verbaux des rencontres du Comité de direction rapportent les décisions du Comité au niveau des projets spéciaux présentés. Toutefois, les justifications qui supportent ces décisions n'ont pas été formellement documentées et versées aux dossiers des projets. La documentation de l'argumentaire sous–jacent à toutes décisions s'avère fondamentale, particulièrement lorsqu'une décision va à l'encontre des recommandations soumises. À titre d'exemple, dans 3 des 31 projets examinés, la décision du Comité de direction a été contraire à l'avis émis par le Sous–comité d'évaluation. Plus précisément, deux des trois projets avaient été recommandés par le Sous–comité d'évaluation pour approbation mais refusés par le Comité de direction et dans l'autre cas, le dossier était approuvé par le Comité de direction malgré un avis négatif. Ces décisions étaient prises pour promouvoir l'impartialité rattachée à l'allocation de l'assistance financière.
Il a été impossible de fournir une assurance raisonnable que le processus d'attribution des contributions aux projets spéciaux a été mené conformément aux directives du gouvernement du Canada. L'absence de dossiers documentés accroît le risque que les documents ministériels, l'information et le savoir ne soient pas disponibles afin de supporter une prise de décision et une reddition des comptes éclairées.
Afin de fournir au personnel du Secrétariat les outils de contrôle adéquats et afin d'assurer l'intégrité du processus, la mise en place des mesures suivantes est recommandée :
Établir et mettre en application une méthodologie de documentation formelle, à tous les niveaux, qui supporte l'évaluation et l'ensemble des décisions prises concernant l'attribution des contributions aux projets spéciaux.
Lors du Sommet de la Francophonie en 2004 à Ouagadougou au Burkina Faso, la communauté francophone avait identifié plusieurs axes stratégiques d'intervention dont celui de développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité. L'engagement de la Francophonie à agir pour le développement durable est par conséquent venu appuyer la démarche du Secrétariat de mettre en place un Programme d'écologisation pour les activités du Secrétariat ainsi que pour la planification et la tenue du Sommet de 2008. Toutefois, malgré la volonté de toutes les parties prenantes du Sommet actuel de réaliser un évènement écologique, aucune dépense de fonctionnement pour le volet Écologisation n'a été prévue au budget initial du Secrétariat.
Suivant la volonté du Comité de direction d'implanter un volet Écologisation au Sommet, un Comité conseil a été créé au sein du Secrétariat afin d'orienter le Comité de direction dans le choix des enjeux d'un programme d'écologisation. Ce comité a donc présenté plusieurs scénarios d'écologisation au Comité de direction et l'objectif « Tendance zéro déchet »4 a été approuvé. Au moment de la vérification, le Secrétariat était toujours en attente d'une décision concernant la compensation des gaz à effet de serre générés par le Sommet pour le volet Carbone zéro. De plus, un montant de 325 000 $ a été identifié comme coût probable du programme d'écologisation et a été inclus au tableau des risques budgétaires.
La vérification du volet Écologisation a permis de constater que le Secrétariat a mis en place divers outils de travail pour définir et encadrer les activités d'écologisation dont les principaux éléments sont :
L'unité responsable de l'écologisation a également produit une proposition de politique environnementale ayant pour but de décrire les orientations, les objectifs ainsi que les moyens utilisés pour encadrer le volet Écologisation. Cependant, cette politique n'a pas été entérinée par le Comité conseil ni diffusée aux employés du Secrétariat. Conséquemment, le Secrétariat se retrouve sans principes directeurs approuvés qui expriment formellement les attentes du Secrétariat en matière d'écologisation et les comportements à adopter dans les circonstances. Cette situation augmente le risque que l'intégration du volet écologique dans les activités courantes et opérationnelles du Secrétariat soit plus complexe et délicate.
Finalement, l'impact du volet Écologisation sur le Sommet ne pourra être évalué qu'à la fin du Sommet lorsque des indicateurs qualitatifs et quantitatifs pourront être compilés et analysés.
Le volet Écologisation devrait être formellement identifié comme une composante sous–jacente à l'établissement du budget de fonctionnement.
De plus, afin de fournir au Secrétariat les outils de contrôle adéquats, les mesures suivantes seraient à envisager :
Procéder à l'approbation d'une politique environnementale pour le Secrétariat au début des activités opérationnelles afin d'encadrer la gestion de ces activités et afin de concourir à la réalisation des objectifs visés; et
Tout en ayant un objectif Tendance zéro, établir des indicateurs et des cibles souhaitées à atteindre, ceci afin d'avoir la capacité de rendre compte des résultats obtenus en fonction d'un cadre de mesure et avoir la possibilité d'effectuer une analyse des écarts.
Afin d'encadrer le processus de communication externe, le Secrétariat avait notamment développé les outils suivants :
De plus, afin de constituer un forum continu de discussion et de partage d'information sur les initiatives de communication entre les gouvernements et le Secrétariat et afin d'assurer une meilleure complémentarité des activités de communication autour du Sommet, le Secrétariat a créé un Comité de coordination des communications (COCOCOM).
Enfin, le processus de vérification a permis d'obtenir une assurance raisonnable que la Direction des communications a développé des stratégies et des activités pertinentes qui contribuent à la réalisation des objectifs définis dans le plan de communication. Toutefois, certains volets du plan de communication qui restent à réaliser sont en attente d'une approbation du Comité de direction. Par conséquent, l'efficacité de ce plan de communication, compte tenu de la visibilité importante du Sommet, ne pourra être évaluée que lorsque l'ensemble des activités de communication seront réalisées et que les statistiques appropriées seront compilées et analysées.
Tel que stipulé dans l'introduction, les contrats d'hôtels ont été signés avant la création du Secrétariat afin de s'assurer qu'un nombre suffisant de chambres d'hôtels aient été réservées. Suite à sa création, le Secrétariat a rencontré les difficultés suivantes concernant les contrats hôteliers :
Par conséquent, en date du 27 juin 2008, le Secrétariat estime à 6 224 le nombre de nuitées excédentaires qui pourraient provenir de la signature des contrats hôteliers pour un impact budgétaire évalué à 1 894 000$. Pour certains hôtels, les nuitées excédentaires ne peuvent pas être transférées à d'autres clients, non accrédités, en raison des impératifs de sécurité exigés par la GRC.
Néanmoins, le Secrétariat a entrepris une série d'actions et de démarches visant à régulariser cette situation, à savoir :
Dans cette conjoncture, le Secrétariat a mis en oeuvre des mesures pour s'acquitter adéquatement de ses responsabilités.
L'équipe de vérification a été en mesure d'obtenir une assurance raisonnable que le Secrétariat a mis en place un cadre de contrôle nécessaire à l'efficacité du fonctionnement de l'organisation. Le Secrétariat a réussi à remplir son mandat. Ce qui est attesté par le succès du Sommet qui pris fin avant la finalisation de ce rapport.
Le rapport propose des améliorations nécessaires en ce qui a trait au budget, aux processus d'attribution des marchés, aux processus d'attribution des contributions et à l'écologisation. Ces améliorations sont écrites sous forme de leçons apprises et couvrent les sept volets de la vérification. Ces leçons apprises devraient être prises en considération afin d'améliorer les contrôles nécessaires au bon fonctionnement d'autres organisations similaires au Secrétariat.
La Présentation au Conseil du Trésor du Canada prévoyait qu'une vérification interne du Secrétariat soit effectuée à mi–parcours de la période précédant la tenue du Sommet et qu'elle implique des représentants des trois paliers gouvernementaux.
C'est donc dans ce contexte que le Bureau du dirigeant de la vérification interne du MAECI, en consultation avec la Direction de la vérification interne et de l'évaluation du Ministère des Relations Internationales (MRI), a mandaté Services de Vérification Canada (SVC) pour coordonner et participer à l'exécution de la vérification interne du Secrétariat.
L'objectif de la vérification est de fournir une assurance raisonnable aux parties cosignataires que les contrôles internes nécessaires à une saine gestion de l'organisation sont en place et fonctionnent adéquatement. Cette vérification interne a également pour but de produire un rapport distribué au Secrétariat, au Comité de direction ainsi qu'à tous les partenaires.
Un exercice de revue préliminaire portant sur l'évaluation des risques et l'identification des enjeux clés du Secrétariat, a été mené du 7 au 9 mai 2008. Durant cette période, les vérificateurs du MAECI et du MRI ont rencontré le directeur général, les directeurs généraux adjoints, les directeurs ainsi que les directeurs adjoints du Secrétariat afin de mener des entrevues et une séance d'évaluation des risques. À partir de cet exercice, l'équipe conjointe de vérification a été en mesure de cibler les objectifs clés afin de définir la portée de la vérification interne et les enjeux à évaluer pour le Sommet.
Suite à cet examen préliminaire, les sept objectifs suivants ont été retenus à titre d'enjeux devant être couverts au cours de la vérification :
La portée de la vérification se limite à l'organisation financée conjointement par les trois gouvernements, et de ce fait, exclut les ministères et agences qui contribuent également à la réussite du Sommet, soit : Défense nationale Canada, Justice Canada, Santé Canada, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada et Gendarmerie Royale du Canada.
Le Secrétariat ayant une durée de vie limitée, déterminée par la tenue du Sommet, la période couverte par cette vérification a débuté avec la date de sa mise sur pied, le 5 juin 2007, et s'est terminé à la date de fin des travaux de vérification sur place, le 15 août 2008.
La vérification a été effectuée en conformité avec les normes de vérification interne généralement reconnues au gouvernement du Canada. De plus, la vérification a tenu compte du contexte opérationnel du Secrétariat et de la nature particulière de ses opérations. Par conséquent, les vérificateurs ont effectué les démarches suivantes afin d'atteindre les objectifs de la vérification :
L'exécution de la présente vérification a été effectuée sous la responsabilité de Services de vérification Canada (SVC). L'équipe de vérification était composée de vérificateurs de SVC mais également d'un vérificateur nommé par chacun des trois gouvernements ***.
Aux fins de la vérification du processus d'attribution des contrats, un échantillon discrétionnaire de 12 contrats de biens et de services a été sélectionné sur une population de 150 contrats. Plus précisément, l'équipe de vérification a sélectionné tous les contrats supérieurs à 25 000 $ pour la période avant le 14 avril 2008, soit quatre contrats, et huit contrats signés pour la période du 14 avril au 17 juillet 2008. Ces derniers ont été choisis en fonction de leur valeur monétaire et de leur représentation des centres de coûts des différentes directions. La valeur monétaire totale des contrats vérifiés s'élève à 1,41 millions $.
En ce qui a trait à la vérification des contrôles financiers, un échantillon aléatoire de 52 transactions financières a été sélectionné, basé sur un intervalle de confiance de 95% et une probabilité d'erreur de 5%. La population totale vérifiée a été de 2,69 millions $, soit 1 783 transactions pour la période du 5 juin 2007 au 7 juillet 2008. À cet échantillon, 8 transactions ont été ajoutées de façon discrétionnaire pour un total de 60 transactions.
Finalement, pour la vérification du processus d'attribution des contributions aux projets spéciaux, l'équipe de vérification n'a pas procédé par échantillonnage mais a pris en considération l'ensemble de la population. Par conséquent, les 31 projets spéciaux soumis au Secrétariat ont fait l'objet d'une vérification
Identifier et analyser les processus et les contrôles mis en place par le Secrétariat pour respecter les éléments suivants :
Déterminer si les activités identifiées au cheminement critique pourront être accomplies dans la période de temps restante avant le Sommet et ce, avec les ressources humaines et financières disponibles.
Déterminer si les processus et les contrôles identifiés fonctionnent comme prévu et s'ils sont adéquats et efficaces.
Existence des mécanismes pour gérer et contrôler le budget dans un environnement avec des priorités changeantes
Évaluation de l'efficacité des contrôles budgétaires et des mécanismes de reddition des comptes
Examen de l'existence de prévisions budgétaires établies par chaque direction
Connaissance et conscience de l'impact opérationnel du budget alloué sur chaque direction
Transparence et Optimisation des ressources
Contrôles et Impartialité
Acquisitions
Développement des critères d'évaluation des propositions
Contrôles sur l'évaluation des propositions
Constater la pertinence du plan de communication du Secrétariat pour :
Déterminer si le Secrétariat atteint les objectifs établis et approuvés dans le plan de communication
S'assurer que le Secrétariat a mis en place un processus clairement défini pour respecter l'ensemble des éléments définis dans le plan de communication.
moyen
2.1.1 Afin d'améliorer la gouvernance du Secrétariat, nous recommandons que la gestion du risque soit implantée dès les premières étapes suivant la création d'un secrétariat d'organisation.
En accord
Le Secrétariat appuie cette recommandation et considère qu'un comité de gestion des risques devrait être mis en place dès le début; de même les services administratifs devraient être en place au moins un an avant l'événement.
Les services administratifs devraient être en place au moins un an avant l'événement.
Dans la plupart des cas, la responsabilité pour donner suite aux recommandations sera assumée par le groupe responsable pour le prochain événement de cette nature
Afin de fournir au Comité de direction une information financière complète et à valeur ajoutée de la situation du Secrétariat, nous recommandons que les éléments suivants soient pris en considération :
faible
2.2.1 S'assurer que l'ensemble de l'information financière (telles que le budget initial et les modifications subséquentes, la ventilation des dépenses par activité et les dépenses sujettes à engagement ou « soft commitments ») est intégré afin de fournir une image consolidée des risques budgétaires, des coûts opérationnels et du solde disponible de l'exercice;
En accord
La production mensuelle d'un mémoire à l'intention du Comité de direction accompagné du tableau des risques budgétaires et des résultats financiers du mois précédent fournit une image intégrée de l'information financière.
Le Secrétariat a présenté au Comité de direction toutes les informations pertinentes; de plus, à la suggestion des vérificateurs, depuis le 30 juillet, le Secrétariat a inscrit dans la colonne « Dépenses et engagements à date » du tableau des résultats financiers les risques budgétaires (« soft commitments »).
Complété
Directeur de l'administration–finances et ressources humaines
moyen
2.2.2 Constater tous les éléments pour lesquels il existe une base de mesure appropriée et pour lesquels il est possible de procéder à une estimation raisonnable du montant.
En accord
D'entrée de jeu, il faut préciser que l'estimation des coûts les plus significatifs a été faite à partir de données historiques fournies par l'OIF qui, pour le Sommet de Québec, ne se sont pas avérées. Le Secrétariat estime cependant avoir déployé beaucoup d'efforts pour l'estimation de ses coûts; ce qui augmente la difficulté d'un tel exercice, c'est davantage le caractère unique et non cyclique d'un Sommet, l'imprévisibilité de certaines activités et, dans le cas du Sommet de Québec, l'interaction de trois gouvernements. Pour de futurs événements, le Secrétariat estime que l'embauche prioritaire des responsables des services financiers pourrait permettre une meilleure estimation des coûts et, par conséquent, une planification des budgets plus proche de la réalité.
Les services administratifs devraient être en place au moins un an avant l'événement.
SMA du groupe responsable pour le prochain événement de cette nature.
moyen
2.4.1 Bien que le Secrétariat, de par sa nature, soit une organisation qui doit être apte à répondre promptement aux situations qu'elle rencontre, il demeure essentiel, pour conserver l'intégrité du processus, que tout contrat reflète adéquatement le moment où les biens et/ou services sont obtenus et que toute modification contractuelle soit immédiatement appuyée par des documents écrits et versés au dossier.
En accord
Bien que le Secrétariat, de par la nature même de sa mission, doive pouvoir agir avec promptitude et souvent à l'intérieur de délais extrêmement courts, chacun des contrats (biens/services) octroyés par le Secrétariat est dûment autorisé en vertu du plan de délégation d'autorité en vigueur, comporte les informations sur la justification du besoin et précise la méthode d'acquisition. Par contre, nous reconnaissons qu'au tout début des opérations du secrétariat et avant qu'on puisse fournir de la formation aux directions du secrétariat sur les marchés de service une modification à un contrat de service et une offre à commande ont été effectués après la confirmation de commande. Ce qui ne s'est pas reproduit par la suite.
Complété
Directeur de l'administration–finances et ressources humaines
Afin de fournir au personnel du Secrétariat les outils de contrôle adéquats et afin d'assurer l'intégrité du processus, la mise en place des mesures suivantes est recommandée :
moyen
2.5.1 Établir et mettre en application une méthodologie de documentation formelle, à tous les niveaux, qui supporte l'évaluation et l'ensemble des décisions prises concernant l'attribution des contributions aux projets spéciaux.
En accord
Le Secrétariat s'est doté d'une méthodologie; elle s'appuie sur les 10 étapes suivantes circonscrites dans des documents formels :
Le Secrétariat reconnaît qu'au moment de la vérification, certains documents n'étaient pas disponibles mais nous pouvons assurer que tous les documents sont maintenant au dossier.
Complété
Directeur de projets spéciaux
faible
2.6.1 Puisqu'il y a engagement de la part de la Francophonie à agir pour le développement durable, nous recommandons que le volet Écologisation soit formellement identifié comme une composante sous–jacente à l'établissement du budget de fonctionnement.
En accord
Aucun budget aux fins de l'écologisation n'avait été prévu dans le budget initial alloué au Secrétariat. Pour le prochain Sommet, il serait important qu'un budget relatif à l'écologisation soit inscrit ***.
Afin de retracer les efforts entrepris par le Secrétariat il importe d'identifier les budgets alloués pour l'écologisation dans son budget de fonctionnement tels que le budget accordé pour :
Très tôt dans la phase de planification du prochain événement de cette nature
SMA du groupe responsable pour le prochain événement de cette nature.
De plus, afin de fournir au Secrétariat les outils de contrôle adéquats, les mesures suivantes seraient à envisager :
faible
2.6.2 Procéder à l'approbation d'une politique environnementale pour le Secrétariat au début des activités opérationnelles afin d'encadrer la gestion de ces activités et afin de concourir à la réalisation des objectifs visés.
En accord
Un article relatif aux objectifs du programme d'écologisation, signé par l'équipe du programme d'écologisation a été diffusé en septembre à tous les employés dans le journal interne du Secrétariat d'organisation du Sommet.
Une note de service sur le programme d'écologisation a été acheminée le 1er octobre par le directeur général adjoint à tous les employés afin de les inciter à participer à ce programme.
L'attente d'une réponse par le gouvernement fédéral concernant la compensation des gaz à effet de serre a rendu caduque la diffusion d'une politique environnementale ayant été entérinée par le comité de direction en juillet.
Très tôt dans la phase de planification du prochain événement de cette nature
SMA du groupe responsable pour le prochain événement de cette nature
faible
2.6.3 Tout en ayant un objectif Tendance zéro, établir des indicateurs et des cibles souhaitées à atteindre, ceci afin d'avoir la capacité de rendre compte des résultats obtenus en fonction d'un cadre de mesure et avoir la possibilité d'effectuer une analyse des écarts.
En accord
Dans le plan d'action d'écologisation il y a des indicateurs qui seront documentés dans le rapport final.
En ce qui concerne les cibles, le comité de direction a choisi de tenir un Sommet à tendance zéro déchet et zéro carbone n'ayant pas de référence antérieure pour un programme d'écologisation d'un Sommet de la Francophonie. Les orientations retenues pour ce programme visaient d'abord et avant tout la sensibilisation des différents acteurs du Sommet à l'adoption de meilleures pratiques.
Aussi, il avait été décidé de concentrer les efforts d'écologisation au CCQ entre le 15 et le 19 octobre compte tenu des moyens financiers limités. Les efforts de recyclage et de compostage au CCQ ont non seulement inclus les dates précédentes mais aussi les périodes de montage et démontage des salles au CCQ. Les efforts au CCQ ont permis de recycler et composter 80% des matières résiduelles générées durant le Sommet. Pour ce qui est des gaz à effet de serre (GES), le gouvernement fédéral le 5 septembre dernier a décidé de compenser entièrement les GES émis dans le cadre du Sommet. Le Secrétariat fournira les informations disponibles au MAECI pour qu'il puisse procéder au calcul des GES.
Le prochain Sommet pourra donc bénéficier de l'expérience du Secrétariat d'organisation du XIIe Sommet de la Francophonie et identifier des cibles précises.
Complété
Directeur général adjoint – Administration et Opérations
1 Agence responsable de la sécurité des Chefs d'État et de gouvernement lors de visite au Canada
2 Référence : Chapitre 1000.55 du Manuel de comptabilité de l'ICCA pour le secteur public
3 Cette grille d'analyse est basée sur les critères d'évaluation et elle précise des indicateurs pour chaque critère afin d'évaluer adéquatement chacun des projets. De plus, la grille spécifie un barème d'évaluation qui pondère les critères en fonction de leur importance. Par conséquent, une note sur 100 peut–être octroyée pour chaque projet.
4 Un objectif Tendance zéro n'impose aucune obligation à l'organisation de certifier qu'elle a réalisé un évènement sans empreinte environnementale.
Bureau du dirigeant de la vérification
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