Le Comité ministériel de la vérification et de l'évaluation (CMVE) a approuvé une vérification de la Direction du Centre canadien pour le développement de la politique étrangère (CPC) qui doit être réalisée durant l'année financière 2004-2005. À la suite de cette décision, le nouveau SMA du Secteur des politiques stratégiques (MRH) et le nouveau directeur général de la Planification des politiques ont demandé en mai 2003 qu'on effectue une vérification de la CPC durant l'année financière 2003-2004. Ils ont également demandé que le travail soit axé sur le cadre des contrôles de gestion et l'exercice des fonctions de gestion des ressources financières et des ressources humaines à l'intérieur de la CPC. SIV a fait paraître en septembre 2003 une ébauche de rapport de vérification1 qui décrivait les résultats du travail. On définissait dans cette ébauche un certain nombre de questions qui devaient, selon SIV et le MRH, faire l'objet d'un examen plus poussé. Le présent rapport documente les résultats de cet examen.
On a créé en juin 1996 le Centre canadien pour le développement de la politique étrangère (CCDPE) sous la forme d'une organisation quasi non gouvernementale. Les services du CCDPE étaient logés au sein d'Affaires étrangères Canada (AEC), qui fournissait aussi des services financiers et de soutien administratif à l'organisation. Le CCDPE administrait un programme d'accords de contribution (AC) pour le compte d'AEC. Les AC conclus étaient approuvés par des fonctionnaires du Secrétariat de la planification des politiques (CPD), ou son équivalent de l'heure, et devaient offrir un avantage évident et immédiat pour la réalisation des principaux objectifs de la politique étrangère du Canada. AEC était chargé d'effectuer tous les paiements aux bénéficiaires que prévoyaient les AC. Ces paiements étaient faits à partir d'un fonds destiné à la réalisation de projets, communément appelé le Fonds John Holmes (J. H.), qui disposait d'un budget annuel d'environ 1 million de dollars.
Entre juillet 1996 et mars 2001, le CPD a conclu des AC avec des bénéficiaires de l'argent du Fonds J. H., le CCDPE et des membres de son personnel. Les AC conclus avec des bénéficiaires de l'argent du Fonds J. H. offraient à des citoyens une occasion de contribuer au développement de la politique étrangère du Canada. Le CPD a conclu un accord de subvention et deux AC séparés qui prévoyaient au total des fonds de 165 000 $ pour le développement d'un réseau local de Canadiens qui s'intéressent à la politique étrangère. Cet argent a été déposé dans un compte de banque qui avait été ouvert sous le nom du CCDPE. Les AC conclus avec des membres du personnel du CCDPE englobaient leur salaire et prévoyaient, pour certains, une indemnité de déplacement.
Les services du CCDPE ont été intégrés à AEC le 1er avril 2001, ce qui a entraîné la création de la Direction du Centre canadien pour le développement de la politique étrangère (CPC), qui a été chargée de réaliser le programme de contributions du Fonds J. H.
Notre stratégie de vérification a été axée sur un examen de documents du Ministère dont disposaient la CPC et les Services de gestion financière de l'Administration centrale (SMFH). Elle a également inclus un examen d'un registre manuel (c'est-à-dire d'un livre noir) tenu et soumis par l'ancien directeur de la CPC qui fournissait plus de détails et de documentation sur les opérations comptabilisées à l'intérieur du compte bancaire du CCDPE depuis son ouverture. L'Équipe de vérification (l'Équipe) a interviewé l'ancien directeur de la CPC, des bénéficiaires choisis du financement destiné à la réalisation des projets du Fonds J. H. et d'anciens employés choisis également du CCDPE qui ont reçu des contributions d'AEC.
La portée de la vérification a exclu les AC du Fonds J. H. conclus avant avril 2001 et les dépenses de représentation pour 2002-2003 et 2003-2004 de la CPC en raison des sommes négligeables en jeu. Elle a été axée sur les cinq aspects suivants :
Les principales conclusions se rattachant à ces cinq aspects sont décrites ci-dessous.
Nous avons constaté que la direction de la CPC a fait peu de cas pendant la période en question du respect des exigences de la Politique sur les paiements de transfert du Ministère et de la gestion des AC imputés au Fonds J. H. conformément à leurs modalités et conditions. L'Équipe a répertorié 152 AC d'une valeur totale de 2,3 millions de dollars pour la période comprise entre avril 2001 et décembre 2003, dont 18 étaient encore en vigueur2, et observé ce qui suit.
Le CCDPE a ouvert en 1996 un compte bancaire aux fins des dépôts et des débours reliés aux AC qu'il a conclus avec AEC. Ce compte est resté actif lorsque le CCDPE est devenu la CPC en avril 2001.
L'Équipe conclut que l'ancienne direction du CCDPE a utilisé le financement prévu pour les AC en faisant peu de cas du respect de leurs modalités et conditions pertinentes. Nous attribuons cette situation à l'absence de contrôle efficace de gestion de programme de gestion et financière à l'intérieur du CCDPE et du Ministère (sur les activités du Centre).
L'Équipe a observé ce qui suit.
L'Équipe conclut que le directeur général du Secrétariat de la planification des politiques, à l'époque, n'a pas bien géré les AC que le CPD a signés avec des employés du CCDPE. Elle a observé ce qui suit.
Le budget des heures supplémentaires de la CPC n'a pas été géré de façon équitable et transparente, c'est-à-dire conformément aux « valeurs liées à la dimension humaine » énoncées dans le Code de valeurs et d'éthique pour la fonction publique du Conseil du Trésor (CT). Les mesures prises par le directeur de la CPC pour veiller à ce que ses heures supplémentaires lui soient payées en entier avant la fin de l'année financière 2002-2003, tout en informant ses employés qu'il ne disposait d'aucun budget d'heures supplémentaires, ont nui au moral de ces derniers. La plupart des dépenses en heures supplémentaires n'ont, en outre, pas été correctement autorisées, puisqu'elles ont été approuvées rétroactivement.
L'Équipe a examiné les 20 marchés de services (d'une valeur de 316 246,48 $) passés et les 21 confirmations de commande (d'une valeur de 105,192,53 $) données entre avril 2002 et mars 2004 dans le cadre de l'initiative Dialogue sur la politique étrangère. Elle a observé ce qui suit.
L'Équipe conclut que l'ancien directeur de la CPC a fait peu de cas du respect des politiques et des lignes directrices du Ministère et du CT sur la passation de marchés. Cela risque de faire en sorte qu'on reproche éventuellement au Ministère de ne pas s'être assuré que le processus de passation de marchés relié aux dépenses engagées pour l'initiative Dialogue sur la politique étrangère était équitable, ouvert et transparent et de ne pas s'être assuré non plus d'obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour ces marchés. Ce risque est particulièrement élevé en 2003-2004, étant donné que l'ancien directeur de la CPC a conclu personnellement des accords oraux avec les entrepreneurs pour 21 besoins de services professionnels externes sur 28, contournant ainsi les mécanismes internes de surveillance.
L'Équipe a formulé quatre recommandations au total dans son rapport de vérification; trois s'adressent à la CPC et une est destinée au CPD. La direction a répondu à toutes en faisant mention des mesures ou des décisions qu'elle a déjà prises ou des mesures qu'elle prendra ultérieurement. Elle a déclaré que toutes les recommandations ont été appliquées.
1.1.1 Le Centre canadien pour le développement de la politique étrangère (CCDPE) a été créé en juin 1996 sous la forme d'une organisation quasi non gouvernementale. Les services du CCDPE étaient logés à AEC, qui fournissait aussi des services financiers et de soutien administratif à l'organisation. Le mandat du CCDPE consistait à « aider des citoyens à contribuer à l'élaboration actuelle de la politique étrangère du Canada ». Le CCDPE administrait à cette fin un programme d'accords de contribution (AC) pour le compte d'Affaires étrangères Canada (AEC). Les AC conclus étaient approuvés par des fonctionnaires du Secrétariat de la planification des politiques (le CPD), ou l'équivalent de l'heure, et devaient offrir un avantage évident et immédiat pour la réalisation des principaux objectifs de la politique étrangère du Canada. AEC était chargé d'effectuer tous les paiements aux bénéficiaires des AC que prévoyaient ces derniers. Ces paiements étaient effectués à partir d'un fonds destiné à la réalisation de projets, communément appelé le Fonds John Holmes (J. H.), qui disposait d'un budget annuel d'environ 1 million de dollars.
1.1.2 Entre juillet 1996 et mars 2001, le CPD a conclu des AC avec des bénéficiaires de l'argent du Fonds J. H., le CCDPE et des membres du personnel de ce dernier. Les AC conclus avec des bénéficiaires de l'argent du Fonds J. H. offraient à des citoyens une occasion de contribuer au développement de la politique étrangère du Canada. Le CPD a conclu un accord de subvention et deux AC séparés qui prévoyaient le versement de fonds d'un montant total de 165 000 $ pour le développement d'un réseau local de Canadiens qui s'intéressent à la politique étrangère. Cet argent a été déposé dans un compte bancaire qui avait été ouvert sous le nom du CCDPE. Les AC conclus avec des membres du personnel du CCDPE englobaient le salaire de ces derniers et prévoyaient, pour certains, une indemnité de déplacement.
1.1.3 À la suite de discussions qui se sont déroulées entre 1998 et 2000, il a été décidé d'intégrer les activités du CCDPE à celles d'AEC, pour des raisons juridiques et financières et parce qu'on désirait intégrer les objectifs et le mandat du Centre à ceux du Ministère, ce qui a entraîné la création de la Direction du Centre canadien pour le développement de la politique étrangère (CPC).
1.1.4 La CPC a commencé le 1er avril 2001 à passer des AC imputés au Fonds J. H. Les AC étaient autorisés par le directeur de la CPC, qui était précédemment le directeur exécutif du CCDPE. La CPC a aussi passé des AC et des marchés pour des activités connexes comme des tables rondes et le programme Dialogue sur la politique étrangère et pour des services qui profitaient directement à la Direction.
1.1.5 La pièce no I fournit un aperçu des principaux jalons de l'évolution du CCDPE, c'est-à-dire de son passage du statut d'organisation quasi non gouvernementale à celui d'une Direction d'AEC. Elle met aussi en évidence ceux qui ont bénéficié de 1996 à 2004 du financement du programme (c'est-à-dire le CCDPE, le personnel de ce dernier et les bénéficiaires du Fonds J. H.).

2.1.1 Les objectifs de la vérification étaient les suivants :
2.2.1 La portée de la vérification a inclus ce qui suit.
2.2.2 La portée de la vérification a exclu ce qui suit.
2.3.1 La vérification interne a été effectuée conformément à la Politique sur la vérification interne du CT et aux normes pour la pratique professionnelle de l'audit interne de l'Institut des vérificateurs internes.
2.3.2 L'Équipe a élaboré une stratégie individualisée de vérification pour les deux principaux aspects de la vérification par sondages : les AC et les opérations comptabilisées dans le compte bancaire du CCDPE. Elle a évalué les AC imputés au Fonds J. H. à la lumière de 46 critères afin de déterminer dans quelle mesure ces accords respectaient les politiques et les lignes directrices pertinentes du Ministère et du CT. Cela a englobé un examen de la documentation tenue à jour par SMFH et la CPC qui justifiait les paiements imputés aux AC. L'Équipe a suivi la trace des opérations comptabilisées dans le compte bancaire du CCDPE jusqu'à ces documents à l'appui et effectué une analyse de la provenance et de l'affectation des fonds. Notre travail a aussi inclus un examen d'un registre manuel (c'est-à-dire d'un livre noir) tenu et soumis par l'ancien directeur de la CPC qui fournissait plus de détails et de documentation sur les opérations comptabilisées à l'intérieur du compte bancaire du CCDPE depuis son ouverture. L'Équipe a également examiné les relevés des heures supplémentaires de la CPC pour les années financières 2002-2003 et 2003-2004.
2.3.3 L'Équipe a aussi élaboré une stratégie de vérification distincte pour les dépenses en marchés de services reliées au « Dialogue sur la politique étrangère ». Elle a évalué les marchés et les confirmations de commande imputés au fonds de fonctionnement de la CPC à la lumière de 27 critères pour déterminer s'ils respectaient les politiques et les lignes directrices pertinentes du Ministère et du CT. Cela a englobé un examen de documents sur l'administration des marchés tenus à jour par SMFH et la CPC.
2.3.4 L'Équipe a interviewé officiellement l'ancien directeur de la CPC, des bénéficiaires choisis du financement destiné aux projets du Fonds J. H. et d'anciens employés choisis, également du CCDPE, qui ont reçu des contributions en argent d'AEC. Elle a effectué sa vérification entre novembre 2003 et août 2004.
2.3.5 Les constatations et les conclusions de la vérification interne sont fondées sur l'état dans lequel se trouvaient les dossiers des programmes ministériels en août 2004. Par la suite, CPA a entrepris un vaste nettoyage de ces derniers. C'est ainsi qu'il a découvert qu'il manquait un grand nombre d'accords de contribution, de rapports financiers et de rapports sur les politiques. Il est entré en contact avec 71 bénéficiaires associés à 85 accords de contribution pour obtenir des documents manquants, et il prendra de nouvelles mesures s'il ne peut les obtenir. Les résultats du nettoyage des dossiers au 18 février 2005 sont indiqués dans le rapport sous forme de notes de bas de page.
3.1.1 L'Équipe a évalué 152 AC imputés au Fonds J. H. à la lumière de 46 critères de vérification pour déterminer dans quelle mesure la CPC, sous la gouverne de son ancienne direction, respectait les exigences des lignes directrices du Ministère relatives aux subventions et aux contributions, la Politique sur les paiements de transfert du CT et la Loi sur la gestion des finances publiques.
3.1.2 Aucun AC ne respectait les 46 critères de vérification. La proportion dans laquelle les AC respectaient ces critères variait de 14 à 90 %. Les critères de vérification que l'on respectait dans une mesure élevée avaient trait à des éléments courants de l'administration d'un programme d'AC. Ces éléments incluaient, par exemple, l'utilisation de clauses d'accord uniformes, le respect des délégations du pouvoir de signer des documents financiers et l'établissement d'un calendrier de paiements. Le taux de respect des critères qui portaient sur les principales exigences relatives à la gestion financière et au(x) produit(s) à livrer à la suite des accords était cependant faible (de 26 et de 24 %, respectivement). Voici une description de certains des écarts plus importants par rapport aux exigences du Ministère destinées à assurer une saine gestion d'un programme de contributions.
3.1.3 En résumé, l'Équipe a décelé d'importantes lacunes à l'intérieur des anciennes méthodes de gestion financière et de réalisation du programme de la CPC. Ces lacunes indiquent qu'il y a eu une défaillance du cadre des contrôles de gestion de la CPC entre avril 2001 et l'été 2003. La gravité de cette défaillance à l'époque de l'ancienne direction de la CPC était telle que sa direction actuelle ne peut affirmer, parce qu'elle n'en est pas raisonnablement certaine, que les bénéficiaires de l'argent du Fonds J. H. ont utilisé cet argent aux fins auxquelles il était destiné et que la Couronne a effectivement reçu tous les produits qui devaient lui être livrés. L'Équipe conclut donc que l'ancienne direction de la CPC n'a pas exécuté son mandat en prenant dûment soin d'optimaliser les ressources.
3.1.4 Établir un cadre de contrôle de gestion (CCG) efficace qui s'attaque aux insuffisances sur le plan de l'administration et de la surveillance de l'application des AC notées durant la vérification, y compris, mais sans s'y limiter :
3.1.4 a) On a créé une fiche de suivi et un système provisoire de classement pour tous les AC de l'année financière 2003-2004, qu'on a commencé à utiliser en juin 2003. Le système provisoire de classement a été remplacé par un système plus complet, mis au point par CAM (le Bureau de l'administration du secteur), en janvier 2004, une fois les dossiers datant de l'année financière 2002-2003 correctement rassemblés et structurés. On est en train d'intégrer les dossiers datant de 2001-2002 à ce système, qui englobe tous les éléments des accords de contribution du Centre.
On a mis en service en février 2004 pour tous les nouveaux projets une base de données qui le 30 mars renfermait de l'information sur toutes les personnes qui ont bénéficié d'accords de contribution durant les années financières 2002-2003 et 2003-2004. On a déjà entrepris de faire de même pour tous les bénéficiaires des AC datant de l'année financière 2001-2002. On met à l'heure actuelle régulièrement à jour cette base de données à l'aide de renseignements détaillés dans le cadre d'une étape courante du processus de gestion de projet.
On a mis au point en janvier et février 2004 un formulaire de demande en ligne pour assurer l'uniformité des processus administratifs et le fondement de la base de données ultérieurement.
3.1.4 b) La fiche de suivi élaborée en juin 2003 fournit une liste de contrôle uniforme pour tous les AC. On a créé en janvier 2004 un système complet de classement qui inclut la liste détaillée de contrôle à utiliser pour chaque accord. Cette liste de contrôle est également tenue à jour par voie électronique à l'intérieur de la base de données de la CPC.
3.1.4 c) Les responsables du Fonds ont commencé, par l'entremise du Comité d'examen des projets de ce dernier, à en approuver de nouveaux en octobre 2003, tout en fixant des délais raisonnables pour leur réalisation.
3.1.4 d) Mise en vigueur en janvier 2004, en prévision de la réouverture du Fonds J. H. pour les demandes de financement (il avait été fermé en novembre 2003).
3.1.4 e) Mise en vigueur au moyen de la base de données et de la fiche de suivi susmentionnées (voir le point a).
3.1.4 f) On a réglé le cas de tous les CAFE incorrects datant de l'année financière 2002-2003. La CPC s'est employée avec CAM et SMFH à s'assurer qu'on utilisait à des fins légitimes et de façon appropriée les (4) CAFE durant l'année financière 2003-2004.
3.1.4 g) De plus, tous les employés chargés de la gestion du Fonds John Holmes ont suivi des cours portant sur les programmes de subventions et de contributions, afin d'assurer une gestion efficace du Fonds.
3.2.1 AEC a versé (par l'entremise du CPD) au CCDPE, entre juillet 1996 et mars 2001, des contributions d'un montant total de 165 000 $11, reliées à une subvention et à deux AC. Le CCDPE a, en outre, reçu diverses autres rentrées12 qui totalisaient 41 593 $, ce qui a donné une entrée de fonds de 206 593 $ globalement. Cet argent a été déposé dans un compte bancaire qu'avait ouvert au nom du CCDPE son directeur exécutif. Les débours effectués à partir du compte du CCDPE durant la période ici visée ont totalisé 203 242 $, ce qui laissait un solde net de 3 351 $ au 31 mars 2001. C'est le directeur exécutif du CCDPE qui a signé pour les dépôts dans le compte bancaire et pour les débours à partir de ce dernier.
3.2.2 L'Équipe a examiné les opérations comptabilisées dans le compte bancaire du CCDPE entre juillet 1996 et mars 2001. Elle a noté un certain nombre d'observations qui indiquent que le CCDPE n'a pas respecté les modalités et conditions des AC qu'il avait conclus avec AEC. Ces observations, qui laissent également supposer l'existence, à l'intérieur des méthodes de réalisation du programme du CPD, de lacunes relativement aux AC imputés au Fonds J. H., figurent ci-dessous.
Paiements de contribution d'AEC au CCDPE dont on n'a pas rendu compte. AEC a émis au CCDPE des paiements, ce qui a fourni à ce dernier des fonds de fonctionnement de 165 000 $. L'Équipe a constaté qu'il n'y avait pas suffisamment de documentation pour justifier des dépenses d'un montant de 52 974 $. Elle n'a pu relier les chèques s'y rattachant émis par le CCDPE aux plans détaillés de dépenses qui accompagnaient les demandes de paiement que le Centre a présentées à AEC. L'ancien directeur exécutif du CCDPE n'a pu établir ce lien lorsqu'on lui a demandé de le faire durant ses entrevues avec l'Équipe.
Les modalités et conditions des AC obligeaient le CCDPE à fournir à AEC trois comptes rendus de l'utilisation des sommes que le Centre avait reçues. Des fonctionnaires du CAM ont confirmé que le CCDPE n'a fourni à AEC qu'un seul rapport qui exposait en détail à quelles fins ont servi les premiers 100 000 $ prévus pour le financement des AC. L'Équipe a discuté de ce relevé de compte avec l'ancien directeur exécutif du CCDPE, qui n'a pu fournir de preuve que des dépenses de 15 000 $ avaient été engagées conformément aux modalités et conditions des AC. Elle n'a pu trouver ni dans les dossiers du CCDPE ni dans ceux d'AEC de rapport qui aurait rendu compte des fins auxquelles on a utilisé le montant de 60 000 $ prévu dans le deuxième AC.
L'ancien directeur exécutif du CCDPE a déclaré qu'il croyait que la parution du rapport annuel du Centre répondait à toutes les exigences en matière de compte rendu des AC. L'Équipe a examiné les rapports des années financières 1996-1997 et 1998-1999, mais n'a pu y trouver de compte rendu de l'utilisation des fonds fournis au CCDPE pour les AC.
Fonds publics réorientés. Le CPD a conclu le 29 décembre 1998 un AC avec un bénéficiaire pour un projet qui devait se dérouler en janvier 1999. L'AC prévoyait un premier versement de 10 000 $ à sa signature et l'émission d'un second paiement, de 10 000 $ également, à la fin du projet et une fois un rapport présenté au CPD. Le 19 janvier 1999, AEC a payé au bénéficiaire de l'AC un montant qui correspondait à la valeur entière de l'accord (c'est-à-dire 20 000 $). Ce paiement était contraire aux modalités et conditions de l'AC et a été effectué quatre jours après l'annulation du projet.
Le bénéficiaire de l'AC a émis un chèque de 15 489 $ payable au CCDPE, qui représentait la portion de la contribution non utilisée. Il a fourni un rapport comptable de dépenses de 4 511 $ qu'il avait engagées, dont 4 000 $ reliés aux « honoraires de l'organisateur », qui n'avaient pas été indiqués dans le budget du projet inclus dans l'AC.
Le directeur exécutif du CCDPE a déposé le chèque de 15 489 $ dans le compte bancaire de l'organisation en mars 1999. Ce chèque de remboursement émis par le bénéficiaire aurait dû, cependant, être endossé, remis à la Couronne et déposé dans le Trésor. Le directeur exécutif du CCDPE a utilisé cet argent pour payer des dettes fournisseurs et pour se rembourser (entre 1999 et 2001) des dépenses de restaurant et de taxi et d'autres dépenses qui totalisaient 10 246 $ qu'il avait, selon ses déclarations, engagées aux fins du programme entre 1996 et 2001.
L'ancien directeur exécutif a déclaré qu'un agent de CAM l'avait autorisé à utiliser le compte bancaire du Centre pour se rembourser des dépenses de représentation qu'il avait engagées. L'agent de CAM a, cependant, déclaré qu'il n'avait pas donné, et qu'il n'avait pas pu donner, cette autorisation, parce qu'il avait joint les rangs de CAM un an après que le directeur exécutif du CCDPE se soit remboursé pour la première fois des dépenses de représentation.
Avances sur salaire et de déplacement et autres dépenses non autorisées qui ont été effectuées à partir du compte bancaire du CCDPE. Les sommes d'argent qui se trouvaient dans le compte bancaire du CCDPE provenaient, en majeure partie, des contributions que le Centre avait reçues d'AEC. Ces fonds devaient donc être utilisés conformément aux modalités et conditions des AC pertinents, ce qui n'a pas toujours été le cas.
Le directeur exécutif du CCDPE a émis mal à propos des chèques d'un montant total de 39 782 $ à partir du compte bancaire de l'organisation. Ces chèques se rattachaient à des avances fournies à des employés du CCDPE et à des tiers. Ils se rattachaient également à des dépenses dont le directeur exécutif du CCDPE avait réclamé le remboursement et à une avance sur carte VISA qu'il s'était versée. Le directeur exécutif du Centre a recouvré au total 19 359 $ sur les fonds avancés et les a ensuite déposés dans le compte du CCDPE. L'Équipe a, toutefois, constaté qu'il n'y avait pas suffisamment de documentation qui prouvait que les 20 423 autres dollars de dépenses engagées, y compris des dépenses de 7 529 $13 dont le directeur exécutif du Centre avait demandé le remboursement, l'avaient été à des fins légitimes reliées au programme.
Le directeur exécutif du CCDPE a, en outre, retiré du compte de l'organisation 3 005 $14 en mars 2001, le mois ayant précédé la fin des opérations du Centre et la création de la CPC. Il a déclaré que cet argent devait servir à des fins « urgentes ». L'ancien directeur exécutif du CCDPE a remboursé cette somme et l'a déposée dans le compte bancaire du Centre en janvier 2004, ce qui coïncidait à peu près avec le moment où il a eu connaissance de l'ampleur de notre vérification du compte bancaire de son organisation.
3.2.3 En résumé, notre analyse montre que le CCDPE n'a pas pleinement respecté les modalités et conditions des AC qu'il a conclus avec AEC. Le directeur exécutif du Centre a parfois utilisé les contributions qu'il a reçues à des fins autres que celles précisées dans les AC, ce qui indique que les méthodes qu'employait le CPD pour réaliser son programme, ses procédures de surveillance en particulier, étaient inadéquates. Du fait, par conséquent, de la défaillance des contrôles que nous avons soulignée, la direction du CPD n'est pas tout à fait convaincue que les fonds d'un montant de 165 000 $ fournis au CCDPE ont été utilisés à des fins légitimes reliées au programme.
3.3.1 On n'a pas fermé le compte bancaire du CCDPE lorsqu'on a transformé, en avril 2001, le Centre en une Direction d'AEC (la CPC). Le directeur de la CPC, c'est-à-dire l'ancien directeur exécutif du CCDPE, qui était le seul signataire pour le compte bancaire de l'organisation, a continué à utiliser ce dernier. Il y a fait 8 dépôts d'un montant total de 19 731 $15 et a effectué à partir de ce compte 13 paiements qui ont totalisé 17 770 $16.
3.3.2 L'Équipe a noté que toutes les opérations effectuées dans le compte bancaire du CCDPE entre avril 2001 et janvier 2004 violaient non seulement les dispositions de la Loi sur la gestion des finances publiques, mais également des politiques et des procédures du Ministère et des organismes centraux; c'est ce qu'illustre la brève description qui suit des opérations qui ont été effectuées dans ce compte après le 1er avril 2001.
Paiements de contribution réorientés. Un AC imputé au Fonds J. H. prévoyait le paiement d'une somme de 10 000 $ et d'une autre de 5 000 $ à une institution pour la préparation par l'un de ses employés d'un document sur la politique étrangère. Le premier paiement, de 10 000 $CAN, a été annulé peu après avoir été émis sous la forme d'un chèque de 6 250 $US. Le second paiement, de 5 000 $CAN, effectué sous la forme d'un chèque de 3 125 $US, a été émis en avril 2002 et encaissé par l'institution. L'adjoint exécutif de l'employé a mentionné dans un courriel adressé à la CPC le 13 août 2003 qu'il préférait faire virer les autres paiements dans son compte bancaire personnel. L'institution a donc émis un chèque de remboursement de 3 125 $US au nom du CCDPE en juin 2002. Le directeur de la CPC a déposé le chèque dans le compte bancaire du CCDPE le même mois, plutôt que dans le Trésor. Il a émis le mois suivant à l'employé un chèque de 5 000 $CAN à partir du compte du CCDPE.
L'ancien directeur de la CPC a confirmé l'exactitude des faits susmentionnés, déclarant qu'il avait demandé à l'institution, par l'entremise d'autres personnes, de lui adresser le chèque de remboursement, en laissant entendre qu'il émettrait ensuite directement un paiement à l'employé.
Remboursement de dépenses. Le directeur de la CPC a émis à son propre nom en septembre 2001 un chèque de 1 080 $ à partir du compte bancaire du CCDPE pour se rembourser des dépenses de représentation et « reliées à Chypre » qu'il avait engagées durant les années financières 1998-1999 et 2000-2001. Il existe de la documentation justifiant le montant de ce chèque. Rien ne prouve, cependant, que le directeur avait préalablement fait autoriser les dépenses de représentation, ce qu'il fallait faire pour respecter la pratique opérationnelle établie durant ces années financières. En outre, étant donné que les sommes d'argent qui se trouvaient dans le compte bancaire du CCDPE se rapportaient en majeure partie à des dépôts de contributions que le Centre avait reçues d'AEC, l'utilisation de ces fonds à des fins de représentation ne respecte pas les modalités et conditions des AC s'y rattachant.
L'ancien directeur de la CPC a confirmé que le paiement de 1 080 $ était son dernier chèque de remboursement de dépenses de représentation et d'autres dépenses qu'il avait engagées avant que le CCDPE ne devienne la Direction du Centre canadien pour le développement de la politique étrangère. Il a aussi déclaré que la référence à « avant Chypre » indiquait que les dépenses avaient été engagées avant le déplacement relié au projet en sol chypriote, le premier grand projet de la CPC.
3.3.3 En résumé, l'Équipe conclut que toutes les opérations susmentionnées ont été effectuées en violation de diverses politiques et procédures du CT et du Ministère.
3.3.4 Fermer le compte bancaire du CCDPE et déposer les fonds qui s'y trouvent encore dans le Trésor.
3.3.4 Le MRH/CPD a gelé le compte bancaire du CCDPE en octobre 2003 lorsqu'on en a connu l'existence et que cette dernière a été portée à l'attention de l'Équipe. Le compte a été officiellement fermé en mai 2004. Le CPD a adressé le 12 du même mois une lettre à la Banque Royale pour lui demander de fermer le compte et de verser au receveur général du Canada tous les fonds qui y restaient, fonds que ce dernier a reçus le 25 juin 2004.
3.4.1 Dès la création du CCDPE, des employés du Centre recevaient des contributions au fur et à mesure qu'ils concluaient personnellement des AC avec AEC (par l'entremise du CPD) destinés à financer leur salaire et à leur fournir des indemnités de déplacement, le cas échéant.
3.4.2 Les modalités et conditions des AC conclus avec des membres du personnel du CCDPE prévoyaient des versements destinés à acquitter des dépenses salariales et de déplacement. Les AC précisaient « un paiement pouvant aller jusqu'à X $18 à titre de dépenses de voyage et de subsistance autorisées au préalable par le représentant du ministère, conformément à la Directive sur les voyages du Conseil du Trésor ». La Directive stipule que le voyageur doit présenter une demande de remboursement de dépenses de déplacement exposant en détail l'objet du déplacement effectué et des coûts s'y rattachant. Voici nos observations au sujet de la gestion des AC conclus avec des employés du CCDPE.
Accord de contribution de 5 000 $ conclu par le directeur exécutif du CCDPE et daté du 1er mars 2000. L'ancien directeur exécutif du CCDPE a conclu un AC en mars 2000 aux fins de la tenue d'une série de réunions avec des universitaires, des organisations non gouvernementales (ONG) et d'autres personnes et/ou organismes et de la création d'un réseau de participants à des discussions sur la politique étrangère. Il a ensuite présenté une facture datée du 31 mars 2000 pour des dépenses de déplacement (de 1 000 $), d'hébergement à l'hôtel (de 1 000 $ également), de représentation (de 2 000 $) et d'autres dépenses (d'un montant de 1 000 $ aussi).
Il a déclaré à l'Équipe que la description du projet que renfermait l'AC ne reflétait pas exactement les fins auxquelles l'argent était destiné, c'est-à-dire que les montants qui seraient versés aux termes de l'accord de contribution devaient servir à financer une augmentation de son salaire de 5 000 $ qu'il avait négociée avec le CPD. Il a présenté pour ce faire une facture sur laquelle étaient indiquées de façon détaillée des dépenses qui n'ont pas été réellement engagées. L'ancien directeur exécutif du CCDPE a soutenu qu'il avait l'appui de deux anciens directeurs généraux (DG) dans le cas susmentionné. Ces deux DG ne sont pas d'accord avec sa version des faits.
3.4.3 En résumé, notre analyse révèle que le CPD n'a pas bien géré dans le passé les AC conclus avec des employés du CCDPE, en particulier leurs dispositions qui se rattachaient à la distribution et aux comptes rendus au sujet des indemnités de déplacement et le versement de primes inhabituelles à la signature de ces accords sans que de telles primes soient stipulées dans les AC.
3.5.1 Le Système de gestion des salaires (SGS) montre qu'on a versé au total à l'ancien directeur de la CPC 17 503 $ en heures supplémentaires entre septembre 2002 et mars 2003. Les heures supplémentaires du directeur ont été autorisées par son supérieur un à quatre mois après avoir été effectuées. Le montant dû au directeur pour ses heures supplémentaires lui a été payé en entier à la fin de l'année financière 2002-2003. On a, à cette fin, viré 17 003 $ du budget salarial de la Direction au Fonds NO11 (Heures supplémentaires du personnel non permutant), pour lequel le budget de l'année financière n'était que de 500 $.
3.5.2 Le personnel de la CPC a déclaré à l'Équipe qu'on a payé des heures supplémentaires au directeur durant la seconde moitié de 2002-2003, même si ce dernier l'avait informé qu'il ne disposait pas de budget d'heures supplémentaires pour l'année financière, ce qui a créé certaines tensions à l'intérieur de la Direction, parce que les employés estimaient qu'ils n'étaient pas équitablement traités.
3.5.3 Les employés de la CPC ont commencé à comptabiliser leurs heures supplémentaires en février 2003 après s'être rendu compte qu'on en avait payé au directeur. On leur a versé au total pour leurs heures supplémentaires 19 032 $ entre février et juillet 2003. Le directeur a approuvé en avril 2003 les heures supplémentaires du directeur adjoint pour les mois de février, mars et avril de cette année-là. Les heures supplémentaires des autres employés de la CPC ont été approuvées en juin ou en juillet par un autre membre du personnel à qui l'on avait délégué le pouvoir de signer des documents financiers en l'absence du directeur. Celui-ci avait recommandé par écrit à cette personne de traiter les demandes de remboursement d'heures supplémentaires présentées par le personnel. Le directeur n'a, cependant, pas fourni à cette employée de détail ni sur les gens qui présenteraient une demande de remboursement d'heures supplémentaires ni sur le nombre de telles heures dont elles demanderaient le remboursement. Le directeur aurait dû, à notre avis, fournir cette information avant de partir en congé annuel, parce que la personne qui approuvait les demandes de remboursement d'heures supplémentaires en son absence venait tout juste de revenir au travail le 1er juin 2003 à la suite d'un congé non rémunéré et ignorait totalement le nombre réel d'heures supplémentaires qui avaient été effectuées.
3.5.4 En résumé, l'ancien directeur n'a pas géré de façon équitable et transparente le budget des heures supplémentaires de la Direction, contrairement à ce qu'il devait faire conformément aux « valeurs liées à la dimension humaine » énoncées dans le Code de valeurs et d'éthique pour la fonction publique du CT. Les mesures qu'a prises le directeur pour s'assurer qu'on lui paie en entier ses heures supplémentaires à la fin de l'année, tout en informant ses employés qu'il ne disposait d'aucun budget d'heures supplémentaires, ont nui au moral du personnel. Les heures supplémentaires n'ont pas, en plus, été correctement autorisées, parce qu'elles ont été approuvées rétroactivement.
3.5.5 Les heures supplémentaires du personnel devraient être approuvées à l'avance et payées en temps ou en argent conformément aux conventions collectives pertinentes des employés et aux conditions d'emploi définies par le CT.
3.5.5 Toutes les heures supplémentaires sont maintenant approuvées à l'avance et accordées en temps opportun, conformément aux conventions collectives pertinentes des employés et aux conditions d'emploi définies par le CT.
3.6.1 L'Équipe a examiné les dépenses imputées au fonds de fonctionnement créé pour le Dialogue sur la politique étrangère. Elle a répertorié 20 marchés de services passés et 21 confirmations de commande données entre avril 2002 et mars 2004 pour une valeur totale de 316,246,48 $ et de 102,192,53 $, respectivement. Elle a évalué les marchés de services et les confirmations de commande à la lumière de 27 critères.
3.6.2 Les résultats de la vérification de la conformité des marchés variaient de 38 à 77 %. Les critères de vérification pour lesquels on a attribué un taux élevé de conformité se rattachaient à des éléments courants de l'administration d'un marché de services. Ces éléments incluaient l'utilisation de clauses d'accord uniformes, le respect de la délégation des pouvoirs de passation de marchés et l'apposition de la signature appropriée prévue à l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques sur les factures des fournisseurs. Le taux de conformité aux critères qui portaient sur les principales responsabilités en matière de gérance était, cependant, peu élevé. Voici une description de certains des écarts plus importants par rapport aux exigences du Ministère relatives à la gestion des marchés de services que nous avons observés :
3.6.3 En résumé, le Centre faisait peu de cas, dans le cadre de l'application de ses pratiques contractuelles, du respect des politiques et des lignes directrices du Ministère et du CT relatives à la passation de marchés. Cette situation découlait dans une certaine mesure des changements qu'on apportait rapidement et fréquemment au calendrier du processus lié au Dialogue sur la politique étrangère. Ce calendrier exigeait l'organisation de réunions et de forums à la suite de très bref préavis et des paiements après des rencontres tenues sans que le Centre en soit préalablement informé. Le non-respect de pratiques contractuelles appropriées découlait, cependant, aussi de décisions en matière de gestion et du comportement de l'ancien directeur du Centre. Le Ministère risque donc de se voir éventuellement reprocher de ne pas s'être assuré que le processus de passation de marchés relié aux dépenses engagées pour l'initiative Dialogue sur la politique étrangère était équitable, ouvert et transparent et de ne pas s'être assuré non plus d'obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour ces marchés. Ce risque est particulièrement élevé en 2003-2004, étant donné que les politiques de passation de marchés ont obligé la CPC à préparer 21 confirmations de commande, qui représentaient 75 % de ses besoins nécessitant des services professionnels externes.
3.6.4 Il faudrait renforcer les pratiques contractuelles afin d'assurer le respect des politiques et des lignes directrices pertinentes du Ministère et du CT.
3.6.4
1Le Rapport final de vérification a paru le 27 avril 2004.
2Depuis que nous avons mis la dernière main à notre travail de vérification sur ce plan, ces 18 AC ont atteint la date prévue de leur expiration. Nos conclusions ne reflètent pas toutes les activités qui ont été reliées à ces 18 AC depuis janvier 2004.
3Depuis que nous avons mis la dernière main à notre travail de vérification sur ce plan, 5 des 10 AC ont été trouvé ayant une valeur totale de 102 592$.
4À la suite du nettoyage progressif effectué à la CPC l'an dernier, tous les rapports, et ce, depuis 2003-2004 sont reliés par voie électronique aux AC pertinents. Pour 2001-2002 et 2002-2003, il y a maintenant 209 rapports qui sont reliés par voie électronique aux AC pertinents et environ 27 (d'après les dossiers de la CPC) ne l'étaient pas encore en octobre 2004.
5Depuis la fin du travail sur le terrain, la CPC a reconstitué ses dossiers et trouvé au cours de ce processus 68 états financiers manquants, ce qui a réduit le nombre de bénéficiaires n'ayant pas fourni les états susmentionnés de 99 à 31.
6Les dépôts de 19 731 $ et les paiements de 17 770 $ incluent des revenus en intérêts et des frais de service, respectivement.
7Depuis la fin du travail de vérification sur le terrain, la CPC a reconstitué ses dossiers et a trouvé au cours de ce processus 82 autres dossiers de programmes, ce qui en a porté le nombre de 60 à 142.
8Depuis que nous avons mis la dernière main à notre travail de vérification sur ce plan, 5 des 10 AC ont été trouvé ayant une valeur totale de 102 592$.
9Depuis que nous avons mis la dernière main à notre travail de vérification sur ce plan, ces 18 AC ont atteint leur date prévue d'expiration. Nos conclusions ne reflètent pas les activités qui ont été reliées à ces 18 AC depuis janvier 2004.
10À la suite du nettoyage progressif effectué à la CPC l'an dernier, tous les rapports, et ce, depuis 2003-2004 sont reliés par voie électronique aux AC pertinents. Pour 2001-2002 et 2002-2003, il y a maintenant 209 rapports qui sont reliés par voie électronique aux AC pertinents et environ 27 (d'après les dossiers de la CPC) ne l'étaient pas encore en octobre 2004.
11Ces fonds se rattachent à une subvention (5 000 $) et à deux AC (160 000 $).
12Les autres rentrées se composent de remboursements d'avances, de fonds réorientés liés à des AC, de dépôts en banque d'origine inconnue et d'intérêts bancaires.
13Cette somme inclut un montant de 649 $ que le directeur exécutif du CCDPE s'est remboursé, remboursement qu'il a justifié au moyen d'un talon de billet pour des Grad Student tickets d'une valeur totale de 642 $. On avait, cependant, précédemment payé directement à l'institution une somme de 642 $ pour ces mêmes Grad Student tickets.
14Ces 3 005 $ sont inclus dans les dépenses de 20 423 $ qui n'ont pas été engagées conformément aux modalités et conditions des AC.
15Les dépôts de 19 731 $ et les paiements de 17 770 $ incluent des revenus en intérêts et des frais de service, respectivement.
16Le CPD a déclaré à l'Équipe que lui-même et le MRH ignoraient l'existence du compte bancaire du CCDPE jusqu'en octobre 2003. C'est aussi ce mois-là qu'on a immédiatement pris des mesures pour geler ce compte et informer l'Équipe de son existence.
17L'Équipe a découvert une copie de l'AC dans les dossiers de la CPC pendant qu'elle menait des recherches sur l'état des rapports sur le projet du bénéficiaire en mai 2004. L'AC ne renfermait pas de disposition relative à une remise de fonds au CCDPE destinée à acquitter des frais de déplacement. Il ne renfermait également que des détails incomplets sur le budget du projet.
18Le montant variait suivant l'AC qui était négocié.
19Ce montant inclut des versements d'un montant total de 20 000 $ à l'ancien directeur exécutif du CCDPE.