Décembre 2009
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L'évaluation a été préparée par ZIE, en collaboration avec Steve Mendleson et Lana Daxtator de Goss Gilroy Inc., qui ont fourni leur expertise technique. L'équipe d'évaluation aimerait exprimer sa sincère gratitude à tous ceux et celles qui ont fourni du temps, des efforts et des conseils techniques pour réaliser cette évaluation. Nous aimerions remercier tout particulièrement les représentants des ministères partenaires de leur généreuse participation à la préparation du présent rapport.
Ce rapport présente une évaluation sommative du modèle de gouvernance pour les activités et l'appui au réseau des missions à l'étranger (services communs à l'étranger), effectuée pendant la période d'avril à août 2009. L'objectif consistait à évaluer la pertinence et le rendement du modèle de gouvernance actuel.
Dans le cadre des pouvoirs et fonctions que lui confère la Loi sur le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (Loi sur le MAECI), le ministre du MAECI dirige les relations diplomatiques et consulaires du Canada et assure la gestion des missions diplomatiques et consulaires du Canada. Aux termes de la Loi sur le MAECI et de la Politique du Conseil du Trésor sur les services communs, le Ministère a pour mandat de gérer l'acquisition de biens, de services et de biens immobiliers pour les missions à l'étranger. À cette fin, le MAECI maintient un réseau de missions, qui sont considérés comme des biens appartenant au gouvernement. Le réseau de missions permet au gouvernement du Canada (GC) d'atteindre ses priorités internationales et d'appuyer les objectifs de la politique internationale et les programmes des autres ministères, sociétés d'État et gouvernements provinciaux.
Les services communs sont définis comme étant les infrastructures, le personnel et les services nécessaires pour assurer la représentation du Canada à l'étranger; ils comprennent notamment la fourniture et l'entretien de locaux à bureaux, de résidences officielles et de logements pour le personnel; l'embauche et l'appui aux employés recrutés sur place (ERP); la gestion des finances et du personnel; l'administration des marchés de service; et la gestion de l'information et des technologies de l'information, de la sécurité et des services de transport.
Aux termes de la Politique du CT sur les services communs, le MAECI facture les partenaires pour la prestation de services communs.
Le Secteur de la plateforme internationale (SPI) du MAECI, créé le 1er avril 2008, est un guichet unique pour la prestation de services communs à tous les ministères opérant dans le cadre diplomatique et consulaire. Le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) du SPI est chargé de coordonner la gouvernance des activités et l'appui au réseau de missions à l'étranger. La structure de gouvernance est constituée des représentants des partenaires et elle comprend plusieurs comités qui forment deux volets : un volet interministériel et un volet du MAECI.1 Le volet interministériel est chargé de superviser la prestation de services communs et le processus de recouvrement des coûts et de conseiller le MAECI sur les décisions à prendre. Le volet du MAECI est chargé de gérer et de superviser les activités et d'appuyer le réseau des missions à l'étranger.
Cette évaluation avait pour objectif d'évaluer la pertinence et le rendement du modèle de gouvernance en place. La capacité du modèle de gouvernance a été examiné afin de s'assurer que la prestation des services communs est efficace, adaptée et de grande qualité. Le cadre de coordination pour la planification et la gestion du changement a également été examiné afin de déterminer la mesure dans laquelle il appuie l'obtention des résultats escomptés. L'approche comprenait un examen des documents, des entrevues avec les présidents et les membres des comités de gouvernance des SCE, les fournisseurs de service du SPI, les partenaires externes et internes du MAECI, et une comparaison internationale avec le International Cooperative Administrative Support Services System (ICASS) utilisé par le gouvernement américain pour fournir des services de soutien opérationnel.
L'évaluation portait sur l'efficacité de la structure de gouvernance de l'AC et de son interface avec la structure de gestion du SPI de l'AC. En ce qui concerne l'interface avec le SPI, l'évaluation s'est limitée à obtenir de la rétroaction des répondants clés et n'a pas évalué l'efficacité des pratiques et des activités de gestion du SPI. Le Bureau du dirigeant principal de la vérification du MAECI effectue actuellement un examen préliminaire de la structure de gouvernance du Ministère.
L'efficacité du niveau de gouvernance de la mission, de la direction ou de la prestation de services n'a pas été évaluée dans le cadre de cette évaluation, ni le niveau de satisfaction des partenaires externes ou internes de la mission. Aucune mission n'a été visitée et par conséquent, aucune entrevue n'a été effectuée auprès des chefs de mission (CDM), des agents-gestionnaires consulaires (AGC) ou des représentants des clients dans les missions. Toutefois, d'anciens CDM figuraient parmi les répondants clés interrogés pour l'évaluation.
Principales forces de la structure de gouvernance :
Certains points devraient être améliorés :
Comparaison avec le système américain International Cooperative Administrative Support Services (ICASS)
Dans d'autres pays, la prestation de services communs varie considérablement. Le système américain ICASS est celui avec lequel il est le plus facile d'établir des comparaisons, puisqu'il porte sur une organisation déterminée qui administre et gère des services communs pour l'ensemble du gouvernement. Même si l'approche ICASS ne permet pas nécessairement d'utiliser les ressources pour la prestation de services communs de façon plus efficiente, comparativement à l'approche du MAECI/SPI, sa structure décisionnelle semble plus rationalisée et nécessiter une structure de comité moins complexe. Il faut toutefois souligner que le ICASS ne traite que les coûts opérationnels réguliers des missions et ne traite pas les coûts liés aux biens immobiliers, à la TI et à la sécurité, qui représentent une large proportion des dépenses d'une mission.
Le SPI devrait revoir sa structure décisionnelle et s'assurer que les rôles et les responsabilités sont clairs, et que les processus décisionnels sont bien définis. Dans le cadre de cet examen, le SPI devrait examiner les possibilités de simplification, surtout pour les clients.
Le SPI devrait documenter et diffuser la structure, les rôles, les responsabilités, les pouvoirs et les liens des divers comités de la structure de gouvernance.
Le SPI devrait lancer un examen du cadre d'établissement des coûts tel que demandé par le CT pour s'assurer que les frais facturés pour la prestation de services communs sont suffisants pour couvrir tous les services communs fournis ainsi que les futures augmentations de coûts. Le SPI devrait en outre s'assurer que l'outil automatisé d'établissement des coûts sera mis en oeuvre le plus rapidement possible.
Le SPI devrait diffuser, à un seul endroit, un document détaillant les coûts respectifs des services communs disponibles ou susceptibles de l'être, la base à partir de laquelle ils ont été établis ainsi que les normes de prestation de services convenues (une fois élaborées).
Le SPI doit clarifier et documenter les critères utilisés pour l'affectation du financement des frais de services communs à l'étranger (FSCE) et le niveau des postes FSCE qui ont été créés aux termes de la politique sur les FSCE.
Le SPI devrait mettre en oeuvre une stratégie de communication pour s'assurer que toute l'information pertinente sur les politiques, les procédures, les structures et autres communications pertinentes pour les partenaires est disponible en temps opportun et dans un format approprié.
Le SPI devrait élaborer des normes de prestation de service qui serviraient de base à la mesure du rendement. De même, des cadres de gestion du rendement pour chacune des directions du SPI et pour chaque mission devront être élaborés et mis en oeuvre.
Le présent rapport contient les résultats, conclusions et recommandations découlant de l'évaluation sommative du modèle de gouvernance du MAECI pour appuyer le réseau des missions à l'étranger. Conformément à la nouvelle politique du Conseil du Trésor sur l'évaluation, qui exige une couverture totale des dépenses de programmes directes sur un cycle de cinq ans, la Direction de l'évaluation (ZIE) a élaboré un plan d'évaluation quinquennal (2008-2013) et l'exigence d'effectuer la présente évaluation y figurait.
Le ministère des Affaires étrangères (MAECI) veille à faire protéger les intérêts du Canada, la sécurité et la prospérité des Canadiens et à faire progresser les valeurs canadiennes de liberté, de démocratie, de droits de la personne et de primauté du droit. Le MAECI vise à atteindre trois objectifs stratégiques : le programme international du Canada, les services internationaux destinés aux Canadiens, et la plateforme internationale du Canada.
Le troisième résultat stratégique est lié aux obligations du Ministère, énoncées dans la Loi sur le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (Loi sur le MAECI). La Loi sur le MAECI confère au ministre des Affaires étrangères des pouvoirs et des fonctions pour diriger les affaires diplomatiques et consulaires au nom du Canada, assurer la coordination de l'orientation donnée par le gouvernement du Canada aux chefs de missions diplomatiques et consulaires du Canada et pour gérer les missions diplomatiques et consulaires du Canada. Aux termes de la Loi sur le MAECI et de la Politique sur les services communs du Conseil du Trésor (CT), le Ministère a pour mandat de gérer l'acquisition de biens, de services et de biens immobiliers pour les missions à l'étranger. Les ministères sont tenus de recourir à ces services communs lorsqu'ils doivent appuyer les missions diplomatiques et consulaires du Canada à l'étranger; ils peuvent les utiliser de façon facultative, au besoin, pour d'autres fins.
Pour s'acquitter de son mandat, le MAECI maintient un réseau de 173 missions, dans 107 pays. Ce réseau, considéré comme un bien appartenant à l'État, permet au gouvernement du Canada (GC), d'atteindre ses priorités sur le plan international et de réaliser les objectifs stratégiques et les programmes d'autres ministères, sociétés d'État et gouvernements provinciaux. En date du 1er mars 2009, le réseau du Canada à l'étranger comptait 7 600 employés canadiens (EC) et employés recrutés sur place (ERP). Environ 67 % sont des employés du MAECI et 33 % sont des employés des 32 ministères partenaires,2 sociétés d'État, gouvernement provinciaux et autres organisations.3
Le MAECI appuie le réseau des missions à l'étranger en fournissant l'infrastructure, le personnel et les services qui permettent la représentation à l'étranger; ils consistent à :
Le MAECI fournit des services de soutien communs à deux niveaux. À l'Administration centrale, il administre et fournit des services communs à tous les ministères fédéraux et aux partenaires représentés dans les missions du Canada à l'étranger. Au niveau des missions, il s'assure que les services communs sont disponibles et les coordonne sur place en vue d'appuyer les activités internationales du réseau des missions, des ministères et des organismes de l'ensemble du gouvernement du Canada, ainsi que celles des autres partenaires représentés dans les missions.
Le 1er avril 2008, le MAECI a créé le Secteur de la plateforme internationale (SPI), un guichet unique pour fournir des services communs à tous les ministères opérant dans le cadre diplomatique et consulaire. Le SPI est responsable de la planification et de la prestation de services communs à toutes les missions, sauf les services de sécurité, qui sont la responsabilité du SMA, Secteur de la sécurité internationale (IFM).
Le SPI est dirigé par le sous-ministre adjoint (SMA), qui relève du sous-ministre (SM) des Affaires étrangères. Le SMA du SPI est membre du Conseil exécutif du MAECI. Le SPI compte sept directions générales, dirigées par un directeur général qui relève du SMA (SPI).4 Le directeur général de chacune des directions générales du SPI a établi des structures de gestion interne et des groupes consultatifs, au besoin, pour l'aider à atteindre les objectifs de rendement et respecter les engagements financiers convenus avec le SMA (SPI). Un appui financier et des conseils sont fournis à chacune des directions du SPI par la Direction des services ministériels du SPI, qui collabore étroitement et de concert avec le dirigeant principal des finances. La structure clé de la haute direction du SPI est le Comité de gestion, composé des sept directeurs généraux du SPI, et présidé par le SMA (SPI); le Comité se réunit hebdomadairement.
L'une des sept directions du SPI, le Secrétariat de la représentation à l'étranger (ADP), est chargé de gérer la prestation de services communs par l'intermédiaire de la structure de gouvernance des SCE, qui comprend deux volets : un volet interministériel, qui relève du Comité des sous-ministres sur les tendances mondiales, coprésidé par le SM des Affaires étrangères et le président de l'ACDI, et un volet interne du MAECI, qui relève du Conseil exécutif, le conseil de la haute direction du Ministère.
Le volet interministériel de la structure de gouvernance des SCE est composé de trois comités :
Trois comités internes du MAECI font partie dans la structure de gouvernance des SCE :
La structure de gouvernance des SCE est illustrée au Tableau 1.

Même si la gestion et la prestation de services communs s'appuient sur de nombreuses politiques spécifiques au SPI et d'autres politiques du MAECI, les quatre principaux instruments de politiques des SCE sont :
Voici un bref aperçu de ces instruments de politique :
Depuis juin 2009, huit types de frais de services communs peuvent être facturés aux partenaires du MAECI.5
Le recouvrement des coûts liés à la prestation de services communs aux ministères partenaires est fondé sur la Politique du Conseil du Trésor sur les services communs. Les montants facturés par le MAECI sont fondés sur la politique du CT et sur les cinq principes d'établissement des coûts6 ratifiés par le GTISCE en mars 2005. Les frais de services communs sont établis par le MAECI à la suite de discussions et de consultations avec le GTISCE, et sont approuvés par le CT.
Les frais pour les services communs fournis aux partenaires par le MAECI sont calculés à partir d'une base variable. Il peut s'agir de coûts réels établis dans des marchés de services externes, ou d'une estimation ou encore d'une moyenne (régionale, globale ou spécifique à une mission) établis à partir de données historiques sur les dépenses; d'autres coûts sont établis à partir d'un niveau d'activité ou d'un volume hypothétiques (par exemple, les frais de déménagement sont établis en se fondant sur l'hypothèse d'une famille de trois personnes). De même, certains frais ne s'appliquent que dans certains cas. Par exemple, certains frais ne s'appliquent qu'aux postes additionnels créés après 20047 tandis que d'autres peuvent s'appliquer en fonction de la classification du poste ou de la capacité de la mission, si elle est sur le point d'atteindre sa capacité maximale.
Autres éléments clés des frais de services communs et des dispositions financières :
Cette évaluation avait pour objectif d'examiner le modèle de gouvernance actuel ainsi que sa capacité d'assurer la prestation de services communs de grande qualité de façon efficiente et adaptée, et la mesure dans laquelle le cadre de coordination pour la planification et la gestion du changement permettait d'atteindre les résultats escomptés.
La pertinence et le rendement étaient mentionnés dans le mandat.
Même si le présent rapport prend en compte les points mentionnés dans le mandat, ils ont été réorganisés afin de présenter les conclusions de la façon la plus succincte et la plus logique possible.
Cette évaluation avait pour objectif d'examiner le modèle de gouvernance actuel ainsi que sa capacité d'assurer la prestation de services communs de grande qualité de façon efficiente et adaptée, et la mesure dans laquelle le cadre de coordination pour la planification et la gestion du changement permettait d'atteindre les résultats escomptés. Les points mentionnés dans le cadre de référence incluaient la pertinence et le rendement.
La pertinence et le rendement étaient mentionnés dans le mandat.
Le présent rapport aborde les points mentionnés dans le mandat, qui ont été réorganisés afin de présenter les conclusions de la façon la plus succincte et la plus logique que possible.
L'approche comportait un examen des documents, des entrevues avec des présidents et des membres des comités de gouvernance des SCE, des fournisseurs de services du SPI et des partenaires externes et des partenaires du MAECI ainsi qu'une comparaison avec le système américain de prestation de services communs, le International Cooperative Administrative Support Services (ICASS).
L'étude comparative internationale ciblait principalement les systèmes et les structures utilisés aux États-Unis pour déterminer les approches pouvant être comparées au système du MAECI et, par conséquent, celles qui seraient les plus utiles. Le International Cooperative Administrative Support Services (ICASS) est le mécanisme utilisé aux É.-U. pour la prestation de services communs. L'étude comparative comprenait un examen des documents du ICASS et des entrevues avec deux cadres de direction de l'ambassade américaine en poste à Ottawa.
Les principaux points à évaluer sont déterminés dans la matrice d'évaluation, qui sert de base pour examiner les résultats, les principales questions, les indicateurs et les sources de données.
Les documents examinés incluaient les documents de base pour les SCE, dont le mandat des comités, les procès-verbaux des réunions (tous les procès-verbaux et ordres du jour des trois principaux comités pour les exercices 2008-20009 et 2009-2010 et certains procès-verbaux et ordres du jour de trois autres comités), le Rapport annuel sur les services communs à l'étranger, le nouveau PE interministériel de février 2009, les documents relatifs au programme de transformation du MAECI, les résultats des sondages sur la satisfaction des clients effectués au cours des dernières années, le nouveau cadre de financement pour la colocation, l'examen stratégique des documents, les politiques et les documents du SPI liés à l'établissement et au recouvrement des coûts, et divers autres documents et correspondance fournis par les répondants du MAECI ainsi que par d'autres répondants.
Tente-cinq entrevues ont été effectuées du mois de mai au mois d'août 2009 et l'analyse des données a été effectuée entre juillet et septembre 2009.
Cette étude était axée sur l'efficacité de la structure de gouvernance des SCE à l'AC et sur son interface avec la structure de gestion du SPI à l'AC. L'actuelle structure de gouvernance n'est en place que depuis un peu plus d'un an et elle continue d'évoluer et de se stabiliser, ce qui a causé certains défis au cours de l'évaluation, au coeur de tous ces changements.8
En ce qui concerne l'interface avec la gestion du SPI, l'étude s'est limitée à recueillir les commentaires des répondants clés, et n'a pas examiné ni évalué l'efficacité des pratiques de gestion et des activités du SPI. Étant donné qu'elles sont fondées sur les opinions des répondants clés, certaines des réponses sont générales ou reflètent un cas particulier ou une expérience donnée. Tous les efforts ont été fournis pour clarifier et valider les renseignements recueillis.
L'étude a été menée à l'AC et n'incluait pas l'examen ou l'évaluation de l'efficacité de la gouvernance au niveau de la mission, de la gestion ou de la prestation de service ni le niveau de satisfaction des partenaires internes et externes de la mission.
Aucune visite de mission n'a été effectuée dans le cadre de cette évaluation et par conséquent, aucune entrevue n'a été menée auprès de chefs de mission (CDM), d'agents-gestionnaires consulaires (AGC) ou de représentants des clients à la mission. Toutefois, d'anciens CDM et AGC faisaient partie des répondants clés interrogés dans le cadre de cette évaluation. Les commentaires formulés concernant la gestion des SCE dans les missions reflètent uniquement les opinions des répondants clés interrogés qui ont les connaissances et l'expérience du travail dans les missions.
Quoi qu'il en soit, l'équipe d'évaluation estime que les entrevues menées étaient suffisante pour fournir une évaluation équilibrée du cadre de gouvernance du point de vue de l'AC. Par conséquent, les conclusions et les recommandations sont fondées sur les entrevues et les pièces justificatives.
Les questions suivantes sur la pertinence sont traitées dans cette section :
Il y a eu une nette amélioration des efforts pour répondre aux priorités du MAECI et aux priorités pangouvernementales. La structure de gouvernance a favorisé l'intégration des besoins des autres ministères à la planification et au ressourcement du réseau par le MAECI. Toutefois, certains partenaires ont indiqué qu'ils voulaient être mieux informés des priorités pangouvernementales pertinentes en matière de politique internationale pour éclairer leur planification et établir leurs besoins en matière de services communs à l'étranger.
Les partenaires externes et internes/intervenants ont indiqué leur satisfaction à l'égard des progrès réalisés en vue de s'assurer que les décisions relatives aux services communs facilitent l'atteinte des priorités du gouvernement du Canada. Les représentants des partenaires externes/clients estiment que les décisions prises l'année précédente concernant l'appui au réseau étaient fondées principalement sur les priorités du MAECI, et que l'approche et l'état d'esprit avaient considérablement changé depuis la création du SPI et du nouveau modèle de gouvernance.
Toutefois, les entrevues effectuées auprès des directions géographiques du MAECI ont révélé un manque de connaissance du fonctionnement du modèle de gouvernance et des préoccupations concernant les priorités du MAECI, qui ne seraient pas suffisamment prises en compte dans la prise de décisions relatives aux ressources pour assurer le soutien des services communs aux missions à l'étranger. Plusieurs répondants des directions géographiques du MAECI estiment que ces préoccupations pourraient être attribuées en partie aux problèmes liés à la transition et à la récente création du SPI. Ils ont donc offert une certaine résistance au transfert de responsabilité du budget des services communs au SPI et ils ont eu du mal à s'ajuster à leur nouveau rôle de partenaire ministériel « client ».
Au niveau opérationnel, les partenaires sont assez satisfaits des processus établis dans le cadre de gestion du changement pour s'assurer que les priorités pangouvernementales sont prises en compte. On a souligné l'efficacité et l'utilité de la réunion consultative annuelle à laquelle participent les partenaires et les intervenants et qui leur permet de discuter et de fournir des commentaires par l'entremise du GTISCE et, au besoin, par le Comité des opérations des missions. Le CORA, un volet du Comité de gouvernance des SCE du MAECI, joue également un rôle clé dans la détermination des résultats des propositions de changements de postes examinées lors de la réunion consultative annuelle. Tous les intervenants ont mentionné le rôle important du CORA et indiqué qu'ils apprécient l'analyse très détaillée des demandes de changement de postes qu'il effectue.
Certains représentants de CIC et de l'ACDI sont membres du Comité des opérations des missions. Les répondants de ces deux ministères, qui sont également très présents dans les missions à l'étranger, estiment qu'ils ont une meilleure compréhension des liens avec les processus décisionnels du MAECI.
Des ministères clients du MAECI à l'interne et à l'externe se sont dits préoccupés par la capacité du CORA d'assurer l'atteinte des diverses priorités ministérielles :
Les priorités pangouvernementales en matière de politique internationale qui devraient dicter les besoins et la planification des services communs à l'étranger des différents ministères ne sont pas bien communiquées aux intervenants ministériels.
Même si les représentants des directions générales géographiques du MAECI ont indiqué que les documents sur la politique pangouvernementale sont préparés pour les pays prioritaires pour le Canada :
La gestion des services communs à l'étranger dans le cadre des structures de gouvernances du SPI et des SCE est conforme à la politique du SCT et harmonisée aux objectifs stratégiques du GC.
Les rôles, les responsabilités et les obligations de rendre compte du MAECI sont clairement énoncées dans la Politique du Conseil du Trésor sur les services communs. L'objectif de la politique, expliqué brièvement au point 1.2, consiste à s'assurer que les ministères et les organismes peuvent obtenir des services à la fois économiques et adaptés à leurs besoins pour exécuter leur programme.
En général, les représentants des partenaires externes du MAECI et du SCT estiment que le Ministère se conforme à la Politique du Conseil du Trésor sur les services communs. Des exemples de conformité : l'attitude et l'approche sont clairement orientés sur l'atteinte des priorités pangouvernementales plutôt que sur celles du MAECI uniquement; des efforts considérables ont été fournis en vue de mettre en place un guichet unique et un modèle de prestation de services axé sur le client; la portée et la transparence des rapports financiers et des rapports sur le rendement à l'intention des partenaires s'améliorent et sont plus nombreux; les plans et les initiatives sont en place pour rationaliser la prestation de services et élaborer et mettre en oeuvre les normes de prestation de service.
Dans le Rapport ministériel sur les plans et les priorités (RPP) de 2009-2010, les activités du SPI liées à la prestation de services communs pour appuyer l'atteinte du troisième objectif stratégique du MAECI, la plateforme internationale du Canada sont ainsi décrites : le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international entretient un réseau de missions offrant une infrastructure et des services qui permettent au gouvernement du Canada d'atteindre ses priorités internationales. L'objectif stratégique du MAECI appuie le résultat stratégique du Canada. Le Secteur de la plateforme internationale et la gestion du réseau des missions à l'étranger sont donc clairement en lien avec le mandat du MAECI et l'architecture des activités de programme (AAP) et les objectifs prioritaires du Ministère. Puisque le MAECI a un mandat législatif clair pour gérer le réseau, il estime qu'il doit conserver le contrôle global et les pouvoirs aux fins de responsabilisation.
Quatre secteurs de rendement ont été traités dans cette étude, y compris l'efficacité sous l'angle de la surveillance adéquate, l'atteinte des résultats escomptés, la satisfaction des partenaires.
En ce qui concerne la surveillance adéquate, les points suivants sont traités dans cette section :
La structure de gouvernance des SCE et les structures de gestion fonctionnent relativement bien, même si elles ne sont en place que depuis peu sous leur forme actuelle. Toutefois, le mandat et le rôle de chacun des comités ne sont pas toujours clairs et n'ont pas toujours été bien communiqués et compris.
Cette étude visait à examiner l'efficacité de la structure de gouvernance des SCE à l'AC et son interface avec la structure de gestion du SPI. Même si les points de vue des divers comités ont été recueillis, l'efficacité des pratiques et des activités de gestion du SPI n'était pas comprise dans l'évaluation.
On trouve plusieurs définitions de la gouvernance dans les documents du Ministère, du gouvernement et d'aide au développement, mais selon la plus élémentaire, la gouvernance est un système qui permet d'administrer et de contrôler une organisation. Par exemple, selon l'Institut sur la gouvernance (Ottawa), la gouvernance est le processus par lequel des sociétés ou des organisations prennent des décisions importantes et déterminent avec qui elles établissent des liens et de quelle façon elles rendent compte. Selon un auteur bien connu dans le monde des affaires, la gouvernance est un système interne comportant un ensemble de politiques, de processus et de personnes qui répondent aux besoins des intervenants en orientant et en contrôlant les activités de gestion de façon avisée, objective, responsable et intègre.9
Le SPI est dirigé par un SMA, qui relève du sous-ministre des Affaires étrangères. Le SMA (SPI) est membre du Conseil exécutif du MAECI. Le directeur général de chacune des directions générales du SPI a mis en place des structures de gestion interne et des groupes consultatifs pour l'appuyer dans ses efforts en vue de s'acquitter des engagements convenus avec le SMA en matière de rendement et de finances. Le Comité de gestion est la principale structure de la haute direction du SPI; il compte sept directeurs généraux et il est présidé par le SMA (SPI); il se réunit hebdomadairement.
Le SPI a établi une structure de gouvernance pour diriger et contrôler la prestation de services communs fournis par le MAECI. Cependant, la structure de gouvernance comprend des groupes parallèles : le volet interministériel et le volet du MAECI. Le « volet interministériel » contribue à la prise de décisions du MAECI et exerce une surveillance sur la prestation de services communs dans les missions à l'étranger. Il n'a toutefois pas le pouvoir direct de prendre des décisions importantes pour le SPI; c'est la responsabilité du SMA du SPI. Les décisions importantes ont un effet cascade dans ce que nous avons appelé le « volet » du MAECI. Les comités internes du MAECI (Comité des opérations des missions et Conseil des missions) ont la responsabilité officielle de gérer et de surveiller le réseau à l'étranger. Une description plus détaillée de la structure est fournie ci-dessous.
Le volet interministériel : Ce volet de la structure de gouvernance comporte trois comités au niveau du SM, du SMA et des directeurs : le Sous-comité des sous-ministres chargés de la représentation à l'étranger (DMC); le Conseil des sous-ministres adjoints sur les services communs à l'étranger (Conseil des SMA); et le Groupe de travail interministériel sur les services communs à l'étranger(GTISCE).
Le mandat et le rôle des comités de gouvernance des SCE sont les suivants :
Le volet du MAECI : Ce volet de la structure de gouvernance est composé de trois comités et d'un sous-comité au niveau du SMA, du directeur général et des directeurs : le Conseil des missions et son sous-comité, le Comité des opérations des missions; le CORA et le CPPC.
Le mandat et le rôle des comités de gouvernance du MAECI sur la prestation de services communs à l'étranger sont les suivants :
Un examen des documents sur les politiques relatives aux SCE, la structure de gouvernance des SCE, l'interface avec la structure de gestion du SPI, et des entrevues avec des intervenants clés ont permis de cerner les points positifs et négatifs du mandat, de la structure et du fonctionnement de la gouvernance des SCE. Selon les répondants, la coordination pangouvernementale s'est améliorée depuis la création du SPI et le transfert des pouvoirs et des responsabilités des budgets des services communs du secteur de programmes du MAECI au SPI, le fournisseur de services communs.
Selon les répondants, voici les points positifs de la structure de gouvernance du réseau :
Les principales lacunes cernées sont les suivantes :
Plusieurs préoccupations ont été exprimées en ce qui concerne le CORA (volet du MAECI) :
Les deux principaux instruments de politique utilisés par les comités interministériels des SCE fournissent une bonne base à la coordination pangouvernementale au niveau opérationnel.
Les principaux instruments de politique sont le PE interministériel et le cadre de gestion du changement.
Le nouveau PE interministériel de février 2009 est perçu comme une nette amélioration par rapport à la version de 2004, parce qu'il est plus détaillé et plus précis. Selon les intervenants, le nouveau PE est beaucoup plus clair et sert de norme pour discuter et évaluer le caractère raisonnable des services fournis et/ou des frais facturés.
Au niveau opérationnel, les partenaires externes sont assez satisfaits des processus établis dans le cadre de gestion du changement et croient qu'ils peuvent contribuer à l'atteinte des priorités pangouvernementales. L'efficacité et l'utilité de la réunion consultative annuelle à laquelle tous les partenaires participent a été soulignée, de même que l'occasion de discuter et d'échanger de l'information avec les partenaires par l'entremise du GTISCE, et avec le Comité opérationnel du conseil des missions, le cas échéant.
La structure de gouvernance des SCE et les autres mécanismes de surveillance ministériels (y compris la structure de gestion du SPI) et centraux assurent une surveillance adéquate de la prestation des services communs.
L'examen des structures de gestion et de surveillance au niveau de l'AC et des missions ne faisait pas partie de cette étude; toutefois, les intervenants ont indiqué que l'aspect des finances et du rendement de la planification et de la prestation de services communs, y compris la surveillance des progrès et des risques, sont suffisamment surveillés dans le cadre de plusieurs mécanismes :
Un cadre de rendement ministériel au niveau de la direction a été élaboré et mis en oeuvre; toutefois, le cadre de rendement des directions générales géographiques du SPI et les normes de prestation de service dans les missions en sont à différentes étapes d'élaboration et de mise en oeuvre. Cette situation a eu une incidence sur la capacité du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) de communiquer les résultats atteints et de déterminer avec précision la valeur des services fournis.
Le cadre du rendement pour la prestation de services communs comporte trois niveaux :
Un cadre de rendement initial au niveau du SPI, totalement harmonisé à l'AAP du Ministère, a été élaboré et servira à préparer le Rapport ministériel sur le rendement pour l'exercice 2009-2010. Les représentants du SPI estiment que ce cadre de rendement sera une base solide pour surveiller et mesurer le niveau du rendement du SPI.
Selon le personnel du SPI, les cadres de mesure du rendement de chacune des directions générales du SPI en sont à différentes étapes d'élaboration et de mise en oeuvre. Les dates de mise en oeuvre des cadres de mesure du rendement dans toutes les directions générales du SPI et le niveau d'intégration des informations financières ne sont pas précisés.
Selon des représentants du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD), les normes de prestation de service dans les missions en sont à divers niveaux d'élaboration et de mise en oeuvre, principalement à cause du manque de ressources et des priorités concurrentes. Les partenaires externes sont déçus des normes désuètes de prestation de service aux missions et de ne pas être informés à intervalles réguliers de la mesure dans laquelle elles ont été atteintes. Les partenaires externes estiment que la mise en oeuvre des normes de prestation de service au niveau des missions est très importante et constitue un élément essentiel de la mise en oeuvre du nouveau PE interministériel.
Les représentants du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) collaborent actuellement avec le personnel des missions et du SPI à la mise à jour des normes de prestation de service, conformément au PE interministériel de février 2009, et travaillent à planifier et à faciliter l'envoi de rapports à intervalles réguliers indiquant la mesure dans laquelle elles ont été atteintes. Entre-temps, le personnel du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) a signalé que certains renseignements sur le rendement sont transmis aux partenaires à l'aide du GTISCE et du Rapport annuel sur les services communs à l'étranger. Un examen des procès-verbaux du GTISCE et du Rapport annuel de 2007-2008 révèle que la présentation de rapports sur le rendement et les renseignements financiers ne se fait pas encore de façon systématique et globale. Par exemple, sur le plan des résultats financiers, le Rapport annuel présente certains renseignements financiers; toutefois, il ne brosse pas un tableau complet des frais facturés et recouvrés par rapport aux dépenses totales du MAECI.
La plupart des intervenants, externes et internes, croient que des efforts sont fournis par la direction du SPI, les comités de gouvernance des SCE et les équipes de gestion des missions pour s'assurer que les ressources pour les services communs sont affectées de la façon la plus efficiente et la mieux appropriée que possible.
Le rôle des comités de gouvernance consiste à assurer l'établissement des priorités pour l'affectation des ressources. Ils examinent la base de recouvrement des coûts du MAECI pour les services fournis; cependant, une fois cette base déterminée, les coûts facturés à chaque ministère sont répartis en fonction du nombre d'employés canadiens et d'employés recrutés sur place affectés dans chaque mission par chaque ministère client. Le conseil du Trésor accorde une allocation globale au MAECI pour défrayer les coûts relatifs aux biens immobiliers découlant de décisions historiques de location/vente/achat. Les nouvelles acquisitions pour chacune des missions sont examinées par un comité interministériel de sous-ministres adjoints (SMA) qui conseille le SMA du SPI.
Le rôle des comités de gouvernance des SCE qui consiste à assurer une affectation appropriée des ressources ministérielles peut varier :
L'administration et la gestion des frais d'exploitation au niveau de la mission relèvent de l'équipe de gestion de chaque mission, sous la surveillance du SMA du SPI, qui fournit des conseils. Le Conseil des missions et le Comité des opérations s'assurent de la pertinence des frais d'exploitation affectés, mais ils le font à l'intérieur des contraintes déjà mentionnées.
La plupart des intervenants, externes et internes, estiment que la direction du SPI, les comités de gouvernance des SCE et les équipes de gestion des missions font de grands efforts pour s'assurer que les ressources pour les services communs sont affectées de la façon la plus efficiente et la plus pertinente que possible.
Suite aux restrictions budgétaires découlant de l'examen stratégique, du programme de transformation du MAECI et des pressions exercées sur les bases de financement, le SPI examine et met en oeuvre différentes initiatives de réduction des coûts, de transformation et de rationalisation pour améliorer non seulement l'utilisation efficaces des ressources et réduire les coûts du SPI, mais aussi pour diminuer les niveaux de prestation de services communs. Les partenaires externes ont indiqué que le rôle des comités de gouvernance des SCE sera de plus en plus important et nécessaire pour surveiller la pertinence des initiatives menées par le SPI et pour s'assurer que :
Les ministères partenaires estiment qu'ils reçoivent plus de services communs pour leur argent qu'au cours des années précédentes. Toutefois, il est difficile pour les partenaires et le SPI de déterminer s'ils reçoivent le meilleur rapport coût/efficacité, puisque ni les partenaires ni le SPI ne font le suivi des données financières et des données sur le rendement et n'y ont pas accès facilement.
Pour obtenir le meilleur rapport « coût/efficacité », il faut acquérir des biens et des services qui offrent le meilleur rapport qualité/service/rapidité, au coût le plus bas possible pendant la vie utile de l'acquisition. Pour évaluer le meilleur rapport coût/efficacité, il faut détenir les informations suivantes :
Les instruments de politique clés à la disposition des comités de gouvernance des SCE pour l'obtention du meilleur rapport coût/efficacité sont :
Le manque de données financières et de renseignements sur le rendement ne permet pas d'établir le coût des services fournis par rapport aux niveaux de service cibles. Les autres ministères partenaires ni le SPI ne font systématiquement le suivi et l'analyse des renseignements sur chaque service ou intégrés des services et n'y ont pas accès facilement. Ils comprennent : le montant versé au MAECI; le nombre de postes qui ont reçu le service; le service/les niveaux de service réels fournis; la qualité des services et la rapidité avec laquelle ils ont été fournis, et le barème des coûts.
Les montants payés par chaque ministère partenaire/client pour une année donnée pour des services précis sont difficiles à obtenir en raison de la nature des méthodes de recouvrement des coûts et de facturation élaborées au fil des ans par le MAECI et le SCT :
Cette méthode a été choisie afin de réduire le plus possible les coûts indirects qui découleraient d'un suivi de coûts précis. Elle permet également au SCT et au MAECI de gérer les risques bilatéralement plutôt que de conclure plus d'une vingtaine d'ententes de gestion du risque avec les ministères.
En ce qui concerne les données sur le rendement, les normes de prestation de service au niveau des missions en sont à différentes étapes d'élaboration et de mise en oeuvre. Les données comparatives sur le rapport coûts/services pour les divers services fournis par les missions ou les régions ne sont pas faciles à obtenir, compte tenu des nombreuses différences culturelles, économiques, politiques et géographiques.
Malgré le manque de données intégrées sur le rendement et les finances, les partenaires clés, comme CIC ou l'ACDI, estiment qu'ils reçoivent maintenant plus de services pour leur argent que les années précédentes. Selon des représentants de l'ACDI concernés par l'aspect financier de la prestation de services communs, les montants facturés par le MAECI sont raisonnables et sont même parfois moins élevés pour certains pays, comparativement aux montants demandés par l'unité d'appui aux programmes (UAP) de l'ACDI. D'autres partenaires, dont le MDN, la GRC et EDC, estiment que la structure de coûts est onéreuse et ils aimeraient avoir plus de renseignements sur les montants facturés, les services fournis et les niveaux de service atteints. Les partenaires internes et externes du MAECI se demandent s'ils en ont pour leur argent sur le plan du financement des FSCE (c.-à-d. dans quelle mesure le ratio actuel 4:1 pour les postes de services communs est-il atteint et si le personnel des micros missions ou à l'extérieur des missions reçoit suffisamment d'appui des services communs).
Pour évaluer le meilleur rapport coût/efficacité, les intervenants souhaitent obtenir plus de renseignements sur des services précis et le coût de chacun; l'établissement de liens plus clairs entre les montants facturés et les niveaux de service prévus; des rapports plus nombreux aux partenaires indiquant la mesure dans laquelle les normes de service des missions sont atteintes ainsi qu'aux clients concernant les frais facturés et les services fournis par rapport aux coûts du MAECI pour fournir les services.
Les partenaires internes et externes, de même que les représentants du SPI et du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD), ont exprimé des préoccupations concernant la capacité du MAECI/SPI de continuer à fournir des services communs qui répondent aux exigences pangouvernementales dans le cadre de la structure de coûts actuelle.
Les partenaires internes et externes, de même que les représentants du SPI et du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD), ont exprimé des préoccupations concernant la capacité du MAECI/SPI de continuer à fournir des services communs qui répondent aux exigences pangouvernementales dans le cadre de la structure de coûts actuelle.
Plusieurs préoccupations concernant la durabilité ont été soulignées, notamment :
Les partenaires internes et externes sont parfaitement au courant des contraintes de financement du SPI et de l'écart entre le coût global de la prestation des services communs à l'ensemble du gouvernement et le total des ressources disponibles dans la base de financement actuelle du MAECI/SPI et les montants facturés aux partenaires. Le personnel du SPI collabore avec le SCT, les partenaires et les comités de gouvernances de SCE afin d'assurer la durabilité du SPI et la prestation de services communs. Le CT a récemment demandé au MAECI de préparer une présentation pour examiner les coûts et la structure de financement.
Sur le plan de l'atteinte des résultats escomptés, les points suivants seront traités dans cette section :
L'actuelle structure de gouvernance des SCE a contribué à une meilleure coordination pangouvernementale, à une plus grande clarté et à une plus grande transparence en ce qui concerne l'établissement des coûts, et amélioré la capacité de répondre aux besoins des partenaires en plus d'aider à atteindre l'objectif visant à améliorer la prestation des services communs.
La direction du SPI et la structure de gouvernance des SCE ont joint leurs efforts pour obtenir des résultats au niveau des extrants, les plus importants étant :
Les partenaires externes, sans égard à leur taille, estiment que la plupart de leurs exigences et de leurs besoins sont pris en compte et que des efforts sont fournis pour y répondre. Par exemple, l'ACDI est très satisfaite de l'augmentation du niveau d'appui et de collaboration fourni grâce à la structure de gouvernance des SCE et par le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) en lien avec l'initiative de décentralisation de l'ACDI et les exigences de programmes dans les villes et les régions où le MAECI n'est traditionnellement pas présent. Malgré plusieurs préoccupations, qui seront discutées dans d'autres sections de ce rapport, CIC estime qu'en général, on a répondu à ses besoins en matière de prestation de services communs.
Des représentants des directions générales géographiques du MAECI (partenaire interne/clients) estiment que leurs besoins ne sont pas suffisamment pris en compte par le CORA. C'est peut-être parce qu'ils ont moins de contrôle sur les services de soutien et qu'ils ne peuvent plus transférer de crédits entre les services communs et les programmes des missions, ce qui est un très important changement de culture. Ils ont également des préoccupations en ce qui concerne l'efficacité de l'appui et des services fournis par le financement des FSCE pour leurs programmes et ceux de leurs clients externes. Les partenaires des directions générales géographiques du MAECI estiment que la nouvelle plateforme de prestation de services communs n'a pas tenu sa promesse d'un allègement du fardeau administratif en ce qui concerne la réponse et le règlement des préoccupations liées à la prestation de services communs et à l'appui au niveau de la mission. Par exemple, une direction géographique a indiqué que les demandes de leurs missions concernant des questions administratives continuent d'affluer. Selon l'équipe d'évaluation, cette situation découle du fait que le personnel du MAECI à l'AC et dans les missions ne comprend pas encore parfaitement les nouvelles dispositions pour gérer le réseau.
La vision du MAECI concernant l'appui au réseau des missions est la suivante : une plateforme internationale souple; l'excellence de la prestation de services communs à l'étranger; le rapport qualité-prix; et l'investissement dans le personnel du SPI. Les résultats escomptés de l'appui du MAECI aux missions sont décrits dans les RPP de 2009/2010 des ministères comme suit :
Les partenaires externes sont, en général, satisfaits des progrès réalisés par le SPI et la structure de gouvernance des SCE pour veiller à ce qu'une approche pangouvernementale soit adoptée plutôt qu'une approche axée sur le MAECI en matière de planification et de prestation de services communs.
En ce qui concerne la souplesse, on estime que le SPI et la structure de gouvernance des SCE répondent en temps opportun, dans la plupart des cas, aux besoins changeants des clients et de l'ensemble du gouvernement. La capacité de la structure de gouvernance des SCE de traiter les questions soulevées au niveau opérationnel et aux échelons les plus élevés a été mentionnée. Pour illustrer le règlement d'un problème « descendant », on a donné en exemple la capacité du MAECI de s'assurer que les ressources pour les services communs étaient rapidement réalignées et mobilisées pour appuyer les récentes exigences relatives aux visas mexicains; des négociations fructueuses entre le SPI et les partenaires pour élaborer un PE interministériel sont un de bon exemple de règlement d'un problème « ascendant ».
Sur le plan de l'excellence du service, tous les intervenants ont déclaré unanimement que la prestation de service s'était améliorée depuis l'établissement du SPI; toutefois, en l'absence d'un système exhaustif de présentation de rapports sur le rendement, ils ne savaient pas exactement quelle était l'importance des progrès réalisés.
Sur le plan du rapport coût/efficacité, les partenaires externes estiment qu'ils reçoivent plus de services pour leur argent maintenant qu'auparavant. Toutefois, il est difficile d'évaluer adéquatement ce rapport, compte tenu du manque de rapports sur le rendement, dont le manque de rapport sur les normes de service convenues au niveau des missions. La question du meilleur rapport « coût/efficacité » est analysée ultérieurement dans le présent rapport.
Les partenaires externes et internes sont préoccupés par les pressions de financement du SPI et les priorités concurrentes qui ont empêché le personnel du SPI de recevoir suffisamment de formation.
Les facteurs suivants ont nuit à la coordination efficace de la prestation de services communs à Ottawa :
Les problèmes techniques, le financement et d'autres problèmes ont retardé la mise en oeuvre de l'outil automatisé d'établissement des coûts. Par conséquent, le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) continue d'utiliser une approche semi-automatisée pour l'établissement des coûts et les partenaires n'ont pas accès à un outil qui répond à leurs besoins et qui démontre aux partenaires/clients qu'ils en ont pour leur argent.
Le MAECI s'est toujours servi de l'application Excel pour calculer manuellement les coûts de prestation de services communs aux partenaires. Tel que décrit dans le document sur les exigences relatives à l'outil entièrement automatisé d'établissement des coûts, il a fallu élaborer un outil entièrement automatisé pour établir les coûts liés à la prestation des services communs à l'étranger, en prenant en compte plusieurs facteurs, dont le besoin d'une plus grande transparence et d'une plus grande cohérence, le volume accru et la complexité des calculs, les nombreuses sources de données requises, et le niveau d'efforts nécessaires pour établir chaque coût. L'objectif de l'outil comportait deux volets : améliorer l'efficacité, l'exactitude et la disponibilité des renseignements relatifs aux coûts préparés par le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD), et fournir aux partenaires un outil de gestion qui leur permettrait d'évaluer et de prévoir les conséquences financières de divers scénarios de postes. Quand il sera mis en oeuvre, l'outil permettra aux ministères de mieux comprendre les conséquences financières liées à la création de postes supplémentaires dans des missions précises et d'évaluer le rapport coût-efficacité des divers scénarios de dotation.
Les partenaires externes s'attendaient à ce que l'outil soit fonctionnel dès le début de l'exercice 2008-2009; cependant, lorsque le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) et un certain nombre de partenaires externes ont commencé à utiliser l'outil informatisé pilote, ils se sont heurtés à de nombreux problèmes d'interface et de nature technique. Les représentants du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) ont expliqué que l'outil automatisé d'établissement des coûts avait été mis en veilleuse, en raison de priorités concurrentes et de la charge de travail, mais on s'attend à ce que les problèmes techniques soient résolus à l'automne/hiver 2009-2010 et que l'outil soit mis en oeuvre en avril 2010. D'ici là, le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) continue d'utiliser une approche semi-automatisée en matière d'établissement des coûts qui répond à leurs besoins. Par conséquent, il ne peut évaluer le rapport coût-efficacité de l'appui aux services communs, et prévoir avec précision les incidences financières découlant des postes supplémentaires qu'ils pourraient avoir planifiés pour les bureaux locaux.
Les questions suivantes sur la satisfaction des partenaires seront traitées dans cette section :
Le MAECI et les partenaires externes ont la capacité d'influencer la prise de décisions, surtout par rapport aux années précédentes, en ce qui concerne les services communs; toutefois, certains des partenaires interrogés ne comprennent pas toujours très bien les processus décisionnels et leurs rôles respectifs à cet égard.
Les mécanismes suivants ont été établis pour permettre aux partenaires d'influencer les décisions en matière de services communs :
Sur le plan de la capacité d'influencer la prise de décisions, l'ACDI et CIC sont heureux de faire partie du Comité opérationnel et ils estiment que c'est indispensable à leur capacité d'influencer les décisions du Conseil des missions en matière de services communs. D'autres partenaires, comme le MDN, soulignent l'importance de pouvoir présenter leurs problèmes au Conseil des missions. Tous les partenaires externes soulignent l'importance et l'avantage de faire partie des comités de gouvernance des SCE au niveau du SM et du SMA pour aborder les questions stratégiques.
Les partenaires externes s'estiment satisfaits des nombreux processus et mécanismes mis en place pour leur permettre d'influencer les décisions en matière de services communs, mais les nombreuses préoccupations qu'ils ont soulevées portent à croire qu'ils aimeraient avoir des précisions sur leur rôle et leur pouvoir (c.-à.-d. le type de questions qui seront débattues et quand; à quel moment les partenaires seront-ils consultés, dans quelle situation, et quand les partenaires peuvent-ils exercer un pouvoir décisionnel).
Le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) a la responsabilité de cerner les problèmes et de les transmettre aux comités de niveau supérieur; toutefois, il faut préciser les critères à partir desquels ils fondent leurs décisions. Des efforts ont été faits en vue d'établir un ordre du jour unifié pour les comités de gouvernance décrivant le type de question et le niveau du comité. Quoi qu'il en soit, les représentants de l'ACDI et de CIC ont indiqué qu'ils voulaient avoir plus de précisions sur le rôle consultatif du GTISCE par rapport à son rôle décisionnel et/ou par rapport aux autres comités de gouvernance.
Un client important est insatisfait de l'absence de lien direct entre le GTISCE et le Conseil des missions. Dans une telle situation, le membre du GTISCE doit transmettre la question au représentant ministériel à l'interne membre du comité opérationnel pour qu'elle soit envoyée éventuellement au Conseil des missions.
Les partenaires externes et internes ont exprimé des préoccupations concernant le rôle de l'analyste du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD). Même si leurs points de vue divergent, plusieurs partenaires estiment que la capacité de l'analyste du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) de prendre la parole pour eux auprès du CORA est limitée en raison du taux de roulement élevé des analystes du Secrétariat de la représentation à l'étranger (ADP) et du manque d'uniformité sur le plan des compétences et de la formation. Selon le personnel du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD), la capacité des analystes dépend également de l'ampleur des renseignements fournis par les clients aux analystes sur leurs besoins et leurs exigences. Le représentant d'un partenaire important (ACDI) a expliqué que la capacité des analystes de présenter leurs points de vue au CORA est limitée par le fait qu'ils n'ont pas le pouvoir de négocier ni de prendre des décisions. Quant aux représentants d'un autre partenaire important (CIC), ils sont assez satisfaits que leur position soit représentée par l'analyste du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD). Les représentants des directions générales géographiques du MAECI estiment quant à eux que les besoins présentés au CORA par les partenaires semblent recevoir, en général, moins d'attention que celles des représentants du SPI.
Les ministères partenaires sont satisfaits de l'amélioration des relations avec les clients grâce aux efforts du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) et de la structure de gouvernance des SCE. Le niveau de satisfaction des partenaires internes du MAECI est cependant moins élevé.
Pour entretenir de bonnes relations avec les clients, il faut définir clairement les attentes sur le plan des services, des coûts, de la transparence et de la cohérence en matière de coûts et de prise de décision; déterminer un point de contact unique et fiable pour répondre aux demandes et aux préoccupations; donner suite aux décisions et aux promesses et établir des communications permanentes, claires et accessibles.
Les partenaires externes ont donné de nombreux exemples de la façon dont la structure de gouvernance des SCE, le SPI et/ou le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) ont contribué à tisser des liens de grande qualité avec les clients :
Selon les partenaires externes, plusieurs autres aspects ont toutefois eu des effets négatifs sur les relations avec les clients :
Les délais à transmettre de l'information aux partenaires, le manque d'homogénéité en matière d'établissement des coûts, les communications entre le SPI/APD et les comités de gouvernance des SCE et les partenaires externes et internes qui ne sont pas encore terminées, les lacunes et les faiblesses des communications et d'autres problèmes ont eu des effets négatifs sur les relations avec les clients. Ceux-ci ne peuvent pas toujours accéder facilement aux ordres du jour des prochaines réunions des comités de gouvernance ni aux décisions des divers comités de gouvernance des SCE, ni à la politique à partir de laquelle elles ont été prises.
Les représentants des directions générales géographiques ont exprimé leur mécontentement en ce qui concerne les nombreux facteurs qui ont eu une incidence négative sur les relations entre leur direction générale géographique, APD/SPI et la structure de gouvernance des SCE. Plusieurs représentants ont indiqué que ce mécontentement est probablement attribuable à la résistance au changement qui découlerait du transfert des budgets au SPI et à d'autres questions liées à la transition et la nouvelle position des directions géographiques, qui sont maintenant des partenaires.
Des représentants des directions générales géographiques estiment que le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) ne les consulte pas suffisamment par le truchement des différentes structures de gouvernance des SCE afin de s'assurer que leurs points de vue (et ceux des missions) sont pris en compte dans la prise de décisions concernant les priorités communes en ce qui concerne la prestation de services communs et les affectations de ressources pour fournir ces services. Leurs points de vue sont parfois sollicités mais les délais de réponse sont si serrés qu'ils n'ont pas le temps de consulter les missions concernées. APD/SPI a indiqué que toutes les mesures seront prises pour s'assurer que tous les partenaires auront suffisamment de temps pour transmettre leurs réponses et diffuser l'information en temps opportun.
De multiples mécanismes de règlement des différends sont en place dans les missions et à l'Administration centrale. Ils semblent efficaces pour régler les problèmes et répondre aux préoccupations des partenaires qui fournissent des services communs au niveau de l'AC.
Les moyens suivants sont proposés dans le PE interministériel de 2009 pour régler les différends :
Selon les partenaires externes, le GTISCE est une tribune efficace pour présenter et régler les différends des clients ou les difficultés et le poste d'analyste du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) est utile comme point de contact pour présenter les questions ou les préoccupations et amorcer les processus de règlement des différends au sein du SPI. Le recours aux analystes du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) ou au GTISCE comme mécanismes pour présenter les problèmes et les régler préoccupe la direction générale du MAECI.
Les partenaires externes ont signalé qu'au niveau de la mission, le règlement des différends est parfois compliqué du fait que :
Par conséquent, les problèmes au niveau de la mission sont susceptibles d'être renvoyés à l'AC à des fins de règlement, ce qui pourrait provoquer une surcharge de travail pour l'AC, mais permettrait de cerner rapidement les problèmes systémiques.
Même si l'approche ICASS ne permet pas nécessairement une utilisation plus efficiente des ressources en matière de prestation de services communs, sa structure décisionnelle est plus rationalisée et sa structure de comité semble moins complexe que celle du MAECI/SPI.
Dans le cadre de cette étude, un bref examen des approches utilisées dans d'autres pays pour gérer leurs missions à l'étranger a été effectué afin de déterminer quelles étaient les approches les plus comparables au système du MAECI et par conséquent, les plus utiles à étudier. Puisque les structures, les installations et les approches en matière d'appui aux services communs varient beaucoup d'un pays à l'autre, le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) nous a informés que l'approche qui se rapprochait le plus de la structure canadienne était le système américain ICASS, le mécanisme de prestation de services communs utilisé par le gouvernement américain.
ICASS est un système de prestation de services communs. Il est appuyé à Washington par le conseil de direction du ICASS (composé de 15 représentants principaux de ministères), qui se réunit trimestriellement, et qui est le principal organisme d'élaboration des politiques et de dernier recours. Le groupe de travail du ICASS, basé à Washington (un peu comme le GTISCE), relève du conseil de direction du ICASS. Les clients du ICASS font partie du groupe de travail, qui se réunit mensuelIement pour discuter des politiques et des pratiques. Dans le cadre de ces réunions, les clients peuvent discuter ouvertement de leurs problèmes et les questions importantes peuvent ensuite être renvoyées au conseil de direction du ICASS.
Le centre de service du ICASS est doté et financé par les organismes participants. Les centres de service à Washington et dans les missions à l'étranger relèvent d'un groupe de travail du ICASS local et du Conseil du ICASS à la mission ou à Washington.
Le gouvernement américain fournit des services communs d'appui administratif et partage les coûts de prestation de ceux-ci. Voici les principales caractéristiques du système ICASS :
Les représentants du système ICASS ont signalé les points suivants concernant l'établissement des coûts par activité :
Nos discussions avec les représentants du système ICASS à Ottawa et notre l'examen de la documentation sur le système ne nous ont pas permis de conclure que cette approche est plus efficace pour gérer efficacement les ressources en matière de prestation de services communs que l'approche utilisée par le MAECI/SPI.
En comparant le système ICASS avec le modèle canadien, nous avons constaté que la structure décisionnelle du système ICASS est plus décentralisée et rationalisée et la structure des comités est moins complexe; nous pourrions peut-être nous en inspirer pour simplifier la structure de gouvernance actuelle des SCE.
L'établissement de plusieurs Centres des services régionaux (CSR) pour fournir des services aux missions vise à permettre au MAECI de transférer des fonctions, des pouvoirs et des responsabilités aux régions. C'est également une mesure d'économie de coûts. À l'instar des centres de services ICASS au niveau des missions, certaines décisions concernant les services communs pourraient être prises au niveau des CSR. Une analyse plus approfondie du rôle que pourrait jouer les CSR dépassait la portée de cette évaluation.
Une comparaison entre le système ICASS et la structure du SPI du MAECI est présentée au tableau 1.
| Tableau 1 : Comparaison entre l'approche ICASS et l'approche du MAECI en matière de SCE | ||
|---|---|---|
| Élément | ICASS | MAECI |
| Point de départ au partage des coûts | Chaque organisation défraie tous les coûts de sa présence à l'étranger | Le MAECI finance les coûts de base, les autres ministères sont responsables des coûts additionnels |
| Base pour l'établissement des coûts |
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| Coûts liés aux biens immobiliers | Exclus du système ICASS | Inclus dans la structure de prestation des SCE du MAECI et dans la structure de coûts (coûts en capital et frais d'exploitation) |
| Accord sur les services communs | Conclu entre le client et le chef de mission | Conclu entre le client et le MAECI |
| Structure de gouvernance de l'AC |
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| Structure de gouvernance de la mission | Conseil des services communs (conseil du ICASS) dans chaque mission - les clients approuvent le budget du ICASS (puisqu'ils sont responsables du recouvrement des coûts) |
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| Secrétariat |
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| Principes | Responsabilisation locale; équité; transparence; axé sur le client; services communs |
|
L'évaluation avait pour objectifs d'évaluer le modèle de gouvernance actuel ainsi que sa capacité d'assurer la prestation de services communs de grande qualité de façon efficiente et adaptée, et d'examiner la mesure dans laquelle le cadre de coordination pour la planification et la gestion du changement permettait d'atteindre les résultats escomptés.
L'évaluation a permis de conclure que le SPI avait été créé en 2008 et que les budgets du MAECI relatifs à la prestation des services communs ont été transférés au SPI pour qu'il les administre au nom du MAECI et des autres partenaires ministériels. Les principaux résultats escomptés en vue d'améliorer la structure de gouvernance des SCE ont été atteints. Il s'agit de la création du SPI et du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD); de l'établissement de la structure de gouvernance des SCE et des structures de gestion du SPI; du transfert des budgets de programmes du MAECI au SPI et de la mise à jour des politiques clés sur la prestation de services communs. Ces résultats ont en outre contribué à une meilleure coordination pangouvernementale, amélioré la clarté et la transparence en matière d'établissement des coûts ainsi que la capacité de répondre aux besoins des partenaires. Ils ont également permis d'atteindre l'excellence en matière de prestation de services communs à l'étranger.
Par ailleurs, l'évaluation a permis de conclure que la structure de gouvernance qui avait été établie a permis aux autres partenaires ministériels de fournir des renseignements importants concernant la prise de décisions liées aux coûts et aux ressources pour appuyer la prestation de services communs aux missions, et collaborer avec le MAECI et avec d'autres organismes gouvernementaux et organisations au placement de personnel additionnel dans les missions. La capacité du MAECI et des autres organismes gouvernementaux de répondre aux priorités pangouvernementales a donc été améliorée. Toutefois, les intervenants ne sont pas toujours au courant des priorités pangouvernementales qui peuvent être énoncées par le MAECI et utilisées par le SPI et le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) pour appuyer la prise de décisions.
Nous avons constaté que le cadre de gouvernance et le cadre de gestion des services communs à l'étranger permettent à la plateforme de se conformer à la Politique du Conseil du Trésor sur les services communs.
Les structures de gouvernance et de gestion pour appuyer le réseau des missions à l'étranger ont été établies dans le but d'assurer une coordination pangouvernementale. Les comités de gouvernance des SCE fonctionnement relativement bien, même s'ils ont été modifiés récemment. Le PE et le cadre de planification et de gestion du changement dans les réseaux sont les deux principaux outils utilisés par les comités interministériels des SCE pour élaborer les politiques et sont une base solide pour assurer la coordination pangouvernementale au niveau opérationnel.
Un examen des documents sur les politiques des services communs et des comités de gouvernance des SCE ainsi que des entrevues menées auprès des présidents et des membres des comités ont permis de cerner les forces et les faiblesses du mandat, de la structure, et du fonctionnement de ces comités. L'équipe d'évaluation a constaté que la structure est complexe et que beaucoup de temps et de ressources servent aux réunions, souvent pour échanger de l'information, plutôt que pour prendre des décisions. Notre analyse nous a permis de conclure que la structure devrait être réexaminée en vue de rationnaliser encore davantage le processus décisionnel, si possible.
Les intervenants estiment que la structure de gouvernance des SCE, la structure de gestion du SPI, la structure de gestion de chacune des missions et les mécanismes de surveillance habituels du Ministère et des organismes centraux assurent une surveillance adéquate de la prestation des services communs.
L'équipe d'évaluation a conclu que le cadre de rendement du SPI et les normes de prestation de services des missions en sont à différentes étapes d'élaboration et de mise en oeuvre. Le cadre de rendement en matière de prestation de services communs comporte trois niveaux : la mesure du rendement au niveau du SPI, des directeurs généraux du SPI et de la mission (ou normes de prestation de services).
Un cadre de rendement initial au niveau du SPI, entièrement harmonisé à l'AAP, a été élaboré et servira à préparer le rapport sur le rendement pour l'exercice 2009-2010 dans le RMR. Les cadres de rendement des directions générales et de la mission sont en cours d'élaboration.
Même s'il y a encore place à l'amélioration, les partenaires externes s'estiment satisfaits des progrès réalisés en ce qui concerne les relations avec les clients, grâce aux efforts fournis par le Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD) et à la structure de gouvernance des SCE. Même s'ils appuient le SPI/APD et la structure de gouvernance des SCE, les partenaires internes du MAECI sont moins satisfaits. Il est vrai qu'auparavant, les directions géographiques exerçaient un plus grand contrôle sur les ressources pour la prestation de services communs, et que les communications sur les changements n'ont pas été suffisantes.
L'équipe d'évaluation a constaté que le rôle des comités de gouvernance des SCE en ce qui concerne l'affectation adéquate des ressources varie en fonction des types de coûts. Le cadre de gestion du changement et la politique sur les FSCE établissent un cadre commun pour affecter les ressources aux postes de services communs.
La plupart des intervenants, externes et internes, estiment que la direction du SPI, les comités de gouvernance des SCE et les équipes de gestion des missions fournissent de bons efforts pour s'assurer que l'affectation des ressources des services communs est faite de la manière la plus efficiente et la plus appropriée que possible.
L'équipe d'évaluation a conclu que même si les intervenants ont indiqué qu'ils reçoivent plus de services pour leur argent que les années précédentes, il n'y a pas suffisamment de données financières et de renseignements sur le rendement pour justifier le coût des services fournis par rapport aux niveaux de service cibles.
En se fondant sur des discussions avec les partenaires internes et externes, et des représentants du Secrétariat de la représentation à l'étranger (APD), l'équipe d'évaluation a conclu que leurs préoccupations concernant la capacité du MAECI/SPI de continuer à fournir des services communs pour répondre aux besoins pangouvernementaux dans le cadre de la structure de coûts actuelle étaient fondées.
Le SPI devrait revoir la structure de gouvernance et la structure décisionnelle pour s'assurer que les rôles et les responsabilités sont clairs, et que les processus décisionnels sont bien définis et bien compris. Dans le cadre de cet examen, le SPI devrait examiner les possibilités de simplification, surtout du point de vue des clients.
À l'heure actuelle, la structure de gouvernance n'est pas suffisamment bien comprise par le MAECI et les partenaires externes en ce qui concerne le rôle, les responsabilités, les processus décisionnels et les pouvoirs et l'interface avec les structures de gestion du SPI. Le roulement rapide du personnel chez les ministères partenaires ainsi qu'au MAECI, et la documentation actuelle qui est fragmentée, incohérente et quelque peu désuète en sont en partie responsables.
Dans le cadre du processus pour clarifier la structure de gouvernance, il faudra :
Le SPI devrait lancer un examen du cadre d'établissement des coûts tel que demandé par le SCT pour s'assurer que les frais facturés pour la prestation de services communs sont suffisants pour couvrir tous les services communs fournis ainsi que les futures augmentations de coûts. Le SPI devrait en outre s'assurer que l'outil automatisé d'établissement des coûts sera mis en oeuvre le plus rapidement possible.
Le Conseil du Trésor était préoccupé par l'exactitude et le bien-fondé de la « base de coûts » établie en 2004 pour les services communs. Tous les frais additionnels ont donc été facturés aux partenaires internes et externes. Toutefois, on se demande si les coûts inclus dans la base de 2004 sont suffisants pour couvrir adéquatement les augmentations de coûts et l'inflation survenues depuis. Ceci est particulièrement important à la lumière des augmentations prévues de la taille des missions à l'étranger, et de l'équilibre changeant entre les postes du MAECI par rapport aux postes des autres ministères à l'étranger.
Suite aux faiblesses et à l'inefficacité du système partiellement automatisé d'établissement des coûts utilisé par le MAECI, le SPI a entrepris d'élaborer un outil automatisé d'établissement des coûts. Les problèmes techniques, le financement et d'autres problèmes ont retardé d'un an la mise en oeuvre de cet outil; le SPI utilise donc encore une approche partiellement automatisée pour établir les coûts. Par conséquent, les partenaires n'ont pas accès à un outil d'établissement des coûts qui répond à leurs besoins.
Le SPI devrait diffuser un document détaillant les services communs disponibles ou susceptibles de l'être, le coût de ces services, la base à partir de laquelle ils ont été établis ainsi que les normes de service et afficher ce document à un seul endroit.
Plusieurs partenaires ont indiqué ne pas avoir de document ni de communication détaillant les services disponibles, le coût de chacun de ces services, la base à partir de laquelle ils ont été établis, et les normes de prestation de services promises. Même si ces renseignements peuvent être obtenus de SPI/APD, ils sont dispersés dans de multiples documents et organisés de toutes sortes de façons. Le regroupement de ces renseignements (sur un site Web ou en un seul document) permettrait de diminuer la confusion et les malentendus entre le SPI et les partenaires en ce qui concerne les services, les coûts, et les questions financières.
SPI devrait clarifier et documenter les critères utilisés pour l'affectation du financement des FSCE et le niveau des postes FSCE qui ont été créés aux termes de la politique sur les FSCE.
Conformément à la politique relative aux FSCE, l'un des frais facturé aux partenaires concerne le personnel affecté à l'étranger. Il vise à couvrir le quart des coûts liés à la création d'un poste de services communs dans chaque mission, en se fondant sur la prémisse que pour chaque quatre postes de programmes, un poste de services communs devrait être créé. Plusieurs questions sur les FSCE ont été soulevées :
En l'absence de ces renseignements, plusieurs partenaires externes et internes importants croient que le rapport 1:4 (un poste d'appui pour quatre postes de programmes) n'est pas atteint et par conséquent, ils ne peuvent déterminer dans quelle mesure ils en ont pour leur argent en ce qui concerne les FSCE additionnels qui leur sont facturés. En juin 2009, la nouvelle politique sur les FSCE a été approuvée par le Conseil des SMA afin de financer le volet de l'AC concernant les services communs.
Le SPI devrait mettre en oeuvre une stratégie de communication pour s'assurer que toute l'information pertinente sur les politiques, les procédures, les structures ainsi que toute autre communication pertinente pour les partenaires est disponible en temps opportun et dans un format approprié.
Le SPI devrait être proactif en s'assurant que les partenaires ont accès à des communications claires et en temps opportun. La stratégie devrait s'assurer que les partenaires sont informés des modifications apportés aux activités et à la politique et de l'incidence qu'elles auront sur eux.
Sur le plan du contenu, les renseignements à communiquer devraient inclure les éléments clés suivants :
Le SPI devrait s'assurer d'élaborer et de mettre en oeuvre des cadres de mesure du rendement pour chacune des directions du SPI et des normes de prestation de services pour chacune des missions.
Même si le SPI a élaboré et mis en oeuvre un cadre de mesure du rendement ministériel pour la direction, le cadre de rendement pour chacune des directions du SPI et les normes de prestation de services au niveau de la mission en sont à différentes étapes d'élaboration et de mise en oeuvre. Par conséquent, les partenaires manquent de renseignements sur le rendement pour pouvoir évaluer adéquatement les services fournis ainsi que la mesure dans laquelle ils en ont pour leur argent.
| Recommandation | Réponse de la direction et plan d'action | Centres de responsabilités | Calendrier |
|---|---|---|---|
| Recommandation 1 : Clarifier la structure décisionnelle Le SPI devrait revoir sa structure de gouvernance et sa structure décisionnelle pour s'assurer que les rôles et les responsabilités sont clairs, et que les processus décisionnels sont bien définis et bien compris. Dans le cadre de cet examen, le SPI devrait examiner les possibilités de simplification, surtout pour les clients. Conclusions connexes : 1, 2, 3, 4, 6, 11, 13, 16 |
| APD Présidents de comités | Les documents seront approuvés par les comités de gouvernance au début de 2010. Séance de discussion ouverte - Janvier 2010 et une fois par année par la suite. Le site Web sera mis à jour au début de 2010 lorsque les documents auront été approuvés. Les communications seront ensuite transmises aux intervenants et feront partie des efforts de communication de la direction. |
| Recommandation 2 : Cadre d'établissement des coûts des SCE Le SPI devrait lancer un examen du cadre d'établissement des coûts tel que demandé par le CT pour s'assurer que les frais facturés pour la prestation de services communs sont suffisants pour couvrir tous les services communs fournis ainsi que les futures augmentations de coûts. Le SPI devrait en outre s'assurer que l'outil automatisé d'établissement des coûts sera mis en oeuvre le plus rapidement possible. Conclusions connexes : 8, 9, 10, 12 |
| SPI AAM APD | Un consultant sera embauché d'ici janvier 2010. Il faudra un an pour préparer la présentation. Cette importante présentation détaillée portera essentiellement sur sept des neuf éléments majeurs qui coûtent environ un milliard de dollars annuellement. Le SCT a indiqué qu'il voulait que le Bureau du contrôleur général consulte également. La présentation devrait être prête à l'hiver 2010-2011. |
| Recommandation 3 : Répertoire des SCE Le SPI devrait diffuser un document détaillant les services communs disponibles ou susceptibles de l'être, le coût de ces services, la base à partir de laquelle ils ont été établis ainsi que les normes de services, et afficher ce document à un seul endroit. Conclusions connexes : 5, 8, 9, 15 |
| APD | Hiver 2010-2011. |
| Recommandation 4 : Financement des FSCE Le SPI devrait clarifier et documenter les critères utilisés pour l'affectation du financement des FSCE et le niveau des postes de FSCE qui ont été créés aux termes de la politique relative aux FSCE. Conclusions connexes : 5, 8, 9, 10, 15 |
| APD | Terminé en grande partie. L'examen de l'Europe sera terminé d'ici le premier trimestre de 2010-2011. |
| Recommandation 5 : Stratégie de communication Le MAECI devrait mettre en oeuvre une stratégie de communication pour s'assurer que toute l'information pertinente sur les politiques, les procédures, les structures ainsi que toute autre communication pertinente pour les partenaires est disponible en temps opportun et dans un format approprié. Conclusions connexes : 2, 4, 11, 14, 15 |
| APD SMA et DG géographiques et fonctionnels (à valider) Secrétaire des services intégrés | Stratégie de pays - à déterminer Résumé de décisions - février 2010 pour commencer et permanents ensuite. Ordre du jour unifié - les mises à jour débuteront en février 2010 et se poursuivront par la suite. Séance de discussion ouverte, janvier 2010 et ensuite annuellement. Le rapport annuel de 2009-2010 sera modifié pour détailler les éléments clés. Une nouvelle description de travail est en cours d'élaboration et sera finalisée d'ici février 2010. Exercice financier (2010-2011) |
| Recommandation 6 : Gestion du rendement Le SPI devrait s'assurer d'élaborer et de mettre en oeuvre des cadres de mesure du rendement pour chacune des directions du SPI et des normes de prestation de services pour chacune des missions. Conclusions connexes : 6, 7, 9 |
| Toutes les unités du SPI, Bureau de la sécurité, DPF et toutes les missions | Par étapes d'ici 2012. |
1 Le volet interministériel de la structure de gouvernance des SCE comprend trios comités : le Sous-comité des sous-ministres chargés de la représentation à l'étranger; le Conseil des sous-ministres adjoints sur la représentation à l'étranger; et le Groupe de travail interministériel sur les services communs à l'étranger (GTISCE). Trois comités internes du MAECI sont inclus dans la structure de gouvernance des SCE : le Conseil des missions et son sous-comité, le Conseil des opérations des missions; le Comité sur la représentation à l'étranger; et le Comité des politiques et des procédures en matière de calcul des coûts (CPPC). Un autre sous-comité du Conseil des missions a été formé par la suite : le comité de gouvernance des ERP. Les opérations de ce comité ne faisaient pas partie de la présente évaluation.
2 Le réseau comprend actuellement 32 partenaires de programmes, dont 22 ministères fédéraux : AAC, ASFC, ARC, ACIA, ACDI, ASC, CIC, MAECI, MDN, Finances, SC, Justice, RNCan, ASPC, PSC, TPSGC, GRC, SCT, TC, Industrie Canada, Bureau du Conseil privé et ministère des Anciens combattants.
3 Les sociétés d'État et les provinces comprennent : le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Banque du Canada, Exportation et développement Canada, Canadian Commercial Cooperation et les programmes d'autres pays comme l'Australie et Israël.
4 Les sept directions générales du SPI sont : Services ministériels du secteur; Courrier diplomatique et logistique; Ressources humaines et employés recrutés sur place; Gestion de l'information et de la technologie de l'information; Innovation et service à la clientèle des missions; Services Immobiliers; Service extérieur; et Secrétariat de la représentation à l'étranger.
5 Les huit frais sont : les salaires et avantages sociaux, prix de transfert (salaires des employés et avantages sociaux); les dépenses opérationnelles de la mission; les dépenses en immobilisations; les frais des services communs à l'étranger (FSCE); AC - technologie de l'information; AC- Ressources humaines; et les frais d'accroissement liés aux services immobiliers.
6 Les cinq principes d'établissement des coûts sont : la transparence, l'uniformité, l'équité, la primauté du droit, et le risque.
7 Le 31 mars 2004, le cadre pour l'accroissement du nombre de postes a été officialisé dans un premier protocole d'entente interministériel. Auparavant, une série de protocoles d'ententes bilatéraux avaient été conclus.
8 Les structures de gouvernance ont été mises en place en 2000 et elles ont continué d'évoluer depuis.
9 A Board Culture of Corporate Governance, Gabrielle O'Donovan, Corporate Governance International Journal, Vol. 6, numéro 3, 2003.
Bureau de l'inspecteur général
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