Partenaires hémisphériques

Le Canada entretient des relations avec des partenaires hémisphériques importants et participe activement aux travaux d’organisations clés avec lesquelles il partage des intérêts communs dans les Amériques.

Organisation des États américains (OEA)

Le Canada a adhéré à l’Organisation des États américains(OEA) à titre d’observateur permanent en 1972, avant d’en devenir membre à part entière le 8 janvier 1990. Il demeure pleinement résolu à œuvrer en faveur d'une OEA forte et efficace, qui serve de forum politique principal pour aborder les enjeux hémisphériques. Dans le cadre de son engagement approfondi dans les Amériques, le Canada collabore avec d’autres États membres de l'OEA sur des enjeux importants pour l'hémisphère, y compris la démocratie, la sécurité et les droits de la personne.

Depuis qu'il est devenu membre à part entière de l’OEA, le Canada apporte une contribution importante aux réalisations collectives de cette organisation. Cela comprend, entre autres, l’adoption de la Charte démocratique interaméricaine, qui fait du respect de la démocratie une condition formelle de l'adhésion à l'OEA. À cela s’ajoute l'élaboration de la Déclaration sur la sécurité dans les Amériques, qui crée un cadre de sécurité multidimensionnel pour la région. Le Canada a aussi plaidé en faveur de la création de l'Unité pour la promotion de la démocratie à l'OEA, en tant que mécanisme permettant de renforcer encore davantage les principes démocratiques dans la région.

Banque interaméricaine de développement

Le Canada est un partenaire solide et fiable de la Banque interaméricaine de développement (BID) (anglais) depuis 1972. La BID compte 48 États membres et le Canada en est le septième actionnaire, puisqu’il contribue à hauteur d'un peu plus de 4% à son capital ordinaire. Le gouvernement du Canada a constamment témoigné de son attachement à la BID ainsi qu’à ses objectifs de réduire la pauvreté et les inégalités en Amérique latine et dans les Caraïbes. En 2009, le Canada a augmenté temporairement, de 4 milliards de dollars, le montant de son capital exigible à la BID. L’objectif était de l’aider à consentir des prêts pour le développement économique, social et institutionnel dans les Amériques pendant la crise économique mondiale. Il a également joué un rôle de premier plan dans les négociations en vue de la neuvième augmentation du capital général de la BID, qui ont abouti en 2010. En mars 2012, notre pays a institué le Fonds canadien de lutte contre les changements climatiques pour le secteur privé dans les Amériques, à la BID. Ce mécanisme, auquel 250 millions de dollars sont affectés, permet d’accorder un financement concessionnel afin de promouvoir les mesures du secteur privé visant à lutter contre les changements climatiques en Amérique latine et dans les Caraïbes.

De plus, le Canada apporte une contribution importante au Fonds d'investissement multilatéral (FIM) de la BID, l’un des principaux mécanismes de promotion du microfinancement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Depuis sa création en 1993, le FIM a financé plus de 1 700 projets dans cette région. Il a aussi octroyé des subventions et des investissements de plus de 1,1 milliard de dollars à l’appui de projets de développement du secteur privé.

CARICOM

Le Canada entretient des relations étroites et amicales avec les pays du Marché commun des Caraïbes (CARICOM) (anglais) : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Dominique, la Grenade, la Guyane, la Jamaïque, Haïti, Montserrat (territoire britannique d'outre-mer), Saint‑Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et‑les Grenadines, Suriname et Trinité‑et‑Tobago. Les territoires suivants sont des membres associés de CARICOM : Anguilla, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, les îles Caïmans et les îles Turques et Caïques. Le Secrétariat de CARICOM se trouve à Georgetown, Guyane, et le Haut‑commissariat du Canada à Georgetown y est accrédité depuis 2003.

Le Canada contribue à l’intégration régionale en apportant une aide au Secrétariat de la CARICOM et à des programmes régionaux réalisés par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). C’est ainsi que le programme d’aide au développement de 600 millions de dollars au profit de la région des Caraïbes vient s’ajouter aux 555 millions de dollars sur cinq ans (2006 à 2011) que le Canada s’est engagé à verser pour les efforts de développement en Haïti. En conséquence, le Canada est l’un des principaux pays donateurs d’aide au développement au profit de la région. Le programme concorde avec les priorités des Caraïbes en matière de croissance économique, et vise à favoriser l’édification d’une communauté régionale plus prospère et intégrée, mieux à même d’offrir des possibilités à ses citoyens et d'assurer leur sécurité.

Système d’intégration d’Amérique centrale (SICA)

Le Canada entretient des relations bilatérales constructives avec les pays du Système d’intégration d’Amérique centrale (SICA) (espagnol) : le Belize, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama. La République dominicaine est membre associé du SICA. Son Secrétariat est situé à San Salvador, au Salvador, de sorte que l’ambassade du Canada dans la capitale salvadorienne est le principal point de contact du Canada avec ce mécanisme.

 Le soutien canadien au rôle du SICA en Amérique centrale se fonde sur la Stratégie canadienne d’engagement dans les Amériques. Ce soutien témoigne également de notre détermination à renforcer les institutions de sécurité qui garantissent le respect de la liberté, des droits de la personne, de la démocratie et de la primauté du droit, notamment par des programmes de renforcement des capacités et un engagement diplomatique dans la région. Dans cette optique, le Canada est un membre actif du Groupe des amis de l’Amérique centrale et il apporte son soutien à la Stratégie pour la sécurité en Amérique centrale du SICA, présentée à la communauté internationale en juin 2011 à Guatemala City. C’est ainsi que les initiatives canadiennes en faveur de la sécurité, réalisées dans le cadre du Programme d’aide au renforcement des capacités de lutte contre la criminalité (PARCLC) et du Fonds pour la paix et la sécurité mondiales (FPSM), sont depuis lors élaborées de façon à favoriser l’atteinte des objectifs énoncés dans la Stratégie. Depuis 2008, près de 70 millions de dollars ont été consacrés à des efforts et à des programmes pangouvernementaux visant à promouvoir la sécurité en Amérique centrale. Lors du dernier Sommet des Amériques en avril 2012, le premier ministre Stephen Harper a annoncé la nouvelle Initiative du Canada pour la sécurité en Amérique centrale, mécanisme assorti d’un budget de 25 millions de dollars sur cinq ans qui renforcera considérablement nos capacités actuelles en matière de programmation dans cette région. Les leaders nord-américains ont aussi annoncé, plus tôt le même mois, l’ouverture d’un dialogue SICA-Amérique du Nord sur la sécurité, qui permettra un examen plus approfondi de la situation de sécurité en Amérique centrale.