Travailler de concert avec l’Organisation des États américains pour procéder à l’inscription des électeurs en Haïti

Avec le tremblement de terre de janvier 2010 en Haïti, l'identité de milliers de citoyens s'est volatilisée et les actes officiels, quand ils existaient, ont disparu. Pire, des milliers d'électeurs potentiels n’ont jamais été inscrits, voire comptabilisés, dans le registre civil de l'État haïtien. Sans identité reconnue, un citoyen ne peut participer à la vie économique, politique et démocratique de sa propre communauté ou de son pays, incluant la recherche d’un emploi, l’acquisition de titres de propriété, l’ouverture d’un compte bancaire, ou la fréquentation d’une université.

Comme l'explique Marie-Claude Delson, vendeuse d'épices sur le trottoir :

« La carte d'identité nationale est importante pour des services bancaires et aussi pour faire des affaires. Si tu n'as pas de carte, inutile d'aller à la banque ou espérer avoir un petit prêt ».

Afin de contribuer à résoudre cette problématique, l'Agence canadienne de développement international (ACDI), en partenariat avec l'Organisation des États américains (OEA), participe à un projet visant à renforcer l'Office national d'identification haïtien et à moderniser sa capacité d'établir un système d'identification et d'enregistrement national permanent, universellement accessible, sécuritaire et non discriminatoire.

Jusqu’à présent, ce sont plus de 4.9 millions d'Haïtiens, soit 85 % de la population ayant le droit de voter, qui ont été inscrits sur la liste électorale. Dans le cadre de cette initiative, plusieurs fonctionnaires haïtiens ont reçu une formation relative à l’utilisation de nouvelles technologies, y compris en ce qui a trait à la numérisation de millions de documents papier afin d’en accroître leur accessibilité et leur utilisation en format électronique. Grâce à ce processus, la population haïtienne a maintenant un meilleur accès aux services gouvernementaux. Pour le gouvernement haïtien, la mise à jour du registre civil est aussi cruciale pour mieux planifier ses politiques.