Réunion des ministres du Commerce de l'APEC

Le 20 et 21 avril 2013
Surabaya, Indonésie

Déclaration

  1. Nous, ministres du Commerce de l’APEC, nous sommes réunis les 20 et 21 avril 2013 à Surabaya, en Indonésie, sous la présidence de S. E. M. Gita Irawan Wirjawan, ministre du Commerce de la République d’Indonésie. 

  2. Nous avons accueilli favorablement la participation à la réunion du directeur général adjoint de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Alejandro Jara, ainsi que celle du Conseil consultatif des gens d'affaires de l'APEC (ABAC), du Conseil de coopération économique avec les pays du Pacifique (PECC), de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), du Secrétariat de l’APEC  et du membre du Conseil d’administration et ministre du Commerce de la Commission économique eurasienne (CEE), M. Andrey Slepnev. 

  3. La fragile reprise économique mondiale a pesé lourdement sur les économies, le commerce, l'investissement et la prospérité future. Mais l'histoire a montré la capacité de la région de l'Asie-Pacifique de rebondir après des difficultés pour devenir plus forte et plus résiliente. 

  4. Il est tout à fait approprié que le thème de l'APEC pour la réunion de 2013, « Une Asie-Pacifique résiliente, moteur de la croissance mondiale (Resilient Asia-Pacific, Engine of Global Growth) », devienne notre appel à l'action — vers une vision d’une région Asie-Pacifique plus forte, plus dynamique et plus robuste. Nous sommes invités à demeurer résilients et à jouer notre rôle de moteur de la croissance économique mondiale. 

    L’économie mondiale : en quête de perspectives de croissance mondiale à long terme 

  5. L’économie mondiale est sur la voie de la reprise à la suite des importantes mesures politiques qui ont été mises en œuvre, et les risques extrêmes ont grandement diminué. Dans ce contexte, la région de l’Asie-Pacifique apparaît de plus en plus comme le pivot stratégique et économique du monde. Des jalons importants ont été posés dans le cadre de l’APEC. Par le biais de la coopération dans le domaine du commerce et du développement, l’APEC a permis aux économies de tirer parti de leurs avantages comparatifs, de leurs chaînes d’approvisionnement et de leurs marchés. Les économies de l’APEC ont adopté, tant unilatéralement que collectivement, un grand nombre de mesures concrètes et importantes en matière de libéralisation du commerce et de l’investissement, qui ont fortement contribué à la croissance économique soutenue enregistrée depuis dans la région. Elles sont également déterminées à promouvoir la poursuite des réformes structurelles. 

  6. Toutefois, un certain nombre de défis nous attend. La faible croissance économique mondiale, qui a pour effet de diminuer le commerce et les investissements au niveau mondial, la connectivité, l'éducation, les catastrophes naturelles, la santé, la pauvreté et les enjeux environnementaux, dont le changement climatique, pourraient avoir des répercussions sur le paysage économique de la région. Ces défis exigent des solutions collectives dans l’intérêt de l’ensemble de notre population. 

  7. Nous partageons la même conviction, à savoir que nous devons faire partie d’une Asie-Pacifique meilleure, plus intégrée, plus harmonieuse : un espace régional où un esprit de responsabilité partagée anime nos efforts pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes et créer des possibilités en vue d’un avenir prospère et stable. Nous nous efforcerons de stimuler notre coopération afin de relever efficacement les défis à mesure qu’ils se posent et d’exploiter les potentialités économiques de la région. L’APEC doit demeurer à l’affût d’autres possibilités de promouvoir une croissance durable, d’améliorer les niveaux de vie et de réduire la pauvreté. 

  8. Comme base de nos discussions, ici à Surabaya, nous avons partagé notre vision de la situation actuelle de l’économie mondiale et avons convenu des mesures suivantes.

    Maintenir le soutien au système commercial multilatéral 

  9. Nous avons adopté une déclaration distincte à ce sujet. 

    Poursuivre les efforts en vue d’atteindre les objectifs de Bogor 

  10. Nous renouvelons notre engagement d’atteindre les objectifs de Bogor de libéralisation et d’ouverture du commerce et de l’investissement d’ici 2020. Nous réitérons notre engagement à régler les problèmes subsistants afin d’aider les économies de l’APEC à atteindre les objectifs de Bogor. Nous nous engageons, à cet égard, à cerner et à combler l’écart de développement et à aider les économies en développement à atteindre les objectifs de Bogor d’ici 2020. Nous encourageons également les économies développées à prendre des mesures concrètes pour atteindre les objectifs de Bogor, conformément aux conclusions du Rapport de l’APEC de 2010 sur les progrès accomplis en vue de la réalisation des objectifs de Bogor. 

  11. Nous réaffirmons l’importance de la contribution constructive, de l’apport intellectuel et du leadership de l’APEC dans l’orientation des processus de mise en place d’accords de libre-échange et d’accords commerciaux régionaux (ALE/ACR) dans la région Asie-Pacifique. Nous continuerons de promouvoir une intégration élargie, qui englobe la libéralisation et la facilitation du commerce et de l'investissement dans la région de l'APEC. Prenant acte des diverses initiatives de renforcement des capacités en cours dans la perspective d'une éventuelle zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (ZLEAP), nous avons convenu de présenter des rapports périodiques à l'APEC et de mettre en commun des renseignements sur l’évolution des initiatives d'ALE/ARC, notamment sur le Partenariat transpacifique et le Partenariat économique intégral régional, dans le but de promouvoir la transparence des diverses initiatives d’ALE/ARC et d’analyser les questions d’ouverture et de convergence pertinentes dans le cadre de l’APEC. 

  12. Nous appuyons fermement les progrès de l’APEC dans la mise en œuvre du cadre du plan d’action sur les initiatives de renforcement des capacités (IRC). 

  13. Nous accueillons favorablement l’idée d’un dialogue sur la politique commerciale visant à aborder l’impact économique des exigences  en matière de contenu local, pour ce qui est de promouvoir la croissance économique et l’emploi. Nous prenons acte de l’initiative de poursuivre les discussions entre fonctionnaires pour promouvoir une bonne compréhension des enjeux et établir une marche à suivre. 

  14. Nous réaffirmons l’engagement des dirigeants de l'APEC pris à Vladivostok en 2012 concernant la promotion d'une croissance verte et la recherche de solutions pratiques de stimulation du commerce en vue de relever les défis environnementaux mondiaux, ainsi que leur engagement pris en 2011 de réduire les droits de douane sur les biens environnementaux à 5 p. 100 ou moins d’ici la fin de 2015, et nous mettons l'accent sur l'adoption de mesures concrètes pour faciliter la mise en œuvre soutenue de ces engagements. Nous sommes convaincus qu’une telle libéralisation nous aidera à atteindre les objectifs de Bogor et contribuera à l’atteinte de nos objectifs de développement durable et de croissance verte. Nous soulignons en outre la directive donnée par les dirigeants à Honolulu, en 2011, d’entreprendre des activités de renforcement des capacités pertinentes dans le cadre de la mise en œuvre de ces mesures, y compris l’échange de vues et  la mise en commun d’expériences et de pratiques exemplaires pour promouvoir le commerce des biens environnementaux ainsi que l’investissement dans ce secteur. 

  15. Vu les priorités de l'APEC cette année d’atteindre les objectifs de Bogor et d’atteindre une « croissance durable équitable », nous prenons acte de l’aspiration de certaines économies à une libéralisation accrue du commerce des marchandises, de manière à répondre aux besoins au chapitre du développement, de réduire la pauvreté ainsi que de faciliter la participation des PME dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, et que le consensus devrait viser à promouvoir la satisfaction de cette aspiration. Nous prenons acte de la proposition de l’Indonésie d’inclure l’huile de palme brute et le caoutchouc dans la liste des biens environnementaux de l’APEC. 

  16. Nous accueillons favorablement les activités de l’APEC au chapitre de la libéralisation et de la facilitation du commerce des services, y compris l’expansion de la base de données sur les exigences relatives à l’accès au commerce des services (Services Trade Access Requirements (START) Database). Nous accueillons également favorablement  les efforts pratiques et axés sur le commerce qui visent à définir les pratiques exemplaires sur le plan de la réglementation du commerce et de l’investissement dans des secteurs de services clés. 

  17. Nous confirmons l’importance d’améliorer le climat d’investissement dans la région de l’APEC, y compris au moyen d’une mise en œuvre continue du plan d’action de l’APEC pour la facilitation de l’investissement. Nous demandons aux fonctionnaires d’intensifier leurs efforts pour réduire les obstacles à un flux accru d’investissements dans la région, y compris ceux liés au financement privé de l’infrastructure. Nous accueillons favorablement le dialogue public-privé sur la responsabilité sociale des entreprises et encourageons les fonctionnaires à travailler avec le secteur privé pour favoriser et rehausser l’adoption de pratiques responsables sur le plan social, y compris la transparence.

  18. En ce qui a trait aux progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Nouvelle stratégie pour une réforme structurelle de l'APEC (NSRSA), approuvée par les leaders de l'APEC en 2010, qui fait la promotion d’une croissance et d’un développement plus équilibrés, plus inclusifs et plus durables par le ciblage des obstacles au commerce derrière les frontières, nous prenons acte des efforts en cours déployés dans chaque économie de l'APEC pour mettre en relief leurs plans respectifs dans le rapport d’étape à mi-mandat de la NSRA pour 2013. Nous sommes certains que le rapport reflètera les réalisations des économies de l'APEC, y compris les obstacles rencontrés dans la mise en œuvre de leurs plans pour la réforme structurelle dans la perspective de l’atteinte de leurs objectifs en 2015. 

  19. Nous applaudissons les efforts soutenus déployés pour mettre en œuvre l’engagement pris par nos dirigeants en 2011 de renforcer, d’ici novembre 2013, la mise en œuvre de l’initiative relative aux bonnes pratiques réglementaires (BPR), tout particulièrement dans les domaines de la coordination interne du travail de réglementation, l’évaluation de l'impact de la réglementation, la tenue de  consultations publiques. Nous appuyons les activités qui ont été déployés dans ce contexte en vue de renforcer la mise en œuvre des BPR grâce, notamment, à des activités de renforcement des capacités et à la collaboration avec d'autres forums, sous-forums et organisations internationales. Nous encourageons les fonctionnaires à poursuivre leur dialogue sur les moyens de renforcer la mise en œuvre de BPR après 2013, en tenant compte de la situation particulière de chaque économie. 

  20. Les dialogues de l’industrie continuent d’enrichir notre programme et de produire des résultats concrets qui contribuent à l’atteinte des objectifs de Bogor. Nous accueillons favorablement les nouvelles activités qui seront menées pour élaborer des principes de développement des sciences de la vie; faciliter la commercialisation de la recherche; appuyer l’établissement d’un centre d’excellence pour la coopération réglementaire dans le domaine des sciences. Nous nous réjouissons à l’idée de l’obtention de résultats concrets qui permettront de garantir la qualité et l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement en produits médicaux. Nous prenons acte de l’intention des participants au Dialogue sur les produits chimiques de poursuivre leurs efforts au chapitre de la coopération et de la convergence réglementaire, et nous accueillons favorablement le plan de travail visant à faire progresser la coopération et la convergence réglementaire dans le secteur de l’alimentation. 

  21. Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir une politique sur l’innovation efficace, non discriminatoire et axée sur le marché, y compris au moyen du développement et de la définition de pratiques de mise en œuvre. 

    Instaurer une croissance durable équitable 

  22. Nous prenons acte des efforts déployés cette année par l'APEC en ce qui concerne petites et moyennes entreprises (PME). Les PME, y compris les femmes entrepreneures et les jeunes entrepreneurs, jouent un rôle crucial dans l'emploi et le développement de l'économie. Afin de garantir que les PME, dont un grand nombre sont détenues par des femmes, puissent participer au commerce international et en tirer parti, nous réaffirmons l’importance de l’élimination des obstacles au commerce et à l’investissement ainsi que des obstacles réglementaires auxquels se heurtent les PME, et nous appuyons les efforts visant à améliorer la compétitivité mondiale des PME, leur éthique des affaires et leur participation aux chaînes de valeur mondiales. Nous avons demandé aux hauts fonctionnaires de poursuivre les efforts et les activités dans ces domaines.

  23. Reconnaissant l’importance de mécanismes transnationaux permettant de diffuser les  technologies à faibles émissions de CO2 en vue de parvenir à une croissance durable, nous prenons acte de la tenue d’un séminaire sur un mécanisme de crédits conjoint, qui aura lieu à l’occasion de la troisième réunion des hauts fonctionnaires (SOM3). 

  24. Nous reconnaissons que la collaboration entre le gouvernement et le secteur privé, en particulier les agriculteurs, l’investissement privé et le commerce des produits agroalimentaires sont essentiels pour assurer la sécurité alimentaire dans la région. Nous saluons l’importance qu’attache le Partenariat stratégique pour la sécurité alimentaire (PPFS) à l’harmonisation de la contribution des agriculteurs, du secteur privé et des gouvernements à l’atteinte de l’objectif de sécurité alimentaire mondiale dans le cadre d’un partenariat stratégique qui fait appel à leur participation constructive. Nous soulignons l’importance que revêt la non-application de mesures commerciales non-conformes aux règles de l’OMC dans la poursuite de l’objectif de sécurité alimentaire. 

  25. Nous demandons aux hauts fonctionnaires de poursuivre cette initiative – et nous encourageons le secteur privé à s’y associer – et d’élaborer un plan d’action stratégique 2020, exhaustif et axé sur les résultats, pour atteindre l’objectif à long terme d’établissement d’une structure de sécurité alimentaire d’ici 2020 qui permettra d’assurer la sécurité alimentaire des pays de la région de l’Asie-pacifique. Nous soulignons l’importance du PPFS et de la coordination du Comité sur le commerce et l’investissement (CTI) pour les questions de sécurité alimentaire liées au commerce et à l’investissement. Nous convenons que le commerce agricole joue un rôle de premier plan au chapitre de la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, nous réaffirmons la pertinence d’un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles, en mesure d’offrir prévisibilité et stabilité en matière de commerce agricole. Nous convenons de la nécessité d’appuyer les avantages de la mondialisation et de la libéralisation des marchés, en soulignant l’importance fondamentale de maintenir des normes reposant sur des fondements scientifiques, de rejeter le protectionnisme et d’encourager le développement de marchés intégrés à l’échelle régionale. Nous accueillons aussi favorablement les efforts déployés pour accroître la production et la productivité agricole dans un contexte de durabilité, au moyen d’une stimulation de l’investissement et de l’adoption active de technologies innovatrices. 

  26. Nous reconnaissons les efforts continus du Forum de coopération en matière de salubrité des aliments (FSCF) et de son Réseau d’instituts de formation en partenariat (PTIN) en ce qui a trait au développement des capacités en matière de salubrité des aliments dans la région, contribuant ainsi à l’alignement de la réglementation interne sur les normes internationales. Ce travail renforce les chaînes d’approvisionnement alimentaire dans la région et offre de nouvelles possibilités pour le commerce des produits alimentaires sains et de qualité. Nous saluons la création du réseau sur les incidents liés à la salubrité des aliments (FSIN), qui renforcera notre capacité de faire face à de tels incidents dans la région. 

  27. Nous avons salué le lancement avec succès du Partenariat stratégique en science, technologie et innovation (PPSTI). Nous avons donné des directives aux fonctionnaires pour qu’ils complètent le processus de renforcement institutionnel et déterminent la structure des domaines d’activités prioritaires clés du PPSTI d’ici la Réunion ministérielle de l’APEC d’octobre 2013. Conscients de l’importance que revêt la coopération scientifique et technologique pour promouvoir une croissance axée sur l’innovation par la mise en place continue de pratiques visant à favoriser une politique d’innovation efficace, non discriminatoire et inclusive, nous demandons aux fonctionnaires de prendre des mesures concrètes dans le cadre  du PPSTI pour renforcer la coopération entre les principaux intervenants en matière d’innovation : le gouvernement, les universités et les entreprises. 

  28. Conscients du rôle croissant des océans et des pêches dans notre vie quotidienne et de leur contribution à la croissance économique, nous saluons les initiatives et les activités visant à encourager l'intégration des questions relatives aux océans dans divers secteurs de coopération au sein de l’APEC – y compris au moyen de certaines initiatives régionales comme l’Initiative du Triangle de corail sur les récifs coralliens, les pêches et la sécurité alimentaire –, entre autres, l’échange des meilleures pratiques dans la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (IIN), la sécurité alimentaire, la gestion et le commerce durables des produits de la pêche, y compris le commerce des produits des pêches durables et de l’aquaculture, l’énergie, le tourisme, la science et la technologie, le transport et la connectivité du milieu marin, et ce,  afin d’atteindre une croissance durable et inclusive. 

  29. Nous sommes également conscients que des océans sains sont vitaux pour la durabilité des ressources marines et océaniques. C'est pourquoi nous encourageons les fonctionnaires à poursuivre les travaux sur les moyens de relever les défis qui se posent dans ce domaine. 

  30. Nous prenons acte de l’initiative de l’Indonésie d’élaborer un plan de travail de l’APEC sur les activités liées aux océans pour 2013 qui favoriserait une collaboration entre les forums et serait circulé après la deuxième réunion des hauts-représentants de l’APEC (SOM2), en vue de discussions lors de SOM3. Ce plan de travail serait essentiel afin de proposer et de mettre en œuvre des activités, des initiatives et des projets de renforcement des capacités concrets en ce qui a trait à l’intégration des questions relatives aux océans au sein de l’APEC. 

  31. Nous reconnaissons que les économies membres de l’APEC ont un rôle évident et important à jouer en faisant preuve de leadership pour réduire et éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles inefficaces qui encouragent le gaspillage et ainsi s’acquitter de l’engagement de réduire la consommation d’énergie dérivée de combustibles, comme indiqué dans la Déclaration des dirigeants de 2011. À cet égard, nous prenons note de l’initiative de l’Indonésie d’organiser une conférence sur les énergies propres, renouvelables et la durabilité dans la région de l’Asie-Pacifique avant la Réunion des dirigeants économiques de l'APEC (AELM), qui est axée sur la stimulation des investissements dans le secteur des énergies renouvelables, le renforcement des capacités et la coopération technique, et la promotion de la coopération entre les économies membres de l’APEC et avec les partenaires du secteur privé dans le cadre de projets de développement  d’énergies propres et renouvelables. 

    Promouvoir la connectivité

  32. Nous sommes déterminés à œuvrer pour faire de l'Asie-Pacifique une région plus connectée et plus résiliente afin d’y faciliter la circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes. Une plus grande connectivité physique, institutionnelle et interpersonnelle renforcera l’intégration économique régionale et contribuera à la croissance économique tout en étant un facteur important d’expansion du commerce. 

  33. Nous demandons aux hauts fonctionnaires d’élaborer cette année un cadre de connectivité unifié, ambitieux et à long terme, afin de renforcer et d’élargir la connectivité de la région à travers l’océan Pacifique et au sein des régions archipélagiques et continentales de l’APEC.

  34. Le Cadre donnera également une plus grande cohérence et imprimera un nouvel élan aux travaux en cours au sein de l'APEC sur la connectivité, notamment sur l'infrastructure physique, la connectivité de la chaîne d'approvisionnement, la facilitation du commerce, la réforme structurelle et les bonnes pratiques en matière de réglementation, l'initiative de l'enseignement supérieur transfrontalier, la science et la technologie, ainsi que la circulation des personnes, qui peuvent inclure des touristes, des gens d'affaires, des professionnels et des travailleurs, des femmes et des jeunes.

  35. Le développement de l’infrastructure physique est un pilier essentiel du cadre de connectivité. Nous sommes résolus à faciliter la croissance de notre région au moyen du développement des infrastructures et d'investissements connexes, conformément aux cinq attributs de la croissance énoncés dans la Stratégie de croissance adoptée par les dirigeants de l'APEC en 2010 : équilibrée, inclusive, durable, novatrice et sûre.

  36. Le développement d’infrastructures bien conçues, durables et résilientes et les investissements correspondants  peuvent améliorer la croissance économique et accroître la productivité, tout en ayant des retombées positives importantes, notamment l'accès aux marchés, la création d'emplois et la croissance du secteur manufacturier. 

  37. Les économies de l’APEC doivent développer et améliorer les infrastructures existantes dans les domaines du transport, de l’information et des communications, de l’énergie, ainsi que d’autres éléments de l’infrastructure physique, afin de renforcer l’intégration économique régionale et d’aider à assurer une croissance soutenue. Compte tenu de l’ampleur des besoins en infrastructures dans un certain nombre de secteurs au sein de  notre région au cours de la prochaine décennie et au-delà, nous soulignons l’importance de la participation du secteur privé pour y répondre. 

  38. Nous reconnaissons l’importance d’une approche concertée pour promouvoir le développement des infrastructures et les investissements connexes au sein de nos économies et entre celles-ci en élaborant un plan pluriannuel visant à améliorer la connectivité physique dans la région de l’Asie-Pacifique. Nous soulignons l’importance du renforcement des capacités pour la conception, l’établissement et l’exécution de partenariats public-privé. Nous exhortons également les économies à suivre, à adapter et à rassembler les meilleures pratiques et les modèles existant dans la région afin d’ajouter de la valeur à ces travaux en tirant parti des forces de l’APEC et des liens sous-régionaux. 

  39. Nous demandons aux hauts fonctionnaires d’élaborer un cadre général qui définit les axes de travail et les domaines d’intérêt clés ainsi que des moyens pratiques et concrets de surmonter les obstacles auxquels se heurte actuellement l’investissement dans les infrastructures et le développement de celles-ci. Nous reconnaissons que les axes de travail qui en découleront complèteront les importants travaux en cours dans ce domaine au sein du G-20 et d’autres instances.

  40. Afin d’améliorer la connectivité physique, nous proposons que les ministres des Transports élaborent un document concret destiné à promouvoir une infrastructure des transports plus durable et plus résiliente, dans la perspective de la 8e Réunion des ministres des Transports, qui se tiendra à Tokyo.

  41. Nous réaffirmons également l’importance croissante des câbles sous-marins pour la connectivité régionale et mondiale, et nous invitons à une sensibilisation accrue et à la poursuite de la coopération à cet égard au sein de l’APEC.

  42. Nous appuyons la poursuite des travaux concernant le Plan d’action sur le cadre de connectivité des chaînes d’approvisionnement de l’APEC afin de respecter notre engagement commun d’améliorer de 10 p. 100 le rendement de la chaîne d’approvisionnement d’ici 2015, en réduisant les délais et les coûts qui y sont associés ainsi que l’incertitude entourant la mobilité des biens et des services dans la région de l’Asie‑Pacifique. Nous accueillons favorablement l'évaluation intérimaire du plan d'action concernant le cadre de connectivité de la chaîne d'approvisionnement, réalisée par l'Unité de soutien des politiques de l'APEC, qui montre que certains progrès ont été réalisés en ce qui a trait au rendement global des opérations de la chaîne d'approvisionnement. À cet égard, nous réitérons l’importance d’une plus grande simplification des procédures douanières en adéquation avec les normes internationales, comme celles élaborées par l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Nous nous réjouissons à l’idée de la réalisation d’un projet pluriannuel sur l’Amélioration du rendement logistique au moyen de la formation et du réseautage pour les sous-fournisseurs de services de logistique locaux et régionaux de l’APEC. 

  43. Nous notons les progrès accomplis dans la voie de l’adoption d’une approche plus systématique permettant d’atteindre nos objectifs de rendement en ce qui concerne notre chaîne d’approvisionnement, par le biais de l’analyse des besoins et du renforcement des capacités, et à cette fin, nous demandons aux fonctionnaires de donner une nouvelle impulsion à leurs travaux pour éliminer les goulots d'étranglement existant actuellement dans les chaînes d'approvisionnement, afin que nous puissions être en mesure d'atteindre notre ambitieux objectif de 2015 relatif au rendement de la chaîne d’approvisionnement à l'échelle de l'APEC, et en particulier la participation accrue des PME au commerce mondial. 

  44. Nous soulignons l’importance d’accroître la résilience des chaînes de valeur et de faire progresser les travaux en vue de faire de l’APEC une région plus interconnectée et plus résiliente. Nous insistons sur l’importance des travaux visant à accroître la fiabilité de la  connectivité des chaînes d’approvisionnement grâce à des mesures de gestion efficace des risques.

  45. Nous réaffirmons l’importance d’améliorer l’état de préparation aux urgences des économies, des collectivités et des entreprises de l’APEC et d’accroître leur résilience aux catastrophes naturelles. Dans ce contexte, nous soulignons la nécessité pour les centres de gestion des crises au sein du cadre de l’APEC de collaborer. Nous saluons en outre les efforts déployés en ce qui concerne l’élaboration et l’examen de l’initiative sur la facilitation des déplacements dans le cadre des interventions d’urgence de l’APEC visant à explorer les possibilités d’accroître la sûreté et la sécurité dans la région de l’APEC. 

  46. Nous convenons qu’une coopération accrue dans le domaine de l’éducation contribuera à raffermir les liens régionaux, à renforcer les liens interpersonnels et à favoriser le développement économique grâce au transfert de connaissances et de compétences.

  47. Nous sommes déterminés à mettre en œuvre les directives de 2012 des dirigeants de l'APEC concernant la promotion de la coopération transfrontières en matière d'éducation en renforçant, sur une base volontaire, la coopération transfrontières et la facilitation des échanges dans le domaine des services éducatifs au sein de l'APEC, en accroissant la mobilité des étudiants, des chercheurs, des fournisseurs de services éducatifs, et en élargissant le réseau existant d'accords bilatéraux. 

  48. Nous saluons les travaux de l'APEC visant à établir un plan de travail pour la promotion de la coopération transfrontières dans le domaine de l'éducation et nous demandons aux fonctionnaires de poursuivre les travaux et de définir, d'ici octobre des mesures concrètes permettant d'améliorer la mobilité des étudiants, des chercheurs, des fournisseurs de services éducatifs au sein de la région de l'APEC sur une base volontaire, tout en tenant compte de la situation particulière de chaque économie. 

  49. Nous nous félicitons de l’amélioration continue du Plan de carte de voyage d’affaires de l’APEC visant à faciliter la mobilité des gens d’affaires dans la région et à promouvoir les liens interpersonnels.

    Renforcer l’APEC

  50. Nous prenons le ferme engagement de préserver le statut de l'APEC en tant que principale tribune pour la promotion de la libéralisation et de l’ouverture du commerce et de l’investissement dans la région de l'Asie-Pacifique. L’engagement accru des entreprises au sein de l’APEC est important pour l’atteinte de ses objectifs. Nous saluons la collaboration étroite établie avec l’ABAC ainsi que sa contribution aux travaux de l’APEC. Nous soulignons la contribution importante des activités public-privé au travail de l’APEC, et nous demandons aux fonctionnaires de trouver des moyens d’accroître les interactions avec l’ABAC et d’autres intervenants, notamment de créer des synergies entre les activités et les programmes de travail. 

  51. Reconnaissant le rôle fondamental du renforcement des capacités dans l’intensification et la promotion du programme de libéralisation et de promotion du commerce, nous réaffirmons l’engagement des dirigeants de mettre en œuvre une initiative de coopération économique et technique. Nous chargeons les fonctionnaires d’évaluer l’efficacité des activités de renforcement des capacités menées dans l’ensemble de l’APEC et de cerner des moyens de garantir que ces activités produisent des résultats plus significatifs, ciblés et efficaces, en particulier pour les économies en développement de l’APEC.

    Vers Bali

  52. Nous accueillons favorablement le rapport du président de la Réunion des hauts fonctionnaires de l’APEC sur les progrès accomplis dans le cadre des activités de l’Organisation. Nous invitons les hauts fonctionnaires à poursuivre leurs efforts en faisant fond sur nos discussions à Surabaya et à produire des résultats concrets d’ici la prochaine réunion ministérielle (RMA) de l’APEC en octobre. La RMA de Bali sera pour nous une occasion de nous pencher sur l’avenir d’une Asie-Pacifique plus résiliente et de formuler des recommandations à l’intention des dirigeants de l’APEC.