Le contrôle des armements passe habituellement par la négociation de traités entre les États. Toutefois, la série d'attaques terroristes que le monde a connues, en particulier celle du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, a permis de saisir avec plus d'acuité que les groupes terroristes ont effectivement la capacité d'agir. Ils ont non seulement manifesté leur intention et montré qu'ils peuvent y donner suite, mais ils sont constamment en quête de nouveaux moyens de passer à l'attaque. La possibilité que des ADM tombent entre les mains d'acteurs non étatiques pose un danger qui préoccupe de plus en plus la communauté internationale.
Aussi est-il crucial de dissuader quiconque aide à la construction d'ADM par la prolifération d'armes, de matériel et de procédés de fabrication. Les acheteurs et les fournisseurs jouent un rôle de premier plan dans n'importe quel programme de mise au point d'armes, tout comme les scientifiques, les ingénieurs et les techniciens qui procèdent à leur assemblage.
Les services de renseignement, les services militaires et les forces policières collaborent pour identifier les individus impliqués dans des activités illicites liées aux ADM. Lorsque les proliférateurs sont appréhendés, la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l'ONU oblige les États à les traduire en justice et à criminaliser les activités liées à la prolifération.
Des projets coopératifs de réduction de la menace en ex-Union soviétique (par exemple, le programme Nunn-Lugar et le Partenariat mondial du G8), procurent des emplois aux scientifiques spécialistes des ADM afin d'empêcher que leurs compétences ne soient vendues au plus offrant.
