Harmonisation d'équipes interculturelles au Kenya

Lorsqu'elles sont regroupées en un faisceau, les brindilles sont incassables. (Proverbe kényan)

Les jacarandas aux fleurs mauves étaient en pleine floraison alors que se déroulait une semaine excitante consacrée à l'harmonisation d'équipes interculturelles à Nairobi (Kenya), en octobre.

Tous les membres du personnel du haut-commissariat du Canada, Canadiens et Kényans, ont participé à quatre journées de formation qui ont débouché sur une journée d'activités de promotion du travail d'équipe à la résidence de l'ambassadeur du Canada. Heather Johnston, spécialiste en apprentissage du Centre d'apprentissage interculturel, et Moses Kiggundu, professeur de commerce à l'École de commerce Sprott de l'Université Carleton, ont animé la formation.

Les Canadiens sont bien servis à l'étranger, non seulement par les membres de leur fonction publique fédérale, mais aussi par des employés recrutés sur place (ERP) des pays d'accueil. Souvent, ces employés passent toute leur carrière au service du Canada. Ils font partie intégrante de la gestion des relations internationales de notre pays dans le monde. Outre leur expertise technique, les ERP offrent un point de vue local bien précieux sur notre travail à l'étranger.

La formation a été suivie par 30 personnes différentes chacun des quatre jours. Tout le personnel du haut-commissariat, des gestionnaires au personnel de garde, a reçu la même formation en groupes de travail mixtes. L'objectif était de fournir à tous des outils et des cadres de référence pour décoder les comportements culturels, puis de les amener à travailler ensemble à l'élaboration de stratégies pour qu'ils puissent collaborer efficacement à des objectifs communs. Il convient de signaler une simulation portant sur les «règles cachées» qui guident notre comportement ; l'activité a produit un effet important sur les participants.

Le personnel du haut-commissariat a également exploré les différences entre le style desalutation des Canadiens et des Africains et réalisé que des malentendus inconscients peuvent se produire quand on ne prend pas le temps de saluer les gens dans une culture qui repose sur les relations.

Selon madame Johnston, les organisations qui emploient un effectif international reconnaissent que leur personnel doit comprendre la culture locale pour être efficace. «Une bonne pratique de gestion consiste à préparer les employés avant leur départ à l'étranger et à dispenser des activités d'harmonisation d'équipes interculturelles une fois arrivé dans le pays d'accueil.» Elle ajoute que, pour que des employés de cultures différentes puissent collaborer efficacement, il importe qu'ils comprennent les valeurs et les croyances de chaque culture. Une fois que les différences sont comprises, il est possible de faire le pont entre celles-ci.