Livres recommandés

Sélectionnez un nom d’auteur du menu déroulant ci-dessous.

Le chemin parcouru : Mémoires d’un enfant soldat

Ishmael Beah (Auteur), Jacques Martinache (Traduction)

Sierra Leone, années 90. II s’appelle Ishmael Beah. Hier encore, c’était un enfant qui jouait à la guerre. Désormais, il la fait. Un jour de 1993. sa vie bascule brusquement dans le chaos. Ishmael a douze ans lorsqu’il quitte son village pour participer dans la ville voisine à un spectacle de jeunes talents. Il ne reverra jamais ses parents.

Après des mois d’errance dans un pays ravagé par la guerre, il tombe avec ses compagnons aux mains de l’armée. Faute de troupes, les deux camps - armée gouvernementale et groupes rebelles - enrôlent de force les enfants des villages capturés. Drogué, privé de tout repère moral ou simplement humain dans un monde qui s’est effondré, Ishmael devient insensible, incapable de réfléchir, transformé en machine à tuer. A quinze ans, grâce à l’UNICEF, il est envoyé dans une mission humanitaire et, avec l’aide des médecins, il va apprendre à se pardonner et à se reconstruire.

Ce récit fascinant d’une traversée de l’enfer à l’aube de la vie est une leçon de courage et d’humanité, destinée à devenir un classique de la littérature de guerre.

Presses de la Cité

Mali, terre des hommes

Couverture du livre : Mali, terre des hommes

Auteur : Éric Bertrand

Bertrand Dumond, Québec, 2010.

À quelques pas de la quarantaine, marié et père de deux enfants, Éric Bertrand décide de vivre l’un de ses rêves d’adolescent : vivre l’Afrique, de l’intérieur. Il s’inscrit au programme Coopérant-Volontaire au Cégep de Rivière-du-Loup et part pour quatre mois et demi dans la brousse malienne. Si ses repères sont souvent bouleversés, sa très grande empathie et son désir d’apprendre de l’autre lui permettent de suivre le cours des évènements sans ambages et de rencontrer les gens là où ils sont : dans leur culture, avec leur histoire, leurs forces et leurs faiblesses… sans jugement. En ce sens, l’aventure d’Éric au Mali est une véritable histoire d’amour. À travers l’autre, il se découvre et apprend à accepter, lui aussi, ses forces et ses faiblesses.

Mali, terre des hommes raconte ce voyage initiatique dans un style intimiste, sensible, vivant et rempli d’humour. Le lecteur se sent d’emblée au cœur même de l’Afrique de l’ouest. Il découvre, hume, s’émerveille, perd l’équilibre et, grâce au personnage de Josette – la conscience de l’auteur – il questionne ses valeurs au rythme des chocs culturels. « Assiégé par trop de stimuli, ma conscience ne tergiverse pas : elle ne cogite plus que les fonctions essentielles à sa survie. Je me laisse alors glisser sur une rivière d’objets en suivant béatement Bourlaye et les autres stagiaires. Je suis saoul d’abondance, où est l’Afrique qui manque de tout (1)? »

Si la rencontre avec l’autre est au centre de ce récit, ce dernier n’en est pas moins truffé d’informations concrètes sur le pays et de conseils pratiques pour celui ou celle qui désire faire le saut dans une aventure hors des sentiers battus. La vie du volontaire est bien présente sans pour autant remuer les gestes quotidiens. Des descriptions à la fois savoureuses et réalistes stimulent la curiosité : « Leurs mots sont psalmodiés sans être soutenus par les yeux, ne voyageant que par eux-mêmes, dans leur signification pure. Les unes à la suite des autres, les syllabes sont égrenées sur une même ligne de portée. La musique des mots ondule faiblement et tombe invariablement sur un bémol à la fin de chaque phrase (2).»

Plus encore, les grandes capacités d’Éric à s’adapter et entrer en relation avec l’autre pourront inspirer le futur coopérant ou la future coopérante (3). Ce dernier aura l’occasion, à maintes reprises, de découvrir de nouvelles pistes de réflexion « je dois faire confiance à [...], à la vie et à mes capacités évolutives pour transformer cet évènement en expérience évolutive (4) ».

  1. Mali, terre des hommes, p. 31
  2. Mali, terre des hommes, p. 34
  3. Profil de la personne efficace sur le plan interculturel
  4. Mali, terre des hommes, p. 206

Transitions: Making Sense of Life’s Changes

de William Bridges
2e édition mise à jour et augmentée, 2004

Ce livre est vivement recommandé à toute personne qui a vécu ou vivra une transition, c’est-à-dire tout le monde! Il constitue un outil particulièrement utile pour comprendre l’expérience des affectations à l’étranger ainsi que les nombreuses fins et commencements de la vie.

En tant que personne qui a vécu de multiples réinstallations à l’étranger, j’ai trouvé cet ouvrage très utile, car il m’a rappelé que la crise personnelle et la réadaptation sont des étapes normales et qu’elles sont en fait un signe positif d’adaptation, même si ce n’est pas toujours évident!

Les personnes qui vont vivre à l’étranger traversent plusieurs périodes de transition : lorsqu’elles quittent leur pays, qu’elles arrivent dans le nouveau pays, quand elles sont enfin installées et enfin lorsqu’elles retournent dans leur pays. Les multiples changements internes que la personne doit faire afin de pouvoir véritablement s’adapter à la nouvelle culture expliquent en partie le choc culturel. La personne laisse derrière elle une partie d’elle-même et une nouvelle personne ayant intégré certains des aspects de la nouvelle culture émerge. Le choc du retour est souvent dû au fait que la personne n’a pas conscience de l’ampleur du changement qui s’est opéré en elle. Cette « nouvelle personne » ne s’intègre plus aussi bien à son pays. Les gens vous diront souvent que revenir est plus difficile que partir parce qu’ils ne s’attendent pas à devoir se réadapter à un environnement familier. En réalité, le choc culturel est la manifestation d’une transition.

Le thème central du livre est la difficulté de lâcher prise par rapport à une situation antérieure, d’éprouver une souffrance en raison du sentiment confus d’être « nulle part » dans l’intervalle et de se lancer encore une fois dans une nouvelle situation.

Le modèle de transition de Bridges comporte trois étapes :

  1. une fin;
  2. une zone neutre;
  3. un nouveau commencement.

Publié la première fois il y a 25 ans, l’ouvrage de William Bridges, Transitions, s’est vendu à un demi-million d’exemplaires. Bridges était alors au milieu de la quarantaine. Aujourd’hui, à soixante-dix ans, il apporte à cette nouvelle édition une sagesse acquise au fil des ans. Bien que les concepts de base restent les mêmes, la deuxième édition comporte davantage d’exemples qui ajoutent à la clarté des idées de l’auteur.

L’un des points que Bridges essaie de clarifier dans cette édition est la différence entre le changement et la transition : on les confond souvent, croyant qu’ils ne font qu’un. Bridges fait la distinction. Il décrit le changement comme étant situationnel, à savoir un déplacement vers une nouvelle ville ou un nouveau travail, une naissance ou une mort. La transition est, elle, psychologique. Ce n’est pas un événement, mais au contraire une « réorientation intérieure » et une redéfinition de soi que l’on vit afin de pouvoir intégrer le changement. Sans transition, pas de changement, car il n’y aura pas « adéquation ». Nous parlons trop du changement et pas assez de la transition, qui est plus profonde. Vous pouvez être prêt au changement, mais si vous ne l’êtes pas en ce qui concerne la transition, vous pourriez être désagréablement surpris de la crise personnelle qui vous attend. Même un changement positif, comme le désir de partir dans un autre pays ou de retourner dans son pays, peut profondément désorienter une personne si elle n’y est pas prête.

Transitions n’est pas un guide de survie au changement. Il s’agit plutôt de la présentation d’une théorie sur le développement personnel qui définit la transition comme un processus naturel de désorientation et d’orientation amenant une personne à s’épanouir. Des changements se produiront dans nos vies et ce livre nous aide à leur faire face.

L’Expatriation

L’Expatriation

de Jean-Luc Cerdin

Au coeur de la mobilité internationale, l’expatriation est devenue un facteur clé de succès, à la fois pour les entreprises qui s’internationalisent et pour les personnes attentives à leur développement personnel et à la progression de leur carrière. Dans un souci constant de concilier apport théorique et approche pratique, ce livre contribue à alimenter la réflexion sur les déterminants de l’adaptation et de la réussite de l’expatriation. Il donne des pistes de réflexion et des conseils pratiques sur des questions telles que : Quelles dimensions de l’adaptation participent à la performance des expatriés et à la réalisation de leur mission ? Quelles motivations sont les plus favorables à la réussite d’une affectation internationale ? Pourquoi certaines personnes sont-elles plus disposées que d’autres envers l’expatriation ? Comment les différents aspects de la carrière s’inscrivent-ils dans la mobilité ? Pourquoi les expatriés qui prennent la « bonne décision » s’adaptent mieux ? Comment le conjoint et la famille de l’expatrié peuvent-ils contribuer à la réussite de ce dernier ? En quoi les qualités individuelles, les caractéristiques du travail ou la culture du pays d’accueil ont-elles un impact sur la réussite d’une expatriation ? La formation interculturelle est-elle indispensable ? Quelles sont les politiques les plus innovantes en matière de gestion de la mobilité ?

Fruit de recherches et de contacts avec des chercheurs internationaux, des responsables de l’entreprise et des expatriés, cet ouvrage répond aux besoins des organisations soucieuses de perfectionner leurs politiques de mobilité internationale, des consultants, des chercheurs et des étudiants. II est aussi destiné à ceux de plus en plus nombreux qui envisagent l’expatriation et qui souhaitent éclairer leurs choix et donner une nouvelle perspective à leur carrière. La première édition de ce livre est parue sous le titre : La mobilité internationale, réussir l’expatriation.

Jean-Luc Cerdin, professeur à l’ESSEC, Docteur en Sciences de Gestion, est aussi diplômé de la London School of Economics and Political Science (LSE) et de l’Institute of Personnel and Development. Fort d’une expérience professionnelle internationale, il développe des activités de conseil et de recherche sur les carrières et la mobilité internationale.

Complexité des cultures et de l’interculture

Complexité des cultures et de l’interculture

Jacques Demorgon

L’auteur, professeur et maître de conférences de sciences sociales aux universités de Bordeaux, Reims et Paris Vlll, tente une analyse en profondeur des cultures et de l’interculturel. Il propose comme méthode, l’emploi conjugué de six approches des cultures : synchronique, historique, stratégique et auto-organisationnelle, dimensionnelle et sectorielle. Il applique particulièrement son approche aux cultures française et allemande.

Nous assistons selon Demorgon, à la genèse d’une nouvelle forme culturelle qu’il va nommer « l’informationnelle-mondiale » où s’affrontent l’économique et l’interculturel. Cet antagonisme donne lieu aux grandes violences de notre époque.

Face à la complexité grandissante du monde, l’interculturel serait-il un leurre ou un symbole?

Dans un langage philosophique, Demorgon nous convie à une réflexion à la fois intéressante et exigeante.

Formation d’adultes et interculturalité

Couverture du livre : Formation d’adultes et interculturalité

Innovations en pays francophones

Julie Depireux, Altay Manço

L’Harmattan

Consacré à l’analyse d’initiatives concrètes de formation d’adultes en contexte d’interculturalité, cet ouvrage rend compte d’innovations belges, canadiennes, françaises et suisses. Sont abordés : la médiation sociale et culturelle en tant qu’émergence d’un métier, l’articulation entre recherche et formation en travail social. Voici un outil d’aide à l’évaluation des actions locales d’intégration.

Déjouez les pièges des relations interculturelles et devenez un manager de l’international

Déjouez les pièges des relations interculturelles et devenez un manager de l’international

Virginia Drummond-Guitel

A l’heure du village mondial, l’internationalisation des relations de travail est une réalité pour un nombre croissant de professionnels. Pourtant. la dimension interculturelle de ces échanges reste plus souvent subie que maîtrisée. Qu’est-ce qu’une relation interculturelle? Quels en sont les principaux pièges? Que faut-il savoir avant de négocier avec des Américains? Que représente " la logique de l’honneur " française? Quelle attitude adopter face à des Japonais? Quelle est la différence entre langage verbal et langage non verbal? Comment créer et gérer une équipe multiculturelle? En faisant enfin la lumière sur ce qu’est véritablement l’interculturel, cet ouvrage, rédigé dans un style simple et accessible, apporte un éclairage circonstancié sur les erreurs et pièges inhérents à toute relation interculturelle. Il propose également un certain nombre d’outils pour optimiser la dimension interculturelle de son environnement de travail. et en faire une véritable ressource. Au-delà de la sphère professionnelle, cet ouvrage offre enfin à chaque individu la possibilité de prendre conscience de son propre potentiel interculturel.

Née au Brésil et résidente en France, Virginia Drummond-Guitel est consultante en gestion de problématiques interculturelles, auprès de nombreux organismes de conseil et de formation. Elle a parallèlement rédigé sa thèse de doctorat sur le processus d’interculturation au sein des universités d’entreprises. Chargée de cours en management interculturel et négociation internationale, elle intervient au sein d’écoles de commerce et d’universités françaises et brésiliennes.

Iranienne et libre

Iranienne et libre

Shirin Ebadi

Avocate et militante des droits de l’homme, Shirin Ebadi incarne aujourd’hui la résistance des femmes iraniennes au pouvoir autocratique du régime islamique de Téhéran. Elle a reçu à ce titre le prix Nobel de la paix en 2003, attribué pour la première fois à une femme musulmane. Ce livre raconte une vie tout entière consacrée à la justice. Au début des années 1970, elle est la première femme à être nommée présidente du tribunal de grande instance de Téhéran, à l’âge de vingt-trois ans. Quelques mois après la révolution islamique de 1979, elle est contrainte de renoncer à ses fonctions. Avocate, elle engage alors un combat quotidien contre le régime, ce qui lui vaut d’être plusieurs fois emprisonnée et même menacée de mort : « Toute personne oeuvrant pour les droits de l’homme en Iran doit vivre avec la peur de sa naissance à sa mort, mais j’ai appris à surmonter ma peur. » Aujourd’hui, Shirin Ebadi se consacre surtout à la défense des femmes et des enfants, qui subissent de plein fouet, et jusque dans leur chair, la violence de la culture patriarcale iranienne. Mère de deux filles, elle a fondé par ailleurs une Association de défense des enfants dont les droits sont inexistants dans son pays. Ce livre est le récit des combats d’une femme exceptionnelle contre l’obscurantisme religieux et l’oppression des femmes.

Éditeur Découverte

Le droit au miroir des cultures. Pour une autre mondialisation

Le droit au miroir des cultures. Pour une autre mondialisation

de Christoph Eberhard

Présentation de l’éditeur

À l’âge de la globalisation, théoriciens du Droit et chercheurs en sciencessociales s’interrogent de plus en plus sur l’adéquation de leurs outils face àla complexité et à l’interdépendance du monde contemporain. Certaines questionsse font de plus en plus pressantes. Comment partager des valeurs et despréoccupations communes tout en respectant la diversité de nos cultures ? Comment repenser notre vivre-ensemble ? Sur quelles bases refonderl’organisation juridique, politique et économique du monde contemporain ? Et quelrôle y joue le droit ? Cet ouvrage fait le pari que des réponses adaptées ne pourront émerger qu’au travers de dialogues entre les diverses cultures del’humanité. II invite le lecteur à redécouvrir le droit par quelques détoursanthropologiques le menant d’Afrique en Asie, en passant par l’Amérique du Nord, et par des expériences plus proches de nous, mais souvent ignorées,telles que les pratiques alternatives du droit. Ces détours permettentfinalement d’éclairer sous un jour nouveau la recomposition actuelle du champjuridique entre droit, gouvernance et développement durable.

I is for Infidel

I is for Infidel

From Holy War to Holy Terror: Eighteen Years Inside Afghanistan

par Kathy Gannon

L’Afghanistan, qui est bordé de montagnes au sud et à l’est, qui est désert à l’ouest, et dont les terres au nord, occupées par d’intransigeantes tribus, sont difficiles à contrôler, est un des pays les plus pauvres du monde. Pendant la majeure partie de son histoire, ce territoire n’a été visité que par des gens qui allaient autre part. Mais, cela n’a pas été le cas de Kathy Gannon. En 1986, elle est arrivée dans ce pays avec l’ambition de devenir correspondante à l’étranger, mais elle ne s’attendait à y rester que très peu de temps. Elle est demeurée en Afghanistan pendant 18 ans et elle est devenue la journaliste la mieux informée de tout l’Occident à observer les cataclysmes qui ont secoué cette région et, après 2001, le monde. De la fin de l’occupation soviétique jusqu’aux années du tribalisme anarchique, de l’apparition des talibans jusqu’à leur ascension, et jusqu’à la prise de contrôle du pouvoir par Al-Qaïda, Gannon est restée témoin de l’Afghanistan, de son histoire et de sa population. Elle a observé ce pays depuis le moment où il était le champ de bataille d’un conflit entre les superpuissances jusqu’à ce qu’il devienne un pays oublié, dévasté par des politiques locales brutales, dont la structure essentielle tombait en ruine. Le respect de la loi, sauf celle de la gachette, s’est effondré, entraînant avec lui l’application régulière de la loi, l’éducation, le rôle public de la femme, l’économie, ainsi que les derniers vestiges d’intérêt de la communauté internationale. À la fin, l’Afghanistan était si ravagé et si vulnérable qu’il est devenu le refuge d’un homme absolument sinistre, dont les projets allaient attirer l’ignominie mondiale et un nouveau conflit des superpuissances dans les montagnes et les plaines.

Pendant tout ce temps, Gannon a été une observatrice intime dont les amis, partout à travers le pays, lui ont permis de voir le monde avec des yeux afghans. Avec ce regard extraordinaire et émouvant, elle dresse le portrait palpitant d’une nation qui a été victime des abus, puis de l’indifférence de l’Occident, utilisée comme incubateur d’extrémisme religieux par ses voisins, et totalement, terriblement, incomprise de presque tout le monde.

The Most Dangerous Place - Pakistan’s Lawless Frontier

Couverture du livre : The Most Dangerous Place - Pakistan’s Lawless Frontier

Auteur : Imtiaz Gul

Éditeur : Penguin

Aujourd’hui, la région tribale située à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan est le centre de l’activité terroriste dans le monde. Depuis 2001, Al-Qaïda et les talibans sont regroupés à cet endroit-là. Le terrain montagneux leur offre un abri sûr où ils peuvent s’entraîner, planifier des attentats terroristes d’envergure, envoyer des insurgés en Afghanistan et recruter des combattants de plus en plus jeunes.

Dans cet ouvrage incontournable, Imtiaz Gul suit la voie du militantisme pour montrer à quel point une combinaison fatale d’ultraconservatisme, de sous-développement économique et l’absence de maintien de l’ordre ont radicalisé une région et ses habitants, ce qui a eu de graves conséquences pour la stabilité du Pakistan.

Grâce à une profusion de savoir local et à des entrevues menées auprès des responsables, des leaders militants et des partisans, ce livre brosse un tableau définitif de l’endroit qui présente un risque sans pareil pour la sécurité internationale.

Amkoullel, l’enfant peul

par Amadou Hampâté Bâ
Actes-Sud

« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Cette sentence d’Amadou Hampâté Bâ, que d’aucuns croyaient un proverbe de vieille tradition, prend une résonance particulière au moment où paraît ce livre de mémoires. Amkoullel, c’est le surnom que portait le jeune Hampâté Bâ quand, au début de ce siècle, il s’initiait aux traditions familiales séculaires. Fréquentant l’école française en même temps que la coranique, courant la savane alors que des proches partaient pour une guerre lointaine (la Première Guerre mondiale), à l’écoute des grands maîtres de la parole, il devenait lui-même, à son insu, l’un des futurs garants et dépositaires d’une civilisation orale en pleine mutation. Le regard d’Hampâté Bâ est d’abord celui, plein d’humour, d’un Africain à la fascinante mémoire. « Oralité couchée sur le papier », se plaisait-il à dire. Mais ce regard est aussi celui d’un écrivain d’envergure : les récits, nourris par une culture multiple, un verbe haut et un itinéraire spirituel d’exception, convergent en effet pour donner un de ces « grands fleuves du dire » qui enrichissent le patrimoine mondial, et où les passionnés de littérature, les spécialistes et les amateurs de témoignages vécus trouveront des réponses inédites aux questions que l’Afrique leur pose aujourd’hui.

Regards partagés : (Sur la Terre et les hommes)

de Albert Jacquard (Auteur), Yann Arthus-Bertrand (Auteur), Isabelle Delannoy (Auteur) Éditions de la Martinière (2006)

La mondialisation de la planète devient une réalité tangible pour chacun de nous. Les territoires lointains sont désormais à quelques heures d’avion et les modes de communication ont été révolutionnés par Internet. C’est ce bouleversement dans la perception du monde qui porte la réflexion d’Albert Jacquard. « Professeur d’humanistique », tel qu’il aime lui-même se définir, il se saisit des images aériennes de Yann Arthus-Bertrand pour nous parler de la Terre et des hommes qui l’habitent. Isabelle Delannoy, spécialiste des questions sociétales et environnementales apporte des données souvent méconnues sur les hommes et la planète. Car, comme le précise Albert Jacquard, « dans le monde contemporain, tous les hommes sont nos voisins et personne ne peut plus se désintéresser des actes des autres, si éloignés soient-ils ». A travers de nombreux dépliants, photographies, informations et réflexions dialoguent au gré des images prises aux quatre coins du monde. Un bréviaire humaniste inédit qui donne à voir, à réfléchir et à connaître : en un mot, à comprendre.

Principles of Intercultural Communication

Principles of Intercultural Communication

Par Igor E. Klyukanov
Pearson Education Inc.
v. 2005

Écrit par Igor Klyukanov, professeur agrégé du Département de communication de l’Eastern Washington University , ce livre de cours donne un aperçu de la théorie de communication interculturelle en vogue à l’heure actuelle. Les rayonnages des librairies regorgent de livres écrits sur le même sujet, mais la manière dont Klyukanov présente l’information est unique.

L’auteur divise la théorie de la communication interculturelle en 10 principes à chacun desquels il consacre un chapitre. Même si les noms donnés à certains principes semblent parfois étranges (p. ex. : The Performativity Principle ), Principles of Intercultural Communication parvient à traiter une bonne partie de la théorie échafaudée par les grands théoriciens actuels en la matière, dont E. T. Hall, Geert Hofstede, Stella Ting-Toomey et W. Gudykunst. Bien que cet ouvrage aborde les théories de base, la présentation sous forme de 10 principes choisie par l’auteur permet de mieux saisir comment des théories sans liens s’entrecroisent et contribuent à la matière de la communication interculturelle.

Chaque principe commence par une question de réflexion sur laquelle les élèves sont invités à se pencher. Klyukanow a recours à des études de cas détaillées dans chaque chapitre pour appliquer la théorie à des situations réelles. Les personnes qui ne sont pas très versées dans l’abstrait y trouveront leur compte. L’auteur incorpore même un tableau montrant la relation existant entre chaque principe, avec une orientation qui aide les étudiants à comprendre les rapports. Autre approche unique – qui devrait plaire aux enseignants – : chaque chapitre comprend des sections intitulées « Sidetrips », qui sont fondamentalement des questions à débattre donnant aux étudiants l’occasion d’appliquer leurs nouvelles connaissances et compétences. Ces questions, qui se trouvent à la fin de chaque chapitre, incitent le lecteur à une réflexion critique.

Cet ouvrage attirera probablement peu de lecteurs au-delà des campus universitaires et des pavillons du monde universitaire, mais c’est une ressource utile pour les nouveaux étudiants dans le domaine de la communication interculturelle. Même si le langage employé pour décrire les principes est peu courant, les concepts abordés constituent une solide introduction au sujet des communications interculturelles et la méthodologie de Klyukanov éveillera certainement l’intérêt des étudiants.

Management de la différence : Apprivoiser l’interculturel (Broché)

Management de la différence : Apprivoiser l’interculturel (Broché)

de Sylvie Lainé

Les entreprises ne réunissent pas seulement des métiers et des compétences, elles ne se définissent pas seulement en fonction de leur activité ou de leurs marchés. Elles ont aussi un style, une identité, des valeurs partagées, autrement dit une « culture ». Si La culture est partout, les cultures sont toutes différentes. A l’heure de la mondialisation, des équipes de nationalités différentes issues de milieux culturels divers, parfois opposés, sont amenées à travailler ensemble. Apprivoiser ces différences, sans toutefois chercher à les gommer, est devenu un impératif pour les entreprises et les organisations : tel est le défi du management de l’interculturel. Sylvie Lainé propose un guide pratique qui aidera les managers à exercer leur fonction avec efficacité dans un contexte interculturel. Grâce à une méthode de repérage des variables culturelles, le lecteur pourra s’adapter plus facilement à ses interlocuteurs, éviter les pièges et les impairs générateurs de malentendus. L’auteur aborde ces questions de façon concrète et donne des outils pragmatiques pour analyser nos propres pratiques et identifier les comportements les plus efficaces.

Que pense la Chine ? (Broché)

Photo du livre Que pense la Chine?

de Mark Leonard (Auteur), Fortunato Israël (Traduction)

Face à la dynamique chinoise actuelle, il est nécessaire de remettre à plat nos connaissances concernant la Chine. L’auteur soutient que ce pays, en pleine ascension sur la scène internationale et fort d’un cinquième de la population mondiale, recherche maintenant le contrôle de la mondialisation, fondé sur le capitalisme, la dictature délibérative et le pouvoir national total.

Mark Leonard nous révèle l’avenir du monde vu de Pékin, à travers les opinions d’intellectuels audacieux et de dirigeants qui, pour mettre un terme à l’aplanissement de la Chine par la globalisation, veulent construire, brique par brique, un autre ordre mondial : « Un monde hérissé de murailles. »

Ancien conseiller de Tony Blair, Mark Leonard est directeur exécutif du Conseil européen des relations extérieures. Spécialiste des liens entre la Chine et l’Union européenne, il travaille en tant que consultant auprès de gouvernements et d’entreprises.

Leading with Cultural Intelligence: The New Secret to Success [livre relié]

Couverture du livre : Leading with Cultural Intelligence: The New Secret to Success

Auteur : David Livermore, Ph.D.

Disponible en anglais seulement

Pourquoi certains leaders réussissent-ils à gagner la confiance des Chinois, des Latino-Américains et des Allemands et à négocier des contrats avec ces derniers dans la même journée, alors que d’autres peuvent à peine gérer la diversité dans leur propre bureau? La réponse réside dans leur intelligence culturelle, ou QC. Comportant une foule d’outils pratiques, de travaux de recherche et d’études de cas, Leading with Cultural Intelligence révolutionne le domaine en offrant à la main-d’œuvre internationale d’aujourd’hui un modèle précis en quatre étapes afin de maîtriser la gestion interculturelle. Pratique et profond, ce guide indispensable explique aux leaders comment établir des relations malgré les fossés culturels, y compris entre les cultures nationales, ethniques et organisationnelles.

L’escalier mondial

Mary MacKinnon, 2005, Ketabsara Press, Téhéran, Iran

À titre de conjointe d’un employé du Service extérieur canadien, l’auteure Mary MacKinnon a vécu quinze déménagements internationaux au cours des trente dernières années. Elle est consultante en mobilité internationale depuis quinze ans, et elle vit actuellement au Caire, en Égypte, où son mari est ambassadeur du Canada.

Le titre de son livre, qui se traduirait en français par « l’escalier mondial », est inspiré de l’expérience internationale de longue date de Mme MacKinnon, qui vivait à Paris pendant que son mari terminait ses études. Leur modeste appartement, situé au dernier étage d’un immeuble, n’était accessible que par un long escalier circulaire. Or, l’auteure fait une analogie entre cet escalier et les cycles de permutation, en décrivant clairement chacune des « marches » (ou étapes) qui se suivent, chaque nouveau palier représentant la fin d’un cycle et le retour au pays.

D’ailleurs, Mme MacKinnon pousse l’analogie jusqu’aux deux rampes de l’escalier : la rampe de la patrie et la rampe du stade de vie. Elle décrit ces rampes comme « les deux facteurs communs qui influencent la manière dont on chemine tout au long de chaque cycle et dont on s’adapte à la vie à l’étranger ». Cette approche unique tient compte de la relation entre l’expatrié et sa patrie pendant son affectation à l’étranger et le stade où il en est dans sa vie – célibataire, marié, parent d’enfants, responsable de parents âgés, etc. –, un facteur important dans l’adaptation à une réinstallation internationale.

La seconde moitié du livre est consacrée à des problèmes particuliers avec lesquels les expatriés doivent composer. En tant que « conjointe accompagnatrice », l’auteure se penche sur les difficultés des couples à deux revenus qui acceptent des affectations à l’étranger. Elle aborde également la difficulté de s’occuper à distance des êtres chers, de même que de la question épineuse de l’hébergement constant de visiteurs dans son chez-soi à l’étranger. Cette section comporte une mine de renseignements, de stratégies et de conseils pratiques fondés sur les nombreuses années d’expérience personnelle et professionnelle de l’auteure.

The Global Staircase est un guide très utile pour tous les employés et leurs conjoints qui doivent se réinstaller à l’étranger pour de longues périodes (trois à cinq ans), en particulier les employés du Service extérieur.

Déshonorée

Déshonorée

de Mukhtar Mai , Marie-Thérèse Cuny

Elle n’avait rien fait, son frère non plus. Le tribunal de son village de l’est du Pakistan l’a pourtant condamnée à être violée en réparation d’une prétendue faute de son frère. A 28 ans, Mukhtaran Bibi est violée par quatre hommes, humiliée. Pour se venger de son déshonneur, elle parle et se défend. Son appel est entendu par les médias, les hommes politiques et les ONG et lui permet de construire une école : un moyen de lutter contre ces pratiques inacceptables. Celle que les enfants de son école appellent Mukhtar Mai (grande sœur respectée) devient un symbole national et international de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Présentation de l’éditeur

Au pays des hommes (titre original : In the Country of Men)

Couverture du livre : Au pays des hommes

Auteur : Hisham Matar

Journée torride à Tripoli, en Libye; été 1979. Souleiman, neuf ans, fait des courses à la place du marché en compagnie de sa mère. Son père est en voyage d’affaires… mais Souleiman l’a vu il y a un instant, de l’autre côté de la rue, il en mettrait sa main au feu...

Un jeune auteur, talentueux à vous en couper le souffle, nous livre un roman tout à fait saisissant et débordant d’émotions, dont l’histoire est racontée par la bouche d’un jeune garçon grandissant dans un monde terrifiant et déroutant, où le père de son meilleur ami disparaît puis se retrouve à la télévision d’État lors d’une exécution publique, où un homme mystérieux reste assis à l’extérieur de la maison toute la journée et pose des questions étranges et où il semble que son père ait finalement disparu pour de bon.

Bientôt, les rumeurs et les craintes, les secrets et les mensonges deviendront si lourds que Souleiman ne pourra plus les supporter. Ses efforts terrifiés pour sauver sa famille l’obligeront peut-être à trahir ses amis et ses parents et, finalement, à se trahir lui-même.

Saris en scooter - La révolution du microcrédit dans l’Inde des villages

Couverture du livre : Saris en scooter - La révolution du microcrédit dans l’Inde des villages

Auteur : Sheila McLeod Arnopoulos

Éditeur : Stanké

L’auteure et journaliste Sheila McLeod Arnopoulos propose, dans la tradition des grands reportages, une incursion fascinante dans l’univers de villageoises indiennes parmi les plus pauvres. Loin d’être des victimes, ces femmes, très souvent illettrées mais dotées de qualités de leadership exceptionnelles, se regroupent et font appel au microcrédit afin de briser le cycle de la pauvreté.

Popularisé par Muhammad Yunus, un économiste bangladais, prix Nobel de la paix 2006, le microcrédit consiste à accorder de très petits prêts, principalement à des femmes, pour la production de denrées essentielles ou la création d’entreprises.

Au gré de multiples séjours en Inde entre 2001 et 2008, Sheila McLeod Arnopoulos, qui ne ménage pas ses efforts pour donner originalité et authenticité à son récit écrit à la première personne, a partagé le quotidien de ces femmes de tous âges à la solidarité exemplaire. Vivant parmi elles, parcourant des kilomètres à pied, en rickshaw, en autobus ou en train, l’auteure a recueilli le témoignage émouvant de leur réussite. Elle montre ainsi que les villages indiens, qui comptent au total quelque 750 millions d’individus, représentent une force potentielle aussi grande que celle des villes modernes de haute technologie dont les médias internationaux ont tant vanté les mérites.

Préface de Mary Ellen Iskenderian, PDG, Women’s World Banking

Management interculturel : Stratégie, organisation, performance (Broché)

Management interculturel : Stratégie, organisation, performance (Broché)

de Hervé Borensztejn (Postface), Olivier Meier (Auteur), Vincent Dessain (Préface)

Cet ouvrage traite des caractéristiques du management interculturel, à travers l’étude des styles de management, des modes d’organisation et des politiques de développement des entreprises. Il aborde : la culture d’entreprise et les cultures nationales ; les styles de management et les cultures nationales ; la diversité et les conflits culturels au sein des organisations ; l’adaptation de l’organisation et de ses structures ; la négociation interculturelle ; le management d’une équipe multiculturelle ; la communication interculturelle. Cette nouvelle édition est enrichie d’une étude de cas portant sur le management interculturel au sein du groupe EADS.

Pas si fous, ces Français!

Pas si fous, ces Français!

Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow

Pourquoi personne ne comprend les Français ? C’est pour répondre à cette épineuse question que deux journalistes canadien et québécois, Julie Barlow et Jean-Benoît Nadeau, ont passé plus de deux ans en France avec un seul objectif : observer et comprendre. De leur séjour dans cet étrange pays est né ce livre, drôle et sérieux à la fois. Bousculant la plupart des idées reçues sur la France, les auteurs ont passé au crible les structures et les réflexes culturels des Français, allant de leur supposée arrogance jusqu’à leur culte de l’État et des grands hommes, leur obsession de la laïcité, ou encore leur penchant immodéré pour les manifestations. Ils se sont immergés dans la « province » (concept bien français), ont poursuivi les fans de José Bové, pénétré les arcanes de l’énarchie, étudié la façon dont les Français inventent l’exception culturelle, prétendent résister à la mondialisation, tournent leurs phrases, corrigent leurs interlocuteurs, trichent et acceptent que leurs dirigeants politiques en fassent autant. Un livre salutaire et très rafraîchissant, qui présente les Français sous un jour pas si défavorable, et pourrait bien servir à nous éclairer sur nous-mêmes.

Critique de livre

The Geography of Thought: How Asians and Westerners Think Differently... and Why
(Le schéma de la pensée : comment les Asiatiques et les Occidentaux
pensent différemment et pourquoi)
Richard E. Nisbett, 2003

L’auteur Richard Nisbett est un psychosociologue américain qui a enseigné à Yale et à l’Université du Michigan. L’idée directrice de son livre est que les Occidentaux (c’est-à-dire les Américains) et les habitants de l’Asie de l’Est (Chinois, Coréens, Japonais et autres) pensent différemment et, par conséquent, voient le monde différemment.

L’auteur expose les grandes lignes d’un certain nombre d’études qui ont été menées pour prouver qu’il y a une différence entre la cognition (et non pas l’intelligence) occidentale et orientale. Il croit que les deux groupes perçoivent différemment ce qu’ils voient à cause de leur structure sociale, de leur philosophie, de leur système d’éducation et de leur milieu. Par exemple, il a effectué une recherche pour faire la démonstration générale que la pensée orientale est plus « holistique » et que la pensée occidentale est plus « réductionniste ». Pour y arriver, il a montré comment des étudiants américains et japonais dépeignaient un poisson dans l’eau. Les étudiants américains se concentraient sur le poisson et sa taille tandis que les étudiants japonais commentaient le milieu dans lequel il vivait.

Le professeur Nisbett conclut à partir d’autres recherches que les Asiatiques portent leur attention sur la relation qui existe entre les objets et les événements plutôt que sur l’objet ou l’événement seul. À l’inverse, les Occidentaux se concentrent sur les objets ou les personnes et, pour arriver à les comprendre, les catégorisent et leur appliquent des règles logiques.

Nombre des idées présentées dans le livre ne datent pas d’hier. L’ouvrage est toutefois utile, car il regroupe et permet d’examiner plusieurs théories sur les différences cognitives entre les Occidentaux et les Asiatiques. Le danger demeure toujours que certains lecteurs établissent un rapport d’égalité entre la cognition et l’aptitude intellectuelle. C’est pourquoi l’auteur fait une mise en garde contre de telles suppositions. Le livre peut être utile à ceux qui veulent s’initier au domaine de la communication interculturelle ou à ceux qui désirent comprendre davantage les différences entre les habitants de l’Orient et ceux de l’Occident. Par ailleurs, le livre n’apporte rien de nouveau à ceux qui sont familiers avec le concept de la communications interculturelle.

Cette critique a été écrite par Heather Johnston, spécialiste des relations interculturelles au Centre d’apprentissage interculturel.

Agis d’un seul coeur (Broché)

Couverture du livre : Agis d’un seul coeur (Broché)

de Claude Njiké-Bergeret (Auteur)

Editeur : LATTES (4 février 2009)

Fille de missionnaire, Claude Njiké-Bergeret est née au Cameroun et y a grandi jusqu’à ses treize ans, avant de rentrer en France. Dix-huit ans plus tard, elle choisit de revenir au village de son enfance, en mettant de côté son éducation et les valeurs occidentales qu’on lui a apprises pour revenir à une existence moins codifiée, plus libre et plus harmonieuse.

A la mort du chef de village, son époux, elle décide de pousser plus loin son aventure africaine, et s’installe sur une parcelle de brousse inhabitée avant elle. Là, au bord du Noun, à 25 kilomètres de Bangangté, au Nord-Ouest du Cameroun, elle construit sa ferme, cultivant maïs, arachides, maniocs, ignames... d’abord seule, puis rejointe par ses enfants et de nombreux jeunes qui tentent de cultiver ces terres vierges. Une houe sur l’épaule et une machette à la main, elle cherche chaque jour à vivre sur, de et avec la terre. Contre toute son éducation qui l’avait préparé à vivre en ville, dans l’abondance et le culte exclusif du progrès, Claude Njiké-Bergeret habite une nature sauvage, envahissante, imprévisible, mais aussi généreuse et pleine d’enseignements. En tenant compte des valeurs du peuple Bangangté, elle cherche à mieux la comprendre et la respecter. Cette vie, loin de la modernité, peut déranger ceux qui croient aux bienfaits d un progrès et d’une croissance illimitée mais c’est celle qu’elle a choisie. Bien sûr, ce chemin est difficile : le travail de la terre est épuisant, parfois ingrat et semé d’embûches, lorsque les singes détruisent ses récoltes, ou que les crues inondent tout... mais elle apprend et s’émerveille chaque jour.

L’art Des Affaires En Chine

Couverture du livre : L’art Des Affaires En Chine

Marie-Chantal Piques

Editions Philippe Picquier

A l’heure ou l’on parle de miracle économique en chine cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui travaillent ou vont travailler dans ce pays, quels que soient la nature, la durée et le niveau de responsabilité de leur intervention.

Ce livre est le condensé d’une vingtaine d’années de pratiqua avec les chinois et de l’expérience des obstacles rencontrés par les entreprises occidentales travaillant en chine.

Son objectif est d’apporter des réponses concrètes à la multiplicité des problème auxquels sont confronté les hommes ou les femmes d’affaires au stade de la réalisation d’un contrat.

Sa véritable prétention est d’etre un guide précis, le compagnon indispensable à toute démarche commerciale en chine.

Introduction au management interculturel

Photo du livre Introduction au management interculturel : Pour une gestion de la diversité

Pour une gestion de la diversité

De Carlos A. Rabasso, Fco. Javier Rabasso

Cette introduction au management interculturel et à la gestion de la diversité est orientée vers une approche critique du management traditionnel. Ce livre est composé de quatre parties. Le chapitre 1 traite des cultures et identités. Le chapitre 2 examine les différents modèles de management. Le chapitre 3 porte sur les compétences interculturelles au sein de l’entreprise et, enfin, le chapitre 4 analyse la gestion de la diversité dans les sociétés multi/interculturelles.

Cet ouvrage invite le lecteur - qu’il soit étudiant en management ou cadre supérieur des entreprises et des organisations - à participer activement à la recherche de solutions et alternatives dans une société en crise d’identité culturelle. Ainsi, face à un monde en proie à des mutations constantes, le management interculturel peut-il représenter une voie vers une meilleure entente entre les peuples et leurs cultures.

L’Intelligence de l’autre - Prendre en compte les différences culturelles dans un monde à gérer en commun

Michel Sauquet, Martin Vielajus

La mondialisation n’est pas une mise au pas. Elle provoque certes une formidable réduction de l’espace et du temps de communication, mais elle n’a pas gommé la diversité culturelle. À ceux qui, dans l’humanitaire, dans l’entreprise, dans les organisations internationales, sont amenés à travailler ou à vivre dans des cultures qui ne sont pas les leurs, ce livre apporte une réflexion sur la différence, les malentendus culturels, l’enjeu de l’identification de terrains d’entente.

Il propose à ces professionnels un réflexe de questionnement de la culture de l’autre : a-t-il la même conception du temps, de l’action, de la richesse, de la hiérarchie, du lien à l’environnement naturel? Parlons-nous le même langage? Toute communication n’est-elle que verbale? Autant de questions qui nous aident à prendre conscience de notre propre conditionnement culturel et nous incitent à pratiquer ces deux vertus de la relation interculturelle : le doute, qui n’empêche pas les convictions; la patience, qui n’empêche pas le dynamisme.

Mayer (Charles Léopold)/ECLM

Les médias et le génocide rwandais (The Media and the Rwanda Genocide - anglais seulement)

Les médias et le génocide rwandais (The Media and the Rwanda Genocide - anglais seulement)

sous la direction d’Allan Thompson

Les médias ont joué un rôle crucial dans le génocide de 1994 au Rwanda : les médias locaux ont intensifié les massacres, tandis que les médias internationaux ont soit ignoré les événements, soit amplement sous-estimé leur gravité.

Pour la première fois, un livre se penche sur les deux côtés de cette équation médiatique. L’ouvrage examine, d’une part, comment les radios et la presse écrite locales ont été utilisées pour attiser la haine et encourager des voisins à se retourner les uns contre les autres. De l’autre, il présente une critique de la couverture que les médias internationaux ont faite des horribles massacres perpétrés au Rwanda. Ce livre, qui réunit des textes de reporters et de commentateurs du Rwanda, de journalistes occidentaux réputés et d’éminents théoriciens des médias, est le seul à cerner la responsabilité des médias et à en établir l’ampleur. Il examine également les délibérations du Tribunal pénal international pour le Rwanda sur le rôle des médias dans le génocide.

Ce livre est un compte rendu renversant de l’influence dangereuse que les médias peuvent exercer lorsqu’ils servent d’outil politique ou lorsque les organes de presse et les journalistes abdiquent leurs responsabilités. Les auteurs formulent des suggestions pour l’avenir en indiquant comment éviter la censure et la propagande et en plaidant en faveur d’une nouvelle responsabilité pour les médias, celle de rendre compte. L’ouvrage comprend une déclaration de Kofi Annan et un texte du sénateur Roméo Dallaire.

Il était une fois Bollywood : Voyage dans l’industrie cinématographique indienne et sa culture

Il était une fois Bollywood : Voyage dans l’industrie cinématographique indienne et sa culture

de Jonathan Torgovnik (Auteur), Julie Sibony (Traduction) — Phaidon Press

Dans Il était une fois Bollywood, le photographe Jonathan Torgovnik explore le divertissement favori des Indiens, le cinéma de Bollywood. Avec plus de huit cents films réalisés chaque année, l’Inde, qui compte plus d’un milliard d’habitants, est le plus grand pays producteur de cinéma au monde. Son industrie cinématographique, Bollywood, est devenue un phénomène de société. Il était une fois Bollywood met en lumière tous les participants de ces merveilleux films à grand spectacle qui attirent, chaque jour en Inde, plus de 14 millions de personnes dans les salles obscures. Le reportage de Jonathan Torgovnik est à la fois un carnet de voyage dans les coulisses du cinéma indien, où règne une frénésie magique et contagieuse, et un regard clairvoyant sur la profonde influence du cinéma de Bollywood sur la société indienne. Original dans sa conception, ce livre est un document unique sur l’extraordinaire culture cinématographique de l’Inde replacée dans le contexte de la réalité quotidienne. L’ouvrage est introduit par un texte de Nasreen Munni Kabir, spécialiste du cinéma indien de renommée internationale. Chaque photographie est accompagnée de légendes détaillées rédigées par Jonathan Torgovnik. Il était une fois Bollywood témoigne du pouvoir du cinéma en tant que divertissement et phénomène social. « Les photographies de Jonathan Torgovnik me replongent dans une Inde où s’épanouit l’essence même du cinéma, capturant à la perfection notre besoin d’un abandon innocent à l’irréel paradis des films. Ses images nous en montrent à la fois le courage et la fantaisie, le pittoresque et la sensualité. Bienvenue dans cet unique, poussiéreux et pénétrant voyage. » (Mira Nair, réalisatrice du Mariage des moussons et Mississippi Masala)

Présentation de l’éditeur

L’entreprise multiculturelle

L’entreprise multiculturelle

Fons Trompenaars, Charles Hampden-Turner

Fruit d’une gigantesque étude sur les perceptions et comportements dans le monde - plus de 80 000 personnes interrogées - L’Entreprise multiculturelle est l’ouvrage de référence absolue sur la compréhension des différences culturelles dans le travail : il a définitivement tordu le cou à l’idée qu’il puisse exister une méthode unique de management applicable partout dans le monde.

Affinant toujours davantage leur modèle d’analyse culturelle - élaboré à partir des quatre-vingt mille questionnaires recueillis - les auteurs permettent de déterminer précisément le type d’environnement cuturel de chaque entreprise. Ainsi, partout dans le monde, les cadres, responsables des ressources humaines et dirigeants sont désormais à même d’adapter en conséquence leur conduite et leur style de management.

Cette 3e édition, spécialement rédigée pour les lecteurs francophones, précise de surcroît quelles sont les composantes d’une « compétence transculturelle » pour faciliter le développement harmonieux de l’entreprise sur tous ses marchés.

Différences culturelles et management

Différences culturelles et management

Gilles Untereiner, 2004

Les différences culturelles étant la causemajeure d’échec dans la création ou le rachat d’entreprise « à l’étranger », ilest aujourd’hui indispensable d’apprendre à gérer les ressources humaineslocales en pratiquant un management interculturel. Tel est l’objet premier decet ouvrage qui donne les clés de cette nouvelle approche de la gestionquotidienne. Ainsi, même au sein de l’Union européenne, des différencesfondamentales demeurent et, à cet égard, l’exemple spécifique de la France etde l’Allemagne est tout à fait saisissant. C’est pourquoi il sert de filconducteur à ce livre, et montre à quel point deux pays qui paraissent siproches peuvent avoir des conceptions radicalement divergentes de l’entreprise.S’appuyant sur cette comparaison France-Allemagne, Gilles Untereiner détailledans ce livre les incidences fondamentales de la culture dans le fonctionnementdes entreprises.

Complété par un guide concret en vue de larecherche de cibles pour la croissance externe et l’intégration de structuresreprises, ce livre est un indispensable outil de réflexion pour tous ceux quisouhaitent développer leurs activités à l’international.

La cité interculturelle: planifier à l’avantage de la diversité

La cité interculturelle: planifier à l’avantage de la diversité

Phil Wood and Charles Landry (disponible uniquement en anglais)

Dans leur nouveau livre The Intercultural City: planning for diversity advantage, Phil Wood et Charles Landry se posent la question suivante : « Quand est-ce que les villes vont arrêter de se plaindre de la diversité culturelle et quand vont-elles commencer à la percevoir comme l’un des plus grands biens et une source d’avantages? ».

Le livre offre de nouvelles techniques, comme celle de la lentille interculturelle, afin d’aider les professionnels à tirer le meilleur de la diversité et des interactions culturelles. Les responsables politiques qui cherchent à apporter ces nouvelles priorités peuvent y trouver des indicateurs d’accessibilité et d’interculturalisme pour évaluer le chemin parcouru et les futurs défis. En s’appuyant sur des politiques concrètes les auteurs ont analysé différentes villes. Leur livre s’achève par 10 étapes à suivre pour aboutir à la cité interculturelle.

Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism (2007), et Building Social Business (2010)

Couverture du livre : Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism (2007), et Building Social Business (2010)

Muhammad Yunus

Affaires publiques, New York

En 2006, Muhammad Yunus a reçu le Prix Nobel de la paix pour son programme novateur d’opérations bancaires à l’intention des pauvres, soit la Banque Grameen. Le professeur Yunus a fait une expérience qui s’est avérée fructueuse : il a accordé de petits prêts aux pauvres – principalement des femmes – pour leur permettre de se lancer en affaires. Ce faisant, il a changé la manière de voir le capitalisme et de faire des affaires. C’est ce qu’il appelle « économie sociale ».

Dans son livre intitulé Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism – un livre à succès du New-York Times en 2007 – et son dernier livre, Building Social Business, publié en 2010, le professeur Yunus explore son concept visionnaire « d’économie sociale » et tente de faire la preuve de sa faisabilité.

Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism jette les bases de l’économie sociale. Avec un enthousiasme extraordinaire et de simples mots, le professeur Yunus ne fait pas que nous parler de l’expérience de la Banque Grameen, il va encore plus loin en faisant valoir que l’économie sociale est une manière d’éliminer la pauvreté et de créer une nouvelle forme de capitalisme. L’auteur affirme que les entrepreneurs peuvent appliquer l’énergie nécessaire pour faire du profit à la poursuite de buts sociaux; il explore longuement les conditions requises et le processus permettant de créer une telle entreprise. Le réinvestissement des dividendes dans l’entreprise ou dans toute autre entreprise d’économie sociale est une condition essentielle. Étant donné que les « forces motivatrices sous-tendant l’économie sociale se trouvent dans chaque être humain » (1) et que les gens bénéficiant des bonnes conditions se préoccupent d’autrui et du monde, tout devient possible. Des études de cas, notamment l’initiative entre la multinationale DANONE et la Banque Grameen, démontrent que les entreprises d’économie sociale peuvent devenir des entreprises commerciales viables et financièrement indépendantes tout en aidant les pauvres. Que vous soyez d’accord ou non avec la théorie du professeur Yunus, ce livre changera sans contredit votre façon de voir l’aide au développement et, peut-être, la nature humaine elle-même. Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism sème un espoir de monde meilleur et lance des solutions aux problèmes actuels complexes rattachés à la réduction de la pauvreté et à la répartition de la richesse.

Building Social Business est le livre le plus récent de Mohammad Yunus. Il explique comment sa vision d’économie sociale a pris pied dans la réalité. Dans le prolongement de Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism, ce livre donne des conseils et des idées sur la façon dont les entreprises, les entrepreneurs et les activistes sociaux dans le monde, y compris les États-Unis, pourraient mettre sur pied des entreprises d’économie sociale. Les leçons apprises du partenariat fructueux entre DANONE et la Banque Grameen font l’objet d’un examen, et la mise sur pied de deux nouvelles entreprises d’économie sociale dans les domaines de la santé et de l’eau est documentée. Bref, ce livre sert de guide pratique aux personnes intéressées à mettre sur pied leur propre entreprise d’économie sociale et, en fait, à transcender le capitalisme traditionnel.

  1. Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism, p. 37.