Transcription d’allocution prononcée par le ministre Van Loan devant les négociateurs de l’accord économique et commercial entre le Canada et l’Union européenne

Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne

Ottawa (Ontario) - Le 18 octobre 2010

Sous réserve de modifications

Depuis que j’ai été nommé ministre du Commerce international il y a presqu’un an, j’ai appris à mieux apprécier l’important travail réalisé par nos négociateurs au nom de nos citoyens.

Votre tâche est extrêmement complexe; je voudrais donc tout d’abord vous exprimer ma reconnaissance pour les efforts que vous avez déployés.

Tout comme c’est le cas pour vous, les liens entre libre-échange et emplois sont très clairs dans mon esprit.

Le libre-échange est loin d’être une idée abstraite, car il offre à la population des avantages bien tangibles et bien réels.

Les Canadiens en sont tout à fait conscients. Étant donné notre population modeste et notre superficie gigantesque, nous avons toujours cherché à l’extérieur de nos frontières des débouchés mondiaux qui pourraient accroître notre prospérité.

Par exemple, l’Accord de libre-échange nord-américain a été une énorme réussite pour notre pays, créant de nouveaux débouchés, de nouvelles sources de prospérité et de nouveaux emplois pour les citoyens du Canada, des États-Unis et du Mexique.

L’évolution de l’Union européenne a suscité des avantages similaires. Elle a donné à vos économies l’occasion de transformer des liens historiques étroits en un puissant avantage concurrentiel : un pôle d’attraction pour le commerce, l’investissement et l’innovation à l’échelle mondiale qui a stimulé la croissance économique dans toute la région.

En cette époque de concurrence féroce à l’échelle mondiale de la part d’économies comme celles de la Chine et de l’Inde, il est plus important que jamais de pouvoir compter sur une plateforme qui repose à la fois sur la concurrence et sur la collaboration. Cet instrument est également essentiel si nous voulons faire avancer nos économies sur la voie d’une reprise durable.

C’est pourquoi les Canadiens sont si enthousiastes à l’idée de ces négociations. Les avantages éventuels sont importants à la fois pour le Canada et pour l’Union européenne.

Selon les résultats de projections effectuées dans le cadre d’une étude économique menée conjointement, un tel accord se traduirait par une augmentation des échanges bilatéraux de 20 p. 100 et par une hausse annuelle de la production économique canadienne de 12 milliards de dollars.

Nos entreprises et investisseurs réclament depuis longtemps que soient resserrés nos liens avec l’Europe, ce que propose cet accord.

Mais les bienfaits qu’il engendrerait sont mutuels. Comme les ambassadeurs ici présents pourront vous le dire, le Canada est un partenaire commercial qui a beaucoup à offrir :

  • un environnement de libre entreprise ouvert et attrayant, et qui, selon l’Economist Intelligence Unit, sera le meilleur endroit du G-7 où faire des affaires cette année et au cours des quatre prochaines années;
  • la situation budgétaire la plus solide du G-7;
  • le taux d’imposition sur les nouveaux investissements des sociétés le plus bas des pays du G-7;
  • l’un des plus forts taux de croissance économique du G-7 en 2010 et en 2011, selon le Fonds monétaire international;
  • une main-d’œuvre compétente, occupant le premier rang quant au nombre de titulaires d’un diplôme d’études postsecondaires parmi les pays membres de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques];
  • une excellente qualité de vie;
  • un milieu dynamique pour l’innovation, dont les incitatifs fiscaux pour la recherche et le développement comptent parmi les plus généreux des pays développés;
  • un engagement ferme envers la bonne gouvernance et la primauté du droit.

Le Canada est également bien doté sur le plan de la géographie en tant que carrefour naturel entre l’Europe, l’Asie et le cœur de l’Amérique du Nord.

Ce ne sont là que quelques-uns des bienfaits qu’un résultat ambitieux offrirait à nos partenaires européens.

Mais pour y arriver, les deux parties doivent faire preuve d’un engagement continu.

Comme vous le savez sûrement, les négociations commerciales suivent un certain trajet, abordant tout d’abord les obstacles les plus évidents pour ensuite résoudre des questions plus difficiles et plus délicates.

La séance de cette semaine marque le premier anniversaire du lancement du premier cycle de négociations, ici même à Ottawa. Depuis, les deux parties ont fait preuve d’une créativité et d’une souplesse extraordinaires en vue de faire avancer ces négociations.

Cet esprit de collaboration est plus important que jamais.

Alors que s’amorce cette nouvelle ronde, nous sommes aux prises avec certaines des questions les plus difficiles. Il m’a semblé qu’au moment où nous abordons cette étape critique, il était important que je sois présent en personne pour souligner l’engagement du Canada envers ces négociations.

C’est là la dernière ronde officielle de négociations, qui permettra au commissaire européen au Commerce, M. Karel De Gucht, et à moi-même de tracer le bilan des progrès accomplis et de planifier les prochaines étapes. J’attends avec grand intérêt de connaître les résultats de ce cycle, et d’en discuter avec le commissaire De Gucht.

Les relations économiques qui unissent le Canada et l’Union européenne remontent loin dans le temps et elles recèlent un vaste potentiel de croissance et de création de débouchés.

C’est la raison pour laquelle nous nous engageons à atteindre un résultat à la hauteur de notre ambition, un résultat qui stimule la création d’emplois et la prospérité pour nous tous. Comme l’ont démontré les sommets du G-8 et du G-20, la population canadienne peut compter sur la détermination de notre gouvernement à s’opposer au protectionnisme et à promouvoir le libre-échange sur la scène internationale : deux éléments essentiels pour la création d’emplois et la croissance.

Alors travaillons ensemble pour réaliser ce résultat et pour élargir l’éventail des possibilités en faveur des populations des deux côtés de l’Atlantique dans les années à venir.

Je vous remercie.