Visite ministérielle en Inde


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Transcription

Allocution du ministre Van Loan à la séance inaugurale de négociations en vue d’un accord de partenariat économique global entre le Canada et l’Inde

New Delhi, Inde - Le 15 novembre 2010

Sous réserve de modifications

Je suis très heureux d’être aujourd’hui à New Delhi, au moment où nous ouvrons un nouveau chapitre dans l’histoire du partenariat entre l’Inde et le Canada.

Je suis également heureux d’avoir ainsi l’occasion de rencontrer les négociateurs et les autres représentants officiels pour souligner l’engagement du Canada envers ces négociations, qui ont été annoncées à Séoul il y a à peine quelques jours par nos premiers ministres respectifs [Stephen Harper et Manmohan Singh].

L’étude conjointe que le ministre [du Commerce et de l’Industrie de l’Inde, M. Anand] Sharma et moi-même avons rendue publique en septembre dresse la liste des retombées extraordinaires qu’engendrerait un accord de libre-échange entre le Canada et l’Inde.

Citons notamment une hausse de 50 p. cent de nos échanges bilatéraux et une augmentation considérable du PIB de chacun des deux pays. Des analyses économiques menées par nos deux pays dans le cadre de l’étude conjointe indiquent que l’économie canadienne pourrait connaître une hausse de l’ordre de 6 à 15 milliards de dollars.

Je ne doute pas un seul instant que nous atteindrons ou dépasserons même ces projections, compte tenu des rapports interpersonnels très étroits qui existent entre nos deux pays, y compris les liens qu’entretiennent avec l’Inde le million de Canadiens d’origine indienne.

Ce qui est clair, c’est que ces négociations constituent pour nos deux pays une excellente occasion d’intensifier nos échanges commerciaux et de faire croître nos économies encore davantage.

Au moment où les économies du Canada et de l’Inde se dirigent vers une reprise durable, nous avons besoin de retombées positives comme celles que peut procurer un accord de libre-échange.

Lors du Sommet du G-20 qui a eu lieu au Canada en juin, le premier ministre Harper et le premier ministre Singh ont exprimé leur satisfaction devant l’achèvement d’une étude conjointe consacrée à un éventuel accord économique et commercial global entre le Canada et l’Inde.

Et, comme je l’ai mentionné plus tôt, le ministre Sharma s’est joint à moi en septembre, à Ottawa, pour dévoiler les conclusions de l’étude.

Il y a longtemps que les Canadiens souhaitaient voir se resserrer les liens avec l'Inde, et c’est précisément ce que propose cet accord.

Lors de notre rencontre en septembre, nous nous sommes engagés, le ministre Sharma et moi-même, à créer un forum des affaires qui permette d’identifier et de maximiser le potentiel de croissance de nos économies respectives.

Les bienfaits qu’engendrerait un tel accord vont d’ailleurs dans les deux sens.

Le Canada a beaucoup à offrir en tant que partenaire commercial :

  • un environnement ouvert et attrayant fondé sur la libre-entreprise, qui vaut au Canada d’être classé par l’Economist Intelligence Unit comme le meilleur endroit au sein du G-7 où faire des affaires cette année et au cours des quatre prochaines années;
  • la situation financière la plus solide parmi les pays du G-7;
  • de faibles taux d'imposition des sociétés, y compris un taux d'imposition global sur les nouveaux investissements des entreprises qui est le moins élevé du G-7;
  • un taux de croissance économique qui figure parmi les plus rapides au sein du G-7 en 2010 et en 2011, selon le Fonds monétaire international;
  • une main-d’œuvre qualifiée, qui compte la proportion la plus élevée de diplômés postsecondaires parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • une excellente qualité de vie;
  • un climat très favorable à l'innovation, y compris des incitations fiscales pour la recherche et le développement qui comptent parmi les plus généreuses de tous les pays industrialisés;
  • un engagement ferme envers la bonne gouvernance et la primauté du droit.

Ce n’est là qu’un aperçu des avantages dont peuvent se prévaloir ceux qui font affaire avec le Canada.

Pour mettre ces avantages à profit grâce au libre-échange, il faudra que les personnes qui se trouvent ici aujourd’hui, et bien d’autres dans nos deux pays, y consacrent toutes leurs énergies.

Cela exigera également des efforts de collaboration considérables, en particulier pour traiter de toute une gamme de questions.

Mais je suis persuadé qu’en travaillant ensemble, nous obtiendrons des résultats à la hauteur de nos ambitions.

C’est pourquoi il me semblait important d’être ici aujourd’hui, en compagnie du ministre Sharma, pour souligner l’engagement du Canada envers ces négociations.

Nos deux pays entretiennent des rapports étroits sur les plans social, politique et économique.

Au fil des ans, les Canadiens et les Indiens se sont employés à développer des relations commerciales fructueuses et mutuellement bénéfiques.

Nous avons accompli ces dernières années des progrès qui méritent d’être soulignés :

  • la signature d’un accord de coopération sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques;
  • l’élargissement du réseau des délégués commerciaux du Canada en Inde;
  • la négociation d’un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers, lequel, une fois signé et ratifié, profitera aux investisseurs des deux pays;
  • la croissance de nos échanges bilatéraux de marchandises, qui se sont chiffrés à près de 4,2 milliards de dollars l’an dernier et qui, nous l’espérons, atteindront 15 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

Il est maintenant temps de passer à l’étape suivante et d’en arriver à un accord de libre-échange qui suscitera une ère de prospérité et ouvrira de nouvelles possibilités au Canada et en Inde.

Œuvrons donc ensemble pour découvrir de nouveaux débouchés et accroître l’emploi en faveur des citoyens des deux pays grâce au libre-échange.

Je vous remercie.