Le Canada et le Commonwealth

La promotion de la démocratie et du développement par le Commonwealth

Le Commonwealth contribue aux efforts internationaux pour promouvoir la démocratie et prévenir les conflits. Les dirigeants sont déterminés à faire respecter les principes de Harare (en anglais seulement), c'est‑à‑dire des normes adoptées à la RCGC de 1991 relativement à la démocratie, à la bonne gouvernance et au respect des droits de la personne. Le Commonwealth réaffirme les principes de Harare sur le plan politique par l’intermédiaire du Groupe d'action ministériel du Commonwealth (GAMC), formé de neuf ministres des Affaires étrangères. Le GAMC se réunit pour discuter de menaces graves pour la démocratie dans des pays du Commonwealth. Il recommande ensuite les mesures qu’il convient de prendre face à la situation.

Le secrétaire général du Commonwealth fait aussi la promotion de la démocratie en pratiquant une diplomatie discrète afin de désamorcer d'éventuels conflits et de renforcer les institutions démocratiques dans les pays du Commonwealth. Ses « bons offices » permettent de régler rapidement et calmement des situations potentiellement explosives, notamment lorsqu’ils sont exercés de manière informelle et confidentielle. Le secrétaire général et le Commonwealth peuvent aider à régler des problèmes complexes; de fait, le secrétaire général est souvent perçu comme un interlocuteur impartial, dont l’unique objectif est de trouver une solution pacifique et équitable.

Les missions d’observation des élections (en anglais seulement) sont l’un des moyens par lesquels le Secrétariat du Commonwealth cherche à renforcer la démocratie. Les groupes d'observateurs sont chargés d’examiner les différents facteurs qui entachent la crédibilité du processus électoral dans son ensemble. Ils doivent aussi déterminer si les élections se déroulent conformément aux normes électorales démocratiques que le pays s'est engagé à respecter. Pour cela, ils se réfèrent à la loi électorale nationale, aux engagements du Commonwealth ainsi qu'aux engagements régionaux et internationaux pertinents. Le rapport de chaque groupe contient également des recommandations concrètes visant à améliorer les dispositions électorales pour l’avenir.

Au moyen du Fonds du Commonwealth pour la coopération technique (FCCT), le Commonwealth met à exécution de petits programmes de soutien technique et de renforcement des capacités destinés à favoriser la gouvernance démocratique ainsi que le respect des droits de la personne et de la primauté du droit au sein des pays membres. Pour ce faire, le Secrétariat du Commonwealth fournit des conseils d’experts et des modèles de lois, organise des ateliers et envoie régulièrement des experts donner de la formation dans des pays membres. C’est ainsi qu’il a aidé certains de ces pays à adopter et à ratifier des instruments des droits de la personne, et à rendre leurs lois nationales conformes à ceux-ci. Le FCCT soutient également des programmes de promotion de la croissance inclusive et du développement durable, par exemple en aidant les gouvernements à mieux gérer leur dette et leurs ressources naturelles, et à mieux s’intégrer au système commercial mondial. Il contribue aussi à accroître la résilience des États de petite taille ou vulnérables, qui représentent une part importante des pays membres.

Le gouvernement du Canada et les Canadiens participent activement à la promotion de la démocratie dans les pays du Commonwealth. L’ancienne ministre d’État aux Affaires étrangères, Mme Christine Stewart, a rempli les fonctions d’envoyée spéciale du secrétaire général au Cameroun en prévision des élections nationales de 2004. De plus, la même année, l’ex‑premier ministre Joe Clark a dirigé la mission d’observation électorale du Commonwealth dans ce pays. Plus récemment, en octobre 2005, l’ancienne députée Audrey McLaughlin a participé à la mission d'observation électorale du Commonwealth en Tanzanie. Pour en savoir plus sur les activités du Commonwealth visant à promouvoir la démocratie (en anglais seulement).