Sécurité aérienne

Depuis la tragédie de New York du 11 septembre 2001, le Canada suit un programme proactif pour renforcer la sécurité des avions, des aéroports et des voyageurs. Le gouvernement a reconnu la nécessité de la création d'une autorité législative formée de professionnels entraînés afin d'adresser les défis que présentent cette nouvelle initiative en matière de sécurité. La société d'État connue sous le nom d'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) a été constituée officiellement en mai 2002, afin d'assumer la responsabilité du filtrage des voyageurs et des bagages. Constatant que les explosifs de contrebande présentaient les plus grands risques pour la vie humaine et l'équipement, l'ACSTA a immédiatement dressé un plan national pour le déploiement de systèmes de détection des explosifs qui serviront à contrôler les bagages rangés dans les soutes des aéronefs.

L'ACSTA emploie plus de 4 000 agents de contrôle, qui traitent en moyenne 150 000 voyageurs par jour. Chaque année, l'ACSTA repère et intercepte en moyenne plus de 700 000 articles prohibés, y compris des armes, afin de rendre les voyages aériens plus sécuritaires.

La loi constitutive de l'ACSTA a aussi créé le Programme canadien de protection des transporteurs aériens (PCPTA). Le but du PCPTA est de renforcer la sécurité et la sûreté de la cabine des aéronefs et des voyageurs en affectant des agents de la GRC armés et dotés d'une formation spéciale à bord des aéronefs. Connus au Canada comme agents de la sûreté aérienne, ou ASA, ces agents ont pour mandat d'empêcher toute personne ou tout groupe de personnes de prendre illégalement le contrôle d'un appareil.

Sur le plan international, le Canada contribue aux activités du G8 et de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui font la promotion de l'adoption de normes relatives à la sécurité des portes de postes de pilotage, l'échange de renseignements sur les voyageurs à haut risque et l'élaboration de meilleures méthodes de contrôle des cargaisons, le tout dans le but d'améliorer la sécurité aérienne. Sous le régime de l'Accord de Wassenaar (en anglais seulement), le Canada milite également en faveur d'un contrôle soutenu et peu coûteux des systèmes de défense antiaérienne portables, ou MANPADS comme on les appelle communément, qui peuvent être facilement utilisés contre des appareils civils. En outre, nous continuons de travailler avec nos partenaires internationaux sur le développement de politiques et de plans d'action pour la sécurité des transports selon les normes internationales. Ces partenaires sont entre autre la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), le forum régional de l'ASEAN (ARF) (en anglais seulement), l'Organisation des États américains (OEA) et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) (en anglais seulement).

En mars 2006, le Canada a ratifié le traité conclu avec l'Union européenne pour l'échange de renseignements sur les voyageurs aériens. Cet accord permet l'identification de voyageurs présentant un risque élevé pour les autres voyageurs ou pour un appareil, sans toutefois faire entrave à la protection des renseignements personnels des intéressés.