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Volume #16 - 983. | |
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CHAPTER IX WESTERN EUROPE | |
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PART
2 RELATIONS WITH INDIVIDUAL COUNTRIES | |
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SECTION
B FRANCE: FRANCO CANADIAN ECONOMIC COMMITTEE | |
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983. |
DEA/9245-G-40 |
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Under Secretary of State for External Affairs to Ambassador of France | |
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Top SECRET |
Ottawa,
November 28th, 1950 |
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IMMIGRATION; REMOVAL OF GERMAN NATIONALS FROM CLASSES OF PROHIBITED ALIENS | |
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Monsieur l'Ambassadeur, Lorsque vous m'avez rendu visite, le 1er décembre, nous avons examiné la possibilité d'instituer, entre la France et le Canada, un comité permanent des affaires économiques. Vous avez, par la suite, fait part de cette proposition à mon Ministre. Depuis, j'en ai causé avec divers fonctionnaires des autres ministères qui pourraient être intéressés. 2. La question est à l'étude depuis que M. Queuille60 l'a soulevée, peu de temps après son arrivée, l'été dernier. 3. J'ai constaté que tous les fonctionnaires intéressés de notre Gouvernement seraient très heureux d'étudier des sujets déterminés avec des fonctionnaires de votre Gouvernement chaque fois que la chose semblerait souhaitable. II nous serait tout à fait agréable de participer à des conversations propres à aplanir certaines difficultés et à favoriser les bons rapports entre nos deux pays. Dès que vous jugerez bon de nous indiquer une liste de sujets à examiner, nous nous empresserons de prendre des dispositions pour que des réunions puissent avoir lieu soit à Paris soit à Ottawa. 4. Je crois me rappeler qu'au cours de l'entretien que nous avons eu dans mon bureau à ce sujet, vous avez suggéré que les fonctionnaires qui assisteront aux réunions du Comité permanent du Canada et du Royaume Uni se rendent ensuite à Paris. À ce propos, je dois vous dire que la date de la prochaine réunion du Comité Canada Royaume Uni nest pas encore fixée. Du reste, je ne crois pas qu'il serait nécessaire de subordonner aux réunions Canada Royaume Uni les réunions que vous proposiez. 5. Bien qu'ils accueillent avec faveur l'idée de réunions oil seraient étudiés des sujets déterminés, nos fonctionnaires estiment, comme moi, qu'il n'est pas nécessaire de constituer un organisme permanent; peut être même serait il inopportun de procéder ainsi. Nous trouvons qu'il a été créé depuis la guerre un bien grand nombre d'organes officiels de consultation en matière économique; que ces organes entraînent déjà une grande dépense de temps et d'énergie; et que les consultations économique offrent moins de chances de succès lorsqu'elles sont menées sur le plan officiel, surtout si le caractère officiel des consultations donne lieu à une certaine publicité. Vous savez sans doute que la création du Comité CanadaRoyaume Uni n'est pas d'initiative canadienne. Il n'existe pas d'organisme analogue entre le Canada et les États Unis. La plupart des comités économiques bilatéraux qui ont pris naissance depuis la guerre sont corrélatifs à des accords bilatéraux de commerce et de paiements; le Canada n'a conclu aucun accord de ce genre. Nous savons que si un comité Canada France était créé, il est au moins un autre pays d'Europe qui insisterait immédiatement pour que le Canada établisse avec lui un comité semblable; je dirais même qu'un tel précédent nous obligerait en quelque sorte à constituer des comités économiques permanents avec plusieurs autres pays. Un autre forme de consultation économique internationale nous semble se recommander à notre attention. Dans un discours qu'il a prononcé récemment à la Chambre des communes, le Secrétaire d'État aux Affaires extérieures a donné à entendre que nous étudions les possibilités qu'offre à cet égard l'article 2 du Pacte de l'Atlantique. Mais c'est là une question que nous aimerions étudier avec vous lorsque nos vues en l'espèce seront plus précises. Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur, les assurances de ma très haute considération. A.D.P. HEENEY 60 Pierre Queuille, conseiller commercial et attaché financier de l'ambassade de France. | |
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