Burkina Faso

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres de la planète, se classant au 183e rang sur 188 selon l’indice de développement humain 2015 établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. En 2015, plus de 55 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté national.

Le taux moyen de croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) du Burkina Faso est estimé à 5,4 % par an depuis la dernière décennie (2006-2015). Le secteur primaire, surtout agricole, qui emploie plus de 80 % de la population active, a contribué à environ 39 % du PIB du pays. Il demeure vulnérable aux conditions climatiques, à l’approvisionnement limité en ressources hydriques dans la région sahélienne du pays et aux variations des cours mondiaux des denrées alimentaires et des produits pétroliers. Depuis 2009, l’exportation des produits d’or a dépassé ceux générés par le coton. En 2015, l’or a représenté 61,7 % des exportations mondiales de Burkina Faso tandis que le coton représentait 13,1 %. Le secteur des services ne permet pas de stimuler une économie inclusive et le secteur de la transformation, potentiellement générateur de valeur ajoutée, ne représente que 25 % du PIB.

Bien que le pays ait enregistré de faibles résultats à l’égard des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), des progrès ont été réalisés en ce qui a trait à l’éducation de base, l’accès à l’eau potable et la lutte contre le VIH/sida. Le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 44,4 % en 2000 à 83 % en 2014. En 2015, le taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes de 15 à 49 ans était de 0,8 %.

De 1987 à 2014, le paysage politique du Burkina Faso a été marqué par la présidence de Blaise Compaoré. En 2014, un soulèvement populaire important a entraîné sa démission, et un gouvernement de transition a été nommé avec pour mandat d’organiser des élections présidentielles et législatives. Malgré une tentative de coup d’État avortée en septembre 2015, des élections ont eu lieu en novembre 2015, au terme desquelles M. Roch Marc Christian Kaboré a été élu président au premier tour. Le parti qu’il a fondé, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), est arrivé en tête des législatives avec 55 députés sur un total de 127.

Des efforts ont été déployés sur le plan de la bonne gouvernance, notamment la ratification de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en 2006. Malgré cela, le Burkina Faso occupe le 76e rang sur 168 pays selon l’indice de perception de la corruption 2015 établi par Transparency International.

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Priorités

En 2014, le Burkina Faso a été désigné comme l’un des pays ciblés par le gouvernement du Canada en ce qui concerne les efforts de développement international.

La programmation de développement international du Canada au Burkina Faso soutient le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) du gouvernement burkinabé, qui se déploie autour de trois axes principaux :

  • La réforme des institutions et la modernisation de l’administration;
  • Le développement du capital humain (incluant la santé et l’éducation); et
  • La dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi.

Les projets du Canada au Burkina Faso concordent avec ces axes et visent à réduire la pauvreté. Pour ce faire, le Canada oriente ses appuis vers des actions ciblées touchant principalement deux thèmes prioritaires, soient assurer l’avenir des enfants et des jeunes et stimuler la croissance économique durable. Les enjeux de gouvernance, d’environnement et d’égalité entre les sexes sont abordés de façon transversale dans toutes les interventions du Canada au Burkina Faso.

Affaires mondiales Canada achemine son aide au Burkina Faso le biais de plusieurs programmes et canaux qui touchent une variété de secteurs, dont la gouvernance, la santé et l’agriculture. D’autres institutions fédérales, dont le ministère des Finances et le Centre de recherche en développement international, contribuent également aux efforts de développement du Canada au Burkina Faso.

Enfants et jeunes

Le pays a une grande proportion d’enfants et de jeunes, avec environ 7 millions de personnes qui ont moins de 14 ans. Ces derniers forment un segment de la population particulièrement vulnérable à la violence et à l’exploitation économique et sexuelle. Le Burkina Faso a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (1990) et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1992). Toutefois, la pauvreté croissante de la majorité de la population, les connaissances limitées des différents textes juridiques et l’inadéquation de l’offre éducative contribuent à entraver la mise en application de ces traités.

Depuis plus de quinze ans, le Canada appuie les initiatives du gouvernement du Burkina Faso dans le secteur de l’éducation. Depuis 2012, le Canada appuie le nouveau plan décennal du gouvernement, appelé le Plan de développement stratégique de l’éducation de base 2012-2021. Ce plan vise à améliorer les services éducatifs et à les rendre plus accessibles, ainsi qu’à élaborer un programme de formation axé sur les compétences en emploi à l’intention des jeunes.

Le Canada appuie d’autres projets dans le domaine des enfants et des jeunes. Le Canada finance par exemple un projet ayant pour objectif principal de renforcer les capacités des professionnels chargés d’assurer la protection des enfants au sein du système de justice, des commissariats de police et des centres sociaux. Le Canada appuie également la mise en œuvre, par le Burkina Faso, de la Politique nationale genre du Burkina Faso (PDF, 1 Mo, 56 pages) afin d’augmenter l’accès aux services d’éducation pour les filles.

Principaux résultats escomptés

  • Les jeunes âgés entre 6 et 16 ans bénéficieront d’un accès accru à l’éducation, et les capacités des fonctionnaires et des enseignants du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation seront renforcées afin d’améliorer la qualité des apprentissages ;
  • Des services en éducation de base de meilleure qualité, tout en assurant la parité entre les filles et les garçons du primaire et du post-primaire, seront fournis ; et
  • 22 500 policiers, gendarmes, magistrats et travailleurs sociaux seront mieux outillés et formés afin de protéger les enfants burkinabè d’ici 2020.

Croissance économique

Le gouvernement du Canada maintient son appui au développement du secteur agroalimentaire et des compétences vers l’emploi au Burkina Faso en mettant l’accent sur l’autonomisation économique des femmes et des jeunes et leur insertion sur le marché de l’emploi.

Principaux résultats escomptés

  • Environ 5 000 femmes burkinabè membres des unions de groupements d’étuveuses de riz auront accru leurs revenus en répondant à la demande locale de riz étuvé;
  • L’Union nationale des étuveuses de riz et les unions de groupements des étuveuses de riz du Burkina Faso auront amélioré leur gouvernance et leur représentation dans la filière de production de riz;
  • Les jeunes du Burkina Faso auront accès à une formation préprofessionnelle de qualité en adéquation avec les besoins du marché, donnant des opportunités à l’emploi ou à l’auto-emploi.

Vers une aide plus efficace

Le Burkina Faso a adhéré à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide en 2005 (PDF, 1,55 Mo, 26 pages) et à l’Accord de partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement en 2011.

Sur la base de l’accord de Busan, le Burkina Faso a adopté un Plan d’action national pour l’efficacité de la coopération au développement (PANED, en 2014). Ce plan vise entre autres à renforcer le rôle du secteur privé et de la société civile dans le développement du pays et à consolider la bonne gouvernance, notamment en mettant en œuvre les mesures de lutte contre la corruption et en renforçant le processus de décentralisation.

Le Burkina Faso fait figure d’exemple en matière de meilleures pratiques de gestion des finances publiques en Afrique, c’est pourquoi neuf des dix principaux donateurs lui accordent des appuis budgétaires généraux. Le Canada est membre du groupe de coordination des donateurs en matière d’éducation et de microfinance.

Réalisations

Réalisations principales (2015-2016)

Enfants et jeunes

  • Le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 81 % en 2012 à environ 83 % en 2014.
  • Le nombre de salles de classe dédiées à l’enseignement primaire a augmenté de 34 900 en 2009 à plus de 52 000 en 2013, soit une augmentation de 49 %.
  • Le taux de réussite au primaire est passé de 45,9 % (42,5 % pour les filles) en 2009 à 59,5 % (59,7 % pour les filles) en 2013.

Croissance économique durable

  • En 2015-2016, près de 700 étuveuses de riz ont développé une meilleure maîtrise des techniques d'étuvage, ce qui a amélioré la qualité du riz produit.
  • Deux unions d’étuveuses de riz ont augmenté leurs accès à des services financiers au bénéfice de leurs membres, contribuant ainsi à l’autonomisation des étuveuses.

Santé maternelle, des nouveau-nés et des enfants (SMNE)

Bien que le Canada n’ait pas de programmation directe en SMNE au Burkina Faso, le Canada a amélioré la santé des femmes et des enfants en travaillant avec des partenaires canadiens et mondiaux. Voyez tous les projets de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants au Burkina Faso.

Visitez la page Le Canada obtient des résultats pour les femmes et les enfants du monde pour plus d’information.

Carte des projets de développement international en Afrique subsaharienne

Carte des projets en Afrique subsaharienne

Décaissements d'assistance internationale 2014-2015 au Burkina Faso (en millions de dollars)

Source
Affaires mondiales Canada22,94
Autres départements et sources0,69
Total23,63