L’aide canadienne au développement au Liban

Bien que le Liban soit un pays à revenu intermédiaire, il est également aux prises avec d’importants problèmes de pauvreté. En raison de l‘affaiblissement des institutions publiques du pays, une grande partie de la population n’a, de fait, pas accès à des services d’éducation et de santé de qualité ainsi qu’à d’autres services de base.

Le Liban se retrouve actuellement avec un lourd fardeau social et économique après avoir accueilli, depuis mars 2011, plus de 1 million de réfugiés syriens. En l’absence de camps officiels, les réfugiés vivent dans des collectivités locales, souvent dans les régions les plus pauvres. Par ailleurs, l’afflux de réfugiés a créé une compétition pour l’accès aux services essentiels et aux emplois, et la pression ainsi engendrée sur les ressources a mené à des tensions grandissantes au sein des collectivités. En fait, depuis le début de la crise en Syrie, le taux de chômage au Liban a doublé tandis que celui de la pauvreté s’est élevé à 34 p. 100. Le chômage chez les jeunes a atteint un pic de 34 p. 100, et les femmes ne forment que 24 p. 100 de la population active. Le pays se classe au 78e rang parmi 188 pays pour l’inégalité des sexes.

Depuis 2000, le Liban a fait des progrès significatifs vers l’atteinte de plusieurs Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment en ce qui concerne la réduction des taux de mortalité infantile et maternelle et l’accès universel à l’éducation primaire. Le pays affiche d’ailleurs un niveau d’alphabétisation très élevé chez les jeunes, filles et garçons. Cependant, les cibles critiques dans les secteurs de la réduction de la pauvreté, de l’égalité des sexes et de l’environnement n’ont pas été atteintes, en raison notamment de la complexité de la situation politique au Liban et de l’incidence régionale de la crise syrienne. Le Liban occupait le 67e rang sur 188 pays au classement général de l’Indice du développement humain pour 2015 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Priorités thématiques

Au début de 2016, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé les Nouvelles orientations du Canada pour faire face aux crises en Irak et en Syrie, assorties de nouvelles augmentations, sur les trois prochaines années, de l’aide canadienne pour la sécurité, la stabilisation ainsi que l’aide humanitaire et l’assistance au développement. En complément de l’aide humanitaire canadienne, l’aide au développement bilatérale du Canada permettra de renforcer la prestation de services essentiels, notamment en éducation, d’augmenter les occasions d’emploi et de gagne-pain, surtout pour les jeunes. Ces efforts vont contribuer à accroître la résilience des personnes, des collectivités et des systèmes pour qu’ils puissent faire face à la crise régionale et éventuellement contribuer au développement à long terme du Liban.

Principaux résultats escomptés

Voici des exemples des résultats escomptés :

  • les organismes publics et privés du Liban soutiennent la croissance économique en créant des occasions d’emploi et de gagne-pain pour les femmes, les jeunes et les réfugiés;
  • davantage d’enfants syriens et libanais jouissent d’un meilleur accès à une scolarisation officielle de qualité.

Réalisations

2015-2016

Réalisations 2015-2016

  • Le Canada a aidé 101 515 enfants non libanais et 30 933 enfants libanais à s’inscrire à un programme scolaire officiel, au Liban.
  • Le Canada a appuyé le lancement d’un nouveau programme scolaire pilote pour aider 6 009 enfants empêchés d’aller à l’école en raison du conflit à rattraper leurs retards scolaires et à réintégrer le réseau officiel.
  • Vingt-deux écoles ont été remises en état, ce qui a permis d’améliorer les conditions d’apprentissage et d’intégrer un plus grand nombre d’étudiants dans les écoles.