Le secteur privé comme partenaire du développement

Accélérer la croissance économique durable menée par le secteur privé est l’un des moyens les plus efficaces d’éliminer la pauvreté dans le monde. Alors que le monde entier est tourné vers l’élaboration des objectifs de développement pour l’après-2015 et les mesures à prendre pour les atteindre, il est essentiel de mobiliser de nouveaux partenariats et des investissements pour réaliser ces ambitions.

Toutefois, de nombreux pays en développement ne profitent pas pleinement des possibilités que peut générer un secteur privé vigoureux. Souvent, les pays en développement ont des secteurs privés nationaux faibles et ils ne disposent pas d’outils ni de politiques nécessaires pour encourager une croissance menée par le secteur privé.

Le Canada s’engage à utiliser ses compétences reconnues mondialement en matière de financement novateur pour aider les pays en développement à faire croître leur économie de façon plus durable, à gérer leurs ressources de façon plus responsable et à bâtir les marchés de demain en faveur du commerce et de l’investissement.

Le gouvernement du Canada aide les partenaires des pays en développement à créer des conditions favorables à une croissance forte et durable dirigée par le secteur privé par l’entremise de sa Stratégie sur la croissance économique durable. La Stratégie privilégie trois domaines d’intervention : établir des assises économiques, favoriser la croissance des entreprises et investir dans le capital humain. Il s’agit de conditions essentielles à l’élimination de la pauvreté au moyen de la croissance économique durable menée par le secteur privé.

En outre, le gouvernement du Canada met à contribution des acteurs des secteurs privés locaux, canadiens, étrangers et multinationaux de toutes les tailles dans le cadre de ses efforts pour favoriser une croissance menée par le secteur privé dans les pays en développement. Le gouvernement du Canada reconnaît que les entreprises privées ont un rôle important à jouer dans l’atteinte de résultats de développement durables, et il est résolu à renforcer son engagement auprès de ses partenaires du secteur privé pour contribuer à réduire la pauvreté dans le monde.

Le rôle du Canada

Le Canada a plus de quatre décennies d’expérience en développement international dans divers domaines où le secteur privé peut mettre à profit ses compétences uniques, ses ressources, ses capacités d’innovation et son savoir. En collaborant avec des acteurs du secteur privé qui respectent les pratiques commerciales et d’investissement responsables ainsi qu’avec des organisations non gouvernementales, des institutions multilatérales et des pays partenaires, le Canada contribue à la création d’emplois, mobilise les investissements privés, découvre des solutions novatrices aux enjeux de développement complexes et offre des produits et services qui améliorent la vie des personnes pauvres.

Le gouvernement du Canada travaille avec des partenaires locaux, canadiens et étrangers du secteur privé afin de déployer les ressources, les approches et les compétences les plus appropriées pour aider à réduire la pauvreté. Pour y arriver, le gouvernement du Canada utilise une stratégie axée sur le secteur privé et le développement qui vise l’obtention de bons résultats sur les plans suivants :

  • Coordination
  • Investissements
  • Partenariats
  • Innovation

En mai 2014, le ministre du Développement international et de la Francophonie du Canada, l’honorable Christian Paradis, a été nommé président du Comité directeur de l’Initiative de refonte du financement du développement. Établie par le Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques et par le Forum économique mondial, l’Initiative a pour mandat de créer des mécanismes mondiaux qui permettront la mise en commun de capitaux publics et privés, afin de financer les objectifs de développement, d’accroître l’efficacité des investissements en développement international et d’obtenir des résultats durables.

Dans le cadre de sa stratégie de réduction de la pauvreté, le Canada appuie des mesures incitatives axées sur le marché et destinées au secteur privé pour cibler les investissements qui produiront des résultats significatifs dans le domaine du développement. Voici des exemples qui illustrent cet engagement :

  • Global Health Investment Fund – Il s’agit d’un partenariat de financement mixte public-privé avec la Fondation Bill et Melinda Gates, l’Agence suédoise de coopération internationale au développement, Grands Défis Canada et des sociétés pharmaceutiques comme Pfizer, qui vise à financer la mise au point de médicaments et de vaccins ainsi que l’établissement de diagnostics et d’autres interventions pour lutter contre les maladies les plus fréquentes dans les pays en développement.
  • Nouveau partenariat pour l'investissement d'impact durable dans les marchés frontières – Ce projet, réalisé en collaboration avec les Mennonite Economic Development Associates of Canada, la Sarona Asset Management et le MaRS Centre for Impact Investing, soutient la création d’un fonds d’investissement sur 15 ans destiné aux pays membres de l’Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) en mobilisant près de 400 millions de dollars en capitaux privés pour aider jusqu’à 250 des petites et moyennes entreprises les plus prometteuses dans les pays en développement à prendre de l’expansion et à créer des emplois.
  • Mennonite Economic Development Associates en Éthiopie – Ce projet d’investissement fournit des fonds de roulement et une formation axée sur les compétences aux entrepreneures de l’industrie du textile.

Le gouvernement du Canada encourage des partenariats multipartites avec le secteur privé et des organismes sans but lucratif qui soutiennent des projets et des initiatives démontrant des avantages manifestes dans les domaines prioritaires du gouvernement. Pour que de tels partenariats se concrétisent, il faut que les acteurs du secteur privé assument une partie des coûts de la prestation d’un projet en particulier. Certains projets ont une valeur équitable, c’est-à-dire qu’ils permettent d’atteindre des objectifs commerciaux et de développement. Voici des exemples qui démontrent l’intérêt du Canada relativement à la mise en œuvre de projets avec le secteur privé et la société civile :

  • Partenariat pour promouvoir la croissance économique durable dans les régions productrices de café – Ce projet, mis en œuvre conjointement par Tim Hortons et le Bureau de promotion du commerce Canada, vise à favoriser la collaboration avec de petits producteurs de café dans la région de Trifinio (qui s’étend sur trois pays : le Guatemala, le Salvador et le Honduras) et dans d’autres régions productrices de café au Guatemala et au Honduras, en augmentant la productivité des exploitations agricoles, en améliorant la rentabilité de la production de café et en accroissant les exportations vers les marchés étrangers.
  • Alliance Zinc en faveur de la santé de l’enfant – Il s’agit d’un projet sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants auquel participent Teck Resources et l’Initiative pour les micronutriments, et qui vise à élaborer et à élargir la portée des programmes de traitement au zinc dans le but d’améliorer la nutrition et de sauver la vie d’enfants.
  • Bâtir une collaboration en vue d’un développement économique durable au Pérou – En partenariat avec Vision mondiale Canada et Barrick Gold, le Canada agit pour mettre à profit les retombées économiques des opérations minières au Pérou en augmentant les revenus et le niveau de vie des familles. Cette initiative appuie également la Stratégie de responsabilité sociale des entreprises élaborée par le Canada pour les sociétés extractives canadiennes à l’étranger, qui vise à accroître la capacité des pays en développement à gérer l’exploitation de leurs ressources naturelles dans le but de réduire la pauvreté.

Le gouvernement du Canada investit dans des approches novatrices qui soutiennent l’élaboration de modèles d’entreprises rentables, lesquelles permettent de rendre plus accessibles les biens et les services aux personnes dans le besoin. Notamment, de nouvelles approches du financement et de la technologie génèrent des solutions révolutionnaires aux défis liés au développement international. En voici quelques exemples :

  • Mécanisme de financement mondial à l’appui de l’initiative « Chaque femme, chaque enfant » – Il s’agit d’un partenariat annoncé par le premier ministre Harper à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies de 2014. Le Mécanisme (Global Financing Facility – GFF), qui loge à l’enseigne de la Banque mondiale à Washington, offrira l’infrastructure financière critique pour mobiliser le capital nécessaire à l’expansion des services de santé destinés aux femmes et aux enfants. Le nouveau GFF permettra d’établir une plateforme multidonateurs qui aidera les pays en développement à créer et à renforcer leurs systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civil.
  • Gavi, L’Alliance du Vaccin – Ce partenariat de financement réunit les secteurs public et privé aux fins de la mise au point de vaccins indispensables pour traiter l’infection à pneumocoque, qui est l’une des principales causes de mortalité chez les enfants dans les pays en développement.
  • Grands Défis Canada – Ce partenariat met à profit le financement, le savoir-faire et la technologie des secteurs public et privé afin de réduire les décès évitables de mères et d’enfants en Inde, en introduisant des produits d’importance vitale, comme une bande qui mesure en permanence la température du bébé et déclenche une alarme intuitive pour avertir la mère lorsque son enfant a besoin d’être au chaud (ce dispositif vise à réduire le taux d’hypothermie et d’infections graves chez les nouveau-nés), et le dispositif Aina, un lecteur de bandelettes d’analyse qui permet de transformer un téléphone mobile en analyseur de sang afin de mesurer le niveau de glucose.

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