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L'ALÉNA : déjà dix ans Rapport préliminaire


À Propos de ce Document

L'ALÉNA : déjà dix ans - Rapport préliminaire est le premier de deux rapports qui seront publiés par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international pour présenter un aperçu statistique et une analyse sur la performance du Canada au chapitre de l'investissement et du commerce international dix ans après l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et quinze ans après l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis (ALÉ). Un second rapport, basé sur les données complètes pour la période de dix ans, sera publié au printemps de 2004.

Le présent rapport a été produit par la Division de l'analyse commerciale et économique (EET) du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, sous la supervision générale de John M. Curtis, conseiller économique principal et coordonnateur. Le rapport a été rédigé par Aaron Sydor, coordonnateur principal de la recherche sur les politiques. Suzanne Desjardins et Björn Johansson ont fourni une aide au niveau des statistiques.

Nous serions heureux de recevoir vos commentaires, suggestions ou questions. Veuillez communiquer par courriel avec Aaron Sydor, à :
Aaron.sydor@dfait-maeci.gc.ca

© Ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2003
ISBN 0-662-67423-5
Nº de catalogue : E2-487/2003

Table des Matières

Message de l'honorable Pierre S. Pettigrew Ministre du commerce international

L'honorable Pierre S. Pettigrew Ministre du Commerce International

Aucune relation commerciale ne revêt plus d'importance pour le Canada que celle qu'il entretient avec ses partenaires de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) : les États-Unis et le Mexique. Nous célébrerons en janvier prochain le dixième anniversaire de l'entrée en vigueur de l'ALENA et le quinzième anniversaire de celle de son précurseur : l'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Ces importants anniversaires nous donneront l'occasion de constater le chemin parcouru et de nous pencher sur l'avenir des relations commerciales et économiques nord-américaines.

Ce rapport met en relief le développement rapide des échanges commerciaux du Canada avec ses partenaires de l'ALENA depuis l'entrée en vigueur des deux accords historiques. Les relations commerciales du Canada avec les États-Unis, premier partenaire commercial du Canada depuis plusieurs années, ont pris de l'importance au cours des quinze dernières années, surtout les échanges de marchandises. En fait, le Canada exporte maintenant vers ce pays une plus forte proportion de sa production industrielle que celle destinée à la consommation intérieure. La part du Mexique, quant à elle, tout en représentant toujours une partie plutôt modeste de nos échanges commerciaux, s'est considérablement accrue, et classe maintenant le Mexique au quatrième rang des partenaires commerciaux du Canada. Nous avons en outre été témoins d'une augmentation du commerce des services et de l'investissement étranger direct entre le Canada et ses partenaires nord-américains.

Quant à l'avenir, les succès remportés par le Canada sur un marché nord-américain dont l'efficacité et l'intégration ne cessent de croître continueront d'assurer sa prospérité économique. Bien que le Canada jouisse déjà d'un excellent environnement commercial, il maintient son engagement, en principe, de lever les derniers obstacles à la libre circulation du commerce et de l'investissement. Cette détermination, conjuguée à l'engagement de responsabilité financière pris par le gouvernement et à l'appui qu'il accorde à l'innovation, fera en sorte qu'il continuera de créer les conditions nécessaires pour que les Canadiennes et les Canadiens puissent démontrer leur excellence..

Principales conclusions

  • L'ALÉNA est le plus important bloc commercial dans le monde avec un produit intérieur brut (PIB) de 11,4 billions de dollars US à l'heure actuelle, ce qui représente environ le tiers du total mondial et une part supérieure de sept points de pourcentage à celle de l'Union européenne (UE).
  • Les États-Unis accaparent la part du lion tant du PIB que de la population dans la région de l'ALÉNA, outre d'avoir le PIB par habitant le plus élevé. Le Canada, dont le PIB par habitant est légèrement inférieur à celui des États-Unis, ne représente qu'environ un neuvième de la population et un onzième du PIB; le Mexique, qui a un PIB légèrement inférieur à celui du Canada, est environ trois fois plus populeux et a un niveau de vie d'environ le tiers de celui du Canada.
  • Des biens et services d'une valeur de 1,9 milliard de dollars CAN1 traversent la frontière canado-américaine à chaque jour, faisant de la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis la plus importante au monde.
  • Depuis 1989, le commerce Canada-États-Unis a presque triplé, passant de 235,2 milliards de dollars à 677,8 milliards de dollars en 2002. Cette année-là, les États-Unis ont reçu 80,8 p. 100 des exportations totales du Canada, contre 71,1 p. 100 en 1989.
  • Les exportations de marchandises aux États-Unis ont augmenté de 250 p. 100 depuis 1989 pour atteindre 345,4 milliards de dollars en 2002, ce qui représente 87,2 p. 100 des exportations totales de marchandises du Canada. Les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 150 p. 100 sur la même période pour atteindre 218,3 milliards de dollars, produisant un excédent de 127,1 milliards de dollars dans nos échanges de marchandises avec les États-Unis.
  • Les échanges commerciaux avec les États-Unis ont augmenté en importance dans chaque province canadienne et presque chaque industrie. Le Canada exporte aujourd'hui plus de produits manufacturés aux États-Unis qu'il n'en consomme sur son propre marché.
  • Il y a eu un déplacement du commerce du Canada avec les États-Unis vers les régions du Sud et de l'Ouest de ce pays.
  • Les services comptent pour une part relativement modeste et décroissante des échanges canado-américains; mais cela est attribuable principalement à l'expansion rapide du commerce des marchandises plutôt qu'à une piètre performance du commerce des services, dont les exportations ont augmenté à un taux annuel moyen de 8,8 p. 100 et les importations à un taux annuel moyen de 6,5 p. 100 entre 1989 et 2002.
  • Les flux d'IED entre le Canada et les États-Unis ont progressé de façon spectaculaire entre 1998 et 2001, sous l'effet de marchés boursiers en effervescence et d'un bond dans le niveau d'activité des fusions et acquisitions (F et A). Cependant, la part du stock d'IED entrant au Canada détenue par les États-Unis a fléchi de 65,6 p. 100 en 1989 à 64,2 p. 100 en 2002, tandis que la part du stock d'IED sortant reçue par ce pays est passée de 63,0 p. 100 à 46,7 p. 100 durant la même période.
  • La sensibilité du commerce canado-américain au renforcement de la sécurité et aux délais à la frontière est l'un des aspects les plus épineux de la politique commerciale canadienne à moyen terme.
  • L'économie américaine dépend aussi fortement de ses liens avec le Canada en matière de commerce et d'investissement et ces liens se sont resserrés au cours de la dernière décennie, alors que la production des deux pays est devenue de plus en plus interdépendante. Le Canada représente la destination à l'exportation la plus importante pour 39 États et est le principal fournisseur d'énergie, y compris de pétrole, des États-Unis2.
  • Les flux de commerce et d'investissement entre le Canada et le Mexique demeurent relativement modestes, ce pays ne représentant que 0,7 p. 100 des exportations et 3,1 p. 100 des importations canadiennes en 2001. Le Mexique détient une part encore plus restreinte du stock d'IED canadien, soit 0,8 p. 100 du stock d'IED sortant et 0,02 p. 100 du stock d'IED entrant en 2002.
  • Cependant, les échanges commerciaux et notamment les importations ont littéralement explosé depuis quelques années. Entre 1994 et 2002, les exportations de marchandises canadiennes au Mexique ont augmenté à un rythme annuel de 10,5 p. 100, tandis que les importations ont progressé au taux accéléré de 13,8 p. 100 l'an.
  • À première vue, le Canada et le Mexique semblent s'échanger les mêmes produits dans bien des cas : Véhicules automobiles, Machines et matériel électrique et Instruments spéciaux. Toutefois, à un niveau plus détaillé, des différences ressortent : le Canada exporte davantage de produits à valeur ajoutée, par exemple du matériel de télécommunications et du matériel technique spécialisé, tandis qu'il importe du Mexique davantage de produits à coefficient élevé de main-d'œuvre, par exemple des bobines d'allumage, des téléviseurs et des thermostats.

1.1   Les partenaires de l'ALÉNA - Statistiques fondamentales

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Les différences considérables que l'on observe entre le Canada, les États-Unis et le Mexique représentent l'un des aspects distinctifs de l'accord commercial liant les trois partenaires. Pour ce qui est de la taille de l'économie, les États-Unis dominent manifestement avec 88,4 p. 100 du produit intérieur brut (PIB) de la zone de l'ALÉNA (10,4 billions de dollars US). Le Canada, avec un peu moins d'un dixième de la taille des États-Unis, en détient 6,2 p. 100, tandis que la part du Mexique s'élève à 5,4 p. 100.

Figure 1.1.1 - Partenaires de l'ALÉNA - PIB

En termes démographiques, les États-Unis sont aussi le premier partenaire en importance, mais à un degré moindre que pour le PIB. Ce pays représente légèrement plus des deux tiers de la population de la région de l'ALÉNA, soit 68,6 p. 100, contre 23,9 p. 100 pour le Mexique et 7,5 p. 100 pour le Canada. Le Mexique possède également une population beaucoup plus jeune et en croissance beaucoup plus rapide que ses deux voisins du Nord, ce qui engendre un ensemble de possibilités et de défis unique pour ce pays en Amérique du Nord.

Figure 1.1.2 - Partenaires de l'ALÉNA - Population

L'aspect peut-être le plus révélateur est l'écart observé entre les trois partenaires de l'ALÉNA au niveau du PIB par habitant. Ici également, les États-Unis se distinguent. Mesuré selon le taux de change du marché, le PIB par habitant des États-Unis ressort en tête à 36 200 dollars US. Le Canada suit derrière avec un PIB par habitant de 23 400 dollars US, tandis que le Mexique vient assez loin en troisième place à 6 300 dollars US par personne3. L'utilisation d'une mesure du PIB par habitant fondée sur la PPA réduit l'écart entre le Canada et les États-Unis : de 12 900 dollars US par personne sur la base des taux de change du marché à 4 700 dollars US par personne avec les taux de change fondés sur la PPA. Tout de même, le PIB du Canada ne représente encore que 85 p. 100 de celui des États-Unis, un écart qui suscite beaucoup de débats et de préoccupations au Canada. La différence est encore plus prononcée dans le cas du Mexique, dont le PIB par habitant, mesuré au taux de change du marché, n'est que de 17,4 p. 100 de celui des États-Unis; la proportion passe à 25,7 p. 100 lorsque le PIB est mesuré selon la PPA.

En raison de sa taille même, l'économie américaine est moins dépendante des échanges commerciaux, y compris avec ses deux partenaires de l'ALÉNA. Le Canada est le pays qui a le ratio commerce/PIB le plus élevé, soit plus de 80 p. 100, alors qu'un peu moins de 60 p. 100 du PIB du Mexique entre dans le commerce international; le ratio commerce/ PIB est d'environ un quart pour les États-Unis. En outre, tant le Canada que le Mexique expédient plus de 80 p. 100 de leurs exportations à leurs partenaires de l'ALÉNA et comptent sur ces derniers pour la grande majorité de leurs importations. Par contre, les États-Unis dépendent de leurs partenaires de l'ALÉNA pour moins de 30 p. 100 de leurs échanges commerciaux.

Figure 1.1.3 - Partenaires de l'ALÉNA - PIB par habitant

Figure 1.1.4-Partenaires de l'ALÉNA-Part du commerce dans le PIB

1.2   L'ALÉNA dans le contexte mondial

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En termes de produit intérieur brut (PIB), la zone de l'ALÉNA est le plus important bloc commercial dans le monde, avec 32,7 p. 100 du PIB mondial, soit 11,4 billions de dollars US. Fournissant 25,8 p. 100 de la production économique mondiale, l'Union européenne (UE) arrive assez loin derrière. Même avec l'adhésion de dix nouveaux pays membres l'an prochain, le PIB de l'UE passera de 7,9 billions de dollars US à 8,3 billions de dollars US, ce qui demeure largement inférieur au PIB de la zone de l'ALÉNA. Bien qu'elle ne constitue pas un bloc commercial formel, l'Asie a noué de nombreux liens commerciaux, comme en témoigne un niveau élevé d'échanges intra-régionaux - comparable à celui des blocs commerciaux officiels - et elle représente 23,0 p. 100 de la production mondiale4. Cette triade est à l'origine de 85,9 p. 100 du produit mondial.

Figure 1.2.1-Zones de commerce rÉgional, PIB

En termes de volume d'échanges commerciaux, l'Union européenne arrive au premier rang. Cette région est à l'origine de 36,8 p. 100 des exportations mondiales et de 34,8 p. 100 des importations, comparativement à 18,8 p. 100 et 24,8 p. 100, respectivement, pour l'ALÉNA. Le bloc nord-américain arrive au second rang derrière l'Union européenne pour les importations mais au troisième rang, juste avant le Reste du monde (RdM) pour les exportations, ce qui traduit l'énorme déficit commercial actuel des États-Unis.

Figure 1.2.2-Zones de commerce rÉgional, exportations et importations

Les données sur le commerce total donnent toutefois une image quelque peu exagérée de la taille de l'Union européenne et des autres régions par rapport à celle de l'ALÉNA. Puisqu'elle ne compte que trois pays membres, le commerce au sein de cette zone se déroule en bonne partie à l'intérieur même des pays (notamment des États-Unis), ce qui n'est pas considéré comme du commerce extérieur. Ce fait ressort de la figure ci-dessous, où l'on peut voir que la part du commerce intra-UE est beaucoup plus élevée que celle de l'ALÉNA, soit 60,7 p. 100 et 46,3 p. 100, respectivement. Si nous prenons uniquement les exportations externes, la région de l'ALÉNA est la première importatrice dans le monde, mais elle vient après l'UE et l'Asie pour les exportations.

Tableau 1.2.1 A

Part des exportations, en pourcentage
Destination
ExportateurALÉNAUEAsieRdM
Données : FMI, Direction des statistiques commerciales
ALÉNA56,014,617,412,0
UE10,961,0 7,220,9
Asie26,314,748,110,9

Tableau 1.2.1 B

Part des importations, en pourcentage
Source
ImportateurALÉNAUEAsieRdM
Données : FMI, Direction des statistiques commerciales
ALÉNA38,117,631,512,8
UE 8,158,912,021,0
Asie13,712,156,318,0

Au chapitre de l'investissement étranger direct (IED), l'ALÉNA arrive au second rang derrière l'UE pour l'IED entrant, avec 23,9 p. 100 du stock mondial d'IED en 2001 contre 38,7 p. 100 pour l'UE, et encore plus loin derrière pour l'IED sortant, avec une part de 25,0 p. 100 comparativement à 52,5 p. 100 pour l'Union européenne. Mais comme pour le commerce, ces chiffres devraient être interprétés avec prudence étant donné qu'une part beaucoup plus élevée de l'investissement au sein des quinze pays de l'UE est considérée comme de l'IED, tandis que l'investissement entre les États américains est considéré comme étant de nature intérieure, ce qui engendre une sous-estimation de l'IED dans la région de l'ALÉNA.

Figure 1.2.3-Zones de commerce rÉgional intra-rÉgional des exportations et des importations

Figure 1.2.4-Zones de commerce rÉgional, part des stocks d'IED

2.1   Les échanges commerciaux

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Le Canada et les États-Unis ont développé la plus importante relation commerciale bilatérale dans le monde. Près de 1,9 milliard de dollars de biens et services traversent la frontière chaque jour. Les échanges canado-américains ont connu une expansion considérable depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis en 1989. Entre 1989 et 2002, les exportations canadiennes aux États-Unis ont augmenté à un taux annuel moyen de 9,3 p. 100, tandis que les importations croissaient à un taux de 7,5 p. 100 l'an. L'excédent commercial du Canada avec les États-Unis a aussi augmenté de façon spectaculaire, pour passer de 4,4 milliards de dollars en 1989 à un sommet de 90,7 milliards de dollars en 2001 avant de retomber légèrement à 86,4 milliards de dollars en 2002.

Figure 2.1.1-Commerce Canada-É-U de biens et services

Tableau 2.1b
Commerce bilatéral du Canada avec les États-Unis, 2002
 Par annéePar jourPar heurePar minute
Milliards de dollarsMillions de dollars
Biens et
services
677,8 $CAN1,9 $CAN77,4 $CAN1,3 $CAN
431,5 $US1,2 $US49,3 $US0,8 $US
Biens601,9 $CAN1,7 $CAN68,7 $CAN1,1 $CAN
383,2 $US1,1 $US43,8 $US0,7 $US

La part des exportations canadiennes détenue par les États-Unis a augmenté considérablement, gagnant 10,3 points de pourcentage entre 1989 et 2000; toutefois, elle est demeurée relativement stable depuis lors en raison du ralentissement marqué de la croissance économique aux États-Unis. La part des exportations canadiennes détenue par les États-Unis se atteignait 80,8 p. 100 en 2002. La part des importations canadiennes provenant de ce pays a augmenté de façon beaucoup moins spectaculaire, gagnant 6,1 points de pourcentage pour marquer un sommet de 74,7 p. 100 en 1998, mais elle a diminué constamment depuis pour s'établir à 69,9 p. 100 en 2002, seulement 1,3 point de pourcentage de plus que le niveau observé en 1989.

Figure 2.1.2-Part du commerce de biens et services dÉtenue par les États-Unis

Tableau 2.1
Le commerce des biens et services du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %5
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations119 820199 864382 10110,778,449,3371,4376,6080,85
Importations115 381182 574295 7349,616,217,5168,6272,3769,89
Solde4 43917 29086 367s.o.s.o.s.o.-1 109,7200,30174,42

L'importance du Canada pour l'économie Américaine 6

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Les Canadiens sont bien conscients de l'importance de l'économie américaine pour le Canada - de la part élevée des exportations allant aux États-Unis à la place de premier plan qu'occupent les entreprises américaines dans l'économie canadienne. La taille même de l'économie américaine fait que celle-ci est beaucoup moins tributaire des marchés étrangers en général et du Canada en particulier - moins de 10 p. 100 du PIB des États-Unis est exporté, comparativement à plus de 40 p. 100 au Canada. En outre, les États-Unis ne sont pas liés aussi étroitement à un seul pays. Le Canada, qui est le plus important partenaire commercial des États-Unis, représente 19,0 p. 100 des exportations et 16,5 p. 100 des importations de ce pays, comparativement à 81,6 p. 100 et à 69,9 p. 100 de nos exportations et de nos importations qui, respectivement, vont aux États-Unis ou en proviennent. L'économie américaine est néanmoins de plus en plus étroitement liée à celle de son voisin du Nord.

Ensemble du commerce Canada-États-Unis

Depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis en 1989 et de l'Accord de libre-échange nord-américain en 1994, nous avons assisté à une augmentation spectaculaire de l'interdépendance bilatérale des deux économies. Comme le montre le graphique ci-contre, les exportations américaines au Canada sont passées de 93,4 milliards de dollars US en 1989 à 184,9 milliards de dollars US en 2002 - une augmentation de près de 100 p. 100. De même, les importations aux États-Unis en provenance du Canada sont passées de 99,0 milliards de dollars US à 232,4 milliards de dollars US entre 1989 et 2002.

 Millions de dollars US courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
Exportations américaines au Canada
* Taux de croissance annuel composé.
Source : U.S. Bureau of Economic Analysis, Balance of Payments   retour
Biens et services93 415132 076184 9297,174,305,3919,1818,7619,03
Biens79 888114 650160 8797,494,335,5322,2022,8023,57
Services13 52717 42624 0505,204,114,5310,648,678,31
Importations américaines du Canada
Biens et services98 982141 497232 4217,416,406,7917,0617,6716,51
Biens89 944131 149213 1517,836,266,8618,8319,6118,27
Services9 03810 34819 2702,748,086,008,827,858,01

La plus grande partie du commerce canado-américain porte sur des marchandises; dans le tableau qui suit, les échanges de marchandises représentait 87,0 p. 100 des exportations totales des États-Unis au Canada en 2002 et 91,7 p. 100 des importations totales dans ce pays en provenance du Canada la même année. La croissance des échanges de marchandises entre les deux pays a également été plus rapide que la croissance du commerce des services, bien que par une faible marge. Les échanges canado-américains reposent beaucoup plus sur les marchandises que les échanges des États-Unis avec d'autres pays, comme il ressort de la faible part du commerce des services des États-Unis détenue par le Canada - 8,3 p. 100 des exportations en 2002, comparativement à 23,6 p. 100 dans le cas du commerce des marchandises. Une tendance semblable est observée pour les importations, où le Canada ne représente que 8,0 p. 100 des importations de services aux États-Unis, contre 18,3 p. 100 pour les importations de marchandises.

Le Canada est aussi, de loin, le plus important marché pour les produits américains - recevant à peu près la même valeur en exportations américaines que l'ensemble de l'Union européenne à quinze membres, en dépit du fait que le Canada a une taille économique dix fois moins grande. En 2002, le Canada constituait la plus importante destination pour les exportations de marchandises de trente-neuf des cinquante états américains. Le Canada est la plus importante destination pour les exportations de la plupart des états frontaliers et ceux des régions du Nord-Est et du Centre, mais cette tendance s'observe aussi loin vers le Sud qu'au Missouri et au Nevada. Vingt-neuf États américains ont expédié plus du quart de leurs exportations au Canada en 2002.

Part et rang des exportations des États-Unis au Canada, par État

Les exportations ne représentent que 9,6 p. 100 du PIB américain et les exportations au Canada, 1,9 p. 100 seulement du PIB des États-Unis, dont 1,5 p. 100 en exportations de marchandises. Cependant, on observe une variation importante parmi les États. Seulement cinq États comptent sur le Canada pour plus de 2,5 p. 100 de leur PIB, dont quatre se trouvent juste au sud des Grands Lacs. Le niveau de dépendance à l'égard du marché canadien diminue progressivement en s'éloignant de cette région.

Le Canada est la destination première des exportations américaines dans huit grands groupes de produits sur onze; ce n'est que dans le secteur de l'Agriculture et celui des Minéraux, où le Canada est un important exportateur, et le secteur du Vêtement et des textiles, où nous avons un classement inférieur, mais néanmoins parmi les trois premiers.

Part du PIB reprÉsentÉe par les exportations au Canada, par État, 2000

Le Canada est aussi une importante source d'importations aux États-Unis, soit pour utilisation dans un procédé de production soit pour la consommation directe. Un peu moins du cinquième du total des importations aux États-Unis provient du Canada. Plus de 60 p. 100 des importations américaines de Bois et de papier venaient du Canada en 2002, en dépit du différend opposant les deux pays sur la question du bois d'œuvre de résineux. Le Canada est la plus importante source d'importations aux États-Unis dans sept des onze grands groupes de produits et il se classe parmi les cinq premiers dans les quatre autres groupes de produits.

Part des exportations des États-Unis dÉtenue par le Canada, par produit, 2002

Ces données sur le commerce traduisent aussi le degré élevé d'intégration entre l'industrie canadienne et l'industrie américaine. Plus de 40 p. 100 du commerce des États-Unis avec le Canada est constitué d'échanges intra-entreprises, c'est-à-dire des échanges entre des divisions de la même société situées de part et d'autre de la frontière. L'industrie de l'automobile est l'un des exemples les plus manifestes de ce genre d'échanges. Chaque véhicule monté en Amérique du Nord renferme aujourd'hui près de 1 250 dollars US en pièces fabriquées au Canada7.

Part des importations des États-Unis dÉtenue par le Canada, par produit, 2002

Le Canada est aussi la plus importante source d'importations d'énergie aux États-Unis. Le Canada est indéniablement la principale source d'importations d'électricité et de gaz naturel, fournissant 100 p. 100 des importations d'électricité aux États-Unis et 93,5 p. 100 des importations de gaz naturel. Même dans le cas du pétrole - en combinant le pétrole brut et raffiné - les États-Unis importent davantage du Canada que de tout autre pays.

En outre, les Canadiens constituent une importante source de recettes de tourisme pour les États-Unis. Les Canadiens ont dépensé 6,2 milliards de dollars US en voyages aux États-Unis en 2002, soit 8,5 p. 100 des dépenses totales des voyageurs étrangers dans ce pays en 2002.

Part des importations d'eacute;nergie des États-Unis dÉtenue par le Canada, 2002

Les liens économiques entre le Canada et les États-Unis vont bien au-delà du commerce. Comme nous l'avons déjà mentionné, de nombreuses entreprises exploitent des établissements des deux côtés de la frontière et leurs activités sont souvent étroitement intégrées. Le Canada est l'une des plus importantes destinations de l'investissement étranger américain. Une part de 10,1 p. 100 du stock d'investissement direct américain à l'étranger se trouvait au Canada en 2001. Il y a tout près de 2 000 filiales américaines en exploitation au Canada; elles réalisent des ventes de 2,9 billions de dollars US annuellement8.

RÉpartition de l'investissement direct des États-Unis à l'Étranger

RÉpartition de l'investissement direct aux États-Unis

Les Canadiens figurent aussi parmi les plus importants investisseurs aux États-Unis, détenant une part de 8,2 p. 100 de l'investissement étranger direct dans ce pays en 2001. Les entreprises canadiennes possèdent 434 milliards de dollars US d'avoirs aux États-Unis; elles y réalisent des ventes de 168 milliards de dollars US, représentant 643 000 emplois, et ont procuré 4,4 milliards de dollars de revenus aux Canadiens9.

2.2   Le commerce des marchandises 10 

table des matières

Les résultats les plus importants de l'ALÉ et de l'ALÉNA ont été la suppression des droits tarifaires sur presque tous les échanges de marchandises entre le Canada et les États-Unis (ALÉ) et, subséquemment, avec le Mexique (ALÉNA). Nous devrions donc nous attendre à ce que l'effet le plus prononcé de ces accords ressorte des statistiques sur le commerce des marchandises.

Entre 1989 et 2002, les exportations de marchandises canadiennes aux États-Unis ont fait un bond spectaculaire de 250 p. 100, passant de 100,5 milliards de dollars en 1989 à 345,4 milliards de dollars en 2002. Les importations ont augmenté dans une proportion moindre mais néanmoins impressionnante, soit 150 p. 100, passant de 88,2 milliards de dollars à 218,3 milliards de dollars sur la même période. La part des exportations canadiennes de marchandises détenue par les États-Unis est passée de 73,2 p. 100 à 87,4 p. 100, tandis que la part des importations canadiennes provenant de ce pays a légèrement fléchi, passant de 65,2 p. 100 en 1989 à 62,6 p. 100 en 2002.

Figure 2.2.1-Exportations et importations de marchandises entre le Canada et les États-Unis

Les exportations canadiennes aux États-Unis ayant progressé plus rapidement que nos importations en provenance de ce pays, notre excédent commercial a augmenté de façon significative, passant de 13,5 milliards de dollars en 1989 à un sommet de 133,5 milliards de dollars en 2001, avant de retomber légèrement à 127,1 milliards de dollars en 2002 - environ 23 p. 100 de nos échanges totaux de marchandises avec les États-Unis. En 2002, l'excédent commercial avec les États-Unis représentaient 268 p. 100 de notre excédent commercial total; en d'autres termes, le Canada enregistre un déficit dans ses échanges de marchandises avec le reste du monde.

Figure 2.2.2-Solde du commerce des marchandises Canada-États-Unis

Tableau 2.2
Commerce des marchandises, Canada-États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations101 592183 303345 42712,538,249,8773,2481,2287,20
Importations88 1041187 347218 3089,295,967,2365,1767,7562,62
Solde13 48845 956127 119s.o.s.o.s.o.384,25200,32267,75

Le secteur du Matériel de transport arrive en première place de nos exportations de marchandises aux États-Unis, avec une part de 27,0 p. 100 en 2002, ce qui est légèrement en baisse par rapport au niveau de 32,8 p. 100 enregistré en 1989. La plupart des autres grands secteurs d'exportation ont vu également leur part des exportations diminuer, tandis que la catégorie « Tous les autres » a enregistré la plus grande partie du gain correspondant, soit 10,7 points de pourcentage - dont la majorité est attribuable aux « transactions spéciales ». Le secteur des Métaux et des minéraux est le seul autre à avoir vu sa part augmenter; en bonne partie, cela s'est produit surtout ces dernières années, parallèlement à l'augmentation des prix des ressources. Un autre secteur de ressources, celui du Bois et du papier, a vu sa part reculer de 4,5 points de pourcentage, enregistrant la croissance la plus lente des exportations sur la période à seulement 7,0 p. 100; vraisemblablement, cela est lié aux mesures prises aux États-Unis contre les importations de bois d'œvre résineux au cours de la décennie. Le secteur du Vêtement et des textiles, par contre, a enregistré la croissance la plus forte, à 15,7 p. 100.

Figure 2.2.3-RÉpartition par industrie des exportations canadiennes de marchandises aux États-Unis

Le marché américain a gagné en importance dans toutes les industries canadiennes, sauf celle du Matériel de transport qui, comme nous l'avons indiqué précédemment, dépendait déjà beaucoup du marché américain. À l'heure actuelle, les manufacturiers canadiens expédient plus de la moitié de leur production aux États-Unis - ce qui signifie que ce pays est un marché plus important que le marché canadien pour les manufacturiers canadiens!11 Il est bien connu que la plus grande partie de la production du secteur canadien du Matériel de transport est exportée aux États-Unis - 75,6 p. 100 en 1999. Certaines industries de « haute technologie » dépendent aussi essentiellement du marché américain. En 1999, 68,4 p. 100 des machines produites au Canada ont été exportées aux États-Unis, contre 62,1 p. 100 des ordinateurs et du matériel électronique et 54,7 p. 100 du matériel électrique.

Figure 2.2.4-Part des exportations aux États-Unis dans les expÉditions totales du Canada

Le secteur du Matériel de transport est aussi à l'origine d'une fraction significative des importations canadiennes des États-Unis. En 2002, celle-ci s'établissait à 25,6 p. 100, ce qui était légèrement en baisse par rapport au niveau de 28,1 p. 100 enregistré en 1989. Le premier poste en importance dans les importations de marchandises des États-Unis est celui des Machines et du matériel électronique, qui représente 30,6 p. 100 des importations canadiennes, contre 33,6 p. 100 en 1989. Pour l'essentiel, ce recul est survenu au cours des deux dernières années par suite de l'effondrement du secteur de la haute technologie. Les grands gagnants ont été les secteurs des Produits chimiques, dont la part a augmenté de 2,8 points de pourcentage, et celui des Plastiques et du caoutchouc, qui a gagné 2,0 points de pourcentage.

Figure 2.2.5-RÉpartition par industrie des importations canadiennes de marchandises des États-Unis

Plus de 80 p. 100 de nos importations de Plastiques et de caoutchouc provenaient des États-Unis en 2002, plaçant ce secteur au second rang derrière celui du Bois et du papier, dont 82 p. 100 des importations au Canada proviennent des États-Unis. À l'autre bout de l'échelle, nous importons relativement peu de Vêtements et de textiles et de Produits manufacturés divers (ce qui comprend les jouets) des États-Unis. Ce sont deux secteurs où les pays en développement, comme le Mexique et la Chine, sont traditionnellement en position de force. Trois catégories de produits, soit les Métaux et les minéraux, le Matériel de transport et le Bois et le papier sont responsables de la plus grande partie (40,0 p. 100, 29,5 p. 100 et 19,6 p. 100, respectivement) de notre excédent commercial avec les États-Unis.

Tableau 2.2.1
Commerce des marchandises, Canada-États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture3 3276 38912 66613,948,9310,8335,2344,8959,42
Aliments et boissons1 5293 2998 12416,6311,9213,7174,9982,8391,22
Métaux et minéraux21 59535 53375 10210,479,8110,0669,3782,0690,10
Produits chimiques4 0227 07813 30011,978,209,6466,6574,6478,65
Plastiques et caoutchouc2 8406 45715 32717,8511,4113,8481,4991,7094,82
Vêtement et textiles9912 8376 59823,4111,1315,7056,3179,1587,11
Bois et papier15 20523 36136 5358,975,756,9864,9769,7980,76
Machines et mat. électron.14 87026 68447 35712,417,439,3278,6181,7083,21
Matériel de transport33 31156 03093 62210,966,638,2795,0994,0494,36
Prod. manufacturés divers1 8353 7659 92515,4612,8813,8690,2089,9694,33
Transactions spéciales2 07611 91427 95741,8311,2522,1438,1483,8892,44
Importations
Agriculture3 0484 0907 1926,067,316,8362,5958,4261,36
Aliments et boissons1 4243 3056 20018,348,1811,9842,3758,4262,11
Métaux et minéraux9 95013 79223 7426,757,036,9253,5855,4950,73
Produits chimiques4 6719 15317 73014,408,6210,8164,7969,8464,66
Plastiques et caoutchouc4 1397 40614 51012,348,7710,1377,0480,6580,71
Vêtement et textiles1 9813 5964 90112,673,957,2227,4737,2731,84
Bois et papier4 2746 96311 40610,256,367,8483,0387,1281,73
Machines et mat. électron.29 59946 41566 6669,424,636,4467,3166,4861,33
Matériel de transport24 75135 14555 7947,265,956,4578,8382,5372,90
Prod. manufacturés divers1 6553 5304 89316,364,168,7048,2756,7843,12
Transactions spéciales2 6614 0135 1658,563,215,2354,6557,8757,47

Figure 2.2.6-Commerce des rÉgions canadiennes avec les États-Unis, croissance annuelle des importations et des exportations, 1989-2002

L'Ontario est la province qui dépend le plus du marché américain, où elle a expédié 93,5 p. 100 de ses exportations de marchandises en 2002. Dans une large mesure, cette tendance est attribuable à l'intégration nord-sud et aux flux d'échanges bilatéraux concomitants dans l'industrie de l'automobile. La Colombie-Britannique et les Territoires sont la région qui dépend le moins du marché américain, où elle n'expédie que les deux tiers de ses exportations. Toutes les régions canadiennes ont vu augmenter l'importance du marché d'exportation américain, mais c'est la Colombie-Britannique qui a enregistré le gain le plus notable à cet égard, soit 26 points de pourcentage depuis 1989. La région de l'Atlantique a aussi enregistré une hausse marquée de l'importance du marché d'exportation aux États-Unis. La part relativement moins grande des exportations de la Colombie-Britannique qui vont aux États-Unis est en partie attribuable à la forte concentration de la production de cette province dans les secteurs de ressources, pour lesquels les États-Unis représentent un marché relativement moins important.

Figure 2.2.7-RÉpartition par rÉgion canadienne des exportations de marchandises vers les États-Unis

Du côté des importations, l'importance des États-Unis a diminué dans chaque région canadienne entre 1989 et 2002. Le Québec et les Prairies sont les deux régions où la baisse a été la plus prononcée, bien qu'à partir de niveaux très différents. En 1989, 84,3 p. 100 des importations de marchandises des Prairies provenaient des États-Unis, la proportion la plus élevée au Canada, tandis que seulement 45,0 p. 100 des importations du Québec venaient de ce pays. Il est intéressant de noter que les trois régions qui ont le plus facilement accès au transport maritime, en l'occurrence la Colombie-Britannique, l'Atlantique et le Québec, sont celles qui dépendent le moins des importations provenant des États-Unis.

Figure 2.2.8-RÉpartition par rÉgion canadienne des importations de marchandises des États-Unis

Tableau 2.2.2
Commerce des marchandises, Canada-États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
C.-B. et Territoires7 48013 18820 56412,015,718,0940,7554,4666,70
Prairies14 16026 14258 56513,0510,6111,5466,8172,8083,07
Ontario58 204103 887193 30812,288,079,6785,4790,2193,51
Québec17 03033 57457 34414,546,929,7971,6981,7383,99
Atlantique4 7176 51216 6776,6612,4710,2064,6469,9283,51
Importations
C.-B. et Territoires6 0009 35511 8689,293,025,3943,1351,3037,61
Prairies6 90912 56421 40912,706,899,0984,3284,7675,63
Ontario62 49398 839162 8579,606,447,6576,0175,9572,54
Québec11 13614 48819 1305,403,534,2545,0344,6437,24
Atlantique1 5652 1002 8896,064,074,8325,5029,6322,72

Le Canada a tissé des liens commerciaux étroits avec de nombreux États frontaliers, lesquels ont traditionnellement joué le rôle de cœur manufacturier des États-Unis. Au cours de la dernière décennie et même avant, le Sud-Ouest des États-Unis a connu un essor industriel et technologique spectaculaire. Cette tendance s'est répercutée sur les profils d'échanges commerciaux du Canada avec les États-Unis. La figure 2.2.9 fait voir l'expansion du commerce des marchandises du Canada avec les états américains. Comme on peut le constater, les exportations canadiennes pénètrent de plus en plus vers le Sud et l'Ouest des États-Unis.

Figure 2.2.9-Croissance des exportations canadiennes de marchandises aux États-Unis par État

Les tableaux 2.2.2.1 à 2.2.2.5 renferment une décomposition des échanges commerciaux du Ca-nada avec les États-Unis par région canadienne et par grand groupe de produits. La Colombie-Britannique et les Territoires, les Prairies et la région de l'Atlantique sont toutes fortement tributaires de leurs exportations de ressources aux États-Unis. Dans le cas de la Colombie-Britannique, le secteur du Bois et du papier détient la part la plus élevée des exportations, soit 45,2 p. 100, tandis que pour les Prairies et la région de l'Atlantique, ce sont les Métaux et les minéraux (ce qui comprend le pétrole) à 62,0 p. 100 et 48,7 p. 100, respectivement. Les échanges de l'Ontario sont beaucoup plus axés sur les produits manufacturés : le Matériel de transport (41,3 p. 100) et les Machines et le matériel électronique (16,2 p. 100) détenaient les parts les plus importantes des exportations. Seul le Québec montre des exportations assez variées aux États-Unis : Matériel de transport (18,9 p. 100), Bois et papier (18,8 p. 100), Métaux et minéraux (18,4 p. 100) et Machines et matériel électronique (16,0 p. 100). Bien que chaque région dépende fortement d'un petit nombre de produits d'exportation aux États-Unis et que la plupart de ces produits soient axés sur les ressources, on observe un recul significatif de l'importance des principaux produits d'exportation.

Les Machines et le matériel électronique sont le plus important secteur d'exportation des États-Unis dans chaque région canadienne, la part des exportations américaines représentée par ce secteur variant entre 20,1 p. 100 dans la région de l'Atlantique à 37,2 p. 100 au Québec. De façon générale, les importations canadiennes des États-Unis portent sur des produits manufacturiers, comme le Matériel de transport et les Produits chimiques.

Tableau 2.2.2.1
Commerce des marchandises, Colombie-Britannique et Territoires - États-Unis, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture289,1559,61 322,614,1211,3512,4131,3444,6970,06
Aliments et boissons108,7235,5465,916,738,9011,8533,5758,8274,42
Métaux et minéraux1 265,91 717,43 892,66,2910,779,0324,4639,7460,87
Produits chimiques119,4399,9444,827,341,3410,6448,7759,6352,95
Plastiques et caoutchouc48,9106,7509,716,9121,5919,7781,9684,8594,48
Vêtement et textiles59,5124,1300,115,8511,6713,2658,0781,9492,88
Bois et papier4 593,87 822,99 304,311,232,195,5845,0854,8465,68
Machines et mat. électron.512,4905,82 140,012,0711,3511,6274,2572,9278,63
Matériel de transport269,8332,31 055,74,2615,5411,0672,3451,1788,24
Prod. manufacturés divers63,3107,4521,211,1621,8217,6166,5160,2578,06
Transactions spéciales149,3876,6614,442,48-4,3411,5083,2791,4541,68
Importations
Agriculture549,1737,01 230,36,066,626,4062,1957,6159,57
Aliments et boissons207,5509,9835,919,696,3711,3140,1155,8759,99
Métaux et minéraux732,81 092,21 814,78,316,557,2251,5559,2652,43
Produits chimiques231,0436,9636,513,604,818,1145,7967,6365,67
Plastiques et caoutchouc199,3395,0654,514,666,529,5854,4862,9153,91
Vêtement et textiles113,7264,1285,618,370,987,3420,3226,0914,45
Bois et papier547,5895,01 223,410,333,986,3885,1788,1680,18
Machines et mat. électron.1 789,82 621,92 844,47,931,023,6350,6849,5137,83
Matériel de transport1 257,31 698,31 684,06,20-0,112,2726,7140,2318,92
Prod. manufacturés divers141,7345,6366,819,530,757,5935,6043,7219,15
Transactions spéciales232,2362,7294,99,33-2,551,8660,4260,1946,22

Tableau 2.2.2.2
Commerce des marchandises, Prairies - États-Unis, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture1 194,52 987,85 205,820,127,1911,9922,7734,8647,39
Aliments et boissons116,8206,5711,212,0816,7214,9173,0076,8290,45
Métaux et minéraux8 515,315 457,836 295,612,6611,2611,8089,2393,2697,05
Produits chimiques1 330,82 078,53 565,59,336,987,8857,0564,4966,53
Plastiques et caoutchouc382,1743,71 567,914,259,7711,4774,1386,2488,85
Vêtement et textiles64,7152,2247,218,666,2510,8637,1349,5145,90
Bois et papier1 119,61 029,63 236,4-1,6615,398,5189,5052,8375,53
Machines et mat. électron.846,01 399,34 385,310,5915,3513,4980,8073,6875,63
Matériel de transport460,6854,41 564,213,167,859,8692,3994,0494,34
Prod. manufacturés divers58,3213,2843,029,6018,7522,8186,3885,6096,58
Transactions spéciales71,51 020,5943,970,19-0,9721,9620,0292,6389,75
Importations
Agriculture338,2478,41 188,07,1812,0410,1581,5776,9985,27
Aliments et boissons212,8386,7890,312,6910,9911,6473,1777,3277,73
Métaux et minéraux625,31 316,82 582,916,068,7911,5385,9185,1084,48
Produits chimiques468,3936,41 993,714,869,9111,7973,0580,6582,58
Plastiques et caoutchouc320,2633,91 286,514,649,2511,2983,8790,5787,88
Vêtement et textiles141,1301,2454,016,385,269,4149,3759,6350,31
Bois et papier299,3537,31 018,312,418,329,8894,4995,0991,75
Machines et mat. électron.2 554,44 527,87 635,112,136,758,7985,7584,4273,89
Matériel de transport1 587,82 709,43 453,611,283,086,1697,7295,5367,73
Prod. manufacturés divers123,5345,0513,622,815,1011,5971,9280,1866,18
Transactions spéciales239,9394,3396,110,450,063,9366,0865,6563,85

Tableau 2.2.2.3
Commerce des marchandises, Ontario - États-Unis, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture445,11 243,02 798,422,8010,6815,1943,7570,6983,13
Aliments et boissons830,31 998,54 564,419,2110,8814,0184,6987,2793,80
Métaux et minéraux6 263,99 566,716 226,28,846,837,6075,1385,5388,47
Produits chimiques1 915,13 434,27 133,412,399,5710,6476,7585,0789,69
Plastiques et caoutchouc1 586,13 820,59 194,919,2211,6014,4780,4191,1694,87
Vêtement et textiles448,91 302,52 609,623,749,0814,5059,1581,7386,74
Bois et papier3 992,46 056,810 007,08,696,487,3294,5194,9496,30
Machines et mat. électron.10 394,218 149,631 243,611,797,038,8381,9982,9886,38
Matériel de transport29 490,048 245,179 941,810,356,527,9796,9995,8696,84
Prod. manufacturés divers1 347,92 527,15 656,813,3910,6011,6693,8993,2296,23
Transactions spéciales1 493,27 577,623 958,338,3815,4823,8039,3085,6397,64
Importations
Agriculture1 675,92 197,23 915,05,577,496,7470,3463,5663,94
Aliments et boissons842,42 152,23 982,920,648,0012,6950,0268,5769,38
Métaux et minéraux7 190,59 830,417 255,46,457,296,9778,3176,6878,48
Produits chimiques2 967,46 300,412 335,416,258,7611,5872,0978,0869,58
Plastiques et caoutchouc3 017,45 406,011 150,112,379,4710,5885,7386,1286,66
Vêtement et textiles1 092,52 044,63 137,513,355,508,4536,8246,8642,67
Bois et papier2 709,24 456,37 370,410,476,498,0086,1289,6485,98
Machines et mat. électron.20 926,733 871,948 482,310,114,586,6871,2170,4663,79
Matériel de transport19 137,727 497,647 930,37,527,197,3292,7289,1386,67
Prod. manufacturés divers1 160,42 514,63 677,916,734,879,2855,4062,7251,73
Transactions spéciales1 814,32 615,13 654,47,594,275,5355,5260,8360,92

Tableau 2.2.2.4
Commerce des marchandises, Québec - États-Unis, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture358,6489,61 194,76,4311,809,7047,8158,7761,44
Aliments et boissons269,8570,11 496,316,1412,8214,0883,3085,8793,02
Métaux et minéraux4 063,26 630,110 564,710,296,007,6367,8678,9085,75
Produits chimiques589,41 071,12 050,412,698,4510,0675,0081,1180,07
Plastiques et caoutchouc417,51 120,23 097,921,8313,5616,6779,4494,0996,77
Vêtement et textiles402,41 225,13 299,324,9413,1817,5757,4281,9092,85
Bois et papier4 217,86 852,610 800,910,195,857,5079,0083,2888,43
Machines et mat. électron.3 036,66 091,99 181,014,945,268,8869,4381,8278,41
Matériel de transport3 005,76 430,810 812,716,436,7110,3583,9285,9680,00
Prod. manufacturés divers354,0882,22 742,820,0315,2317,0684,3688,5793,81
Transactions spéciales322,32 214,72 107,447,03-0,6215,5432,9173,0877,25
Importations
Agriculture383,7474,3439,84,33-0,941,0642,8239,7931,83
Aliments et boissons128,8209,3419,010,199,079,5019,2024,1627,43
Métaux et minéraux1 180,61 280,51 591,71,642,762,3326,0523,3713,04
Produits chimiques943,01 345,22 457,47,367,827,6550,8743,8343,54
Plastiques et caoutchouc501,0815,01 169,810,224,626,7454,6962,0557,48
Vêtement et textiles579,3912,8951,69,520,523,8917,5024,8518,83
Bois et papier607,5908,41 498,68,386,467,1966,8672,2862,87
Machines et mat. électron.3 875,84 933,47 122,64,944,704,7954,7948,8352,49
Matériel de transport2 440,02 789,42 418,32,71-1,77-0,0777,6883,1653,36
Prod. manufacturés divers168,9238,5278,37,141,953,9124,6327,3419,14
Transactions spéciales331,1587,6786,212,163,716,8842,5344,4947,78

Tableau 2.2.2.5
Commerce des marchandises, Canada atlantique - États-Unis, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture1 039,91 108,72 144,61,298,605,7369,0161,0168,44
Aliments et boissons203,6288,6886,77,2315,0611,9881,0680,2286,91
Métaux et minéraux1 486,22 161,38 122,47,7818,0013,9671,2576,6891,30
Produits chimiques67,093,8105,76,971,493,5738,1640,6453,81
Plastiques et caoutchouc406,0665,5956,810,394,646,8298,4399,0998,88
Vêtement et textiles15,232,7142,016,4920,1618,7366,3392,7594,03
Bois et papier1 281,51 599,33 185,94,539,007,2653,4160,2776,18
Machines et mat. électron.80,8137,3407,111,1914,5513,2463,9468,2778,98
Matériel de transport85,3167,0248,114,385,078,5649,8477,5284,12
Prod. manufacturés divers11,735,4161,724,7720,8922,3770,0569,1189,78
Transactions spéciales39,9224,3333,041,275,0717,7431,0484,8173,96
Importations
Agriculture100,9202,7418,914,989,5011,5834,4644,9755,29
Aliments et boissons32,547,272,27,765,446,3316,4719,6541,00
Métaux et minéraux221,1271,6497,24,217,856,438,168,588,16
Produits chimiques61,1134,0306,617,0210,9013,2265,5283,8646,21
Plastiques et caoutchouc100,7155,8249,19,146,047,2253,3359,0962,43
Vêtement et textiles54,073,072,56,20-0,092,2962,2477,3066,08
Bois et papier110,8165,8295,08,397,477,8282,6590,1781,04
Machines et mat. électron.452,1460,4581,40,372,961,9545,1646,8545,58
Matériel de transport328,0450,3307,86,54-4,65-0,4925,6134,0711,38
Prod. manufacturés divers60,486,656,27,46-5,25-0,5577,1875,1561,22
Transactions spéciales43,853,133,13,92-5,72-2,1257,5047,7939,09



2.3   Le commerce des services

table des matières

La part du commerce des services du Canada détenue par les États-Unis n'a pas augmenté aussi rapidement que celle du commerce des marchandises. La part de nos importations de services provenant des États-Unis a même diminué légèrement, passant de 62,5 p. 100 en 1989 à 61,2 p. 100 en 2002, alors qu'il y a eu une légère tendance à la hausse de la part de nos exportations de services allant aux États-Unis, laquelle est passée de 56,8 p. 100 à 60,2 p. 100 sur la même période.

Figure 2.3.1-Part des exportations et des importations canadiennes de services dÉtenue par les États-Unis

Les services représentent une part modeste et décroissante de notre commerce total avec les États-Unis. En 2002, 9,0 p. 100 des exportations canadiennes aux États-Unis et 13,7 p. 100 des importations canadiennes en provenance de ce pays portaient sur des services. Il s'agit d'une baisse par rapport au niveau de 9,8 p. 100 et de 15,7 p. 100, respectivement, observé en 1989. La part des services dans le commerce total du Canada avec le reste du monde est non seulement beaucoup plus élevée, atteignant 23,2 p. 100 en 2002, mais elle montre une tendance à la hausse.

En dépit de la baisse de la part des services dans l'ensemble du commerce canado-américain, le volume des échanges de services entre les deux pays est beaucoup plus élevé : les exportations de services du Canada aux États-Unis ont presque triplé, passant de 11,8 milliards de dollars à 35,1 milliards de dollars, tandis que les importations ont doublé - de 18,1 milliards de dollars à 40,8 milliards de dollars. La croissance du commerce des services entre le Canada et les États-Unis est à peu près comparable à celle des échanges du Canada avec le reste du monde. Par conséquent, ce n'est qu'en raison d'une croissance encore plus rapide des échanges de marchan-dises que la part des services dans le commerce total du Canada avec les États-Unis a fléchi.

Figure 2.3.2-Part des services dans l'ensemble du commerce Canada-États-Unis

Si le Canada a traditionnellement enregistré un important déficit commercial avec les États-Unis au poste des services, celui-ci a diminué considérablement depuis quelques années. En 2002, le Canada a importé 6,0 milliards de dollars de plus en services qu'il n'en a exporté aux États-Unis. Cela représente une baisse par rapport au niveau de 6,3 milliards de dollars enregistré en 1989 et au sommet de 10,2 milliards de dollars de 1992. Le Canada accuse aussi un déficit dans ses échanges de services avec le monde, soit 7,9 milliards de dollars en 2002, dont 68,4 p. 100 représente le déficit enregistré avec les États-Unis.

Figure 2.3.3-Commerce des services Canada-États-Unis

Tableau 2.3
Commerce des services du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations11 79618 81535 1109,798,118,7556,7757,4560,20
Importations18 08326 91340 8058,285,346,4662,5260,6061,22
Solde-6 286-8 098-5 695s.o.s.o.s.o.77,1669,4368,37

Figure 2.3.4-RÉpartition par industrie des exportations canadiennes de services aux États-Unis

  Figure 2.3.5-RÉpartition par industrie des importations canadiennes de services des États-Unis

Les voyages constituent le deuxième poste en importance dans nos échanges de services avec les États-Unis, après les services commerciaux. La part des exportations de services de voyage (les Américains en voyage au Canada) - 30,4 p. 100 - a toutefois diminué sensiblement par rapport au niveau de 34,9 p. 100 enregistré en 1989. La part des importations de services de voyage (les Canadiens en voyage aux États-Unis) a diminué encore plus, passant de 37,2 p. 100 de nos importations de services en 1989 à 26,5 p. 100 en 2001. Il n'est donc pas étonnant que le solde des échanges de services de voyage du Canada avec les États-Unis ait diminué sensiblement, passant de 2,6 milliards de dollars à 0,7 milliard de dollars pour ne représenter aujourd'hui que 3,2 p. 100 de nos échanges totaux au poste des voyages. C'est en 1986 que le Canada a inscrit pour la dernière fois un solde positif avec les États-Unis au poste des voyages. Le fléchissement du dollar canadien par rapport à la devise américaine durant cette période est vraisemblablement le principal facteur ayant contribué à la baisse du déficit du Canada au poste des voyages, puisqu'il a rendu le Canada plus attrayant comme destination pour les voyageurs américains, tout en augmentant le coût des déplacements des Canadiens aux États-Unis.

Ces tendances sont corroborées par la baisse de la part des dépenses de voyage des Canadiens aux États-Unis par rapport aux autres destinations dans le monde, laquelle est passée de 68,5 p. 100 à 59,1 p. 100 entre 1989 et 2002. Cependant, cette baisse n'a pas entraîné une hausse marquée de la part des voyages faits par les Américains au Canada, qui a baissé légèrement, de 61,7 p. 100 à 61,6 p. 100 durant la même période.

Les voyages d'affaires représentent 18,4 p. 100 des recettes de voyage du Canada avec les États-Unis et 22,1 p. 100 des sorties de fonds à ce poste. Bien que cette répartition ait fluctué avec le temps, elle ne révèle aucune tendance dans un sens ou dans l'autre puisque les données ne sont recueillies que depuis 1990. On aurait pu s'attendre à ce qu'il y ait eu une augmentation de la part des voyages d'affaires compte tenu de l'expansion spectaculaire des échanges et de l'investissement étranger direct entre les deux pays durant cette période, mais il ne semble pas qu'il en ait été ainsi.

Figure 2.3.6-Voyages Canada-États-Unis par catÉgorie, 2001

Tableau 2.3.1
Commerce des services de voyage du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations4 1185 46910 3105,848,257,3161,6557,2261,62
Importations6 7329 04410 9916,082,473,8468,5166,1259,14
Solde-2 614-3 576-681s.o.s.o.s.o.83,0686,8036,75

La part des transports dans le commerce total des services du Canada n'a augmenté que légèrement depuis 1989. La part des exportations est en hausse, étant passée de 16,2 p. 100 en 1989 à 16,8 p. 100 en 2002, tandis que celle des importations a légèrement augmenté, de 13,2 p. 100 à 13,7 p. 100 sur la même période.

Figure 2.3.7-Commerce de marchandises et des services de transport du Canada avec les États-Unis

Il y a un lien étroit entre les échanges de services de transport et le commerce des marchandises. Comme le révèle la figure ci-contre, le commerce des services de transport du Canada avec les États-Unis suit de près le commerce des marchandises, la croissance des échanges de marchandises étant légèrement supérieure à celle des échanges de services de transport.

Dans toutes les grandes catégories de commerce des services, sauf celle des services gouvernementaux, la croissance enregistrée entre 1989 et 1994 a été sensiblement plus forte que celle observée depuis 1994, ce qui traduit la forte reprise économique du début des années 90 et le ralentissement économique survenu aux États-Unis depuis 2000. Il est à noter que durant les deux périodes, la croissance des exportations a été plus forte que la croissance des importations, ce qui s'est traduit par un solde commercial positif en 1999 et pour deux des trois années écoulées depuis. Le Canada n'avait pas enregistré un excédent commercial dans les services de transport avec les États-Unis depuis 1954.

Figure 2.3.8-RÉpartition des services de transport selon le mode

La plus grande partie du commerce des services de transport entre le Canada et les États-Unis est imputable aux transports terrestres, qui représentent 60,3 p. 100 des recettes totales et 45,7 p. 100 des paiements totaux et qui, en outre, constituent l'élément clé derrière le solde commercial positif dont a bénéficié le Canada ces dernières années. La part relativement faible des États-Unis au niveau tant des exportations (52,9 p. 100 en 2002) que des importations (38,8 p. 100 en 2002) est la conséquence du niveau élevé de propriété non nord-américaine dans l'industrie du transport maritime et des voyages faits sur les lignes aériennes internationales.

À 51,9 p. 100, les services commerciaux détiennent la part la plus importante des exportations canadiennes de services aux États-Unis et, grâce à un taux annuel moyen de croissance de 9,7 p. 100, c'est aussi le secteur qui se développe le plus rapidement. Les services commerciaux sont également à l'origine de la majorité des importations canadiennes de services, avec une part de 59,3 p. 100. Même si elles n'augmentent pas aussi rapidement que les exportations, les importations de services commerciaux sont la catégorie qui enregistre la croissance la plus rapide, soit 8,1 p. 100. La part de nos échanges de services commerciaux détenue par les États-Unis est loin d'être aussi élevée que pour le commerce des marchandises, mais elle est néanmoins la plus élevée parmi les grandes catégories de services, soit 64,2 p. 100 pour les exportations et 72,8 p. 100 pour les importations. Les États-Unis représentent par ailleurs 140,6 p. 100 de notre déficit au poste des échanges de services commerciaux, ce qui signifie que le Canada enregistre un excédent commercial avec les autres pays. Et même si ce déficit a augmenté de façon considérable - passant de 3,2 milliards de dollars en 1989 à 9,2 milliards de dollars en 2002 - sa part de nos échanges totaux de services commerciaux avec les États-Unis a fléchi sensiblement, reculant de 22,4 p. 100 à 12,1 p. 100 sur la même période.

Tableau 2.3.2
Commerce des services de transport du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations1 9113 3015 80211,557,308,9240,6549,4352,94
Importations2 3924 0045 55810,854,186,7038,3838,0338,78
Solde-480-703244s.o.s.o.s.o.31,3318,26-7,24

Tableau 2.3.3
Commerce des services de voyage du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations5 5479 84318 82812,158,459,8665,4263,5464,23
Importations8 74713 70624 0229,407,278,0872,9269,9272,80
Solde-3 200-3 862-5 194s.o.s.o.s.o.91,0193,97140,64

Figure 2.3.9-Échange de services commerciaux avec les États-Unis par des sociÉtÉs affiliÉes

Parmi nos échanges de services commerciaux avec les États-Unis, les services de Gestion et d'affaires détiennent la part la plus élevée tant du côté des exportations (21,8 p. 100) que du côté des importations (29,4 p. 100); même si notre déficit commercial à ce poste a diminué, il demeure, par une bonne marge, le plus important dans la catégorie des services commerciaux. Par ailleurs, les services de R D ont été parmi ceux qui ont enregistré la croissance la plus rapide, avec un taux annuel moyen de 11,9 p. 100 pour les exportations et de 12,5 p. 100 pour les importations, ce qui est supérieur, dans les deux cas, au taux de croissance moyen du commerce des marchandises. Ce volet a également affiché l'excédent de loin le plus important parmi les services commerciaux. Les paiements de redevances, qui sont liés à la R D, ont affiché le taux de croissance annuel moyen le plus élevé du côté des exportations, soit 29,6 p. 100, mais le déficit commercial à ce poste a tout de même atteint 2,1 milliards de dollars en 2002. Il est intéressant de noter que les États-Unis détiennent une part très élevée de nos échanges de services de gestion et d'affaires, de services informatiques et de services de publicité, ce qui est vraisemblablement lié à la large place occupée par les États-Unis dans l'investissement étranger direct au Canada; par contre, ils ne détiennent qu'une part relativement modeste de nos échanges de services financiers et d'assurances, ce qui correspond au profil de la propriété étrangère dans l'économie canadienne.

En fait, 50,8 p. 100 des exportations de services du Canada aux États-Unis se sont déroulées entre des sociétés affiliées (faisant partie de la même entreprise multinationale) en 2000, ce qui représente une hausse par rapport au niveau 43,9 p. 100 observé en 1990. Cela pourrait être attribuable à l'augmentation des flux bilatéraux d'investissement étranger direct entre les deux pays ainsi qu'avec d'autres pays. Une part encore plus élevée des importations, soit 59,9 p. 100, se déroule entre des sociétés affiliées, mais cette part n'a à peu près pas changé depuis 1990, alors qu'elle était de 59,5 p. 100.

Tableau 2.3.3.1
Commerce du Canada avec les États-Unis, par secteur
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Architecture, génie
et construction
2105371 61920,6614,7917,0123,7833,0944,87
Finances et assurances1 1812 3972 72915,211,636,6560,6354,3357,37
Gestion et affaires1 6692 4404 1027,896,717,1675,1174,7563,27
Publicité et audiovisuel3306741 76415,3512,7813,7672,5380,8274,02
Informatique et information3738312 21317,3813,0214,6882,1673,6071,94
Communications7151 0781 4168,563,475,4064,2466,6366,54
Redevances et droits
de licences
642361 85629,8229,4129,5744,1453,6470,06
R.-D.5319702 19312,8110,7311,5382,9772,8273,32
Autres4726799367,544,095,4176,1381,0375,73
Importations
Architecture, génie
et construction
3064811 2289,4712,4311,2861,4543,4561,65
Finances et assurances1 5752 5794 37410,376,838,1759,4847,6058,94
Gestion et affaires2 9784 6037 0629,105,506,8782,9888,6782,78
Publicité et audiovisuel7711 2062 4689,369,369,3687,6182,6683,63
Informatique et information2646531 27819,868,7612,9098,1495,3392,21
Communications5308241 3209,236,077,2746,7453,1664,08
Redevances et droits
de licences
1 4711 9853 9516,188,997,9085,8782,4068,98
R.-D.2245081 04017,799,3712,5449,7866,0672,83
Autres6288651 2996,615,215,7577,1585,3186,25

Les services gouvernementaux détiennent la part la plus modeste des échanges de services du Canada; ils englobent les transactions internationales découlant de la représentation officielle et des activités militaires. Comme on pourrait s'y attendre, les États-Unis représentent une fraction relativement limitée de cette catégorie d'échanges de services.

Tableau 2.3.4
Échanges de services gouvernementaux du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations221201308-1,885,482,5924,1019,6721,23
Importations212158202-5,713,12-0,3724,4226,1225,25
Solde843106s.o.s.o.s.o.16,3310,3116,28



2.4   L'investissement étranger direct

table des matières

Figure 2.4.1-Croissance des flux de commerce et d'IED Canada-États-Unis

Les flux d'investissement étranger direct (IED) du Canada avec les États-Unis ont augmenté de façon spectaculaire entre 1989 et 2002, enregistrant un taux de croissance annuel moyen de 13,4 p. 100 - ce qui est sensiblement plus élevé que la croissance des échanges commerciaux (voir la figure 2.4.1). Les flux d'IED entre le Canada et les États-Unis ont été à peu près en équilibre sur l'ensemble de la période, l'investissement américain au Canada ne devançant que légèrement l'investissement canadien aux États-Unis. Alors que la poussée des flux d'IED est apparue peu de temps après l'entrée en vigueur de l'ALÉNA, il est peu probable que cet accord commercial ait été l'un des principaux moteurs de cette tendance.

Figure 2.4.2-Flux d'IED entre le Canada et les États-Unis

Un petit nombre de « méga-fusions » est à l'origine d'une part importante de cette activité et de l'extrême volatilité des flux d'IED sur cette période. Un boom semblable dans l'activité d'IED est également survenu dans de nombreuses économies régionales et entre celles-ci; les tendances au Canada concordent généralement avec celles observées un peu partout dans le monde12.

Tableau 2.4.1
Flux d'investissement direct du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Sortant4 5124 59215 4560,3516,389,9372,3736,1735,24
Entrant3 39710 93225 08626,3310,9416,6347,7497,5574,65
Solde1 115-3 057-5 167s.o.s.o.s.o.-126,56-205,44-50,37

Figure 2.4.3-Stocks d'IED Canada-États-Unis

En raison de la grande volatilité des données sur les flux d'IED, les données sur la situation de l'IED (stock) s'avèrent plus utiles pour l'analyse des tendances. Le stock d'IED entrant et sortant du Canada font aussi voir une augmentation spectaculaire, étant passé de 56,6 milliards de dollars en 1989 à 201,8 milliards de dollars en 2002 dans le cas des investissements sortants - une augmentation de près du quadruple. L'IED entrant a progressé à un rythme un peu plus lent, passant de 80,4 milliards de dollars à 224,3 milliards de dollars durant la même période. La croissance la plus rapide des stocks d'IED entrant et sortant est survenue depuis 1994. Globalement, le Canada est devenu un exportateur net d'IED, alors que son stock d'IED sortant a dépassé son stock d'IED entrant en 1997. Cependant, il demeure un importateur net d'IED des États-Unis, mais l'écart s'est refermé. En 1989, les États-Unis possédaient 23,8 milliards de dollars de plus en investissements directs au Canada que les entreprises canadiennes n'en possédaient aux États-Unis, ce qui représente 17,4 p. 100 des investissements totaux dans les deux directions. En 2002, l'écart absolu n'avait diminué que très légèrement, à 22,5 milliards de dollars; cependant, il représentait une part beaucoup moins élevée des investissements totaux, soit 5,3 p. 100.

Figure 2.4.4-Part du stock d'IED canadien dÉtenue par les États-Unis

La part de l'IED au Canada provenant des États-Unis est demeurée relativement stable autour des deux tiers. Il y a eu une baisse soudaine de la part de l'IED entrant au Canada détenue par les États-Unis en 1999 et 2000, qui s'explique par un petit nombre de grosses acquisitions d'entreprises canadiennes par des sociétés françaises, mais la part des États-Unis a remonté un peu depuis lors. La part des investissements canadiens aux États-Unis a fléchi de façon marquée et, en 2002, elle s'établissait à seulement 46,7 p. 100.

Tableau 2.4.2
Situation de l'investissement direct (stock) du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Sortant56 57877 987201 7926,6312,6210,2862,9753,3046,73
Entrant80 427102 629224 3305,0010,278,2165,5766,3964,21
Solde-23 849-24 642-22 538s.o.s.o.s.o.72,68297,64-27,34

L'IED canadien aux États-Unis est fortement concentré, les deux plus importants secteurs représentant 57,2 p. 100 du total en 2002. Le secteur le plus important, celui des Finances et des assurances, représente à lui seul plus du tiers de l'IED canadien aux États-Unis. Ce secteur ressort aussi comme l'un de ceux où l'investissement direct du Canada aux États-Unis a enregistré la croissance la plus rapide, avec le secteur des Machines et du matériel de transport et celui des Services et du commerce de détail, l'expansion du premier se faisant néanmoins à partir d'une base restreinte. Il est aussi intéressant de noter que la part décroissante de l'IED sortant du Canada aux États-Unis s'observe dans tous les secteurs, à l'exception de celui des Services et du commerce de détail. Le deuxième plus important secteur de l'IED canadien aux États-Unis est celui des « Autres industries », qui regroupe les industries de l'informatique et des télécommunications. Le faible taux de croissance enregistré dans ce secteur est principalement attribuable à une forte baisse - plus du quart - survenue par rapport au sommet de 62,3 milliards de dollars enregistré en 2000. Les États-Unis détiennent une faible part de l'IED au Canada dans le secteur des Machines et du matériel de transport et celui des Finances et des assurances, tandis que l'Europe détient une part élevée des investissements dans le premier secteur et l'Amérique latine une part élevée dans le second. À l'autre extrémité, on observe qu'une très large part de l'IED canadien dans le secteur des Services et du commerce de détail est allée aux États-Unis.

Figure 2.4.5-RÉpartition par industrie de l'IED canadien aux États-Unis

L'IED américain au Canada est réparti de façon beaucoup plus uniforme entre les secteurs que l'investissement direct du Canada aux États-Unis. Le secteur le plus important, celui des « Autres industries », représente un peu plus du quart de tous les investissements américains au Canada. La croissance de l'IED américain au Canada est aussi beaucoup plus uniformément répartie sur l'ensemble de la période postérieure à l'ALÉ. Le secteur de l'énergie se distingue avec une croissance particulièrement rapide de l'IED venant des États-Unis, principalement sous l'impulsion d'une vague d'acquisitions, ces dernières années, de sociétés canadiennes dans le secteur pétrolier. Il est intéressant de noter que si l'IED canadien aux États-Unis dans le secteur des « Autres industries » a fortement baissé par rapport au sommet touché en 2000, l'investissement américain au Canada dans le secteur des « Autres industries », qui a aussi marqué un sommet en 2000, n'a reculé que légèrement. Les États-Unis détiennent une part relativement moindre de l'IED dans le secteur des Finances et des assurances et celui des Autres industries. Dans ces deux secteurs, l'Europe continentale est un important investisseur au Canada. Cela est le plus évident dans les Autres industries, où certaines sociétés canadiennes des secteurs de la haute technologie, du divertissement et des aliments et boissons ont fait l'objet d'acquisitions depuis quelques années, la plupart du temps par des sociétés françaises.

Figure 2.4.6-RÉpartition par industrie de l'IED amÉricain au Canada

Tableau 2.4.2.1
Stocks d'investissement étranger direct du Canada avec les États-Unis, par industrie
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Investissement sortant
Bois et papier2 1183 0215 4517,367,667,5464,3269,3256,75
Énergie et minéraux métalliques10 83715 76335 3947,7810,649,5358,8848,9743,05
Machines et matériel de transport1 0932 1077 00914,0316,2115,3736,6545,0125,76
Finances et assurances12 50218 85569 6158,5617,7414,1250,0742,1639,04
Services et commerce de détail6 3998 87138 5836,7520,1714,8271,2273,5271,61
Autres industries23 62829 37045 7404,455,695,2175,6960,8156,75
Investissement entrant
Bois et papier5 1737 05611 3466,416,126,2370,7973,5276,80
Énergie et minéraux métalliques18 69418 23055 718-0,5014,998,7663,8160,8569,95
Machines et matériel de transport14 37620 74139 4457,618,378,0779,7284,1880,32
Finances et assurances10 69514 01236 8405,5512,849,9847,6749,8354,84
Services et commerce de détail6 80210 53522 6999,1410,079,7170,5473,0777,96
Autres industries24 68732 05458 2825,367,766,8368,6766,9753,20

Figure 2.4.7-Taux de rendement de l'IED entre le Canada et les États-Unis

Les sociétés canadiennes investissent sur le marché international en vue d'y réaliser des revenus. La figure 2.4.7 fait voir le taux de rendement réalisé sur les investissements directs du Canada aux États-Unis (recettes) et les revenus touchés par les entreprises américaines ayant des investissements au Canada (paiements)13. Le fait le plus frappant est que les Canadiens réalisent un taux de rendement beaucoup moins élevé sur leurs investissements aux États-Unis que celui que réalisent les entreprises américaines sur leurs investissements au Canada. Cela pourrait être attribuable à divers facteurs, par exemple l'âge des investissements et les industries où ces investissements ont été faits, mais cette tendance pourrait aussi avoir joué un rôle dans la fraction décroissante de l'investissement canadien allant aux États-Unis. Les revenus internationaux sur l'IED ont aussi un caractère cyclique. Comme on peut le constater, les paiements du Canada sur l'IED américain au pays ont chuté de façon spectaculaire entre 1989 et 1992, traduisant la récession sévère et prolongée survenue au Canada, en comparaison des revenus réalisés par les Canadiens sur leurs investissements aux États-Unis, lesquels n'ont pas baissé de façon aussi marquée. L'inverse est vrai pour la période de 2000 à 2002 où les paiements sont demeurés relativement inchangés, tandis que les recettes ont fortement baissé.

Tableau 2.4.3
Revenu sur l'investissement direct du Canada avec les États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Recettes2 6933 8935027,65-22,59-12,1250,9042,393,61
Paiements8 2797 04015 707-3,1910,555,0579,8181,8870,71
Solde-5 586-3 147-15 206s.o.s.o.s.o.109,90-537,95183,40



2.5   L'investissement financier

table des matières

L'investissement financier correspond à une composante du compte financier qui ne venait pas de l'investissement étranger direct. Cette composante regroupe les placements de portefeuille, les autres investissements et les autres éléments d'actif/passif. Contrairement à l'investissement étranger direct, l'investissement financier ne confère pas une voix significative dans la façon dont une société est dirigée14. L'investissement de portefeuille est constitué d'actions (capitaux propres) ou d'obligations (emprunts) : un exemple d'investissement de portefeuille serait les avoirs privés d'une personne détenus dans un REER ou, indirectement, dans un fonds commun de placement. Les entreprises peuvent aussi détenir des investissements de portefeuille pour diverses raisons mais, comme les gouvernements, elles sont aussi des émetteurs d'investissements de portefeuille. Parmi les autres investissements, il y a les prêts/dépôts étrangers, les avoirs étrangers des banques et les réserves internationales officielles. Les autres éléments d'actif/passif englobent le crédit commercial, les comptes débiteurs à court terme et toute une variété d'autres avoirs financiers divers.

Figure 2.5.1-Flux financiers Canada-États-Unis

L'investissement financier est souvent beaucoup plus important que l'investissement étranger direct. En 2001, les Canadiens détenaient 1,30 dollar d'avoirs financiers aux États-Unis pour chaque dollar d'investis-sement étranger direct. Les avoirs financiers étrangers au Canada sont encore plus élevés, représentant 2,20 dollars pour chaque dollar d'investissement étranger direct au pays.

Les flux financiers, dans les deux directions, ont augmenté considérablement au cours de la se-conde moitié des années 90. Entre 1989 et 1995, les sorties d'avoirs financiers du Canada vers les États-Unis ont atteint en moyenne 10,4 milliards de dollars, comparativement à une moyenne de 29,3 milliards de dollars entre 1996 et 2002. On peut dire la même chose des entrées d'avoirs financiers, qui ont atteint 17,1 milliards de dollars avant 1996, puis 31,5 milliards de dollars après 1996. Pour les deux périodes, les entrées ont dépassé les sorties, bien que l'écart relatif ait été plus petit qu'au cours de la période postérieure à 1996. La part des États-Unis a aussi augmenté de façon significative, passant de 45,6 p. 100 des sorties d'avoirs financiers et de 51,6 p. 100 des entrées d'avoirs financiers au cours de la période antérieure à 1996, à 70,6 p. 100 et 110,6 p. 100, respectivement, après 1996.

Figure 2.5.2-Part des flux canadiens d'investissement de portefeuille dÉtenue par les États-Unis

Les investissements de portefeuille représentent la majorité des flux financiers internationaux du Canada. Au cours de la période 1989-2002, les flux de portefeuille ont représenté 74,1 p. 100 des sorties d'avoirs financiers et 84,8 p. 100 des entrées d'avoirs financiers. Les entrées en provenance des États-Unis se sont accélérées au début des années 90, mais ce n'est que vers la fin de la décennie que les sorties d'avoirs financiers ont aussi commencé à augmenter pour éventuellement dépasser les entrées au cours de quatre des cinq dernières années. Il est probable que les différences dans les cycles économiques - les États-Unis connaissant une reprise beaucoup plus hâtive que le Canada, soient à l'origine de cette situation. À la figure 2.5.2, on peut voir que la part des sorties d'avoirs financiers canadiens allant aux États-Unis a augmenté au cours de la période postérieure à 1996; cependant, les entrées d'avoirs financiers en provenance des États-Unis ont augmenté de façon spectaculaire, atteignant 134 p. 100, ce qui signifie qu'il y a eu des sorties nettes avec les pays autres que les États-Unis.

Comme on peut le voir à figure 2.5.3, l'investissement financier américain au Canada dépasse l'investissement financier canadien aux États-Unis et, contrairement à l'IED, l'écart va en s'élargissant. En 2001, les Canadiens détenaient 266,1 milliards de dollars d'avoirs financiers aux États-Unis, comparativement aux 468,7 milliards de dollars d'avoirs financiers canadiens détenus par des Américains. La part des avoirs financiers canadiens détenue par les États-Unis est demeurée constante à un peu plus de 45 p. 100; cependant, la part de notre passif financier détenue par les États-Unis a augmenté, passant de 36,9 p. 100 en 1989 à 58,0 p. 100 en 2001.

Tableau 2.5.1
Flux d'investissement financier, Canada-États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
 
Actif financier76918 01642 43087,9111,3036,145,0140,52114,98
Invest. de portefeuille4 6931 96726 144-15,9638,1814,1285,8022,03105,68
Autres investissements-3 55812 99211 119n.d.-1,93n.d.-44,2547,40159,96
Autres éléments d'actif-3663 0575 167n.d.6,78n.d.-19,7937,6099,12
Passif financier2 08626 39134 10466,123,2623,985,8656,74119,64
Invest. de portefeuille7 40511 79222 4919,758,418,9231,9050,58125,82
Autres investissements-4 55913 62412 710n.d.-0,86n.d.-39,4661,84100,75
Autres éléments de passif-760975-1 097n.d.n.d.2,86-91,9083,6955,29

Figure 2.5.3-Situation de l'investissement financier Canada-États-Unis

Comme on peut le voir également à la figure 2.5.3, les investissements de portefeuille représentent la majorité des investissements financiers entrants et sortants, ainsi que du déficit à ce poste. Les investissements de portefeuille sont aussi la composante de l'investissement financier qui a crû le plus rapidement, tant à l'entrée qu'à la sortie. Les investissements de portefeuille du Canada aux États-Unis ont augmenté à un taux annuel moyen de 13,3 p. 100 entre 1989 et 2001, tandis que les investissements de portefeuille des Américains au Canada n'ont augmenté que légèrement plus vite, soit à un taux de 13,5 p. 100.

La part des investissements de portefeuille étrangers au Canada détenue par les États-Unis a suivi une tendance opposée à l'investissement des Canadiens aux États-Unis : la part des investissements de portefeuille étrangers au Canada en provenance des États-Unis a augmenté de façon spectaculaire, passant de 35,0 p. 100 en 1989 à 64,2 p. 100 en 2001 (voir la figure 2.5.4). Simultanément, la part des investissements de portefeuille des Canadiens à l'étranger qui est allée aux États-Unis a chuté de façon marquée, passant de 81,4 p. 100 en 1989 à 56,5 p. 100 en 2001.

Part de l'investissement de portefeuille dÉtenue par les États-Unis

La composition des investissements de portefeuille sortants reflète à peu près fidèlement les flux d'investissement entrant avec les États-Unis. Les investissements de portefeuille au Canada détenus par les États-Unis étaient fortement biaisés vers les obligations, qui représentent plus des deux tiers des investissements de portefeuille américains au Canada, tandis que seulement 15,6 p. 100 des avoirs financiers détenus par des Canadiens aux États-Unis sont constitués d'obligations. Les actions, toutefois, représentaient une part inégale de la croissance des investissements de portefeuille entrants et sortants avec les États-Unis depuis 1994, la part des actions passant de 79,0 p. 100 à 84,4 p. 100 dans le cas des flux sortants et de 16,0 p. 100 à 24,4 p. 100 dans le cas des investissements de portefeuille entrants.

Figure 2.5.5-Composition de l'investissement de portefeuille canadien aux États-Unis

 Figure 2.5.6-Composition de l'investissement de portefeuille amÉricain au Canada

Tableau 2.5.2
Stocks d'investissement financier, Canada-États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
 
Actif financier78 561139 242266 08412,139,6910,7045,5245,4945,90
Invest. de portefeuille29 32156 567130 55814,0512,6913,2581,3570,2756,47
Autres investissements40 70964 830112 1429,758,148,8136,3238,7039,50
Autres éléments d'actif8 53117 84523 38415,913,948,7734,9030,7536,19
Passif financier133 351258 199468 66714,138,8911,0436,9343,5457,95
Invest. de portefeuille73 898180 417338 18319,549,3913,5135,0045,6464,16
Autres investissements54 23870 671120 2705,447,896,8639,8139,2346,27
Autres éléments de passif5 2157 11110 2146,405,315,7638,0940,4247,05

Figure 2.5.7-Rendement de l'investissement de portefeuille du Canada avec les États-Unis

Les Canadiens touchent des revenus sur les investissements financiers qu'ils détiennent à l'étranger et doivent verser des paiements aux étrangers sur leurs investissements au Canada. Le Canada continue de payer beaucoup plus sur les investissements américains au Canada que ce que les Canadiens gagnent sur leurs investissements aux États-Unis. De fait, le Canada a versé un peu plus du double des revenus qu'il a encaissés en 2002. L'une des principales raisons de cet état de chose est que les Canadiens déboursent environ cinq fois plus sur le portefeuille d'investissement américain au Canada que ce que les Canadien reçoivent sur leur portefeuille d'investissement aux États-Unis. Et même si cela est en partie lié au fait que le Canada possède beaucoup moins d'investissement aux États-Unis, les Canadiens réalisent par ailleurs un taux de rendement sensiblement inférieur sur leurs investissements. Comme le montre la figure 2.5.7, le taux de rendement sur le portefeuille d'investissement américain au Canada a systématiquement dépassé de 2 ou 3 points de pourcentage celui que touchent les Canadiens sur leurs investissements aux États-Unis15. Cela pourrait être attribuable à divers facteurs, par exemple la prime exigée sur les investissements au Canada pour compenser les fluctuations de la devise ou d'autres formes de risque.

Tableau 2.5.3
Revenu - Investissement financier, Canada-États-Unis
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
 
Actif financier6 6278 89011 7576,053,564,5150,0257,3551,86
Invest. de portefeuille1 3602 4383 88412,385,998,4182,6276,2849,52
Autres investissements3 5794 4103 5504,26-2,68-0,0639,9250,5743,54
Autres éléments d'actif1 6882 0424 3233,889,837,5063,9956,9864,75
Passif financier12 23918 11925 1338,164,185,6936,4542,6957,96
Invest. de portefeuille6 36612 64919 23314,725,388,8834,5245,5764,90
Autres investissements5 2854 8814 871-1,58-0,03-0,6346,5945,9057,85
Autres éléments de passif5885891 0290,037,224,4015,5214,5219,40



2.6   Les transports

table des matières

Une solide infrastructure de transports est essentielle à une bonne performance de l'économie en permettant le déplacement rapide et efficient des biens comme des personnes. L'infrastructure internationale des transports doit englober les aspects matériel et administratif du maintien d'une frontière, y compris les points de passage terrestre ainsi que les ports et les aéroports. Depuis l'entrée en vigueur de l'ALé en 1989 et de l'ALÉNA en 1994, les pressions économiques en vue d'une amélioration de l'infrastructure de transports nord-sud se sont intensifiées. Les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis ont augmenté de près de 200 p. 100 entre 1989 et 2002, et cette augmentation s'est manifestée majoritairement dans le commerce des marchandises.

Figure 2.6.1-Commerce Canada-États-Unis selon le mode de transport, 2001

Près des deux tiers du commerce canado-américain, en valeur, s'effectue par transport routier. Le transport routier est relativement plus important pour les importations : 78,1 p. 100 des importations entrent au Canada par la route, comparativement à 54,8 p. 100 des exportations. Cela traduit essentiellement la différence dans la composition des exportations du Canada, qui sont davantage axées sur les produits de base et qui, par conséquent, font davantage appel au chemin de fer (21,4 p. 100) et aux autres moyens de transport (14,9 p. 100), principalement les oléoducs et gazoducs, contrairement aux importations, qui sont constituées davantage de produits manufacturés qui utilisent moins le chemin de fer (9,0 p. 100) et les autres moyens de transport (1,7 p. 100). En volume, les différences entre les exportations et les importations sont encore plus frappantes. Seulement 20,2 p. 100 des exportations du Canada aux États-Unis, en volume, sont expédiées par la route, la part du transport ferroviaire reculant légèrement à 19,2 p. 100. Cependant, la part des exportations du Canada expédiée par « d'autres » moyens grimpe à 44,9 p. 100, tandis que la part du transport maritime augmente à 15,5 p. 100. La composition des importations change également, mais dans une mesure moindre que pour les exportations. La part des importations expédiée par a route diminue à 55,4 p. 100, tandis que le transport ferroviaire et le transport maritime voient leur part augmenter à 15,5 p. 100 et 25,9 p. 100, respectivement. La valeur des échanges par tonne est, de loin, la plus élevée pour le transport aérien, soit 19 300 dollars la tonne, mais elle baisse sensiblement pour le transport routier, soit à 2 600 dollars la tonne et jusqu'à 200 dollars la tonne pour le transport maritime.

Comme on pourrait s'y attendre, les échanges du Canada avec le reste du monde dépendent beaucoup plus du transport maritime, qui est employé pour l'expédition de 67,9 p. 100 de nos exportations en valeur, le transport aérien étant employé pour presque tout le reste, soit 24,2 p. 100. En volume, 96,2 p. 100 des exportations du Canada vers des pays autres que les États-Unis sont expédiées par la voie maritime.

Figure 2.6.2-Traffic transfrontière de camions

Comme la valeur des échanges commerciaux du Canada avec les États-Unis a augmenté de façon spectaculaire au cours des années 90 et qu'une bonne partie de ce trafic se fait par voie routière, on a assisté à une véritable explosion du camionnage transfrontière. Comme il ressort de la figure ci-contre, le transport par camion a augmenté aux points de passage de la frontière canado-américaine de 78,9 p. 100, passant de 7,5 millions de passages en 1989 à 13,5 millions en 2002.

Le camionnage transfrontalier a augmenté à un taux annuel moyen de 13,3 p. 100 entre 1990 et 2000, ce qui est trois fois plus élevé que le taux de croissance du camionnage sur le marché intérieur16. Cela a eu pour effet de solliciter considérablement l'infrastructure frontalière, problème qui est aggravé par le fait que la majorité des échanges commerciaux par voie routière entre le Canada et les États-Unis passe par un nombre relativement restreint de postes frontaliers17.

Figure 2.6.3-Dix plus importants posted frontaliers, selon la valeur des exportations, 2002

Mesurées en valeur, 63,7 p. 100 des exportations canadiennes aux États-Unis sont expédiées à seulement postes frontaliers. Cela représente 220,5 milliards de dollars d'exportations - plus de 600 millions de dollars par jour! Les échanges commerciaux qui franchissent le pont Ambassador, entre Windsor, en Ontario, et Détroit, au Michigan, sont plus importants que les échanges totaux entre l'Allemagne et la France, les deux plus importants membres de l'Union européenne. Mesurés en nombre de camions, ces cinq postes frontaliers représentent 58,5 p. 100 de tous les passages à la frontière - 21 900 camions par jour.

L'impact d'une sécurité accrue à la frontière sur le commerce et l'investissement du canada

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Dans le monde de l'après-11 septembre, il est presque impossible de parler de commerce et de liens canado-américains sans aborder la question de la sécurité. Dans ce rapport, nous tenterons de mettre quelques valeurs quantitatives dans la problématique émergente du commerce et de la sécurité.

La principale répercussion des nouvelles exigences en matière de sécurité, après le 11 septembre, sur les flux de commerce et d'investissement du Canada se fera sentir à la frontière du pays avec les États-Unis. Il peut y avoir certains frais directement liés à la sécurité, par exemple la taxe de sécurité perçue aux aéroports et le coût du personnel supplémentaire affecté à la surveillance des frontières. Cependant, la plupart des coûts d'une sécurité accrue pour les négociants se présenteront sous la forme de délais accrus aux points de passage terrestre de la frontière. Non seulement les délais imposeront-ils un coût, mais ce qui pourrait être plus important, c'est l'incertitude associée à ces délais.

Les délais réels plus importants et l'incertitude associée à la variabilité de ces périodes d'attente (tant les fluctuations à court terme que l'incertitude à plus long terme quant à la nature future de la frontière) imposeront un obstacle ressemblant à des droits tarifaires tant sur les Imports d'intrants intermédiaires ou de produits finals destinés à la consommation que sur les Exports. Cependant, contrairement à un droit tarifaire, les délais d'attente et l'incertitude n'engendrent aucune recette pour le gouvernement, mais représentent une perte sèche pour l'économie. Une partie de cette perte sera assumée par les consommateurs sous forme de prix plus élevés, tandis qu'une autre partie sera absorbée par les négociants eux-mêmes. C'est pour cette raison qu'il est prioritaire que les gouvernements tant canadien qu'américain réduisent au minimum ces pertes tout en maintenant le niveau souhaité de sécurité. Il y a par ailleurs un certain nombre d'initiatives que les négociants peuvent prendre afin de minimiser l'impact des frictions à la frontière.

Évolution du nombre de vÉhicules franchissant la frontière

Les négociants peuvent choisir d'accroître leurs stocks. Le fait de détenir ces stocks comporte lui-même un coût et ce coût doit être comparé à celui qui représente un délai possible à la frontière sur la production. Outre la détention de stocks supplémentaires, on pourrait envisager d'autres méthodes de réduire les coûts imposés par les délais d'attente à la frontière. Parmi ceux-ci, il y a : a) chercher à faire coïncider les expéditions transfrontières avec les périodes où les délais d'attente sont les plus courts; b) déplacer les expéditions vers les postes frontaliers où les délais d'attente sont les plus courts; et c) changer de mode de transport afin de réduire au minimum les délais d'attente. Toutes ces méthodes exigeraient une connaissance des délais d'attente à la frontière. L'Agence des douanes et du revenu du Canada publie maintenant sur son site Web les délais d'attente moyens aux principaux points de passage à la frontière à trois heures d'intervalle et, depuis peu, à une heure d'intervalle. Les données sur les délais d'attente à la frontière devraient, dans une certaine mesure, traduire le fait que les entreprises ajustent leur comportement afin de réduire au minimum l'incidence de ces délais sur leurs activités.

Premièrement, nous constatons que l'augmentation des délais à la frontière pour la circulation commerciale pourrait avoir été partiellement compensée par une réduction du trafic de voyageurs. Une grande partie du trafic transfrontalier entre le Canada et les États-Unis est constituée de voitures et d'autres véhicules. En fait, plus de 80 p. 100 du trafic transfrontalier en 2001 s'est fait en voitures et par d'autres véhicules. Et même si le camionnage a augmenté de façon substantielle, le nombre de voitures est en déclin constant depuis le sommet de 100 millions de passages par an enregistré en 1991; ce nombre a chuté pour s'établir à moins de 70 millions de passages-voitures en 2001. Cela a eu pour effet de réduire le nombre total de passages de véhicules sur la période de 86 millions à 78 millions. Le nombre de passages de voitures est aussi beaucoup plus également réparti entre les divers postes frontaliers que le nombre de passages de camions. À titre d'exemple, le pont Ambassador accapare le quart de tous les passages de camions, mais seulement 12 p. 100 des passages de voitures; de même, les cinq plus importants postes de passages de la frontière entre le Canada et les États-Unis représentent une part plus modeste de 46,7 p. 100 du nombre total de passages-voitures.

Temps d'attente à la frontière, du Canada vers les États-Unis

Les données indiquent également que le trafic de voyageurs est plus sensible aux délais d'attente que la circulation commerciale. La circulation commerciale peut se prêter à des modifications d'horaires à brève échéance, mais elle nécessite des préavis beaucoup plus long pour permettre un changement de mode de transport ou pour prendre d'autres arrangements. Le trafic de voyageurs, par contre, réagit rapidement aux nouvelles relatives à la sécurité accrue à la frontière. Cela ressort de la figure ci-contre, qui montre l'évolution mensuelle de la circulation transfrontière de véhicules sur une période de trois ans. Comme on peut le voir clairement, en septembre 2001, le nombre de voitures et de camions a baissé sensiblement au lendemain des événements tragiques du 11 septembre. Même si le camionnage a diminué de 12 p. 100 par rapport au même mois l'année précédente, le nombre de voitures a diminué du double de ce niveau. Et même si le nombre de camions franchissant la frontière est rapidement retourné à des niveaux relativement normaux, le nombre de voitures traversant la frontière est demeuré léthargique pendant près d'une année. La différence au niveau de la sensibilité aux questions de sécurité et de délais peut se traduire par des délais d'attente sensiblement réduits à la frontière pour la circulation commerciale, aux points de passage où les véhicules commerciaux et de voyageurs ne sont pas séparés, ou encore là où les ressources peuvent être déplacées entre ces deux modes de transport. Il importe de noter que cette solution ne va pas sans imposer des coûts. La réduction du trafic de voyageurs transfrontières suppose un changement de comportement qui ne se serait pas produit dans d'autres circonstances et qui pourrait comporter une perte de bien-être. Il pourrait aussi y avoir des conséquences significatives sur les localités frontalières, et en particulier les fournisseurs de services qui profitent du trafic transfrontalier.

VariabilitÉ du temps d'attente à la frontière, du Canada vers les États-Unis

Il est difficile de préciser l'incidence des mesures de sécurité accrues à la frontière sur le temps requis pour franchir la frontière. Les données sur les délais d'attente ne sont recueillies que depuis novembre 2001. Comme on peut le voir à la figure ci-contre, les délais d'attente pour les véhicules commerciaux aux quatre postes frontaliers les plus achalandés semblent avoir diminué à la fin de 2001 et au début de 2002, mais ils ont commencé à augmenter à nouveau par la suite. Depuis, on observe d'importantes fluctuations dans les délais d'attente mensuels moyens, mais aucune tendance manifeste à la hausse. Il importe de noter également que le délai d'attente moyen, bien que plus élevé depuis le milieu de 2002, n'est toujours que de 15 à 16 minutes, avec des fluctuations ne dépassant pas 6 minutes dans un sens ou dans l'autre.

Les moyennes mensuelles peuvent être quelque peu trompeuses, parce que les délais d'attente peuvent fluctuer considérablement d'un jour à l'autre, ou même d'heure en heure. La seconde figure fait voir l'écart type, qui est une mesure de volatilité, des délais d'attente quotidiens moyens aux quatre postes de passage à la frontière les plus achalandés, pour le trafic commercial. Le profil ne diffère pas tellement à celui des délais d'attente moyens, mais il montre qu'il peut y avoir une volatilité importante d'un jour à l'autre, même si la moyenne s'établit autour de 14 minutes. La mesure véritable de la volatilité consisterait à faire des observations semblables à un niveau encore plus détaillé, mais cela déborde de la portée de la présente analyse.

Les tentatives faites pour mesurer les délais d'attente, dans ce contexte, fournissent une approximation grossière des coûts à la frontière. Une mesure plus directe de ces coûts peut être obtenue à l'aide des données de l'International Trade Commission des États-Unis sur les coûts d'importation, de transport et d'assurance (les coûts ITA). Le graphique ci-contre montre les coûts d'ITA sur les importations canadiennes aux États-Unis en proportion des importations aux États-Unis en provenance du Canada. Comme on peut le voir, il y a une tendance à la baisse évidente pour les cinq années et demie précédant septembre 2001, point auquel ces frais amorcent une tendance à la hausse. Frais d'importation, de transport et d'assurance, en pourcentage du total des importations amÉricaines du CanadaLes frais d'ITA ont augmenté de 0,18 point de pourcentage, c'est-à-dire de 12,4 p. 100, depuis le début de septembre 200118. Les frais d'ITA devraient englober les mesures prises par les exportateurs pour changer de mode de transport, de port ou d'horaire de franchissement de la frontière, parce que ces éléments seraient pris en compte dans les coûts de transport. Il est important de noter, toutefois, que les coûts d'ITA peuvent être influencés par des facteurs non liés à la sécurité. Si, au niveau agrégé, il semble y avoir une relation étroite avec la sécurité à la frontière, à un niveau plus désagrégé, la plupart de ces coûts accrus visent les ressources et les produits connexes, qui ne devraient pas être touchés aussi directement par les préoccupations en matière de sécurité.

L'incidence la plus marquée des frictions accrues à la frontière pourrait ne pas se faire sentir sur les échanges commerciaux, mais plutôt sur l'investissement étranger direct (IED). Cet effet pourrait toucher notamment la capacité du Canada d'attirer des investissements nouveaux et de maintenir les investissements déjà en place et pourrait même englober les efforts faits pour convaincre les sociétés canadiennes de demeurer au Canada. Les délais d'attente accrus contribueraient, en théorie et en pratique, à réduire l'incitation pour les entreprises qui desservent l'économie américaine à s'établir au Canada. Tout délai d'attente (ou toute augmentation de la variabilité des délais d'attente) réduit l'avantage de s'établir au Canada. Il est encore trop tôt pour déterminer si les préoccupations à l'égard de la frontière ont eu ou auront un effet sur l'IED au Canada, mais les gouvernements du Canada et des États-Unis ont collaboré et mis en œuvre un plan d'action en trente points pour tenter de résoudre la question des frictions frontalières, et ils poursuivront leurs efforts de collaboration afin de réduire au minimum l'incidence des frictions frontalières sur les deux économies19.

Drapeaux du Canada et du Mexique   Canada-Mexique 

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3.1   Lex échanges commerciaux

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Figure 3.1.1-Commerce des biens et services Canada-Mexique

Les échanges commerciaux entre le Canada et le Mexique se sont accélérés au cours de la dernière décennie et les exportations vers ce pays ont presque doublé. Toutefois, l'augmentation la plus importante est survenue du côté des importations, qui ont presque quintuplé. En outre, même si les exportations canadiennes au Mexique demeurent relativement modestes, totalisant seulement 3,2 milliards de dollars en 2001, soit 0,7 p. 100 de nos exportations totales, le Mexique est devenu l'une de nos premières sources d'importation, avec un total de 13,1 milliards de dollars, soit 3,1 p. 100 de l'ensemble de nos importations20.

Figure 3.1.2-Part du Mexique dans le commerce des biens et services du Canada

Le Canada semble avoir un déficit important et croissant avec le Mexique, atteignant 9,9 milliards de dollars en 2001, soit plus de quatre fois la valeur de nos exportations vers ce pays. Il est important de noter, toutefois, que les statistiques sur le commerce des marchandises entre le Canada et le Mexique pourraient souffrir d'un important problème lié aux transbordements21.

Tableau 3.1
Commerce des biens et services, Canada - Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations7331 2693 20811,5914,1713,090,440,490,67
Importations2 0424 98313 06719,5314,7616,731,211,983,13
Solde-1 309-3 715-9 860s.o.s.o.s.o.327,25-43,04-15,78



3.2   Le commerce des marchandises

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Figure 3.2.1-Exportations et importations de marchandises Canada-Mexique

Le commerce des marchandises du Canada avec le Mexique demeure toujours relativement restreint, ne représentant que 0,6 p. 100 des exportations du Canada et un peu plus de 3,6 p. 100 des importations en provenance de ce pays pour 200222. Mais ces échanges se sont développés rapidement : entre 1989 et 2002, les exportations ont crû à un rythme annuel moyen de 10,8 p. 100 pour atteindre 2,4 milliards de dollars; les importations ont augmenté beaucoup plus rapidement, soit à un taux annuel de 16,7 p. 100, pour s'établir à 12,7 milliards de dollars. La croissance beaucoup plus rapide des importations a fait en sorte que le déficit commercial du Canada avec le Mexique a bondi de 1,1 milliard de dollars en 1989 à 10,3 milliards de dollars en 200223.

Les importations canadiennes du Mexique ont augmenté de façon assez constante entre 1990 et 1998 et, même si le rythme s'est accéléré entre 1998 et 2000, la progression a ralenti considérablement depuis. Tout en ne croissant pas aussi rapidement que les importations, les exportations canadiennes au Mexique ont suivi à peu près la même tendance. Il est intéressant de noter que ni les effets de la mise en place de l'ALÉNA ni ceux de la crise du peso mexicain - deux événements survenus en 1994 - ne ressortent des données sur le commerce canado-mexicain, bien que l'on puisse soutenir que l'annonce des négociations du premier ait pu avoir contribué au renforcement des liens commerciaux avant meme l'application de l'accord. Le fait qu'une part importante des importations canadiennes du Mexique en 2002 entrent dans la catégorie des Véhicules automobiles et celle des Machines et du matériel électronique - produits par des entreprises sous contrôle étranger qui ont progressivement migré vers le Mexique et mis un certain temps à faire démarrer leurs opérations mexicaines - pourrait corroborer jusqu'à un certain point l'argument voulant que les accords commerciaux aient eu un effet décalé sur le commerce. Dans le cas du Mexique, il semble y avoir eu un effet plus immédiat sur les flux d'investissement étranger direct.

Tableau 3.2
Commerce des biens et services, Canada - Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations6381 0842 41211,1610,5210,770,460,480,61
Importations1 7084 52512 70821,5213,7816,691,262,233,64
Solde-1 070-3 442-10 296s.o.s.o.s.o.-30,47-15,00-21,69

Les produits agricoles détiennent la part la plus importante des exportations du Canada au Mexique, soit 31,3 p. 100 en 2002; c'est aussi le secteur qui a enregistré la croissance la plus rapide parmi les produits exportés en quantité significative au Mexique24. L'Agriculture et le Matériel de transport sont les deux seules grandes catégories d'exportations dont la part relative ait augmenté depuis 1989. Pris conjointement, le secteur des Machines et du matériel électronique et celui du Matériel de transport représentaient près des trois quarts de nos importations du Mexique en 2002, ce qui constituait une légère hausse par rapport au niveau de 65 p. 100 observé en 1989. Pour l'essentiel, cette augmentation est attribuable au Matériel de transport, dont la part est passée de 17,7 p. 100 en 1989 à 29,3 p. 100 en 2002, plaçant ce secteur au second rang derrière celui des Produits manufacturés divers en termes de croissance globale.

Figure 3.2.2-RÉpartition par industrie des exportations canadiennes de marchandises au Mexique

Le Canada et le Mexique échangent à peu près les mêmes produits (au niveau agrégé), notamment dans les secteurs de l'Agriculture, celui des Métaux et minéraux, celui des Machines et du matériel électronique et celui du Matériel de transport. Dans ce contexte, il est intéressant de noter que le Canada enregistre un déficit commercial avec le Mexique dans chacun de ces secteurs, sauf l'Agriculture. Il est aussi intéressant de signaler que c'est uniquement dans le secteur de l'Agriculture que le Mexique représente plus de 1 p. 100 des exportations totales du Canada (3,5 p. 100 en 2002), tandis qu'il est à l'origine de plus de 1 p. 100 de nos importations dans sept secteurs sur onze et qu'il détient une part relativement élevée dans deux secteurs d'importations considérés comme étant de « haute technologie », les Machines et le matériel électronique et le Matériel de transport, ainsi que dans la catégorie générale des Produits manufacturés divers.

À un niveau plus désagrégé, on observe des différences significatives dans la nature des produits provenant du Canada et du Mexique. À titre d'exemple, Il y a un volume assez considérable d'échanges de produits de l'automobile, dans les deux directions, entre le Canada et le Mexique. Au niveau du Système harmonisé (SH) à six chiffres, 43,2 p. 100 des importations du Canada entrent dans la catégorie SH 870223 (Voitures avec un moteur dont la cylindrée varie entre 1 500 et 3 000 cc), tandis que 22,9 p. 100 de nos exportations entrent dans la même catégorie. Cela est probablement attribuable au fait que des modèles différents de voitures sont produits dans chaque pays, par exemple Volkswagen qui ne produit qu'au Mexique et qui exporte ensuite au Canada.

Figure 3.2.3-RÉpartition par industrie des importations canadiennes de marchandises du Mexique

Tableau 3.2.1
Commerce des marchandises, Canada - Mexique, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture15936075017,849,6012,701,682,533,52
Aliments et boissons161932,1015,7821,810,070,150,21
Métaux et minéraux148135295-1,8010,225,430,480,310,35
Produits chimiques7209922,7022,3522,480,120,210,59
Plastiques et caoutchouc1419497,1012,3810,320,390,280,30
Vêtement et textiles10364128,641,4811,170,581,010,53
Bois et papier389113319,254,9010,210,160,270,29
Machines et mat. électron.1171764058,5710,9510,030,620,540,71
Matériel de transport11619653011,0513,2212,380,330,330,53
Prod. manufacturés divers2134451,7716,3228,850,080,310,42
Transactions spéciales2730292,56-0,430,710,490,210,10
Importations
Agriculture10618635111,818,259,602,192,662,99
Aliments et boissons24361658,6120,9416,040,710,641,65
Métaux et minéraux13532685719,2712,8415,270,731,311,83
Produits chimiques134918629,8118,2622,580,180,370,68
Plastiques et caoutchouc82716326,3525,4825,810,150,290,91
Vêtement et textiles55784777,1825,5018,110,760,803,10
Bois et papier6167819,1522,3421,100,130,200,56
Machines et mat. électron.8151 7165 77816,0616,3916,261,852,465,32
Matériel de transport3021 7483 72142,109,9021,320,964,114,86
Prod. manufacturés divers3333191958,2213,6129,040,975,338,10
Transactions spéciales2091525-40,566,17-15,064,290,220,28

Une désagrégation détaillée de la catégorie des Machines et du matériel électronique et de celle des Instruments spéciaux est encore plus révélatrice. À première vue, il semblerait qu'une part élevée des exportations mexicaines entrent dans ces deux catégories de produits de « haute technologie ». Cependant, à un niveau plus désagrégé, on constate que les exportations du Mexique sont concentrées dans des produits à moins grande valeur ajoutée de ces catégories, par exemple les ensembles de câbles d'allumage et les thermostats, ou les montages de produits non fabriqués au Canada, comme les téléviseurs. Par contre, les exportations canadiennes au Mexique ont plus de chance d'entrer dans la catégorie « haute technologie », par exemple le matériel de télécommunications.

Figure 3.2.4-DÉtail du commerce des marchandises Canada-Mexique, certaines catÉgories

  Figure 3.2.5-Commerce des rÉgions canadiennes avec le Mexique, croissance annuelle des exportations et des importations, 1989-2002

Les Prairies sont la région ayant connu la croissance la plus rapide des exportations au Mexique entre 1989 et 2002 et cela, par une marge considérable : les exportations au Mexique en provenance des Prairies ont augmenté à un taux près de deux fois supérieur à la moyenne canadienne. En 2002, les Prairies ont ainsi fourni 34,3 p. 100 des exportations canadiennes au Mexique - la seule région canadienne dont la part ait augmenté. Mais le Mexique a toujours constitué un important marché d'exportation pour les Prairies. En 1989, 19,8 p. 100 des exportations canadiennes au Mexique provenaient des Prairies, ce qui était davantage que le Québec, même si les Prairies exportent moins de la moitié de la valeur globale des exportations du Québec.

Figure 3.2.6-Croissance des exportations canadiennes de marchandises au Mexique

L'Ontario domine les importations en provenance du Mexique, ayant reçu 83,6 p. 100 de toutes les importations de ce pays en 2002. Le Québec, par contre, ne détient qu'une part relativement modeste des importations venant du Mexique, soit seulement 5,3 p. 100. La région de l'Atlantique détient aussi une part relativement limitée des importations du Mexique. Comme pour les exportations, les Prairies dominent au chapitre de la croissance, avec un taux sensiblement plus élevé que la moyenne canadienne; les Prairies et la Colombie-Britannique sont les deux seules régions dont la part ait augmenté entre 1989 et 2002.

Figure 3.2.7-RÉpartition par rÉgion des exportations canadiennes de marchandises au Mexique

 Figure 3.2.8-RÉpartition par rÉgion des importations canadiennes de marchandises du Mexique

Les deux catégories d'exportations les plus importantes, celle du Bois et du papier et celle des Métaux et minéraux, accaparent 79,0 p. 100 des exportations de la Colombie-Britannique et des Territoires vers le Mexique. La part conjointe de ces deux secteurs de ressources a ainsi augmenté depuis 1989, où elle s'établissait à 73,0 p. 100; la part des Métaux et les minéraux a augmenté tandis que celle du Bois et du papier a diminué. Le secteur des Machines et du matériel électronique, le troisième secteur d'exportation en importance, a vu sa part diminuer de façon spectaculaire, celle-ci passant de 18,6 p. 100 en 1989 à 9,0 p. 100 en 2002.

Tableau 3.2.2
Commerce des marchandises, Canada-Mexique, par région canadienne
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du Canada, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
C.-B. et Territoires33778218,820,687,305,117,133,41
Prairies12638582224,959,9615,5019,7835,5034,33
Ontario3404281 0974,6912,499,4353,2739,4845,81
Québec1161713307,988,578,3518,2115,7513,76
Atlantique2323650,0313,668,213,632,142,70
Importations
C.-B. et Territoires6816961720,0417,6018,533,963,734,86
Prairies469073114,3729,9023,692,701,995,75
Ontario1 4323 96510 61922,5913,1116,6683,8487,6183,60
Québec13325167813,5013,2413,347,805,545,34
Atlantique29515712,031,355,331,701,130,45

Bien que les exportations de la Colombie-Britannique au Mexique se soient légèrement déplacées vers des produits plus axés sur les ressources, les importations de cette région en provenance du Mexique ont nettement évolué en direction opposée. Ainsi, le secteur des Machines et du matériel électronique a vu sa part des importations de la Colombie-Britannique provenant du Mexique passer de 25,6 p. 100 en 1989 à 39,2 p. 100 en 2002. De plus, le Matériel de transport est devenu le second plus important secteur d'importation, passant de seulement 1,1 p. 100 en 1989 à 21,9 p. 100 en 2002. Durant la même période, la part des importations agricoles du Mexique a chuté de 41,8 p. 100 à 12,2 p. 100.

Tableau 3.2.2.1
Commerce des marchandises, Colombie-Britannique et Territoires - Mexique, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du Canada, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture1,72,67,29,6413,4511,971,040,730,96
Aliments et boissons0,50,90,310,06-11,94-4,0537,2514,951,67
Métaux et minéraux2,639,624,371,83-5,9318,601,7829,258,24
Produits chimiques0,03,40,8n.d.-16,54n.d.0,0817,280,81
Plastiques et caoutchouc0,00,00,1-15,2429,8310,190,230,070,23
Vêtement et textiles0,10,10,00,23-14,99-9,430,850,240,06
Bois et papier21,222,140,10,867,735,0356,1824,3130,06
Machines et mat. électron.6,11,47,3-25,0322,591,475,200,821,81
Matériel de transport0,34,90,274,71-34,55-4,520,262,490,03
Prod. manufacturés divers0,11,80,598,28-15,8617,003,6213,781,03
Transactions spéciales0,00,40,758,328,8725,740,141,252,56
Importations
Agriculture28,340,075,37,218,217,8226,5521,5221,46
Aliments et boissons2,03,825,113,6326,4121,338,5410,7015,25
Métaux et minéraux13,121,783,910,5918,3915,339,736,679,79
Produits chimiques1,01,22,85,1910,888,667,222,521,51
Plastiques et caoutchouc0,10,95,547,7825,5133,651,533,343,35
Vêtement et textiles2,43,514,67,4419,5614,754,444,503,05
Bois et papier0,42,38,539,7917,9025,886,5714,6110,87
Machines et mat. électron.17,329,7241,911,3330,0022,482,131,734,19
Matériel de transport0,757,6135,0139,9211,2549,510,243,293,63
Prod. manufacturés divers0,96,223,547,0118,2228,562,691,862,56
Transactions spéciales1,31,81,26,40-5,32-0,970,6311,584,63

Comme nous l'avons déjà indiqué, les Prairies affichent, de loin, la meilleure performance sur le plan des exportations au Mexique. Le principal facteur à l'origine de cette bonne tenue des Prairies sur le marché d'exportation au Mexique est l'augmentation spectaculaire des exportations de produits agricoles, qui ont grimpé de plus de 700 p. 100 pour passer de 83,8 millions de dollars en 1989 à 677,5 millions de dollars en 2002. Cette hausse s'explique en partie par l'essor général des exportations de produits agricoles au Mexique, mais aussi par une meilleure performance des Prairies dans ce secteur par rapport au reste du Canada. En 1989, 52,9 p. 100 des exportations agricoles du Canada au Mexique venaient des Prairies; en 2002, la proportion atteignait 90,4 p. 100.

Le profil des importations de la région des Prairies ressemble à celui de la Colombie-Britannique, alors que le secteur des Machines et du matériel électronique et celui du Matériel de transport ont vu leur part augmenter rapidement pour dominer les importations en provenance du Mexique.

Tableau 3.2.2.2
Commerce des marchandises, Prairies - Mexique, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du Canada, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture83,8320,7677,530,799,8017,4452,8689,0290,36
Aliments et boissons0,30,34,3-4,9842,0821,7122,914,4122,68
Métaux et minéraux30,519,56,3-8,51-13,19-11,4220,5414,422,14
Produits chimiques0,06,25,8n.d.-0,69n.d.0,6731,175,87
Plastiques et caoutchouc0,64,416,251,0917,7229,584,0722,7232,95
Vêtement et textiles0,20,019,8-52,65n.d.44,321,640,0148,85
Bois et papier2,325,233,561,873,6323,026,0127,7025,11
Machines et mat. électron.1,37,947,842,6625,2531,681,144,4811,81
Matériel de transport0,00,14,2n.d.53,41n.d.0,020,070,80
Prod. manufacturés divers0,00,31,9n.d.26,15n.d.0,002,264,32
Transactions spéciales7,30,14,5-57,4260,41-3,6927,390,3415,33
Importations
Agriculture20,532,964,99,878,879,2519,3017,6918,52
Aliments et boissons4,86,827,07,0218,8514,1520,3118,8616,41
Métaux et minéraux2,69,556,029,9524,9026,821,892,906,54
Produits chimiques0,71,16,79,9725,2719,155,202,273,59
Plastiques et caoutchouc0,61,39,017,4227,9323,786,834,745,53
Vêtement et textiles2,46,252,020,9630,4426,714,378,0010,90
Bois et papier0,11,511,865,7929,3842,321,859,6315,07
Machines et mat. électron.11,123,5367,116,1740,9830,871,361,376,35
Matériel de transport0,33,1115,661,1757,0658,630,100,183,11
Prod. manufacturés divers0,52,716,038,6825,0930,151,560,811,74
Transactions spéciales1,81,64,6-2,2014,277,630,8510,2418,45

Même si l'Ontario n'a pas montré une performance aussi spectaculaire que celle des Prairies au chapitre des exportations vers le Mexique, elle s'est néanmoins bien tirée d'affaire et, contrairement aux autres régions canadiennes, ses exportations n'ont pas été dominées par des produits axés sur les ressources. Plutôt, ce sont les secteurs du Matériel de transport, avec une part de 47,7 p. 100, et celui des Machines et du matériel électronique, avec une part de 27,3 p. 100, qui ont dominé les exportations ontariennes au Mexique. Le secteur des Métaux et minéraux, à 9,9 p. 100, est le troisième plus important secteur d'exportation de l'Ontario au Mexique, mais la part détenue par ce secteur a régressé puisqu'elle était de 25,6 p. 100 en 1989.

Les Machines et le matériel électronique et le Matériel de transport sont aussi les deux plus importants secteurs d'exportation du Mexique vers l'Ontario. Cependant, l'Ontario importe du Mexique 4,6 milliards de dollars de plus en Machines et en matériel électronique et 2,9 milliards de dollars de plus en Matériel de transport qu'il n'en exporte vers ce pays. Une bonne partie de ces importations sont probablement des intrants intermédiaires qui sont ensuite réexportés vers les États-Unis. Ces deux secteurs représentent 78,6 p. 100 des importations ontariennes du Mexique.

Le secteur des Métaux et des minéraux représentait 43,8 p. 100 des exportations du Québec au Mexique en 2002, en hausse par rapport au niveau de 8,5 p. 100 observé en 1989. Curieusement, une quantité presque identique d'importations en provenance du Mexique entrait dans la même catégorie. Le secteur des Produits chimiques et celui des Machines et du matériel électronique, avec des parts respectives de 24,0 p. 100 et 14,8 p. 100, accaparent la plus grande partie du reste des exportations du Québec au Mexique, les deux ayant fait des gains à partir d'une part très modeste en 1989. Les exportations dans le secteur du Matériel de transport sont tombées presque à zéro, en termes absolus et relatifs, tandis que celles du secteur de l'Agriculture n'ont pas réussi à croître en termes absolus et ont ainsi vu leur part reculer dans le commerce Québec-Mexique.

Tableau 3.2.2.3
Commerce des marchandises, Ontario - Mexique, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du Canada, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture40,930,635,0-5,641,69-1,1925,788,494,66
Aliments et boissons0,23,913,076,8716,1436,5415,3666,1067,77
Métaux et minéraux87,147,3108,7-11,4810,951,7258,7434,9536,85
Produits chimiques1,96,012,425,489,4915,3827,2230,4412,52
Plastiques et caoutchouc11,814,531,14,1410,027,7285,9074,6763,04
Vêtement et textiles3,629,63,752,70-23,000,1934,8282,059,01
Bois et papier3,514,528,532,808,8017,479,3315,9821,38
Machines et mat. électron.100,3151,8299,48,638,878,7785,9086,1273,99
Matériel de transport73,8100,2523,76,3122,9716,2763,4551,0198,73
Prod. manufacturés divers1,24,637,729,6530,1929,9876,6134,8585,81
Transactions spéciales15,724,93,89,69-21,05-10,4059,0282,5812,91
Importations
Agriculture39,299,4199,120,469,0713,3136,8353,4556,79
Aliments et boissons14,215,082,31,0723,7114,4659,8141,7350,01
Métaux et minéraux61,2131,9391,816,6114,5815,3645,2840,4645,73
Produits chimiques5,542,5166,150,4118,5729,9341,7687,2189,07
Plastiques et caoutchouc6,019,1139,625,9028,2627,3572,9771,6985,43
Vêtement et textiles25,555,2349,416,6925,9422,3046,5671,2473,27
Bois et papier1,59,756,045,9724,4732,3322,6062,3671,58
Machines et mat. électron.756,41 600,84 942,116,1815,1315,5392,8493,3085,53
Matériel de transport288,71 663,83 422,841,959,4420,9595,7095,1791,97
Prod. manufacturés divers29,6317,5870,260,7613,4329,7188,4795,8094,64
Transactions spéciales203,79,918,2-45,437,96-16,9697,6063,6772,80

Comme nous l'avons déjà noté, les importations du Québec provenant du Mexique sont largement constituées de produits du secteur des Métaux et minéraux, mais le secteur des Machines et du matériel électronique détient aussi une part élevée des importations venant de ce pays.

Tableau 3.2.2.4
Commerce des marchandises, Québec - Mexique, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du Canada, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture29,85,826,8-27,8421,03-0,8018,791,623,58
Aliments et boissons0,40,20,3-13,148,35-0,4824,473,011,77
Métaux et minéraux9,922,9144,518,1525,9022,866,7016,8948,99
Produits chimiques3,03,878,94,7046,1428,5542,4019,1879,47
Plastiques et caoutchouc1,30,51,7-19,4918,131,939,812,353,51
Vêtement et textiles6,06,416,71,3612,758,2258,2617,6941,10
Bois et papier10,715,83,78,09-16,54-7,8128,4317,402,79
Machines et mat. électron.9,014,448,99,7316,5313,867,738,1512,07
Matériel de transport42,291,22,316,67-36,80-20,0036,2746,420,44
Prod. manufacturés divers0,36,43,981,97-6,1021,1119,7748,988,84
Transactions spéciales3,63,31,8-1,29-7,59-5,2213,4111,076,09
Importations
Agriculture13,912,410,2-2,19-2,43-2,3413,036,682,91
Aliments et boissons2,19,524,334,6112,4820,539,0226,3814,76
Métaux et minéraux47,2126,1302,921,7311,5815,3834,9238,6635,34
Produits chimiques6,12,59,9-16,2318,713,8245,825,135,29
Plastiques et caoutchouc1,55,39,028,296,7914,6018,6220,105,53
Vêtement et textiles24,012,360,4-12,4721,967,3543,8215,9212,67
Bois et papier4,51,61,4-18,20-2,17-8,6868,5310,451,75
Machines et mat. électron.29,353,4204,512,8018,2616,133,593,123,54
Matériel de transport0,622,445,9108,219,4040,120,191,281,23
Prod. manufacturés divers2,45,09,115,827,7310,777,171,510,99
Transactions spéciales1,72,01,03,88-8,21-3,740,8013,044,07

Pour l'essentiel, les exportations de la région de l'Atlantique au Mexique entrent dans le secteur du Bois et du papier, tandis que la plus grande partie des importations de cette région sont réparties à peu près également entre les secteurs des Métaux et minéraux et des Machines et du matériel électronique.

Tableau 3.2.2.5
Commerce des marchandises, Canada atlantique - Mexique, par produit
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du Canada, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Base douanière   retour
Exportations
Agriculture2,40,53,3-26,3325,822,411,530,150,44
Aliments et boissons0,00,71,2n.d.6,95n.d.0,0011,526,11
Métaux et minéraux18,26,111,2-19,637,91-3,6512,244,503,80
Produits chimiques2,10,41,3-28,9716,83-3,5629,621,931,33
Plastiques et caoutchouc0,00,00,1n.d.n.d.n.d.0,000,180,28
Vêtement et textiles0,50,00,4-100,00n.d.-1,074,430,000,97
Bois et papier0,013,327,5n.d.9,54n.d.0,0514,6120,65
Machines et mat. électron.0,00,81,292,376,2333,490,020,430,31
Matériel de transport0,00,00,0n.d.n.d.n.d.0,000,000,00
Prod. manufacturés divers0,00,00,0n.d.n.d.n.d.0,000,130,00
Transactions spéciales0,01,418,4n.d.37,53n.d.0,044,7663,11
Importations
Agriculture4,61,21,1-23,07-0,94-10,124,300,660,33
Aliments et boissons0,60,85,98,7227,5819,972,322,333,57
Métaux et minéraux11,136,922,327,25-6,105,548,1811,312,60
Produits chimiques0,01,41,0n.d.-3,90n.d.0,002,870,55
Plastiques et caoutchouc0,00,00,356,0427,3537,700,050,140,16
Vêtement et textiles0,40,30,5-9,988,330,880,810,340,10
Bois et papier0,00,50,673,732,7725,760,452,940,73
Machines et mat. électron.0,68,322,567,9113,2931,800,080,480,39
Matériel de transport11,41,42,1-33,905,03-12,113,780,080,06
Prod. manufacturés divers0,00,10,713,6032,7525,030,110,020,07
Transactions spéciales0,30,20,0-2,46-31,47-21,500,121,460,04

Les transbordements

table des matières

Une difficulté que rencontrent tous les analystes qui utilisent les statistiques du commerce a trait aux écarts observés entre les exportations et les importations déclarées par les partenaires commerciaux bilatéraux. Comme il ressort du tableau suivant, il peut y avoir une différence considérable entre ces deux valeurs. Parmi les principaux partenaires commerciaux du Canada après les États-Unis, le Canada rapporte un déficit commercial avec les cinq premiers, mais quatre de ceux-ci font plutôt état d'un excédent.

Comparaison des statistiques commerciales du Canada et de certains de ses partenaires
 Milliards de dollars CAN, 2001
Données : World Trade Atlas
 Exportations
canadiennes
Importations
du Canada
Écart
États-Unis351,8334,817,0
Japon8,312,0-3,7
Chine4,26,2-2,0
Mexique2,86,6-3,8
Royaume-Uni5,18,4-3,4
Allemagne2,93,8-0,9
 Importations
canadiennes
Exportations
au Canada
Écart
États-Unis218,3253,1-34,8
Japon14,610,24,5
Chine12,75,27,5
Mexique12,14,87,4
Royaume-Uni11,78,43,3
Allemagne8,07,20,8
 Solde
canadien
Solde du
partenaire
Écart
États-Unis133,581,751,8
Japon-6,31,8-8,1
Chine-8,51,1-9,5
Mexique-9,41,8-11,2
Royaume-Uni-6,70,0-6,7
Allemagne-5,0-3,4-1,7

Il est bien reconnu que les statistiques sur les importations sont généralement supérieures à celles sur les exportations. Les importations font l'objet d'une surveillance plus attentive que les exportations pour diver-ses raisons, par exemple aux fins de la perception des droits tarifaires, de l'imposition de contingents et de l'application de la réglementation en matière de santé et de sécurité. Cependant, il est tout aussi risqué d'utiliser sans discernement les données sur les importations déclarées par un partenaire commercial à la place des statistiques officielles sur les exportations canadiennes produites par Statistique Canada. Il y a des raisons légitimes de s'attendre à des écarts entre les exportations déclarées par un pays et les importations déclarées par son partenaire. Cela englobe des différences dans la façon dont les coûts de transport et d'assurance sont traités, des différences temporelles ou, de façon plus générale, des différences conceptuelles. Ainsi, le Canada et les États-Unis ont conclu une entente de partage des données qui permet aux deux pays de rapprocher leurs statistiques sur le commerce. Les écarts significatifs entre les données sur le commerce canado-américain publiées par le Canada et celles provenant des États-Unis sont simplement la conséquence de ces différences conceptuelles et, comme on peut le voir dans les tableaux d'accompagnement, elles peuvent être encore assez importantes25.

Même s'ils ne constituent pas un facteur dans les différences que révèlent les statistiques publiées sur le commerce canado-américain, les transbordements représentent une part importante de l'écart observé dans le cas des autres pays.

Les transbordements sont l'attribution erronée d'échanges commerciaux à un pays lorsque celui-ci n'est pas la destination finale des biens. Les transbordements résultent souvent du passage des biens par un pays intermédiaire vers leur destination finale, par exemple des biens canadiens exportés par un port américain vers leur destination finale. Un récent exercice de rapprochement des données sur les échanges commerciaux Canada-Chine, par exemple, a fait ressortir un écart de 2,0 milliards de dollars entre les statistiques sur les exportations en Chine publiées par le Canada et les statistiques publiées par la Chine sur ses importations du Canada, dont près de 1,0 milliard de dollars était attribuable à des échanges commerciaux déclarés comme étant à destination de Hong Kong, une autre tranche de 0,15 milliard de dollars destinée aux États-Unis et 0,13 milliard de dollars à d'autres pays.

Les transbordements sont particulièrement importants dans le contexte nord-américain. Non seulement l'écart dans les statistiques officielles du commerce avec le Mexique figure-t-il parmi les plus élevés, mais les États-Unis sont probablement le plus important pays intermédiaire dans les échanges commerciaux du Canada. Statistique Canada a récemment publié un rapprochement des données sur le commerce du Canada avec le Mexique26. On y constate que, sur un écart de 4,2 milliards de dollars entre les exportations déclarées par le Canada au Mexique et les importations déclarées par le Mexique en provenance du Canada, une tranche de 2,6 milliards de dollars (62 p. 100), était imputable à des échanges commerciaux transitant par les États-Unis. Les transbordements étaient encore plus importants pour le commerce à destination du Nord, où 73 p. 100 de l'écart observé de 7,3 milliards de dollars était attribuable aux transbordements via les États-Unis.

Le rapprochement des données sur les échanges commerciaux est fait pays par pays et ne représente pas une modification des données officielles sur le commerce27. Cependant, il est possible de faire certaines estimations de l'effet des transbordements sur les profils globaux des échanges du Canada. Des exercices de rapprochement des données sur le commerce ont été faits pour certains de nos plus importants partenaires commerciaux ces dernières années, dont l'Union européenne (UE) et le Japon, outre les pays déjà mentionnés28. Bien que ces rapprochements aient été effectués pour diverses années29, nous pouvons obtenir une estimation des effets des transbordements sur nos échanges commerciaux avec les États-Unis en appliquant le même ratio de transbordement aux données de 2001. En supprimant les exportations rapportées comme allant aux États-Unis plutôt qu'à leur destination finale réelle, les exportations déclarées du Canada aux États-Unis seraient inférieures de 4,8 milliards de dollars pour 2001. La conséquence de cette opération serait de ramener la part de nos exportations de marchandises allant aux États-Unis de 87,4 p. 100 à 86,2 p. 100, une baisse de seulement 1,2 point de pourcentage. Même si cela est relativement modeste en regard du commerce total du Canada, la reconnaissance de l'effet des transbordements sur les statistiques officielles du commerce est essentielle pour les chercheurs ou les responsables de la politique commerciale, notamment dans le cas de nos partenaires commerciaux de plus petite taille.

Les changements qui surviennent progressivement dans le taux de transbordement ont peut-être plus d'importance que la taille actuelle des transbordements. La tendance vers la mondialisation, par exemple l'intégration plus poussée de l'infrastructure des transports du Canada et des États-Unis, et l'attention moindre accordée au pays d'origine des importations qui pourrait résulter d'ententes commerciales plus libérales accroîtront vraisemblablement l'importance des transbordements. Cela pourrait fausser les profils de croissance du commerce et modifier les soldes commerciaux mesurés pour certains pays, et même pour des régions entières. Malheureusement, les exercices de rapprochement des données sur les échanges commerciaux n'englobent que de courtes périodes et, par conséquent, nous n'avons aucun moyen de savoir comment évolue le taux de transbordement avec le temps.

Il y a peu de choses que les analystes puissent faire pour régler la question des transbordements, outre d'être conscients des limites des données sur le commerce, d'examiner et de départager soigneusement les différences, et d'espérer que les responsables de la production des statistiques poursuivront leurs efforts en vue d'améliorer la qualité des statistiques officielles sur les échanges commerciaux.

3.3   Services Le commerce des services30

table des matières

Figure 3.3.1-Part du commerce total Canada-Mexique reprÉsentÉe par les services

Contrairement aux exportations de services du Canada aux États-Unis, les services représentent une part relativement importante et croissante des exportations canadiennes au Mexique. En 2001, 14,1 p. 100 des exportations du Canada au Mexique portaient sur des services, en hausse par rapport au niveau de 13,0 p. 100 enregistré en 1989. Cependant, on observe le contraire pour les importations, où la part des services a cédé près de 9,0 points de pourcentage entre 1989 et 2001 pour ne plus représenter que 7,2 p. 100 de nos importations totales du Mexique. Cette baisse découle davantage de l'augmentation rapide des importations de marchandises en provenance du Mexique durant cette période que de la croissance léthargique des importations de services.

Figure 3.3.2-Commerce des services Canada-Mexique

En termes monétaires, tant les importations que les exportations ont connu une hausse appréciable. Les exportations ont plus que quadruplé depuis 1989 pour atteindre 423 millions de dollars en 2001, tandis que les importations ont plus que doublé, à 950 millions de dollars. Comme nous en avons fait état tout au long du présent rapport, le Canada importe encore beaucoup plus du Mexique qu'il n'exporte vers ce pays; en 2001, le déficit commercial avec le Mexique dépassait le total de nos exportations. Dans l'ensemble, le commerce des services du Canada avec le Mexique a progressé plus rapidement qu'avec d'autres pays, comme en témoigne la part croissante du Mexique dans nos échanges totaux de services.

À l'image des tendances observées pour les autres pays, le secteur des Services commerciaux arrive en tête de liste et affiche la croissance la plus rapide parmi les exportations canadiennes de services au Mexique, avec 39,7 p. 100 des exportations totales de services en 2000, en hausse sur le niveau d'environun tiers enregistré en 1989. Du côté des importations, par contre, les services de voyage représentent près des quatre cinquièmes des importations de services du Canada en provenance du Mexique.

Figure 3.3.3-RÉpartition par industrie des exportations canadiennes de services au Mexique

Figure 3.3.4-RÉpartition par industrie des importations canadiennes de services du Mexique

Tableau 3.3
Le commerce des services du Canada avec le Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations9518545314,2613,6513,900,460,560,78
Importations3344589506,5210,999,11,151,031,43
Solde-239-273-497s.o.s.o.s.o.2,932,345,97

La presque totalité du déficit du Canada dans le commerce des services avec le Mexique est attribuable aux voyages. Les Canadiens dépensent 531 millions de dollars de plus en voyages au Mexique que les Mexicains n'en dépensent au Canada - ce qui est probablement lié au climat plus doux de ce pays durant les mois d'hiver. La plus grande partie de cette augmentation est survenue au cours des dernières années. Entre 1989 et 1994, les dépenses de voyage des Canadiens au Mexique ont augmenté à un taux annuel moyen de seulement 6,1 p. 100, mais celui-ci a plus que doublé, pour atteindre 11,5 p. 100, depuis 1994. Une partie de cette hausse pourrait être attribuable à l'augmentation des voyages d'affaires au Mexique depuis l'entrée en vigueur de l'ALÉNA, mais il est plus probable qu'elle soit une conséquence de la forte dévaluation du peso mexicain en 1994, qui a rendu les vacances au Mexique beaucoup plus abordables pour les Canadiens, notamment en comparaison d'autres destinations hivernales. Au total, 3,9 p. 100 des dépenses de voyage des Canadiens sont faites au Mexique.

Tableau 3.3.1
Le commerce des services de voyage du Canada avec le Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations458920314,6112,5013,380,670,931,21
Importations2553427346,0511,539,212,592,503,94
Solde-210-253-531s.o.s.o.s.o.6,676,1428,66

Les services de transport et les services gouvernementaux représentent une part relativement modeste des échanges totaux des services du Canada avec le Mexique. On observe une solide croissance des exportations de ces services durant la première moitié des années 90; mais, dans l'ensemble, cette tendance n'a pas réussi à garder la cadence avec les autres services. Le Canada enregistre un léger déficit commercial avec le Mexique au poste des services de transport et des services gouvernementaux.

Tableau 3.3.2
Échanges de services de transport et de services gouvernementaux du Canada avec le Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations17337013,9411,3412,410,310,430,59
Importations40581097,999,438,820,560,520,74
Solde-22-25-39s.o.s.o.s.o.1,500,731,43

Les services commerciaux comptent pour une large part des exportations de services du Canada au Mexique et c'est la composante qui a crû le plus rapidement tant du côté des exportations que du côté des importations. Les services commerciaux sont le genre de services auxquels les gens pensent lorsque l'on parle du commerce des services, par exemple les services d'ingénierie, d'architecture ou de conseillers en affaires. Les exportations de services commerciaux canadiens au Mexique ont augmenté rapidement sur toute la période pour atteindre 180 millions de dollars, tandis que les importations s'établissaient à 107 millions de dollars en 2001. Comme pour l'ensemble du commerce des services, les échanges de services commerciaux du Canada avec le Mexique ont augmenté plus rapidement qu'avec le reste du monde, comme le montre la part croissante du total mondial détenue par ce pays; cette tendance pourrait être liée à l'accroissement de l'IED canadien au Mexique.

Figure 3.3.5-Exportations de services commerciaux au Mexique par industrie, 2000

Les services de gestion et de publicité occupent le premier rang des exportations de services commerciaux du Canada au Mexique avec une part de 27,8 p. 100. Divers autres services de soutien des affaires occupent aussi une place importante dans les exportations de services commerciaux canadiens vers ce pays, renforçant aussi le lien avec l'IED et le commerce des marchandises. Les services financiers et d'assurances occupent une part relativement modeste dans nos exportations de services commerciaux au Mexique au regard de la part élevée de l'IED canadien au Mexique qui va dans ce secteur, mais cela s'explique en bonne partie par la structure de réglementation de cette industrie.

Figure 3.3.6-Importations des services commerciaux du Mexique par industrie, 2000

Il est difficile d'examiner en détail les importations canadiennes de services commerciaux en provenance du Mexique à cause de la taille relativement modeste de ces importations. La moitié des importations de services commerciaux du Canada entre dans la catégorie des Redevances, des licences, de la gestion et de la publicité - un amalgame de nombreux services commerciaux. La catégorie Autres services divers représente une part supplémentaire de 25 p. 100; elle englobe les services récréatifs, personnels et culturels.

Tableau 3.3.3
Échanges de services commerciaux du Canada avec le Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.
Source : Statistique Canada, Balance des paiements   retour
Exportations336318013,9416,1815,240,390,410,61
Importations40581077,999,148,660,330,290,32
Solde-7573s.o.s.o.s.o.-0,06-0,12-1,98



3.4   L'investissement étranfer direct

table des matières

Tel que noté précédemment, les liens avec le Mexique sur le plan de l'investissement étranger direct (IED) se sont développés rapidement, notamment depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) en 1994. Ces liens demeurent toutefois très limités et, par conséquent, il y a peu de données disponibles sur cet aspect.

Figure 3.4.1-Stocks d'IED canadien au Mexique

Comme le montre le tableau ci-dessous, l'IED entrant du Mexique au Canada atteignait 83 millions de dollars en 2002, ce qui ne représente que 0,02 p. 100 de l'IED total au Canada. En raison du niveau relativement limité de l'IED mexicain au Canada, il y a peu de chose que l'on puisse dire au sujet des tendances ou de la répartition par industrie de cet investissement.

L'IED canadien au Mexique dépasse l'IED mexicain au Canada par un facteur de 40 à 1. L'IED canadien au Mexique a accéléré de façon spectaculaire depuis l'entrée en vigueur de l'ALÉNA en 1994 comme l'illustre la figure ci-contre. L'IED canadien au Mexique s'est multiplié par quatorze depuis 1989 et la part du Mexique dans l'IED sortant du Canada a presque triplé, passant de 0,3 p. 100 en 1989 à 0,8 p. 100 en 2002, un niveau qui demeure néanmoins modeste. Le stock d'IED canadien au Mexique a fléchi par rapport au sommet atteint en 2000, mais cela est vraisemblablement attribuable au ralentissement économique mondial et au repli de l'activité du côté des F et A. Étonnamment, il y a peu d'indication d'une incidence marquée sur l'IED canadien au Mexique de la crise du peso mexicain de 1994.

Tableau 3.4.1
Situation de l'investissement direct du Canada (stock) au Mexique
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.   retour
Sortant2371 0733 34435,2615,2722,580,260,730,77
Entrant121778371,30-9,0316,040,010,110,02
Solde2258963 261s.o.s.o.s.o.-0,69-10,823,96

La figure 3.4.2, ci-dessus, montre que les plus importants investissements sont survenus dans le secteur des Finances et des assurances, qui représentait 36,0 p. 100 de l'IED canadien au Mexique en 2001, alors qu'aucun investissement n'était enregistré dans ce secteur en 1989. En fait, le secteur des Finances et des assurances explique à lui seul 38,3 p. 100 de la croissance de l'IED canadien au Mexique depuis 1989.

Figure 3.4.2-RÉpartition par industrie du stock d'IED canadien au Mexique, 1989 et 2001

Tableau 3.4.2
Stock d'investissement étranger direct du Canada au Mexique, par industrie
 Millions de dollars courantsTCAC*, %Part du total mondial, %
1989199420021989-19941994-20021989-2002198919942002
* Taux de croissance annuel composé.   
Source : Statistique Canada, Balance des paiementsretour
Bois et papierxx101n.d.n.d.n.d.n.d.n.d.1,15
Énergie et minéraux5016284026,5126,5126,510,270,501,13
Machines et matériel
de transport
61x243n.d.n.d.12,212,05n.d.0,95
Finances et assurancesxx1 447n.d.n.d.n.d.n.d.n.d.0,99
Services et commerce
de détail
7353837,971,1815,140,080,290,07
Autres industries1036681 35145,3410,5923,920,331,381,67
Révisions non réparties00-741n.d.n.d.n.d.n.d.n.d.n.d.

Les deux autres secteurs les plus importants pour l'IED canadien au Mexique sont celui des « Autres industries », qui englobe toute une variété d'activités allant de l'industrie des télécommunications, à celle des textiles et du vêtement et à celle des aliments et boissons, et le secteur de l'Énergie et des minéraux, où l'investissement canadien est habituellement assez concentré dans les pays en développement. Il est intéressant de constater qu'en 1989, 25,7 p. 100 de l'IED canadien au Mexique allait au secteur des Machines et du matériel de transport, mais que la part de ce dernier avait reculé à 6,0 p. 100 en 2001.


Notes de Fond

1 Sauf indication contraire, tous les chiffres sont exprimés en dollars canadiens.   retour

2 Les données sur le commerce des marchandises sont calculées sur une base douanière.   retour

3 Le PIB par habitant mesuré aux taux de change du marché, tout en étant un indicateur utile de la taille potentielle du marché, repose en partie sur des taux de change volatiles. Le PIB par habitant mesuré à l'aide des parités de pouvoir d'achat (PPA) constitue une meilleure mesure du bien-être et du niveau de développement parce qu'il tient compte également des prix relatifs.   retour

4 Selon la définition de l'Asie employée par le FMI, plus le Japon.   retour

5 Dans ce tableau et tout au long du présent document, « Part du total mondial » a trait à la part de ce partenaire parmi l'ensemble des partenaires commerciaux. Dans le cas présent, il s'agit de la part des exportations vers tous les partenaires commerciaux représentée par les exportations aux États-Unis. Le solde sous « Part du total mondial » a trait à la part du solde avec l'ensemble des partenaires commerciaux représentée par ce partenaire. Il est possible qu'une part dépasse 100 p. 100, ce qui témoigne d'un déficit avec le reste du monde.   retour

6 Ce rapport spécial vise à donner un aperçu du commerce et de l'investissement entre le Canada et les États-Unis dans la perspective de ce pays; par conséquent, toutes les valeurs y sont exprimées en dollars US.   retour

7 Scotia Economics, Canadian Auto Report, 29 janvier 2003.   retour

8 Les données sur le nombre de filiales et les ventes portent sur 2000; elles proviennent du U.S. Bureau of Economic Analysis.   retour

9 Les données sur les avoirs, les ventes et l'emploi portent sur 2000, l'année la plus récente pour laquelle des statistiques sont disponibles auprès du U.S. Bureau of Economic Analysis.   retour

10 Toutes les données présentées dans la section 2.2 sont calculées sur une base douanière par souci de cohérence avec les données sur le Mexique, mais elles peuvent différer des données de la balance des paiements.   retour

11 Les fusions et acquisitions ont représenté 50,3 p. 100 des flux d'IED sortant du Canada et 57,1 p. 100 des flux d'IED entrant entre 1997 et 2001. Les données sur la part des flux d'IED entre le Canada et les États-Unis attribuable aux fusions et acquisitions ne sont pas disponibles pour des raisons de confidentialité.   retour

12 Pour plus d'informations, consulter le Quatrième Rapport annuel sur le commerce international du Canada - Le point sur le commerce 2003, ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, pp. 19-20.   retour

13 Le taux de rendement est calculé en divisant le revenu provenant de l'IED par le stock total d'IED.   retour

14 Selon la convention internationale, Statistique Canada définit un investissement constituant 10 p. 100 ou plus de la propriété des actions avec droit de vote comme un investissement étranger direct. Tous les investissements inférieurs à ce seuil sont considérés comme des investissements de portefeuille.   retour

15 Cela vaut également pour l'investissement canadien ailleurs dans le monde.   retour

16 Mesuré en tonnes-kilomètres; voir Les transports au Canada : Rapport annuel, 2001   retour

17 Le trafic transfrontière de voitures a diminué sensiblement durant cette période compensant, dans une certaine mesure, l'augmentation du camionnage. Consulter le rapport intitulé « L'impact d'une sécurité accrue à la frontière sur le commerce et l'investissement du Canada » pour plus d'information sur le trafic des véhicules de transport de passagers.   retour

18 Calculés sur la base de la moyenne trimestrielle afin de réduire la volatilité mensuelle.   retour

19 Pour plus d'informations sur les effets des mesures de sécurité accrues à la frontière, voir Carolyn Lloyd, « Le commerce sécuritaire remplace-t-il le libre-échange? », Recherche en politique commerciale 2003, ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, mai 2003. Pour plus de détails sur le plan d'action en trente points, voir le site Web du gouvernement du Canada à www.canada.gc.ca.   retour

20 Les données sur le commerce des services du Canada avec le Mexique pour 1989 ont été produites sur requête spéciale par Statistique Canada de manière à pouvoir être comparées aux données postérieures à 1989; par conséquent, elles ne correspondent pas aux données déjà publiées.   retour

21 Veuillez consulter l'encadré spécial sur les transbordements plus loin dans le présent rapport.   retour

22 Les exportations pourraient être sous-estimées en raison d'un problème de transbordement qui attribute, à tort, une partie des exportations canadiennes aux États-Unis plutôt qu'à leur destination finale au Mexique. Veuillez consulter l'encadré spécial sur les transbordements.   retour

23 La part élevée des échanges commerciaux du Canada représentée par les États-Unis a pour effet de minimiser le rôle des autres partenaires commerciaux. En termes de rang, le Mexique a vu sa part des exportations canadiennes passer de la 16e place en 1990 à la 6e place en 2002, et sa part des importations canadiennes passer de la 9e à la 4e place.   retour

24 Veuillez consulter l'appendice qui renferme une définition des secteurs.   retour

25 Statistique Canada produit un rapport annuel en vue de redresser les écarts entre les comptes courants du Canada et des États-Unis.   retour

26 Trade Reconciliation With Mexico, Statistique Canada, 2002.   retour

27 Pour un résumé de ces observations, voir CanadExport, vol. 19, no 1, Supplément du 15 janvier 2001 : Revue du commerce canadien, troisième trimestre 2000, « L'effet des transbordements sur les statistiques du commerce international du Canada », Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.   retour

28 Les exportations combinées du Canada vers ces pays représentent 74 p. 100 des exportations canadiennes à destination des pays autres que les États-Unis, selon les statistiques canadiennes sur les exportations.   retour

29 Le rapprochement le plus récent des données sur le commerce avec le Japon porte sur 1994 et celui des donnée sur le commerce avec l'UE, les années 1993 à 1997.   retour

30 Au moment de l'impression du présent rapport, les plus récentes données sur le commerce des services avec le Mexique portaient sur l'année 2001.   retour