Le point sur le commerce et l'investissement – 2009

VI. Aperçu de la performance du Canada en matière d'investissement

Entrées d'investissement étranger direct dans le monde

Les marchés mondiaux de capitaux ont joué un rôle critique dans la montée de la mondialisation ces dernières décennies et les flux transfrontières ont augmenté de façon spectaculaire, tant dans les pays en développement que dans les pays développés (figure 6-1). Parmi ces flux, la progression de l'investissement étranger direct (IED) est particulièrement importante parce qu'elle a un impact plus immédiat sur l'économie réelle. Le stock mondial d'IED a connu une expansion remarquable – il s'est multiplié plus de 19 fois entre 1982 et 2007 – pour atteindre 15,2 billions de dollars É.-U. Cet essor de l'investissement direct est lié à la croissance des entreprises multinationales (dont le nombre est aujourd'hui évalué à 64 000), à leurs filiales étrangères (on estime qu'elles emploient 81,6 millions de travailleurs) et à l'expansion des chaînes de valeur mondiales.

Figure 6-1
Entrées mondiales de capitaux (investissement direct, de portefeuille et autres)

Équivalent textuel - Entrées mondiales de capitaux

Données : FMI. Les données englobent l’investissement direct, l’investissement de portefeuille et les autres flux d’investissement (y compris les prêts et les dépôts bancaires) et les avoirs de réserve.

En 2008, les flux d'IED sont demeurés robustes mais ont néanmoins retraité par rapport à leur sommet de 2007. Entre 2004 et 2007, les flux mondiaux d'IED ont plus que doublé à la faveur d'une forte croissance de l'économie mondiale, de l'augmentation des bénéfices des entreprises, de la montée des prix des actions, de l'expansion des fonds privés d'actions et de couverture, ainsi que du rôle grandissant des agences publiques de placement dans les économies émergentes.

La crise économique mondiale, dont les effets ont pris de l'ampleur dans la seconde moitié de 2008, a inversé ces facteurs (à l'exception des agences publiques de placement), entraînant un ralentissement de la croissance dans le monde en 2008, une contraction probable de l'activité en 2009, un resserrement des conditions de crédit, une dégringolade des bénéfices et des prix des actions, ainsi qu'une plus grande difficulté à évaluer le risque. Ces facteurs se sont conjugués pour réduire la mesure dans laquelle les entreprises peuvent – et veulent – investir à l'étranger. La restructuration des entreprises et des industries et les prix moins élevés des actifs feront poindre de nouvelles occasions d'IED en 2009, dans un contexte où les flux d'investissement demeureront faibles. Mais à l'instar d'autres aspects de l'économie mondiale, la vitesse et le niveau auxquels les flux mondiaux d'IED se rétabliront au cours des années à venir dépendront de la vigueur de la reprise de l'économie mondiale.

Les entrées d'IED dans le monde ont diminué de 21,0 p. 100 en 2008, à 1,45 billion de dollars É.-U. (tableau 6-1 et figure 6-2). Ce déclin est attribuable à la baisse des entrées d'IED dans les économies développées, qui ont diminué de 32,7 p. 100, à 840,1 milliards de dollars É.-U., tandis que les entrées d'IED dans les économies en développement ont inscrit un taux de croissance positif (3,6 p. 100) pour atteindre 517,7 milliards de dollars É.-U. Les économies du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont dominé le tableau de la croissance dans les économies en développement et en émergence avec un gain collectif de 38,9 milliards de dollars É.-U. (20,1 p. 100). Parmi ces flux, la catégorie des fusions et acquisitions est celle qui a accusé le plus fort recul (27,7 p. 100). Malgré tout, elle est demeurée en tête des flux mondiaux d'IED (figure 6-3).

Tableau 6-1
Entrées mondiales d'IED, certaines régions et économies, 2004-2008 (É.-U. $)
 20042005200620072008Croissance annuelle en 2008Part des entrées mondiales
1 Les données de 2008 pour le Canada n'étant pas disponibles auprès de la CNUCED, celles-ci proviennent de Statistique Canada, converties en $É.-U. au taux de change de fin d'année.
Monde717 700 000 000 $958 700 000 000 $1 411 000 000 000 $1 833 300 000 000 $1 449 100 000 000 $-21,0 %100,0 %
Économies développées403 700 000 000 $611 300 000 000 $940 900 000 000 $1247 600 000 000 $840 100 000 000 $-32,7 %58,0 %
Canada1-500 000 000 $28 100 000 000 $61 100 000 000 $117 700 000 000 $40 200 000 000 $-65,8 %2,8 %
États-Unis135 800 000 000 $104 800 000 000 $236 700 000 000 $232 800 000 000 $220 000 000 000 $-5,5 %15,2 %
Japon7 800 000 000 $2 800 000 000 $-6 500 000 000 $22 500 000 000 $17 400 000 000 $-22,7 %1,2 %
UE 27214 300 000 000 $498 400 000 000 $562 400 000 000 $804 300 000 000 $557 400 000 000 $-30,7 %38,5 %
France32 600 000 000 $85 000 000 000 $78 200 000 000 $158 000 000 000 $114 300 000 000 $-27,7 %7,9 %
Allemagne-10 200 000 000 $42 000 000 000 $55 200 000 000 $50 900 000 000 $26 000 000 000 $-48,9 %1,8 %
Italie16 800 000 000 $20 000 000 000 $39 200 000 000 $40 200 000 000 $2 300 000 000 $-94,3 %0,2 %
Pays-Bas4 600 000 000 $47 700 000 000 $8 000 000 000 $99 400 000 000 $29 500 000 000 $-70,3 %2,0 %
Royaume-Uni56 000 000 000 $177 900 000 000 $148 200 000 000 $224 000 000 000 $109 400 000 000 $-51,2 %7,5 %
République tchèque5 000 000 000 $11 700 000 000 $6 000 000 000 $9 100 000 000 $11 400 000 000 $25,3 %0,8 %
Économies émergentes et en développement283 600 000 000 $316 400 000 000 $413 000 000 000 $499 700 000 000 $517 700 000 000 $3,6 %35,7 %
Asie et Océanie171 200 000 000 $210 600 000 000 $274 300 000 000 $320 500 000 000 $313 500 000 000 $-2,2 %21,6 %
Chine60 600 000 000 $72 400 000 000 $72 700 000 000 $83 500 000 000 $92 400 000 000 $10,7 %6,4 %
Hong Kong34 000 000 000 $33 600 000 000 $45 100 000 000 $59 900 000 000 $60 700 000 000 $1,3 %4,2 %
Indie5 800 000 000 $7 600 000 000 $19 700 000 000 $23 000 000 000 $36 700 000 000 $59,6 %2,5 %
Singapour19 800 000 000 $13 900 000 000 $24 700 000 000 $24 100 000 000 $10 300 000 000 $-57,3 %0,7 %
Amérique latine et Caraïbes94 400 000 000 $76 400 000 000 $92 900 000 000 $126 300 000 000 $142 300 000 000 $12,7 %9,8 %
Brésil18 100 000 000 $15 100 000 000 $18 800 000 000 $34 600 000 000 $41 700 000 000 $20,5 %2,9 %
Chili7 200 000 000 $7 000 000 000 $7 400 000 000 $14 500 000 000 $17 800 000 000 $22,8 %1,2 %
Mexique22 900 000 000 $20 900 000 000 $19 300 000 000 $24 700 000 000 $20 700 000 000 $-16,2 %1,4 %
Afrique18 000 000 000 $29 500 000 000 $45 800 000 000 $53 000 000 000 $61 900 000 000 $16,8 %4,3 %
Afrique du Sud800 000 000 $6 600 000 000 $-500 000 000 $5 700 000 000 $12 000 000 000 $110,8 %0,8 %
Europe du Sud-Est et CEI30 400 000 000 $31 000 000 000 $57 200 000 000 $85 900 000 000 $91 300 000 000 $6,2 %6,3 %
Fédération de Russie15 400 000 000 $12 900 000 000 $32 400 000 000 $52 500 000 000 $61 700 000 000 $17,6 %4,3 %

Sources : CNUCED, Word Investment Report 2008 et communiqué de presse sur l'investissement mondial de janvier 2009.

Note : Ces taux de croissance peuvent sembler différents des chiffres sur l'investissement publiés par la CNUCED parce que les données.

Figure 6-2
Entrées mondiales d’IED

Équivalent textuel - Entrées mondiales d’IED

Données : CNUCED

Figure 6-3
Part des fusions et acquisitions dans les entrées mondiales d’IED (2008)

Équivalent textuel - Part des fusions et acquisitions dans les entrées mondiales d’IED

Données : CNUCED

Parmi les pays développés, les entrées d'IED dans l'UE ont encaissé un sérieux revers, soit 30,7 p. 100, pour tomber à 557,4 milliards de dollars É.-U. Les grandes économies européennes ont été les principaux acteurs de cette dégringolade : baisse de 48,9 p. 100 en Allemagne, à 26,0 milliards de dollars É.-U., de 51,2 p. 100 au Royaume-Uni, à 109,4 milliards de dollars É.-U., et de 94,3 p. 100 en Italie, à seulement de 2,3 milliards de dollars É.-U. Les États-Unis demeurent la principale destination des entrées d'IED, et ce pays a enregistré la plus faible baisse au sein du G7, soit 5,5 p. 100, à 220,0 milliards de dollars É.-U. Au Japon, le repli a été important, soit 22,7 p. 100, à 17,4 milliards de dollars É.-U.

Le Canada a vu littéralement fondre ses entrées d'IED par rapport au niveau de 2007, avec un recul de 65,8 p. 100, à 40,2 milliards de dollars É.-U. Deux facteurs ont accentué l'impact de la crise financière sur les entrées d'IED au Canada. Premièrement, l'année 2007 avait été marquée par un niveau record d'entrées d'IED (117,7 milliards de dollars É.-U., soit 9,4 p. 100 des entrées totales d'IED dans le monde développé cette année-là), à la faveur d'une série de grandes fusions et acquisitions transfrontières. Deuxièmement, la dépréciation du dollar canadien a gonflé la baisse exprimée en dollars É.-U. En dépit de cela, les entrées d'IED au Canada ont représenté 2,8 p. 100 des entrées mondiales en 2008, ce qui équivaut à peu près à notre part du PIB mondial.

Globalement, les entrées en Asie et en Océanie29 ont fléchi de 2,2 p. 100, à 313,5 milliards de dollars É.-U. En Asie du Sud, de l'Est et du Sud-Est, les entrées d'IED ont progressé plus lentement en 2008 qu'en 2007, gagnant seulement 8,3 milliards de dollars É.-U., pour atteindre 256,1 milliards de dollars É.-U. (hausse de 3,3 p. 100). En Inde, la croissance des entrées d'IED a été robuste (59,6 p. 100), à 36,7 milliards de dollars É.-U., tout comme en Chine (10,7 p. 100), à 92,4 milliards de dollars É.-U., faisant de ce pays le quatrième plus important bénéficiaire des entrées d'IED. Ces gains ont été en partie annulés par le recul marqué des entrées d'IED à Singapour (57,2 p. 100), à 10,3 milliards de dollars É.-U. et les baisses plus modestes survenues dans d'autres pays comme l'Indonésie (21,3 p. 100) et la Thaïlande (4,4 p. 100). Les flux d'IED en Asie de l'Ouest30 ont fléchi de 21,3 p. 100, à 56,3 milliards de dollars É.-U.

Les entrées d'IED en Amérique latine et dans les Caraïbes ont augmenté de 12,7 p. 100 pour atteindre leur niveau le plus élevé, soit 142,3 milliards de dollars É.-U. Au Brésil, les entrées d'IED ont progressé de 20,5 p. 100, à 41,7 milliards de dollars É.-U., tandis qu'ils ont avancé de 22,8 p. 100 au Chili, pour atteindre 17,8 milliards de dollars É.-U.; ils ont toutefois baissé au Mexique, soit de 16,2 p. 100, à 20,7 milliards de dollars É.-U.

L'Afrique est l'autre région qui a enregistré des entrées record, avec un gain de 16,8 p. 100, à 61,9 milliards de dollars É.-U., poursuivant ainsi sur la solide tendance haussière des cinq dernières années (les entrées en Afrique pour 2007 ont été révisées sensiblement à la hausse – de 35,6 milliards de dollars É.-U. à 53,0 milliards de dollars É.-U.). L'Afrique du Sud a affiché une augmentation importante, soit 110,8 p. 100, pour atteindre 12,0 milliards de dollars É.-U., tandis que des pertes ont été enregistrées pour l'Égypte (5,6 p. 100), à 10,9 milliards de dollars É.-U., et le Maroc (7,0 p. 100), à 2,4 milliards de dollars É.-U.

Les entrées d'IED dans les pays d'Europe du Sud-Est et de la Communauté des États indépendants ont augmenté de 6,2 p. 100, à 91,3 milliards de dollars É.-U. Les deux tiers de ces flux sont allés en Russie, qui a inscrit un gain de 17,6 p. 100, à 61,7 milliards de dollars É.-U.

Sorties d'investissement étranger direct dans le monde

Au cours de la période 2005-2007, les pays développés ont continué à dominer les sorties d'investissement direct, mais la part des pays en développement est allée en augmentant (figure 6-4). Les pays de l'UE venaient en tête de liste pour les sorties d'investissement durant cette période (avec 56,9 p. 100 des sorties totales). Les États-Unis détenaient une part de 13,1 p. 100, ce qui est légèrement supérieur à la part du monde en développement à l'exclusion de la Chine, soit 12,3 p. 100. En dépit de la perception d'une progression rapide de l'investissement direct de la Chine à l'étranger, la part de ce pays dans les flux d'investissement sortant au cours de cette période n'a été en moyenne que de 1,3 p. 100, bien que la tendance soit à la hausse. La part du Canada a atteint, en moyenne, 2,9 p. 100, ce qui est légèrement supérieur à sa part de l'économie mondiale.

Figure 6-4
Sorties mondiales d’investissement direct (part moyenne, 2005-2007)

Équivalent textuel - Sorties mondiales d’investissement direct

Données : CNUCED, World Investment Report, 2008.

La performance du Canada – les stocks d'IED31

L'IED procure aux entreprises canadiennes des avantages sous forme de transferts de connaissances, de technologies et de compétences, ainsi que d'une expansion du commerce lié à cet investissement – des facteurs qui contribuent à la croissance de la productivité et à la compétitivité. L'IED constitue aussi un moyen pour les entreprises canadiennes de s'intégrer aux chaînes de valeur mondiales.

Le Canada a enregistré une croissance significative de ses stocks d'IED entrant et sortant au cours des 25 dernières années, bien que sa part des entrées mondiales ait diminué durant cette période. L'investissement entrant s'est accéléré sensiblement entre 2004 et 2007 en raison d'un bond dans les fusions et acquisitions transfrontières, d'une forte croissance économique et des investissements dans le secteur des ressources, mais il a ralenti en 2008.

Le stock d'IED entrant au Canada n'a augmenté que de 2,8 p. 100 en 2008, passant de 491,3 milliards de dollars à 504,9 milliards de dollars (tableau 6-2 et figure 6-5). Il s'agit d'un net ralentissement par rapport à l'augmentation de 12,0 p. 100 enregistrée en 2007 et celle de 10,3 p. 100 en 2006. Cette performance peu reluisante s'explique par la croissance presque nulle (0,3 p. 100) du stock d'IED détenu par des investisseurs américains, qui possèdent la majorité du stock d'investissement direct au Canada. Le stock d'investissement appartenant au reste du monde (à l'exclusion des États-Unis) a progressé de 6,4 p. 100, accentuant la diversité des investisseurs étrangers au Canada.

Le stock d'investissement direct du Canada à l'étranger (IDCE) a bondi en 2008, avec un gain de 23,6 p. 100 (121,8 milliards de dollars), pour s'établir à 637,3 milliards de dollars (tableau 6-4 et figure 6-5). L'accroissement de la valeur de l'IDCE en dollars canadiens découle principalement de la dépréciation de notre monnaie par rapport à celles des autres pays (68,0 p. 100 de l'augmentation). Cependant, même en faisant abstraction des variations de taux de change, le stock d'IDCE a progressé de 39 milliards de dollars, un gain important. L'IDCE total a connu une ascension spectaculaire au cours des cinq dernières années, gagnant 54,6 p. 100 en valeur depuis 2003.

Figure 6-5
Stock d’IED entrant et sortant du Canada

Équivalent textuel - Stock d’IED entrant et sortant du Canada

Données : Statistique Canada

Le solde net du Canada au chapitre de l'investissement direct, qui correspond à la différence entre l'investissement direct du Canada à l'étranger et l'IED au Canada, a augmenté de façon spectaculaire pour atteindre 132,4 milliards de dollars en 2008, une hausse de 24,2 milliards de dollars par rapport à l'année précédente. 2008 a marqué la douzième année consécutive durant laquelle l'investissement direct du Canada à l'étranger a dépassé l'investissement étranger direct entrant au Canada, faisant du pays un exportateur net de capital depuis le milieu des années 90. L'année 2008 a aussi été la première où l'investissement direct du Canada aux États-Unis a dépassé l'investissement direct des États-Unis au Canada (le solde net de l'investissement direct entre le Canada et les États-Unis est devenu positif en 2008, à 17,1 milliards de dollars, comparativement à un déficit de 62,1 milliards de dollars en 2007).

Parts régionales et sectorielles du stock d'IED entrant au Canada

Les investisseurs américains détiennent toujours la majorité du stock d'IED au Canada, avec une part de 58,2 p. 100, soit 293,6 milliards de dollars (tableau 6-2 et figure 6-6). L'année 2008 a été particulièrement morose pour l'investissement provenant des États-Unis, le stock d'IED détenu par ce pays augmentant de moins de 1 milliard de dollars, le montant annuel d'investissement le plus bas à provenir des États-Unis depuis au moins vingt ans. Cela suit la tendance baissière à long terme de la part des États-Unis dans l'investissement direct au Canada, laquelle atteignait en moyenne 66,0 p. 100 dans les années 90, mais qui se situe à 62,3 p. 100 pour la présente décennie. Cette part a diminué au profit des investisseurs d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, d'Asie et d'Océanie et d'Afrique qui, globalement, fournissent aujourd'hui plus de 10 p. 100 de l'IED entrant au Canada. Au cours des années 2000, la part de l'Europe a aussi augmenté, passant de 25,3 p. 100 en moyenne dans les années 90, à 29,8 p. 100 en moyenne durant la présente décennie.

Tableau 6-2
Stock d'investissement étranger direct au Canada par région
 200320072008Part en 2003Part en 2008Croissance annuelle en 2008Croissance annuelle en 2003-20081
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Monde373 700 000 000 $491 300 000 000 $504 900 000 000 $100,0 %100,0 %2,8 %6,2 %
Amérique du Nord et Caraïbes242 300 000 000 $298 000 000 000 $299 000 000 000 $64,9 %59,2 %0,4 %4,3 %
Amérique du Sud et Amérique centrale1 100 000 000 $11 500 000 000 $12 100 000 000 $0,3 %2,4 %5,1 %61,8 %
Europe111 700 000 000 $145 200 000 000 $152 400 000 000 $29,9 %30,2 %4,9 %6,4 %
Afrique700 000 000 $1 700 000 000 $1 400 000 000 $0,2 %0,3 %-19,7 %14,3 %
Asie/Océanie17 900 000 000 $34 900 000 000 $40 000 000 000 $4,8 %7,9 %14,7 %17,5 %
10 principales sources
États-Unis238 100 000 000 $292 700 000 000 $293 600 000 000 $63,7 %58,2 %0,3 %4,3 %
Royaume-Uni26 000 000 000 $52 400 000 000 $54 400 000 000 $7,0 %10,8 %3,8 %15,9 %
Pays-Bas17 700 000 000 $30 600 000 000 $33 900 000 000 $4,7 %6,7 %10,6 %13,9 %
France36 200 000 000 $17 100 000 000 $18 500 000 000 $9,7 %3,7 %8,7 %-12,5 %
Suisse7 100 000 000 $13 600 000 000 $15 300 000 000 $1,9 %3,0 %12,5 %16,7 %
 Japon9 900 000 000 $13 600 000 000 $13 000 000 000 $2,6 %2,6 %-4,6 %5,6 %
Brésil1 100 000 000 $11 200 000 000 $11 900 000 000 $0,3 %2,4 %6,0 %61,1 %
Allemagne6 900 000 000 $9 200 000 000 $9 400 000 000 $1,8 %1,9 %2,3 %6,4 %
Luxembourg3 100 000 000 $5 400 000 000 $5 700 000 000 $0,8 %1,1 %4,5 %13,0 %
Émirats arabes uniss.o.3 300 000 000 $5 200 000 000 $s.o.1,0 %59,7 %s.o.
Économies émergentes
Chine200 000 000 $2 100 000 000 $2 800 000 000 $0,1 %0,5 %31,3 %66,4 %
Inde100 000 000 $400 000 000 $1 000 000 000 $0,0 %0,2 %137,7 %76,9 %
Russies.o.s.o.400 000 000 $s.o.0,1 %s.o.s.o.

Données : Statistique Canada, stocks

Note: Les parts et les taux de croissance ont été calculés à l'aide des données brutes et peuvent ne pas correspondre à ceux obtenus .

Figure 6-6
Parts du stock d’IED au Canada (2008)

Équivalent textuel - Parts du stock d’IED au Canada

Données : Statistique Canada

En 2008, le stock d'IED détenu par l'Europe a progressé de 4,9 p. 100, à 152,4 milliards de dollars. Six des dix principales sources d'investissement direct au Canada en 2008 étaient des pays européens, qui détenaient 30,2 p. 100 du stock d'investissement entrant au Canada. Le stock d'investissement en provenance du Royaume-Uni, la deuxième source d'IED en importance au Canada, a progressé de 3,8 p. 100, à 54,4 milliards de dollars. Le stock d'IED provenant des Pays-Bas a poursuivi sa progression, avec un gain de 10,6 p. 100, à 33,9 milliards de dollars. La valeur des investissements venant de la France a augmenté de 8,7 p. 100, à 18,5 milliards de dollars, bien que cela ne représente qu'un peu plus de la moitié de la valeur des investissements français au Canada en 2003. L'investissement en provenance d'Allemagne demeure derrière le peloton des autres grandes économies européennes, avec un gain de 2,3 p. 100, à 9,4 milliards de dollars.

L'IED en provenance d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale a poursuivi sur sa lancée en 2008, mais à un rythme plus lent qu'au cours des dernières années, augmentant de 5,1 p. 100, à 12,1 milliards de dollars. L'IED venant de cette région n'atteignait que 1,1 milliard de dollars il y a cinq ans. Cette expansion est presque entièrement attribuable à l'investissement brésilien, qui représente 98,8 p. 100 du stock d'IED au Canada détenu par cette région. Une grande partie de la croissance de l'investissement brésilien s'est produite en 2006, à la faveur d'importantes fusions et acquisitions, telles que l'achat d'Inco par la société CVRD. Le Brésil demeure au septième rang des investisseurs au Canada, devant les autres pays du groupe BRIC et les autres pays en développement.

Les investissements en provenance d'Asie et d'Océanie ont poursuivi leur forte progression en 2008, gagnant 14,7 p. 100, pour porter le stock d'investissement de cette région à 40,0 milliards de dollars, soit 7,9 p. 100 du stock total d'investissement entrant au Canada. Dans cette région, c'est le Japon qui possède le plus important stock d'investissement au Canada, représentant 32,5 p. 100 du total de la région de l'Asie-Océanie en 2008. Toutefois, la part de ce pays a diminué par rapport au niveau de 55,3 p. 100 enregistré en 2003, tandis que son stock d'investissement au Canada a reculé de 4,6 p. 100 en 2008, à 13,0 milliards de dollars. L'investissement provenant des Émirats arabes unis (É.A.U.) est passé d'un niveau négligeable en 2003 à 5,2 milliards de dollars en 2008, plaçant ce pays au dixième rang des investisseurs étrangers au Canada. Les investissements de la Chine ont aussi connu une forte progression, soit 31,3 p. 100 en 2008, bien que la part de ce pays demeure modeste, à seulement 0,5 p. 100 (2,8 milliards de dollars). L'investissement venant de l'Inde a bondi de 137,7 p. 100 en 2008, mais il n'atteint que 1,0 milliard de dollars, contre 430 millions de dollars un an plus tôt.

Le stock d'IED des pays africains a reculé de 19,7 p. 100, à 1,4 milliard de dollars, en 2008. Même si cette région ne détient qu'une modeste part de l'investissement total entrant au Canada, celle-ci a presque doublé depuis 2003 et représente plus de dix fois l'investissement de 114 millions de dollars enregistré en 2000.

L'investissement direct entrant en 2008 a continué à progresser rapidement dans les secteurs liés à l'énergie (tableau 6-3). Le stock d'investissement dans la fabrication des produits du pétrole et du charbon était en hausse de 15,4 p. 100, à 24,0 milliards de dollars, tandis que l'IED dans les industries de l'extraction pétrolière et gazière et les services de soutien avançait de 7,2 p. 100, à 76,6 milliards de dollars, ce qui équivaut à une part de 15,2 p. 100 du stock d'IED entrant, contre seulement 7,2 p. 100 en 2000. Le secteur minier a aussi bénéficié d'une forte expansion, soit 16,1 p. 100, à 24,8 milliards de dollars; ce secteur affiche un remarquable taux annuel moyen composé de croissance, soit 37,2 p. 100, depuis 2003.

Tableau 6-3
Stock d'investissement étranger direct au Canada, certaines industries
 20072008Part en 2008Croissance annuelle en 2008Croissance annuelle en 2003-20081
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Fabrication178 100 000 000 $174 500 000 000 $34,6 %-2,0 %4,4 %
Métaux primaires32 100 000 000 $30 400 000 000 $6,0 %-5,3 %40,1 %
Produits chimiques22 800 000 000 $25 000 000 000 $5,0 %9,9 %3,2 %
Matériel de transport26 200 000 000 $19 900 000 000 $3,9 %-24,1 %-4,8 %
Pétrole et charbon20 800 000 000 $24 000 000 000 $4,8 %15,4 %11,7 %
Produits du bois et papier14 000 000 000 $13 800 000 000 $2,7 %-1,7 %-0,3 %
Mines et extraction pétrolière et gazière92 800 000 000 $101 400 000 000 $20,1 %9,2 %17,0 %
Extraction pétrolière et gazière et soutien71 500 000 000 $76 600 000 000 $15,2 %7,2 %13,2 %
Mines21 400 000 000 $24 800 000 000 $4,9 %16,1 %37,2 %
Finances et assurances58 700 000 000 $60 400 000 000 $12,0 %3,0 %5,8 %
Gestion d'entreprises59 900 000 000 $60 800 000 000 $12,0 %1,4 %2,4 %
Autres10 000 000 000 $11 200 000 000 $2,2 %12,0 %12,9 %
Technologies de l'information et des communications17 200 000 000 $20 100 000 000 $4,0 %17,1 %-2,8 %
Ensemble des industries491 300 000 000 $504 900 000 000 $100,0 %2,8 %6,2 %

Données : Statistique Canada

Note : Les parts et les taux de croissance ont été calculés à l'aide des données brutes et peuvent ne pas correspondre à ceux obtenus avec les données du tableau parce qu'elles ont été arrondies.

L'investissement dans le secteur de la fabrication a fléchi de 2,0 p. 100 en 2008, à 174,5 milliards de dollars, représentant 34,6 p. 100 de l'IED entrant total. Il s'agit d'une baisse substantielle en regard de la part de 48,4 p. 100 enregistrée en 2000. Le stock d'investissement dans la fabrication de matériel de transport venait en tête des reculs dans ce secteur en 2008, perdant 24,1 p. 100, à 19,9 milliards de dollars. La fabrication de produits chimiques a constitué un élément positif pour le secteur de la fabrication avec un gain de 9,9 p. 100, à 25,0 milliards de dollars. La valeur du stock d'IED dans le secteur des technologies de l'information et des communications a bondi de 17,1 p. 100, à 20,1 milliards de dollars, après avoir diminué en 2007.

Parts régionales et sectorielles du stock d'IDCE

Les États-Unis demeurent la plus importante destination de l'investissement direct canadien à l'étranger, avec un gain de 34,8 p. 100 (80,2 milliards de dollars) en 2008, à 310,7 milliards de dollars (tableau 6-4 et figure 6-7). Près des deux tiers de ce mouvement est imputable aux mouvements de devises (52,5 milliards de dollars), mais même en faisant abstraction des variations de taux de change, la croissance de l'IDCE aux États-Unis aurait été robuste – 27,6 milliards de dollars. Cela hausse à 48,8 p. 100 la part des États-Unis dans l'IDCE, un gain par rapport au niveau de 44,7 p. 100 observé en 2007 qui neutralise en partie la tendance vers une plus grande diversité de l'IDCE.

Tableau 6-4
Stock d'investissement direct du Canada à l'étranger par region
 200320072008Part en 2003Part en 2008Croissance annuelle en 2008Croissance annuelle en 2003-20081
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Monde412 200 000 000 $515 400 000 000 $637 300 000 000 $100,0 %100,0 %23,6 %9,1 %
Amérique du Nord et Caraïbes232 200 000 000 $315 800 000 000 $421 300 000 000 $56,3 %66,1 %33,4 %12,7 %
Amérique du Sud et Amérique centrale20 300 000 000 $21 800 000 000 $24 800 000 000 $4,9 %3,9 %13,7 %4,1 %
Europe124 300 000 000 $142 200 000 000 $150 900 000 000 $30,2 %23,7 %6,1 %3,9 %
Afrique2 200 000 000 $4 600 000 000 $4 000 000 000 $0,5 %0,6 %-12,4 %12,6 %
Asie/Océanie33 200 000 000 $31 000 000 000 $36 200 000 000 $8,1 %5,7 %16,8 %1,8 %
10 principales destinations
États-Unis169 600 000 000 $230 600 000 000 $310 700 000 000 $41,1 %48,8 %34,8 %12,9 %
Royaume-Uni43 900 000 000 $59 200 000 000 $54 000 000 000 $10,7 %8,5 %-8,9 %4,2 %
Barbade25 700 000 000 $32 000 000 000 $45 000 000 000 $6,2 %7,1 %40,7 %11,9 %
Bermudes10 900 000 000 $18 300 000 000 $22 300 000 000 $2,7 %3,5 %21,4 %15,3 %
Irlande19 600 000 000 $19 100 000 000 $20 500 000 000 $4,7 %3,2 %7,1 %0,9 %
Îles Caïman12 500 000 000 $16 700 000 000 $19 200 000 000 $3,0 %3,0 %14,9 %9,0 %
France11 800 000 000 $15 200 000 000 $18 700 000 000 $2,9 %2,9 %23,4 %9,7 %
Hongrie9 300 000 000 $9 200 000 000 $10 800 000 000 $2,3 %1,7 %17,3 %3,0 %
Allemagne9 000 000 000 $8 700 000 000 $10 500 000 000 $2,2 %1,6 %20,4 %3,1 %
Brésil5 700 000 000 $8 900 000 000 $9 200 000 000 $1,4 %1,4 %3,5 %9,9 %
Économies émergentes
Chine800 000 000 $2 600 000 000 $3 600 000 000 $0,2 %0,6 %37,3 %33,7 %
Inde200 000 000 $600 000 000 $800 000 000 $0,0 %0,1 %24,4 %31,5 %
Russie200 000 000 $500 000 000 $500 000 000 $0,0 %0,1 %0,9 %25,1 %

Données : Statistique Canada, stocks.

Figure 6-7
Parts de l’IDCE, 2008

Équivalent textuel - Parts de l’IDCE

Données : Statistique Canada

La valeur de l'IDCE en Europe a augmenté de 6,1 p. 100 en 2008, à 150,9 milliards de dollars; toutefois, la part de l'IDCE reçue par l'Europe a reculé sensiblement, passant de 30,2 p. 100 en 2003 à 23,7 p. 100 en 2008. L'IDCE au Royaume-Uni, la destination la plus importante de l'IDCE en Europe, a reculé de 8,9 p. 100, à 54,0 milliards de dollars. L'IDCE en Irlande a progressé de 7,1 p. 100, à 20,5 milliards de dollars, tandis qu'il a bondi de 23,4 p. 100 en France, pour s'établir à 18,7 milliards de dollars. Ces trois pays totalisent 93,2 milliards de dollars, soit près de 62 p. 100 de l'IDCE en Europe.

L'investissement direct du Canada en Amérique du Sud et en Amérique centrale a connu une forte croissance en 2008, soit 13,7 p. 100, portant le stock total à 24,8 milliards de dollars. L'investissement s'est concentré principalement au Brésil (gain de 3,5 p. 100, à 9,2 milliards de dollars) et au Chili (gain de 9,7 p. 100, à 6,4 milliards de dollars).

L'investissement direct du Canada en Asie et en Océanie s'est démarqué avec le second taux régional de croissance le plus élevé après l'Amérique du Nord en 2008, soit 16,8 p. 100, à 36,2 milliards de dollars. L'IDCE à Hong Kong a dominé la liste (gain de 40,0 p. 100), à 6,0 milliards de dollars, suivi de la Chine (gain de 37,3 p. 100), à 3,6 milliards de dollars. L'IDCE en Australie, la plus importante destination de l'investissement canadien dans la région, est demeuré presque stationnaire, n'augmentant que de 1,4 p. 100, à 7,1 milliards de dollars. L'IDCE dans la région est largement réparti, neuf pays en détenant une tranche de plus de 1 milliard de dollars chacun.

Le stock d'investissement direct du Canada dans les pays africains a reculé de 12,4 p. 100 en 2008, à 4,0 milliards de dollars, bien qu'il soit toujours en hausse de 81,2 p. 100 par rapport à 2003.

En 2008, le déplacement de l'IDCE hors du secteur des biens et vers celui des services s'est poursuivi. Le plus important secteur de l'IDCE, les industries des finances et des assurances, a vu augmenter de 93,4 milliards de dollars (57,2 p. 100) la valeur de son IDCE en 2008, qui a atteint 256,9 milliards de dollars. Cela représente plus des trois quarts de la hausse totale de l'IDCE en 2008 et 59,0 p. 100 de la hausse survenue aux États-Unis. En partie, cette augmentation pourrait s'expliquer par des problèmes de liquidité au sein des filiales étrangères de propriété canadienne32. La part de l'IDCE total détenue par les industries des finances et des assurances a bondi à 40,3 p. 100 alors qu'elle n'était que de 28,4 p. 100 en 2000.

Tableau 6-5
Stock d'investissement direct du Canada à l'étranger par certaines industries
 20072008Part en 2008Croissance annuelle en 2008Croissance annuelle en 2003-20081
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Fabrication103 200 000 000 $116 800 000 000 $18,3 %13,2 %2,9 %
Mines et extraction pétrolière et gazière78 800 000 000 $94 000 000 000 $14,8 %19,4 %12,2 %
Extraction pétrolière et gazière et soutien58 100 000 000 $67 600 000 000 $10,6 %16,4 %17,3 %
Mines20 700 000 000 $26 500 000 000 $4,2 %27,8 %3,4 %
Finances et assurances163 400 000 000 $256 900 000 000 $40,3 %57,2 %11,6 %
Gestion d'entreprises87 200 000 000 $68 400 000 000 $10,7 %-21,5 %15,0 %
Transport et entreposage15 100 000 000 $17 100 000 000 $2,7 %13,3 %2,0 %
Industrie de l'information et culturelle14 600 000 000 $21 000 000 000 $3,3 %43,4 %-5,0 %
Autres2 400 000 000 $3 500 000 000 $0,5 %47,2 %3,4 %
Technologies de l'information et des communications15 900 000 000 $18 300 000 000 $2,9 %14,7 %-6,1 %
Ensemble des industries515 400 000 000 $637 300 000 000 $100,0 %23,6 %9,1 %

Données : Statistique Canada

Note : Les parts et les taux de croissance ont été calculés à l'aide des données brutes et peuvent ne pas correspondre à ceux obtenus avec les données du tableau parce qu'elles ont été arrondies.

Il y a eu une baisse de 21,5 p. 100 (18,7 milliards de dollars) de la valeur de l'IDCE dans le secteur de la gestion d'entreprises, à 68,4 milliards de dollars. Par contre, il y a eu une progression importante de la valeur de l'IDCE dans les industries de l'information et de la culture, soit 43,4 p. 100, à 21,0 milliards de dollars.

Le secteur manufacturier a enregistré une croissance positive, mais celle-ci est demeurée inférieure à la moyenne de l'ensemble des industries, à 13,2 p. 100, portant la valeur du stock d'IDCE de ce secteur à 116,8 milliards de dollars. La part de l'IDCE détenue par le secteur manufacturier a reculé à 18,3 p. 100 en 2008, une baisse notable par rapport au niveau de 31,9 p. 100 observé en 2000.


29. Les données agrégées par pays de la CNUCED ont servi à présenter les entrées mondiales d'IED.

30. L'Asie de l'Ouest comprend le Moyen-Orient et la Turquie.

31. La présente section s'intéresse aux stocks d'investissement plutôt qu'aux flux, qui sont plus instables. Les données de la CNUCED utilisées dans la section précédente n'étaient disponibles que pour les flux en 2008 au moment d'écrire ces lignes. À noter que les changements dans les stocks d'IED ne sont pas équivalents aux flux d'investissement puisque la valeur des stocks d'investissement subit aussi l'influence des fluctuations de change et des variations de la valeur des investissements existants.

32. Statistique Canada, Balance des paiements internationaux du Canada, T4-2008.