Le commerce international du Canada : Le point sur le commerce et l'investissement – 2010

III. La performance économique du Canada

L’activité économique au Canada a été profondément touchée par la récession mondiale –– la production réelle s’est contractée au quatrième trimestre de 2008 et a continué à perdre du terrain durant la première moitié de 2009, avant de renouer avec la croissance au second semestre. Pour l’ensemble de l’année, le PIB réel a reculé de 2,6 p. 100. C’est le deuxième plus important déclin de la production réelle depuis laGrande crise et très près du recul de 2,9 p. 100 enregistré lors de la récession de 1982. La production a diminué dans chaque province et territoire, sauf l’Île-du- Prince-Édouard et le Yukon. Au niveau provincial, les baisses les plus importantes de la production ont été observées dans les économies fondées sur les ressources telles que Terre-Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta. La production manufacturière a reculé partout, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard. Les pertes d’emplois ont été généralisées et seulement trois provinces – la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba – ont inscrit des gains par rapport à 2008. Le taux de chômage a augmenté de 2,2 points de pourcentage pour atteindre 8,3 p. 100, alors que l’économie perdait 276 900 emplois – le premier repli après 16 ans de croissance ininterrompue de l’emploi.

Le produit intérieur brut

produit intérieur brut L’éclatement d’une bulle financière a précipité l’économiemondiale dans une récession synchronisée au début de 2009. Au Canada, l’activité économique a fortement ressenti ces événements et la production réelle s’est contractée au quatrième trimestre de 2008; elle a poursuivi son repli durant la premièremoitié de 2009 avant de retrouver le sentier de la croissance dans la seconde moitié de l’année (figure 3-1). Pour l’ensemble de l’année, le PIB réel est en baisse de 2,6 p. 100, une performance inférieure au taux de croissance de 0,4 p. 100 enregistré en 2008.

Figure 3-1
Croissance du PIB reìel canadien, 2005-2009

La figure 3-1 illustre la variation annuelle en pourcentage du PIB canadien réel de 2005 à 2009 et sa croissance annualisée par trimestre en 2008 et 2009. En 2005, le PIB réel s’est accru de 3,0 %, puis en 2006 de 2,9 %, de 2,5 % en 2007 et de 0,4 % en 2008; en 2009, il a baissé de 2,6 %. Au T4 de 2008, la croissance annualisée par trimestre était de -0,9 %; puis elle a chuté à -1,8 % au T1 de 2009 avant de retenir la glissade de l’activité économique à -0,9 % au T2, pour reprendre une croissance positive de 0,2 % au T3 et de 1,2 % au T4 de 2009.

Source : Statistique Canada

Parmi les catégories de dépenses du PIB (figure 3-2), la croissance des dépenses personnelles de consommation en biens et services a réussi à se maintenir au niveau de l’année précédente, progressant même de 0,2 p. 100. C’est le taux d’expansion le plus faible enregistré dans cette catégorie depuis la récession de 1991, année où les dépenses réelles avaient fléchi de 1,6 p. 100.

Les dépenses réelles en biens ont diminué de 1,2 p. 100, tandis que les dépenses réelles pour les services étaient en hausse de 1,1 p. 100. En volume, les dépenses en biens semi-durables et durables ont chuté respectivement de 2,9 p. 100 et de 2,8 p. 100, tandis que les dépenses en biens non durables, la plus importante des trois catégories de biens, ont gagné 0,6 p. 100. Les dépenses ont reculé de façon générale, sauf pour les aliments, le logement et les soins de santé. Les consommateurs semblent avoir reporté des dépenses discrétionnaires puisque les déboursés pour les produits suivants ont accusé les baisses les plus marquées : les effets personnels divers (8,6 p. 100), les meubles, tapis et revêtements de sol (7,3 p. 100), les articles de ménage semi durables (5,7 p. 100), les articles de lecture et de divertissement (4,7 p. 100) et les véhicules automobiles neufs et usagers (3,2 p. 100). Avec le ralentissement des dépenses, cette catégorie du PIB a fait une contribution légèrement inférieure à 0,1 point de pourcentage à la croissance du PIB réel, ce qui est inférieur à la contribution de 1,6 point de pourcentage observée en 2008 et de 2,5 points de pourcentage en 2007.

Figure 3-2
Contribution à la croissance du PIB reìel, 2005-2009

La figure 3-2 présente la contribution en pourcentage que divers éléments ont apportée (en dollars chaînés de 2002) à la croissance du produit intérieur brut réel (PIB en termes de dépenses) de 2005 à 2009. Les dépenses de consommation des biens et des services ont accru leur contribution de 2,0 % en 2005 à 2,5 % en 2007, puis cette contribution a baissé à 1,6 % en 2008 et à 0,1 % en 2009. La contribution des dépenses publiques ont peu à peu augmenté de 0,6 % en 2005, puis à 1,1 % en 2008 et 2009. La contribution des frais d’exploitation ont diminué petit à petit de 2,1 % en 2005 à 0,4 % en 2008 et à -4,0 % en 2009, alors que celle des exportations nettes ont passé de la négative, soit 1,3 % en 2005 et 1,9 % en 2008, remontant au pourcentage positif de 0,1 % en 2009.

Source : Statistique Canada

L’investissement réel des entreprises a chuté pour la deuxième année consécutive à un niveau qui n’avait pas été vu depuis 2004. Entre le quatrième trimestre de 2007 et le deuxième trimestre de 2009, l’investissement des entreprises a plongé de 21,2 p. 100, avant d’amorcer un revirement durant la seconde moitié de l’année. L’investissement en machines et enmatériel a chuté de 19,2 p. 100 sur l’année, tandis que la plupart des souscatégories (p. ex. lesmachines industrielles, les machines agricoles, les ordinateurs et autre matériel de bureau, le matériel de télécommunications et le matériel de transport) ont enregistré des baisses supérieures à 10 p. 100. L’investissement en usines a régressé de 15,6 p. 100, tandis que l’investissement en structures d’ingénierie était en recul de 18,2 p. 100 et que l’investissement dans les bâtiments fléchissait de 8,4 p. 100.

L’investissement dans la construction résidentielle, qui englobe la construction de nouvelles maisons, les reventes et les activités de rénovation, a reculé pour la deuxième année consécutive – en baisse de 7,4 p. 100 par rapport aux niveaux de 2008. Ce déclin s’explique principalement par le ralentissement de la construction de nouvelles maisons, en baisse de 20,1 p. 100 en termes réels. Les activités de revente étaient en hausse de 10,6 p. 100, tandis que la rénovation a inscrit unmodeste gain de 1,2 p. 100.

Les stocks des entreprises non agricoles ont été sollicités l’an dernier, renversant la tendance à l’accumulation observée en 2008 tandis que les stocks agricoles étaient en hausse, entraînant une baisse nette de 4,9 milliards de dollars en termes réels des stocks des entreprises en 2009.

Globalement, les activités des entreprises ont soutiré 4,0 points de pourcentage à la croissance économique en 2009, ce qui est beaucoup plus que la contribution négative à la croissance de 0,4 point de pourcentage en 2008. L’investissement des entreprises est responsable de la plus grande partie du déclin, avec 2,8 points de pourcentage, tandis que les variations des stocks expliquent la baisse restante de 1,2 point de pourcentage.

En volume, les exportations et importations de biens et services ont reculé de 14,0 p. 100 et de 13,4 p. 100, respectivement, en 2009. En termes réels, cela signifie que les exportations de biens et services canadiens ont diminué de 68,1 milliards de dollars (dollars enchaînés de 2002), tandis que les importations reculaient de 77,1 milliards de dollars selon la même mesure. La baisse des exportations réelles a retranché près de 4,6 points de pourcentage à la croissance en 2009, tandis que la baisse des importations réelles a haussé le taux de croissance de 4,6 points de pourcentage. Ainsi, l’impact global du commerce sur la croissance en 2009, bien que très limité (la moitié d’un dixième de 1 point de pourcentage) a tout de même été positif pour la première fois depuis 2001.

Environ 95 p. 100 de la baisse des volumes exportés en 2009 est survenue du côté des biens. Trois catégories de biens expliquent la plus grande partie du recul : les produits de l’automobile, (baisse de 26,0 milliards de dollars enchaînés de 2002, soit 32,8 p. 100), lesmachines et lematériel (baisse de 17,7 milliards de dollars enchaînés de 2002, soit 17,2 p. 100) et les biens et matières industrielles (baisse de 15,4 milliards de dollars enchaînés de 2002, soit 20,6 p. 100). Dans l’ensemble, les volumes d’exportations de biens étaient en recul de 15,3 p. 100 l’an dernier. Les exportations de services ont subi un recul plus modeste en termes réels, soit 5,5 p. 100 : les services de transport ont reculé le plus (12,0 p. 100), alors que les services commerciaux et les voyages cédaient 4,8 p. 100 et 4,4 p. 100, respectivement.

En volume, la plus grande partie des pertes enregistrées du côté des importations est survenue du côté des biens, avec en tête les machines et lematériel (baisse de 33,0 milliards de dollars enchaînés de 2002, soit 19,1 p. 100), les produits de l’automobile (baisse de 22,7 milliards de dollars enchaînés de 2002, soit 25,3 p. 100) et les biens etmatières industrielles (baisse de 12,2 milliards de dollars enchaînés de 2002, soit 14,9 p. 100). Au total, le volume des importations de biens a fléchi de 14,7 p. 100 par rapport à 2008. Les importations de services ont régressé de 7,0 p. 100 en volume l’an dernier. Comme pour les exportations, les services de transport ont dominé les baisses du côté des importations avec un recul de 11,0 p. 100, suivis des voyages (baisse de 7,4 p. 100) et des services commerciaux (baisse de 4,8 p. 100).

En ce qui a trait au PIB par activité industrielle, l’économie a débuté l’année sur le versant descendant du cycle économique. La tendance s’est poursuivie durant les cinq premiersmois de l’année, le PIB cédant 2,0 p. 100 par rapport à son niveau de décembre 2008. Au cours desmois d’été, l’économie a amorcé une faible reprisemais n’a pumaintenir la cadence et le PIB a de nouveau fléchi en août, avant d’enregistrer quatre mois consécutifs de croissance pour terminer l’année. En décembre 2009, le PIB était 2,5 p. 100 inférieur au sommet atteint en juillet 2008.

Le lourd impact de la récession sur la fabrication des biens a entraîné une baisse de la production pour une deuxième année d’affilée, avec un recul de 9,2 p. 100 en 2009; tous les grands secteurs étaient en contraction. Le secteur des services a aussi régressé au cours de l’année, la production fléchissant de 0,1 p. 100. Quelques secteurs ont réussi à accroître leur production, mais la majorité était en déclin.

La fabrication, le plus important secteur de production de biens, a aussi été le plus durement touchée. La chute de la demande étrangère et des dépenses des consommateurs en biens sur le marché intérieur s’est conjuguée à l’abaissement des stocks pour provoquer une baisse de 12,3 p. 100 de la production. Les pertes étaient généralisées et dominées par les industries de première transformation des métaux, les produits textiles, le matériel de transport, les plastiques et le caoutchouc, le vêtement, les machines, les minéraux non métalliques, les métaux ouvrés et les usines de bois et de textile – qui ont tous enregistré des reculs de 15,0 p. 100 ou plus. Dans l’ensemble, 19 des 21 grandes industries manufacturières ont vu leur production fléchir en 2009; la fabrication diverse (gain de 2,8 p. 100) et la fabrication des aliments (gain de 2,6 p. 100) sont les seules dont la production a enregistré une croissance positive en 2009.

Les ralentissements précédemmentmentionnés dans la construction de structures résidentielles, industrielles et d’ingénierie sont à l’origine du recul du secteur de la construction, dont la production était en baisse de 6,7 p. 100.

L’exploitation forestière, la pêche et l’extraction pétrolière et gazière ont été touchées par l’affaiblissement de la demande étrangère de même que par des effets de prix. La production forestière et l’abattage ont reculé de 19,6 p. 100,marquant une quatrième année consécutive de repli. Par contre, la pêche a vu sa production augmenter pour la troisième année d’affilée, enregistrant un gain de 5,3 p. 100 l’an dernier. L’extraction pétrolière et gazière est toutefois l’industrie qui a subi le plus important recul en chiffres absolus dans ce secteur en 2009, soit 8,2 p. 100, représentant 4,6 milliards de dollars.

Dans les deux autres grandes catégories de biens, la production agricole a fléchi de 7,2 p. 100, tandis que la production de services publics était en repli de 4,6 p. 100 l’an dernier.

L’effet de la récession sur les services a été beaucoupmoins prononcé que pour les biens; la production n’a fléchi que de 0,1 p. 100 en 2009. Les gains sont dominés par les industries des finances, des assurances, de l’immobilier et de la location-bail, les soins de santé et l’aide sociale, l’administration publique et les services éducatifs; tous les autres secteurs ont enregistré des pertes.

Au sein du secteur des finances, des assurances, de l’immobilier et de la location-bail, la plupart des gains ont été enregistrés dans l’industrie immobilière et celle de la locationbail, qui ont progressé de 2,8 p. 100. Dans les industries des finances et des assurances, les gains ont été plusmodestes, soit de 0,4 p. 100.

Durant la récession, les dépenses publiques en infrastructures et en services sociaux ont augmenté, ce qui s’est soldé par une progression de 2,3 p. 100 de la production de l’administration publique pour l’année.

Avec le recul des dépenses personnelles de consommation, la production du secteur du commerce a fléchi de 3,8 p. 100. Le commerce de détail était en baisse de 1,0 p. 100, tandis que le commerce de gros chutait de 6,8 p. 100. De même, la production dans les transports et l’entreposage était en baisse de 4,3 p. 100 comparativement à l’année précédente. La plupart des autres secteurs de services, dont les services d’hébergement et de nourriture, les services aux entreprises, les services du bâtiment et les autres services de soutien, l’information, la culture et les loisirs, les services professionnels, scientifiques et techniques, ainsi que les autres services divers ont accusé de légères pertes qui varient de 0 à 2 p. 100.

La récession au Canada : brève et modérée

Contraction du PIB dans les pays du G-7 (entre le sommet et le creux)

Ce graphique illustre le ralentissement du PIB réel (en pourcentage) de chacun des pays du G7 pendant la récession de 2008 2009. Le Canada a enregistré le ralentissement le plus léger de 3,3 %, suivi de 3,8 % pour les É. U., puis de 3,9 % pour la France, de 6,2 % pour le R. U., de 6,7 % pour l’Allemagne, de 6,8 % pour l’Italie et de 8,6 % pour le Japon.

Source : Office of the Chief Economist, à partir de données des National Statistical Agencies.

Après avoir enregistré des taux supérieurs à 5,0 p. 100 en 2006 et en 2007, la croissance réelle du PIB mondial a ralenti à 3,0 p. 100 en 2008, avant de se contracter de 0,6 p. 100 en 2009. Cependant, les économies sont entrées en période de récession à des moments différents, les économies nord-américaines du G-7 ayant réussi à retarder un peu le début du ralentissement par rapport à l’Europe et au Japon. La plupart des grandes économies ont enregistré quatre trimestres consécutifs de recul, à l’exception du Canada, où le ralentissement a été plus bref d’une période, et de l’Italie et du Royaume-Uni, où le déclin a duré plus longtemps.

Tous les pays membres du G-7 sont sortis de la récession en 2009.Mesuré entre le sommet et le creux, le Canada est le pays qui a connu le ralentissement le plus modéré, avec un repli de seulement 3,3 p. 100 de son PIB. Les États-Unis est le second pays ayant subi la contraction la plus faible (baisse de 3,8 p. 100), tandis que le Japon est le pays qui a accusé le recul le plus marqué du PIB (diminution de 8,6 p. 100).

Le PIB par province

Le repli de la production réelle au pays se reflète au niveau régional où la production a diminué dans toutes les provinces et territoires, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard et du Yukon. Cependant, le ralentissement économique a touché certaines économies régionales plus que d’autres, l’Ontario, les provinces de l’Ouest et les territoires étant plus durement malmenés que le Québec et les provinces maritimes (figure 3-3). Les exceptions à cet égard sont le Yukon, qui a enregistré une croissance positive; le Manitoba, qui a inscrit une faible croissance négative, et Terre-Neuve-et- Labrador, qui a inscrit un taux de croissance négatif dans les deux chiffres.

Tel qu’indiqué précédemment, les secteurs de production de biens ont été les plus durement touchés. Au niveau provincial, les baisses les plus marquées de la production se sont produites dans les économies fortement tributaires des ressources comme celles de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Saskatchewan et de l’Alberta – ces trois provinces ont aussi enregistré les baisses les plus importantes en volumes dans le secteur des mines et de l’extraction pétrolière et gazière.

La production manufacturière a régressé dans toutes les provinces et territoires, sauf l’Îledu- Prince-Édouard. Les fabricants de l’Ontario, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, de Terre-Neuve-et-Labrador et des trois territoires ont vu leur production reculer de plus de 10 p. 100 en 2009.

Figure 3-3
Croissance du PIB reìel par province, 2009

La figure 3-3 illustre la croissance en pourcentage du PIB par province, en 2009. La croissance du PIB était de -2,9 % pour l'ensemble du Canada, de -10,2 % pour Terre-Neuve-et-Labrador, de 0,6 % pour l'Île du-Prince-Édouard, de 0,5 % pour la Nouvelle-Écosse, de -0,8 % pour le Nouveau-Brunswick, de -1,0 % pour le Québec, de -3,1 % pour l'Ontario, de -0,2 % pour le Manitoba, de -6,3 % pour la Saskatchewan, de -5,1 % pour l'Alberta et de -2,3 % pour la Colombie-Britannique.

Source : Statistique Canada

À Terre-Neuve-et-Labrador, la production économique a fléchi de 10,2 p. 100 en 2009, après un gain de 0,7 p. 100 l’année précédente. Les fortes baisses survenues dans l’extraction pétrolière et la production deminerais métalliques expliquent le recul observé, ces deux secteurs comptant pour plus de 80 p. 100 du repli global. Dans le secteur de la fabrication, la baisse de 23,5 p. 100 de la production des préparations de fruits demer représente un peumoins de lamoitié du recul général du secteur. Les préparations de fruits demer ont diminué en tandemavec le déclin de la production des pêches. La fermeture permanente d’une usine de papier a entraîné un recul de 54,6 p. 100 de l’activité forestière.

Dans le secteur de la construction, l’activité a progressé de 4,0 p. 100 après une contraction de 1,3 p. 100 en 2008. La construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels était en hausse, tandis que la construction d’ouvrages de génie a diminué en raison de l’achèvement de divers projets de construction.

L’économie de l’Île-du-Prince-Édouard a crû pour une huitième année de suite, avec un gain de 0,6 p. 100 en 2009, après une augmentation de 0,7 p. 100 un an plus tôt. Tel qu’indiqué précédemment, l’Île-du-PrinceÉdouard est la seule province où la production manufacturière a progressé l’an dernier. L’industrie du matériel de transport a inscrit un gain, tandis que la fermeture d’une usine a pesé sur la production des industries alimentaires, limitant ainsi les gains. La production des secteurs de l’agriculture, de la forêt, de la pêche et de la chasse a fléchi de 1,6 p. 100, malgré une augmentation de la production en aquaculture et une récolte de homards plus importante. Les soins de santé et l’administration publique ont aussi contribué globalement aux gains observés.

La Nouvelle-Écosse a vu son PIB reculer de 0,5 p. 100 – ce qui est bien en-deçà de la moyenne nationale de 2,9 p. 100 – après une croissance positive de 2,4 p. 100 en 2008. Les reculs enregistrés dans lesmines et l’extraction pétrolière et gazière, ainsi que dans la fabrication, ont été plus importants que les gains réalisés dans la construction et plusieurs industries de services, notamment les services hospitaliers, l’éducation et l’administration publique. La fermeture d’une mine et le ralentissement de l’extraction gazière ont entraîné une baisse de 24,3 p. 100 de la production du secteur des mines et de l’extraction pétrolière et gazière, tandis que la faiblesse de la demande étrangère a contribué au repli de la production des industries de la foresterie et des produits forestiers.

Au Nouveau-Brunswick, la production a fléchi de 0,8 p. 100, après avoir augmenté de 0,1 p. 100 en 2008. Les secteurs de production de biens sont responsables de la plus grande partie des pertes, dominées par la construction, qui a fléchi de 8,4 p. 100 avec l’achèvement de plusieurs projets de construction d’ouvrages de génie. La construction résidentielle a aussi reculé (6,5 p. 100), mais les pertes ont été en partie compensées par une progression de 5,2 p. 100 de la construction non résidentielle. La production des industries de la foresterie et des produits forestiers a fléchi de 16,6 p. 100 en raison de la faiblesse de la demande étrangère, tandis que la chute des prix des produits de base a nui à la production minière et aux activités d’exploration, ce qui s’est soldé par un recul de 18,1 p. 100 de ce secteur. La production du secteur public a augmenté dans les domaines tels que les soins de santé, l’administration publique et l’éducation, tandis que la production du secteur du commerce de détail gagnait 2,2 p. 100 à la faveur d’une augmentation des revenus du travail.

L’économie du Québec s’est contractée de 1,0 p. 100 en 2009, après avoir connu une expansion de 1,3 p. 100 en 2008. Le déclin de la productionmanufacturière a été encore plus important; les industries du commerce de gros, de l’électricité et de la foresterie ont aussi vu leur production reculer sensiblement. Les gains enregistrés dans la construction, le commerce de détail et le secteur public ont partiellement annulé les pertes. La production forestière a fléchi de 13,5 p. 100, tout comme, en aval, la production des produits du bois (13,2 p. 100) et des pâtes et papier (19,5 p. 100). Ailleurs dans le secteur de la fabrication, la production était en baisse de 12,0 p. 100 dans l’industrie du matériel de transport, avec notamment un recul de 8,1 p. 100 des produits de l’aérospatiale. La production de métaux de première transformation et de produits en métal a aussi accusé une forte baisse (12,8 p. 100), comme c’est le cas de la production des machines (15,1 p. 100) et des produits électroniques (16,6 p. 100). La production du secteur de la construction a augmenté de 2,6 p. 100 avec la progression des projets de construction d’ouvrages de génie pour la production d’électricité et les transports; par contre, il y a eu recul de la construction résidentielle et non résidentielle.

En Ontario, les effets de l’affaiblissement de la conjoncturemondiale se sont accélérés et le PIB a reculé de 3,1 p. 100, après avoir fléchi de 0,3 p. 100 en 2008. Le secteur de la fabrication a encaissé la plupart des pertes suivi, dans une moindremesure, du commerce de gros et de la construction. Globalement, 17 des 21 grands groupes manufacturiers ont enregistré des pertes. La production de véhicules automobiles et de pièces est celle qui a le plus reculé – de plus de 29 p. 100 – après avoir chuté de près de 24 p. 100 en 2008. Les métaux de première transformation et la fabrication de produits métalliques (29,6 p. 100) et de machines (20,4 p. 100) ont aussi subi des pertes importantes. La faiblesse de la demande à l’exportation est la principale cause du déclin observé dans la production de bois. Avec la baisse de la production manufacturière, les services de transport ont vu leur production se contracter de 4,2 p. 100 en 2009. L’activité était également au ralenti dans le secteur du commerce de gros qui a subi une perte de 6,1 p. 100. Un recul de 10,6 p. 100 de la construction résidentielle et une baisse plus modeste de 2,8 p. 100 de la construction non résidentielle expliquent en grande partie le déclin observé dans le secteur de la construction, alors que les gains enregistrés dans la construction d’ouvrages de génie ont été largement compensés par le recul des travaux de réparation.

Après une expansion de 2,2 p. 100 en 2008, l’activité économique au Manitoba a légèrement fléchi en 2009, soit de 0,2 p. 100. Les gains dans la construction et la production du secteur public ont été annulés par les pertes enregistrées dans la fabrication et dans l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse. La production céréalière a reculé en 2009 après une récolte record l’année précédente, tandis que la production animale a diminué avec l’affaiblissement de la demande mondiale. La production manufacturière a diminué de 9,0 p. 100 et le recul a touché la plupart des industries. Trois industries – lesmétaux de première transformation, la fabrication métallique, l’imprimerie et les produits du bois – comptent pour près de la moitié du déclin général du secteur. Du côté de la construction, la plupart des gains provenaient de la construction d’ouvrages de génie, en particulier de projets destinés à la production d’électricité. L’éducation, les soins de santé et l’administration publique ont aussi enregistré des gains.

Le PIB de la Saskatchewan s’est contracté de 6,3 p. 100 en 2009, après avoir connu une expansion de 4,4 p. 100 en 2008. Après le Nunavut et Terre-Neuve-et-Labrador, c’est le troisième plus important déclin parmi les provinces et les territoires canadiens. La productionminière et pétrolière et gazière a reculé de 17,6 p. 100; la production de potasse a dégringolé de plus de 50 p. 100 en raison de la faiblesse de la demande à l’exportation. L’extraction pétrolière et gazière a reculé pour la sixième année consécutive, avec une perte de 3,3 p. 100, tandis que l’exploration minière battait en retraite dans une proportion de 35,0 p. 100 devant l’affaissement des prix des produits de base. La production céréalière est demeurée élevée, bien qu’en baisse par rapport au niveau record de 2008. L’activité manufacturière a aussi fléchi, avec une perte de 7,0 p. 100, imputable en grande partie aux reculs enregistrés dans les industries qui fournissent du matériel à l’industrie minière. En 2009, l’activité du secteur du commerce de gros a été de 18,2 p. 100 inférieure au niveau de 2008, tandis que dans les transports et l’entreposage, la production était en baisse de 3,7 p. 100.Demodestes progrès dans les industries des autres services ont partiellement annulé les pertes subies dans le commerce de gros et les transports, notamment celles liées au secteur public. Dans le secteur de la construction, l’activité a aussi légèrement augmenté, soit de 0,1 p. 100, alors que les gains dans la construction de bâtiments non résidentiels ont été en partie annulés par les pertes enregistrées dans la construction d’habitations et d’ouvrages de génie.

Après une augmentation de 0,3 p. 100 en 2008, le PIB de l’Alberta a reculé de 5,1 p. 100 en 2009. Les pertes ont été généralisées, la plupart des secteurs de production de biens et plusieurs secteurs de services étant en repli. L’activité dans le secteur de la construction a chuté de 22,6 p. 100 en raison du fait que plusieurs projets de construction d’ouvrages de génie dans le secteur pétrolier et gazier ont été mis en veilleuse et que la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels était en baisse. La production céréalière et animalière était aussi nettement en baisse, soit de 22,0 p. 100. La production manufacturière a reculé de 16,5 p. 100, la fabrication de machines, de produits chimiques, de bois, de métaux et de ciment étant en baisse de plus de 20 p. 100, tandis que la production de viande fléchissait de 19,1 p. 100. Le secteur du commerce de détail a aussi inscrit une rare perte, chutant à des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis 2006, tandis que le commerce de gros a retraité de 11,5 p. 100. Avec la baisse des activités dans la construction, la fabrication et l’exploitation minière, la production de services professionnels et techniques, de services administratifs et de soutien, de services divers (p. ex. les réparations et l’entretien) et de services de transport a régressé pour la première fois depuis de nombreuses années.

En Colombie-Britannique, le PIB a reculé de 2,3 p. 100, comparativement à une augmentation de 0,2 p. 100 un an plus tôt. Une contraction de 14,5 p. 100 de la production manufacturière explique environ 60 p. 100 du déclin général. Les pertes manufacturières étaient généralisées, avec en tête les produits du bois, les métaux, les pâtes et papiers, lesmachines et les produits de ciment. La production de produits forestiers a fléchi pour la cinquième année d’affilée, cédant 18,8 p. 100 l’an dernier. La baisse de la demande à l’exportation est à l’origine de ce repli, outre le recul de 15,8 p. 100 de la construction résidentielle. Les pertes d’emplois dans la foresterie et les industries en aval ont contribué à abaisser les revenus du travail, ce qui s’est répercuté sur le commerce de détail (2,3 p. 100) et le commerce de gros (8,7 p. 100).

L’économie du Yukon a crû de 1,4 p. 100 2009, après avoir connu une expansion de 4,3 p. 100 l’année précédente. L’activité minière et la mise en exploitation d’une nouvelle mine ont contribué à hausser la production du territoire, tandis que l’achèvement des travaux de construction de lignes de transmission s’est traduit par une augmentation de la production d’électricité. Dans les services, la production du secteur public, notamment les services d’administration publique, a augmenté, tandis que les services liés au tourisme et au commerce étaient en recul.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, le PIB a chuté de 5,9 p. 100 l’an dernier, après une baisse de 7,7 p. 100 en 2008. Environ 90 p. 100 du déclin est attribuable au secteur desmines et de l’extraction pétrolière et gazière, la production desmines de diamants chutant fortement sous l’effet d’un ralentissement de la demande mondiale. Les activités de construction étaient en hausse de 3,8 p. 100, bien que la forte progression de la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels ait été atténuée par le recul de la construction d’ouvrages de génie, plusieurs projetsminiers ayant étémis en veilleuse en raison de la conjoncture incertaine. La diminution de l’activité économique s’est traduite par une baisse des revenus du travail qui a touché tant le commerce de détail (2,5 p. 100) que le commerce de gros (12,2 p. 100).

L’économie du Nunavut est celle qui a encaissé la plus forte contraction de toutes les régions canadiennes, avec une perte de 10,6 p. 100 en 2009, alors qu’elle avait augmenté de 8,9 p. 100 en 2008. L’activité réduite dans le secteur de la construction est en grande partie responsable de ce déclin. Nonobstant de fortes augmentations dans la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels, la production du secteur de la construction a dégringolé de 40,7 p. 100 en raison de la chute marquée de la construction d’ouvrages de génie après l’achèvement des travaux à lamine d’or Meadowbank. En fin d’année, la mine n’était pas encore en production et leNunavut se retrouvait sans mine d’or ou de diamant en exploitation pour la première fois depuis la création du territoire. En conséquence, la production minière, pétrolière et gazière a reculé de 43,8 p. 100 sur l’année, expliquant la plus grande partie du reste du déclin de l’activité économique.

L’emploi

Figure 3-4
Taux de chômage au Canada, 2005-2009

La figure 3-4 illustre le taux de chômage (en pourcentage) au Canada au cours de la période 2005-2009. Le taux de chômage était de 6,8 % en 2005, de 6,3 % en 2006, de 6,0 % en 2007, de 6,1 % en 2008 et de 8,3 % en 2009.

Source : Statistique Canada

Après 16 années d’expansion, la création d’emplois a fortement chuté au Canada en 2009, l’emploi total ayant fléchi de 1,6 p. 100 (perte de 276 900 emplois). Les pertes d’emplois touchent essentiellement des postes à temps plein, alors que le nombre d’emplois à temps partiel a augmenté de 71 300. En raison de la perte globale d’emploi, le taux de chômage national a progressé de 2,2 points de pourcentage pour atteindre 8,3 p. 100 en 2009 (figure 3-4).

Les pertes d’emplois ont été généralisées au pays et seulement trois provinces – la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba – ont enregistré des gains par rapport aux niveaux de 2008. La Saskatchewan est la seule province à avoir ajouté à la fois des emplois à temps plein et à temps partiel. Par ailleurs, Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec ont perdu des emplois dans les deux catégories. Quatre provinces sont à l’origine de la plus grande partie des pertes d’emplois. En Ontario, les pertes d’emplois expliquent près de 60 p. 100 du total national, suivi de la Colombie-Britannique, avec près de 20 p. 100, du Québec, à 13,5 p. 100, et de l’Alberta, à 9,1 p. 100.

L’emploi s’est contracté dans toutes les grandes catégories du secteur de la production des biens en 2009. Le nombre d’emploismanufacturiers a fléchi de 9,1 p. 100 par rapport à 2008, ce secteur voyant disparaître quelque 179 700 emplois au total. La récession a aussi eu des effets marqués sur l’emploi du secteur de la construction où il y a eu une perte nette de 70 800 emplois (5,7 p. 100) par rapport à l’année précédente. La foresterie, la pêche, les mines et l’extraction pétrolière et gazière ont vu leurs effectifs fondre de 23 900, tandis que l’agriculture et les services publics ont enregistré des pertes plus limitées l’an dernier, soit 6 500 et 4 000 emplois, respectivement.

Le secteur des services a ajouté 8 000 emplois en 2009. Les gains dans les soins de santé et l’aide sociale (51 600), les services divers (37 200) et les finances, les assurances, l’immobilier et la location-bail (23 600) ont été largement annulés par les pertes dans le secteur du commerce (39 000), celui du transport et de l’entreposage (37 400) et celui des services aux entreprises, aux bâtiments et autres services de soutien (30 000).

L’analyse qui précède repose sur des moyennes annuelles. Cependant, le ralentissement économique a été plus durement ressenti vers la fin de 2008 et durant la première moitié de 2009. De novembre 2008 à juillet 2009, l’économie canadienne a perdu 417 400 emplois. Elle en a récupéré 158 500 entre août 2009 et février 2010, malgré une perte de quelque 51 500 emplois en octobre et décembre 2009. Les niveaux d’emplois demeurent sous leur sommet d’octobre 2008 et le demeureront probablement pour le reste de 2010.

L’inflation

Figure 3-5
Taux d’inflation au Canada, 2005-2009

La figure 3-5 illustre la croissance annuelle (en pourcentage) de l'indice des prix à la consommation (IPC) de 2005 à 2009. L'augmentation de l'PIC était de 2,2 % en 2005, de 2,0 % en 2006, de 2,2 % en 2007, de 2,3 % en 2008 et de 0,3 % en 2009.

Source : Statistique Canada

Pour l’ensemble de l’année, les consommateurs ont payé seulement 0,3 p. 100 de plus, enmoyenne, pour les biens et services entrant dans le panier de l’indice des prix à la consommation (IPC) en 2009 par rapport à 2008 (figure 3-5). C’est la hausse la plus faible de l’inflation annuelle depuis celle de 0,1 p. 100 enregistrée en 1994. Dans l’ensemble, les prix ont été moins élevés entre juin et septembre 2009 qu’ils ne l’avaient été au cours desmois correspondants un an plus tôt.

Ce sont les prix de l’énergie qui ont exercé la plus forte pression à la baisse sur l’IPC l’an dernier, alors qu’ils sont retombés de leur sommet historique enregistré un an plus tôt. Les prix de l’énergie étaient de 13,5 p. 100 inférieurs en 2009; les prix de l’essence ont fléchi de 17,5 p. 100 sur l’année, tandis que les prix du gaz naturel ont reculé de 20,1 p. 100 et ceux du mazout et des autres carburants, de 29,9 p. 100.

Parmi les huit grandes composantes de l’IPC, trois étaient en baisse sur l’année et cinq étaient en hausse. Les hausses étaient dominées par les prix des aliments, qui ont augmenté de 4,9 p. 100, et les prix des soins de santé et des soins personnels, en hausse de 3,0 p. 100. Les prix de l’entretien d’un logement, des articles et du matériel d’ameublement, de l’alcool et du tabac, ainsi que des loisirs et de l’éducation ont aussi avancé en 2009. Ils ont par contre reculé pour les transports, l’hébergement, et les vêtements et chaussures, ce qui a contribué à limiter l’augmentation de l’IPC.

Le dollar canadien

Figure 3-6
Taux de change Canada-Eìtats-Unis, 2009

La figure 3-5 illustre la croissance annuelle (en pourcentage) de l'indice des prix à la consommation (IPC) de 2005 à 2009. L'augmentation de l'PIC était de 2,2 % en 2005, de 2,0 % en 2006, de 2,2 % en 2007, de 2,3 % en 2008 et de 0,3 % en 2009.

Source : Banque du Canada

Après s’être apprécié pendant six années d’affilée par rapport au dollar américain, le dollar canadien a reculé en 2009. Avec une moyenne de 87,57 ¢É.-U. en 2009, le dollar canadien valait 6,24 ¢É.-U. de moins qu’en 2008, un repli de 6,7 p. 100 en valeur sur l’année. Relativement aux autres grandes monnaies et sur la base desmoyennes annuelles, le dollar canadien a aussi reculé de 15,0 p. 100 face au yen et de 1,6 p. 100 face à l’euro, tandis qu’il a gagné 10,2 p. 100 sur la livre sterling du Royaume-Uni.

La valeur du dollar canadien a connu une grande volatilité sur les marchés en 2009. Le marché des changes a fluctué entre 76,9 ¢É.-U. et 97,2 ¢É.-U. au cours de l’année (figure 3-6). Le dollar a débuté l’année à 82,6 ¢É.-U. le 2 janvier 2009, augmentant rapidement de 2 ¢É.-U., pour ensuite retomber lentement à 76,9 ¢É-.U. le 9 mars. Finmai, le dollar a franchi lamarque des 90 ¢É.-U.mais, incapable de semaintenir à ce niveau, il est retombé à 85,8 ¢É.-U. le 8 juillet. Le dollar s’est redressé subséquemment, touchant un sommet de 97,2 ¢É.-U. le 14 octobre, pour terminer l’année à 95,6 ¢É.-U.