Le commerce international du Canada : Le point sur le commerce et l'investissement – 2010

VI. Aperçu de la performance du Canada en matière d’investissement

La crise économique mondiale a eu une incidence profonde sur les entrées d’investissement étranger direct (IED), qui ont régressé de 38,7 p. 100 (657,1 milliards de dollars É.-U.) en 2009, à un peu plus de 1 billion de dollars É.-U. Cela représente environ la moitié de la valeur des entrées d’IED avant la crise, qui totalisaient un peu moins de 2 billions de dollars É.-U. en 2007. Au Canada, les flux d’investissement entrant et sortant ont aussi été touchés, mais ils ont commencé à remonter dans la seconde moitié de 2009.

Malgré les conditions économiques difficiles, les sorties d’investissement direct du Canada à l’étranger (IDCE) durant la seconde moitié de l’année avaient presque retrouvé leurs niveaux d’avant la crise, reflétant la performance économique relativement robuste du Canada. Bien que le stock d’IDCE ait fléchi en 2009, le recul est entièrement imputable à la réévaluation découlant de lamontée du dollar canadien.

Par ailleurs, la baisse des entrées d’IED au Canada en 2009 a été plus importante que celle enregistrée à l’échelle mondiale, en raison des entrées élevées d’IED en 2007 et 2008 liées à des fusions et acquisitions dans les industries de ressources. Les entrées d’IED ont aussi redémarré durant la seconde moitié de l’année, mais elles demeurent inférieures aux niveaux atteints avant la crise. Le stock d’IED entrant au Canada n’a augmenté que marginalement en 2009, ce qui est en partie attribuable à la faible croissance de l’investissement aux États- Unis, la plus importante source d’IED au Canada. La baisse de l’investissement en provenance des États-Unis, s’ajoutant à la forte croissance de celui venant d’autres économies qui sont des sources d’investissement, a entraîné une diversification croissante parmi les pays qui détiennent des stocks d’IED au Canada. Les stocks d’IED entrant au Canada provenant de la Chine ont grimpé de plus des deux tiers en 2009, principalement en raison des investissements chinois dans le secteur des ressources au Canada.

Dans une perspective sectorielle, les parts des stocks d’investissement entrant et sortant qui reviennent à la fabrication ont continué de fléchir en 2009, alors que l’énergie et lesmines ont progressé, traduisant l’importance de ce secteur dans l’économie canadienne. Les industries des finances et des assurances dominent toujours les stocks d’IDCE et représentent aujourd’hui plus de 40 p. 100 du total.

Flux de capitaux et d’investissement direct dans le monde

L’intégration croissante des marchés de capitaux à l’échellemondiale a joué un rôle de premier plan dans le phénomène de la mondialisation ces dernières décennies, les investissements transfrontières totaux1 augmentant de façon spectaculaire tant dans les économies développées que dans les économies en développement. Cependant, les flux nets de capitaux transfrontières ont dégringolé en 20082 (83,9 p. 100) en raison de la crise financière qui a sévi dans lemonde et de l’incertitude concomitante desmarchés financiers; quelques pays, notamment le Royaume-Uni, ont enregistré une sortie nette de capitaux pour l’année.

Figure 6-1
Entrées mondiales de capitaux*

La figure 6-1 illustre les entrées mondiales de capitaux (placements directs et de portefeuille et autres entrées de capitaux, en billions de $US) du reste du monde ainsi que les entrées d’investissement étranger direct (IED) en soi, entre 2000 et 2008. Les entrées mondiales s’élevaient à 3,6 billions de $US en 2000. Elles ont chuté à 1,9 billion de $US en 2002, puis elles sont remontées régulièrement pour atteindre 10,2 billions de $US en 2007, mais elles ont chuté à 1,6 billion de $US en 2008. Les entrées d’IED s’élevaient à 1,3 billion de $US en 2000; elles ont chuté à 0,5 billion de $US en 2003 et sont peu à peu remontées à 2,0 billions de $US en 2007 avant de retomber à 1,6 billion de $US en 2009.

Source : Fonds monétaire international (FMI).

Figure 6-2
Entrées mondiales d’IED

La figure 6-2 illustre les entrées mondiales d'investissement étranger direct (IED) dans les pays développés et dans les pays en développement (en milliards de dollars américains, G$US), de 2000 à 2009. En 2000, les entrées d’IED s’élevaient à 1 381,7 G$US (dont 1 117,8 G$US dans les pays développés, et 257,0 G$US dans les pays en développement), puis elles ont baissé à 565,2 G$US en 2003 (dont 361,3 G$US dans les pays développés et 184,0 G$US dans les pays en développement). Après s’être accrues pendant plusieurs années, les entrées d’IED ont atteint un sommet de 1 978,8 G$US en 2007 (dont 1 358,6 G$US dans les pays développés et 529,3 G$US dans les pays en développement), mais elles sont retombées à 1 040,3 G$US en 2009 (dont 565,6 G$US dans les pays développés et 405,5 G$US dans les pays en développement).

Source : CNUCED, Rapport sur l'investissement dans le monde, 2010.

L’investissement étranger direct (IED) s’est révélé la forme la plus stable de mouvement de capitaux tout au long de la crise (figure 6-1). L’année 2007 a marqué un sommet pour les flux d’investissement direct dans lemonde, qui ont atteint 1,98 billion de dollars É.-U. avant de chuter de 14,2 p. 100 en 2008, à 1,7 billion de dollars É.-U., et de perdre encore 38,7 p. 100 en 2009 pour s’établir à un peu plus de 1 billion de dollars É.-U. C’est là un revirement spectaculaire par rapport à la situation qui prévalait il y a quelques années : les flux d’IED mondiaux ont plus que doublé entre 2004 et 2007 sous l’effet de la forte expansion de l’économiemondiale, de la hausse des bénéfices des entreprises, de la montée de la valeur des actions, de la croissance des avoirs privés et des fonds de couverture, et du rôle croissant des organismes d’investissement publics dans les économies émergentes. La sévérité de l’impact de la crise financière ressort aussi clairement de l’interruption abrupte de décennies de croissance continue des stocksmondiaux d’IED, qui ont reculé de 4,8 p. 100 en 2008, à 14,9 billions de dollars É.-U.3

Le recul des flux d’IED observé en 2009 a été fortement influencé par la baisse soudaine des fusions et acquisitions transfrontières, responsable de 71,0 p. 100 du repli total. Cela s’est traduit par une haussemarquée de la part de l’IED représenté par les nouveaux investissements, qui a atteint 76,9 p. 100 en 2009 (figure 6-3).

Les entrées d’IED dans les pays développés ont le plus régressé, chutant de 41,2 p. 100 en 2009, à 565,6 milliards de dollars É.-U. (tableau 6-1). Cependant, contrairement à 2008, les flux en direction des économies en développement ont aussi régressé en 2009, soit de 34,7 p. 100, à 405,5 milliards de dollars É.-U. alors que le ralentissement économique se propageait partout dans le monde. Malgré cette baisse, la part de l’IEDmondial allant aux pays en développement a continué de progresser pour atteindre 39,0 p. 100, contre 36,6 p. 100 en 2008.

Parmi les économies développées, le Royaume-Uni et les États-Unis se démarquent par l’ampleur de leurs pertes, les entrées d’IED dégringolant de 92,7 p. 100 au Royaume-Uni, à 7,0 milliards de dollars É.-U., et de 57,0 p. 100 aux États-Unis, à 135,9 milliards de dollars É.-U. Ensemble, ces deux pays sont responsables de 41,1 p. 100 du replimondial des entrées d’IED. Au Canada, les entrées d’IED ont aussi reculé plus fortement que la moyenne mondiale. La part des entrées mondiales détenue par le Canada a donc fléchi de 2,6 p. 100 en 2008 à 1,9 p. 100 en 2009.

Figure 6-3
Part des fusions et acquisitions dans les entrées mondiales d’IED, 2009

La figure 6-3 illustre la part des entrées mondiales d'IED représentées par les fusions et acquisitions (23,1 %) et les investissements en installations nouvelles (76,9 %).

Source : CNUCED, Global Investment Trends Monitor, 19 janvier 2009.

Figure 6-4
Sorties mondiales d’investissement direct, 2008

La figure 6-4 illustre en pourcentage la part des sorties mondiales d’investissement direct enregistrées pour différentes destinations géographiques en 2008. L’UE représentait 45,1 %, les É. U. 16,7 %, le Canada 4,22 %, les autres économies développées 15,0 %, la Chine 2,8 %, les économies en transition 3,1 % et les autres économies en développement 12,9 %.

Source : CNUCED, Rapport sur l'investissement dans le monde, 2009.

Les entrées d’IED dans les pays de l’UE ont globalement enregistré une baisse plus modérée que la moyenne mondiale. Si l’on exclut le Royaume-Uni, le repli atteint tout juste 14,0 p. 100, ce qui est très loin de la contraction de 40 p. 100 des entrées mondiales. Deux grandes économies de l’UE, l’Italie et l’Allemagne, ont vu leurs entrées d’IED augmenter en 2009, soit de 75,5 p. 100 pour l’Italie, à 29,9 milliards de dollars É.-U., et de 40,7 p. 100 en Allemagne, à 35,1 milliards de dollars É.-U.

Les entrées d’IED en Asie et en Océanie4 ont baissé proportionnellement moins que la moyenne mondiale, soit de 32,1 p. 100, à 264,1 milliards de dollars É.-U. Au sein de la région, les entrées d’IED en Chine se distinguent du fait qu’elles sont demeurées à peu près inchangées, cédant tout juste 2,6 p. 100 en 2009, pour s’établir à 90,0 milliards de dollars É.-U.; ce pays est devenu la seconde destination des entrées d’IEDen importance après les États- Unis. L’Inde a subi un recul plus important, les entrées d’IED diminuant de 19,0 p. 100, à 33,6 milliards de dollars É.-U.

Les entrées d’IED au Japon5 sont demeurées faibles en 2009 pour une économie de cette taille, affichant un sérieux recul de 53,4 p. 100, à tout juste 11,4 milliards de dollars É.-U. Cela équivaut à seulement 1,1 p. 100 des entrées mondiales; le Japon a représenté, en moyenne, 0,85 p. 100 des entrées mondiales d’IED depuis 2000.

Les entrées d’IED en Amérique latine et dans les Caraïbes ont régressé à 85,5 milliards de dollars É.-U., une baisse de 40,7 p. 100. Les entrées d’IED au Brésil étaient en forte baisse, soit de 49,5 p. 100, à 22,8 milliards de dollars É.-U. Les entrées d’IED au Mexique ont aussi reculé de 40,8 p. 100, à 13,0 milliards de dollars É.-U.

Les entrées d’IED en Afrique ont aussi diminué, fondant de 36,2 p. 100, à 55,9 milliards de dollars É.-U. Bien qu’il s’agisse d’une baisse significative par rapport à 2008, ce niveau demeure beaucoup plus élevé qu’avant 2006, l’Afrique ayant profité d’une expansion considérable des entrées d’IEDdepuis 2000. Au sein du continent, les flux entrant en Égypte ont fléchi de 13,9 p. 100 sur l’année pour se situer à 8,2 milliards de dollars É.-U., tandis qu’en Afrique du Sud ils ont reculé encore plus, soit de 24,6 p. 100, pour s’établir à 6,8 milliards de dollars É.-U.

Les entrées d’IED dans les pays du Sud- Est de l’Europe et de la Communauté des États indépendants ont régressé de 39,4 p. 100, à 69,3 milliards de dollars É.-U. La Russie est le principal pays d’accueil des entrées d’IED dans ce groupe; elles y ont reculé de 41,1 p. 100 en 2009, totalisant 41,4 milliards de dollars É.-U.

Les économies développées ont continué de dominer les sorties d’investissement direct dans le monde en 20086, fournissant 81,1 p. 100 de celles-ci (voir la figure 6-4); néanmoins, la part des pays en développement poursuit sa progression. L’UE a été la plus importante source de sorties d’IED, avec une part de 45,1 p. 100, tandis que les États-Unis sont le premier pays fournisseur d’IED, avec une part de 16,8 p. 100.Malgré l’augmentation de l’investissement direct de la Chine à l’étranger, la part de ce pays dans les sorties totales demeure faible, à 2,8 p. 100 – ce qui est inférieur à la part de 4,2 p. 100 détenue par le Canada.

Tableau 6-1
Entrées mondiales d'IED, certaines régions et économies, 2005-2009 ($É.-U.)
 20052006200720082009Croissance 2008 /2009Part des entrées mondiales en 2009
1 Les données de 2009 pour le Canada n'étant pas disponibles auprès de la CNUCED, les entrées d'IED au Canada pour 2009 ont été calculées à l'aide des données de Statistique Canada converties en dollars É.-U. au taux de change annuel moyen.
* Ne comprend pas les finances.
Monde973 300 000 000 $1 461 100 000 000 $1 978 800 000 000 $1 697 400 000 000 $1 040 300 000 000 $-38,7 %100,0 %
Économies développées613 100 000 000 $972 800 000 000 $1 358 600 000 000 $962 300 000 000 $565 600 000 000 $-41,2 %54,4 %
Canada125 700 000 000 $59 800 000 000 $108 400 000 000 $44 700 000 000 $19 300 000 000 $-56,8 %1,9 %
États-Unis104 800 000 000 $237 100 000 000 $271 200 000 000 $316 100 000 000 $135 900 000 000 $-57,0 %13,1 %
Europe506 100 000 000 $631 700 000 000 $899 600 000 000 $518 300 000 000 $373 500 000 000 $-27,9 %35,9 %
UE 27498 400 000 000 $590 300 000 000 $842 300 000 000 $503 500 000 000 $356 700 000 000 $-29,2 %34,3 %
France85 000 000 000 $78 200 000 000 $158 000 000 000 $100 700 000 000 $65 000 000 000 $-35,5 %6,2 %
Allemagne47 400 000 000 $57 100 000 000 $56 400 000 000 $24 900 000 000 $35 100 000 000 $40,7 %3,4 %
Italie20 000 000 000 $39 200 000 000 $40 200 000 000 $17 000 000 000 $29 900 000 000 $75,5 %2,9 %
Pays-Bas47 800 000 000 $7 500 000 000 $118 400 000 000 $-3 500 000 000 $37 800 000 000 $--3,6 %
Royaume-Uni176 000 000 000 $156 200 000 000 $183 400 000 000 $96 900 000 000 $7 000 000 000 $-92,7 %0,7 %
Japon2 800 000 000 $-6 500 000 000 $22 500 000 000 $24 400 000 000 $11 400 000 000 $-53,4 %1,1 %
Économies en développement329 300 000 000 $433 800 000 000 $529 300 000 000 $620 700 000 000 $405 500 000 000 $-34,7 %39,0 %
Asie et Océanie214 000 000 000 $283 400 000 000 $332 700 000 000 $388 700 000 000 $264 100 000 000 $-32,1 %25,4 %
Chine*72 400 000 000 $72 700 000 000 $83 500 000 000 $92 400 000 000 $90 000 000 000 $-2,6 %8,7 %
Hong Kong33 600 000 000 $45 100 000 000 $54 400 000 000 $63 000 000 000 $36 000 000 000 $-42,8 %3,5 %
Inde7 600 000 000 $20 300 000 000 $25 100 000 000 $41 600 000 000 $33 600 000 000 $-19,0 %3,2 %
Amérique latine et Caraïbes77 100 000 000 $93 300 000 000 $127 500 000 000 $144 400 000 000 $85 500 000 000 $-40,7 %8,2 %
Brésil15 100 000 000 $18 800 000 000 $34 600 000 000 $45 100 000 000 $22 800 000 000 $-49,5 %2,2 %
Chili7 000 000 000 $7 300 000 000 $12 600 000 000 $16 800 000 000 $12 900 000 000 $-23,0 %1,2 %
Mexique21 900 000 000 $19 300 000 000 $27 300 000 000 $21 900 000 000 $13 000 000 000 $-40,8 %1,2 %
Afrique38 200 000 000 $57 100 000 000 $69 200 000 000 $87 600 000 000 $55 900 000 000 $-36,2 %5,4 %
Russie12 900 000 000 $29 700 000 000 $55 100 000 000 $70 300 000 000 $41 400 000 000 $-41,1 %4,0 %

Sources : CNUCED, World Investment Report 2009 et Global Investment Trends Monitor janvier 2010.

La performance du Canada au chapitre de l’investissement direct

Figure 6-5
Stocks d’IED entrant et sortant du Canada

La figure 6-5 illustre les stocks entrant au Canada et en sortant, en milliards de dollars canadiens (G$) d’investissements étrangers directs (IED) de 2000 à 2009. Les stocks d’IED sortant se sont élevés à 356,5 G$ en 2000, ont peu à peu augmenté pour atteindre 513,1 G$ en 2007, ont fait un bond à 641,6 G$ en 2008 pour se stabiliser à 593,3 G$ en 2009. Les stocks d’IED entrant s’élevaient à 319,1 G$ en 2000; ils ont peu à peu augmenté pour atteindre 510,1 G$ en 2007, 540,8 G$ en 2008 et 549,4 G$ en 2009.

Source : Statistique Canada.

L’IED procure des avantages aux entreprises canadiennes grâce à des transferts de connaissances, de technologies et de compétences, et une augmentation des échanges liés à l’investissement, des facteurs qui contribuent tous à améliorer la productivité et la compétitivité du Canada. L’IED représente aussi une façon pour les entreprises canadiennes de s’intégrer aux chaînes de valeurs mondiales.

La crise financièremondiale a durement fait sentir ses effets dans la seconde moitié de 2008, entraînant une forte baisse des flux d’IED entrant et sortant, un ralentissement de la croissance des stocks d’investissement direct entrant et, en conséquence du rajustement des valeurs découlant de l’évolution des taux de change, une baissemarquée des stocks d’IDCE en 2009. Le Canada a enregistré une croissance significative de ses stocks d’IED entrant et sortant au cours des 25 dernières années. Avant le ralentissement de l’économie mondiale, l’investissement entrant a connu une accélération spectaculaire de 2004 à 2007 sous l’effet de l’expansion des fusions et acquisitions transfrontières, d’une solide croissance économique et de l’investissement dans le secteur des ressources.

En dépit d’une conjoncture économique difficile, les stocks d’investissement entrant au Canada ont crû légèrement en 2009 (1,6 p. 100, à 549,4 milliards de dollars É.-U.), un rythme plus lent qu’au cours des années précédentes (figure 6-5). Le stock d’IDCE a fléchi de 7,5 p. 100 (48,4 milliards de dollars) en 2009, pour s’établir à 593,3 milliards de dollars. La totalité de la baisse de la valeur du stock d’IDCE en 2009 est toutefois imputable au rajustement des valeurs découlant de l’appréciation du dollar canadien par rapport à de nombreuses autres monnaies (notamment le dollar É.-U.). Cette appréciation a soustrait 72 milliards de dollars (environ 11 p. 100) du solde global de l’investissement direct du Canada à l’étranger. Si l’on fait abstraction de ce rajustement, l’IDCE aurait augmenté de quelque 23,7 milliards de dollars.

En dépit de la baisse de la valeurmesurée du stock d’IDCE, le Canada a maintenu un solde net positif au chapitre de l’investissement direct (la différence entre l’IDCE et l’IED au Canada) de l’ordre de 43,9 milliards de dollars, bien que celui-ci soit en recul par rapport au niveau de 100,8 milliards de dollars enregistré en 2008. Pour la treizième année d’affilée, l’IDCE a dépassé l’IED entrant au Canada en 2009, faisant de ce dernier un exportateur net de capitaux depuis le milieu des années 1990. Le solde net de l’investissement direct du Canada avec les États-Unis est devenu positif pour la première fois en 2008 (14,2 milliards de dollars), puis est redevenu négatif (-27,0 milliards de dollars) en 2009 sous l’effet de l’appréciation du dollar canadien.

Les flux d’IED entrant au Canada

Pour la deuxième année d’affilée, le Canada a enregistré une forte baisse de ses entrées d’IED, qui ont régressé de 53,7 p. 100 à 22,1 milliards de dollars (figure 6-6). Cela représente une baisse de 81,0 p. 100 par rapport au sommet de 2007, où les entrées d’IED avaient grimpé à 116,4 milliards de dollars, poursuivant ainsi le profil de volatilité observé durant les années 2000. Les statistiques trimestrielles sur l’IED montrent un regain modeste des entrées au Canada dans la seconde moitié de 2009 (figure 6-7). Cela constitue une amélioration marquée par rapport aux flux négatifs enregistrés au cours des deux premiers trimestres (désinvestissement), mais les entrées demeurent bien en-deçà du niveau moyen observé au cours de la décennie 2000. Les reculs survenus en 2008 et 2009 sont en partie attribuables à la baisse des acquisitions étrangères de grandes entreprises canadiennes dans le secteur desmines et de l’énergie (figure 6-8) comparativement à 2007, où il y a avait eu un certain nombre de ventes hautement médiatisées7. Bien que les entrées soient en baisse par rapport aux sommets des années récentes, elles demeurent néanmoins supérieures aux planchers atteints en 2003 et 2004.

Figure 6-6
Flux d’investissement direct du Canada

La figure 6-6 illustre le flux annuel des investissements étrangers directs (IED) entrant au Canada et en sortant, en milliards de dollars canadiens (G$), de 2000 à 2009. Les IED sortant s’élevaient à 66,4 G$ en 2000; ils ont baissé peu à peu pour atteindre 32,1 G$ en 2003, ont regrimpé à 82,9 G$ en 2008 puis sont tombés à 46,3 G$ en 2009. Les IED entrant s’élevaient à 99,2 G$ en 2000; ils ont chuté à -0,6 G$ en 2004, ont regrimpé à un sommet de 116,4 G$ en 2007 avant de retomber à 47,7 G$ en 2008 et à 22,1 G$ en 2009.

Source : Statistique Canada.

Figure 6-7
Entrées trimestrielles d’IED au Canada

La figure 6-7 illustre les entrées trimestrielles d’investissements étrangers directs (IED) au Canada en milliards de dollars (G$), de 2007 à 2009. Au T1 de 2007, les entrées se sont chiffrées à 19,6 G$; elles ont ensuite grimpé à 48,3 G$ au T4 de 2007, avant de chuter à 5,6 G$ au T2 de 2008, puis de tomber à -2,1 G$ au T2 de 2009, avant de regrimper à 17,1 G$ au T3 de 2009 et à 7,9 G$ au T4 de 2009.

Source : Statistique Canada.

Figure 6-8
Acquisitions étrangères d’entreprises canadiennes (de plus de 5 milliards $)

La figure 6-8 illustre un certain nombre d’entreprises canadiennes acquises par des intérêts étrangers, en indiquant la valeur des transactions en milliards de dollars canadiens (G$). En 2009, la société Addax Petroleum Corp. a fait l’objet d’une acquisition de Sinopec International Corp. pour 8,3 G$. En 2008, la société Duvernay Oil Corp. a fait l’objet d’une acquisition de Royal Dutch Shell pour 5,9 G$, la société Prime West Energy Trust a fait l’objet d’une acquisition de Abu Dhabi National Energy Corp. pour 5,0 G$. En 2007, la société Alcan Inc. a fait l’objet d’une acquisition de Rio Tinto plc. pour 39,8 G$, la société Ipsco Inc. a fait l’objet d’une acquisition de SSAB Svenskt Stal AB pour 8,5 G$, la société Western Oilsands Inc. a fait l’objet d’une acquisition de Marathon Oil Corp. pour 7,1 G$, la société Novelis a fait l’objet d’une acquisition de Hindalco Industries Ltd. pour 7,0 G$.

Source : FP Infomart.

Dans une perspective internationale, la baisse des entrées d’IED au Canada a été plus importante proportionnellement que dans le reste du monde. En 2009, la part des entrées mondiales d’IEDdétenue par le Canada a fléchi pour la deuxième année consécutive, à 1,9 p. 100. Cela est inférieur à la part du Canada dans le PIB mondial (2,3 p. 100) et constitue un recul important par rapport à la part qu’il détenait en 2007 (5,5 p. 100) et en 2008 (2,6 p. 100).

Composition régionale du stock d’IED entrant au Canada

Regional Composition of Canada’s Inward FDI Stock

Figure 6-9
Parts de l’IED au Canada en 2009

La figure 6,9 illustre la part (en pourcentage) du stock d'IED entrant au Canada par pays ou région d'origine en 2009. En 2009, la part des É. U. constituait 52,5 % des stocks d’IED entrant au Canada, celle du R. U. 11,6 %, celle des Pays Bas 8,5 %, celle de la Suisse 3,9 %, celle de la France 3,3 %, celle du Brésil 2,7 %, celle de l’Allemagne 2,5 %, celle du Japon 2,4 %, celle du Luxembourg 1,8 %, celle de la Chine 1,6 %, et celle de tous les autres pays 9,3 %.

Source : Statistique Canada.

Les investisseurs américains détiennent un peu plus de lamoitié du stock d’IEDentrant au Canada, avec une part de 52,5 p. 100, soit 288,3 milliards de dollars (tableau 6-2 et figure 6-9); cela représente une baisse en regard de la part des deux tiers que détenait ce pays il y a cinq ans. La tendance récente d’une faible croissance de l’investissement en provenance des États-Unis s’est poursuivie en 2009; l’augmentation n’a été que de 1,7 p. 100 et le taux de croissance annuel sur cinq ans n’est que de 3,4 p. 100 (en comparaison de 7,7 p. 100 pour l’ensemble des pays). Cette tendance a entraîné une baisse de la part de l’investissement direct au Canada détenue par les États-Unis, qui atteignait 64,1 p. 100 en 2004. La part des États- Unis a fléchi au profit de celle des investisseurs du Royaume-Uni (gain de 4,9 points de pourcentage) et d’Asie-Océanie (gain de 4,6 points de pourcentage).

Tableau 6-2
Stock d’investissement étranger direct au Canada par région
 200420082009Part en 2004Part en 2009Croissance 2008/2009Croissance 2004/20091
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Monde379 500 000 000 $540 800 000 000 $549 400 000 000 $100,0 %100,0 %1,6 %7,7 %
Amérique du Nord et Caraïbes248 000 000 000 $288 500 000 000 $292 500 000 000 $65,4 %53,2 %1,4 %3,4 %
Amérique du Sud et Amérique centrale2 000 000 000 $14 800 000 000 $15 300 000 000 $0,5 %2,8 %3,4 %50,4 %
Europe110 000 000 000 $188 200 000 000 $187 000 000 000 $29,0 %34,0 %-0,7 %11,2 %
Afrique0 500 000 000 $1 800 000 000 $1 800 000 000 $0,1 %0,3 %2,5 %28,3 %
Asie/Océanie19 000 000 000 $47 500 000 000 $52 700 000 000 $5,0 %9,6 %11,0 %22,7 %
Dix principales sources
États-Unis243 300 000 000 $283 500 000 000 $288 300 000 000 $64,1 %52,5 %1,7 %3,4 %
Royaume-Uni25 300 000 000 $66 800 000 000 $63 500 000 000 $6,7 %11,6 %-5,0 %20,2 %
Pays-Bas20 000 000 000 $49 200 000 000 $46 500 000 000 $5,3 %8,5 %-5,4 %18,4 %
Suisse7 800 000 000 $20 900 000 000 $21 200 000 000 $2,1 %3,9 %1,2 %22,0 %
France33 400 000 000 $17 600 000 000 $18 200 000 000 $8,8 %3,3 %3,3 %-11,4 %
Brésil1 900 000 000 $14 400 000 000 $14 800 000 000 $0,5 %2,7 %3,3 %51,5 %
Allemagne7 600 000 000 $13 900 000 000 $13 900 000 000 $2,0 %2,5 %0,1 %12,9 %
Japon9 900 000 000 $12 900 000 000 $13 100 000 000 $2,6 %2,4 %2,0 %5,7 %
Luxembourg2 900 000 000 $7 000 000 000 $9 900 000 000 $0,8 %1,8 %41,1 %27,3 %
Chine0 100 000 000 $5 200 000 000 $8 900 000 000 $0,0 %1,6 %69,0 %139,2 %
Économies émergentes
Inde100 000 000 $2 700 000 000 $3 000 000 000 $0,0 %0,5 %11,4 %100,4 %
Russie..100 000 000 $400 000 000 $..0,1 %165,2 %..

Données : Statistique Canada

En 2009, le stock d’IEDprovenant de l’UE a diminué de 1,2 p. 100, à 163,7 milliards de dollars.Malgré cette baisse, les pays européens comptaient toujours six pays parmi les dix principales sources d’IED au Canada et détenaient 34,0 p. 100 du stock d’IED entrant au pays. Le Royaume-Uni est demeuré la deuxième source d’IED en importance au Canada, en dépit d’un recul de 5,0 p. 100 (3,4 milliards de dollars), à 63,5 milliards de dollars. Le stock d’IED provenant des Pays-Bas a également reculé de 5,4 p. 100, à 46,5 milliards de dollars, tandis que celui du Luxembourg a bondi de 41,1 p. 100, à 9,9 milliards de dollars. Les investissements venant de France ont progressé à un rythme plus modeste, soit de 3,3 p. 100, pour atteindre 18,2 milliards de dollars, tandis que le stock d’investissement provenant d’Allemagne est demeuré stable à 13,9 milliards de dollars.

L’IED provenant d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale a continué de croître en 2009, bien qu’à un rythme inférieur à celui des années précédentes, progressant de 3,4 p. 100, à 15,3 milliards de dollars. L’IED venant de cette région a connu une expansion spectaculaire ces dernières années, avec un taux annuel de croissance de 50,4 p. 100 sur cinq ans. Cette progression est presque entièrement attribuable à l’investissement du Brésil, qui détient 96,9 p. 100 du stock d’IED de cette région au Canada. Le Brésil demeure au sixième rang des pays investisseurs au Canada et devance tous les autres pays du groupe BRIC et les économies en développement ou émergentes au chapitre de l’investissement direct au Canada.

Les investisseurs d’Asie et d’Océanie dominent toujours le tableau de la croissance en 2009, avec un gain de 11,0 p. 100malgré le ralentissement économique, portant le stock total de cette région au Canada à 52,7 milliards de dollars. Le Japon demeure le plus important investisseur de cette région, avec une part de 24,9 p. 100 du stock d’IED des pays d’Asie et d’Océanie au Canada, après avoir enregistré une croissance de 2,0 p. 100 en 2009, à 13,1 milliards de dollars.Néanmoins, la part du Japon a reculé de façon spectaculaire depuis quelques années – elle s’établissait à 52,4 p. 100 en 2004 – en raison de l’expansion des investissements au Canada des économies émergentes d’Asie, en particulier la Chine. Le stock d’investissement direct de la Chine a grimpé de 69,0 p. 100 en 2009, à 8,9 milliards de dollars, en partie à cause des fusions et acquisitions survenues dans les secteurs de l’énergie et des mines. Cette progression est remarquable puisque la Chine ne possédait que 113millions de dollars d’investissement direct au Canada en 2004. L’investissement provenant des Émirats arabes unis a aussi progressé, passant d’un niveau presque négligeable il y a quelques années à 4,4 milliards de dollars en 2009, bien que le gain n’ait été que de 1,9 p. 100 sur l’année précédente.

Le stock d’IED provenant des pays africains a augmenté de façonmarginale en 2009, pour atteindre 1,8 milliard de dollars. Avec peu de changement d’une année sur l’autre, l’investissement venant d’Afrique a tout demême progressé de façon notable depuis 2004, alors que le stock d’investissement n’était que de 532 millions de dollars.

The stock of FDI from African countries grew marginally in 2009, rising to $1.8 billion. While little changed year over year, investment from Africa has grown strongly since 2004, when the investment stock sat at just $532million.

Composition sectorielle du stock d’IED entrant

En 2009, l’investissement direct entrant a peu progressé dans la plupart des industries, à l’exception du transport et de l’entreposage, où le taux de croissance a atteint 123,0 p. 100 pour atteindre 8,9 milliards de dollars (tableau 6-3). La croissance de l’IEDdans les secteurs des mines et de l’extraction pétrolière et gazière a ralenti en 2009 après plusieurs années de forte croissance – le taux de croissance annuel moyen sur cinq ans a atteint 15,2 p. 100. Le stock d’IED dans le secteur de l’extraction pétrolière et gazière et des services de soutien connexes a augmenté de 2,7 p. 100 en 2009, à 78,8 milliards de dollars, ce qui représente une part de 14,4 p. 100 de l’ensemble des industries (près du double de la part de ce secteur en 2000).Dans l’intervalle, l’industrieminière, qui avait bénéficié d’une solide croissance depuis 2000, n’a progressé que de 0,6 p. 100 en 2009, à 25,4 milliards de dollars. Au sein des industries des mines et de l’énergie, on observe de grandes variations dans les parts de l’IED, le stock détenu par les États-Unis augmentant de 3,6 milliards de dollars, tandis que le stock détenu par les économies émergentes et développées hors de l’OCDE et de l’UE a progressé de 3,8 milliards de dollars et que le stock du Royaume-Uni a diminué de 4,4 milliards de dollars.

La fabrication demeure la plus importante industrie de destination de l’investissement direct, mais elle n’a progressé que marginalement en 2009, soit de 0,4 p. 100, à 195,2 milliards de dollars. La part de l’investissement direct allant dans la fabrication a constamment reculé dans les années 2000, ne représentant plus que 35,5 p. 100 en 2009, contre 48,4 p. 100 en 2000. Le déclin est généralisé, mais dominé par la fabrication de boissons et de produits du tabac (-7,0 points de pourcentage), d’ordinateurs et de matériel électronique (-4,2 points de pourcentage), de matériel électrique (-2,9 points de pourcentage) et de matériel de transport (-2,9 points de pourcentage). Le recul du secteur de la fabrication aurait été encore plusmarqué n’eut été d’une hausse de l’investissement direct dans la fabrication des métaux de première transformation (5,3 points de pourcentage) imputable aux importantes fusions et acquisitions survenues en 2007, et de la croissance stable des produits du pétrole et du charbon (2,8 points de pourcentage).

Tableau 6-3
Stock d’investissement étranger direct au Canada par industrie
 20082009Part en 2009Croissance 2008/2009Croissance 2004/20091
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Ensemble des industries540 830 000 000 $549 400 000 000 $100,0 %1,6 %7,7 %
Fabrication194 317 000 000 $195 151 000 000 $35,5 %0,4 %6,8 %
Métaux de première fusion41 406 000 000 $38 679 000 000 $7,0 %-6,6 %41,5 %
Produits chimiques28 658 000 000 $30 048 000 000 $5,5 %4,9 %4,9 %
Matériel de transport24 914 000 000 $25 436 000 000 $4,6 %2,1 %1,0 %
Pétrole et charbon29 638 000 000 $31 027 000 000 $5,6 %4,7 %15,6 %
Papier et produits du bois11 765 000 000 $11 049 000 000 $2,0 %-6,1 %-1,5 %
Mines et extraction pétrolière et gazière102 033 000 000 $104 272 000 000 $19,0 %2,2 %15,2 %
Extraction pétrolière et gazière et activités de soutien76 764 000 000 $78 840 000 000 $14,4 %2,7 %12,7 %
Mines25 268 000 000 $25 432 000 000 $4,6 %0,6 %25,8 %
Transport et entreposage3 991 000 000 $8 901 000 000 $1,6 %123,0 %30,2 %
Finances et assurance73 082 000 000 $71 936 000 000 $13,1 %-1,6 %6,5 %
Gestion d'entreprises59 657 000 000 $59 931 000 000 $10,9 %0,5 %2,7 %
Technologies de l'information et des communications20 932 000 000 $21 561 000 000 $3,9 %3,0 %1,6 %
Autres86 818 000 000 $87 648 000 000 $16,0 %1,0 %7,8 %

Données : Statistique Canada

Les filiales étrangères au Canada

Figure 6-10
Actif sous contrôle étranger au Canada

La figure 6-10 illustre la part (en pourcentage) des immobilisations sous contrôle étranger dans tous les secteurs et dans toutes les industries manufacturières, de 2000 à 2007. La part des immobilisations sous contrôle étranger dans tous les secteurs est demeurée relativement stable à 20 21 % pendant toute cette période. La part des immobilisations sous contrôle étranger dans l’industrie manufacturière était de 45 % en 2000; elle a ensuite grimpé à 47 % en 2006, puis à 53 % en 2007.

Source : Statistique Canada, Loi sur les déclarations des personnes morales.

Des renseignements sur les filiales sous contrôle étranger au Canada sont recueillis aux termes de la Loi sur les déclarations des personnes morales (LDPM) et ils fournissent de l’information supplémentaire sur les filiales étrangères au-delà des données sur l’IED. Les mesures de l’actif obtenues par le biais de la LDPM comprennent les sources de fonds au Canada, ce qui donne une mesure plus étendue des intérêts étrangers; en outre, la LDPM fournit des renseignements sur les ventes, l’emploi, la taille de l’entreprise et la rentabilité, des données non disponibles dans les statistiques sur l’investissement direct. Entre autres, cela permet de comparer la performance des entreprises sous contrôle étranger à celle des entreprises nationales dans l’économie canadienne.

En 20078, les entreprises sous contrôle étranger représentaient 21,3 p. 100 de l’ensemble des avoirs des sociétés au Canada et 29,4 p. 100 de leurs recettes d’exploitation, et elles engendraient 26,2 p. 100 de tous les bénéfices d’exploitation9. En dépit de fortes augmentations du stock d’IED entrant au cours des dernières années, ces parts sont demeurées relativement stables (figure 6-10), ce qui signifie que les entreprises contrôlées par des intérêts canadiens ont crû à un rythme à peu près similaire, maintenant la cadence avec les niveaux plus élevés d’investissement étranger dans l’économie canadienne.

Les entreprises étrangères actives au Canada ont une taillemoyenne beaucoup plus grande que celle de leurs rivales de propriété canadienne (tableau 6-4). Sur les quelque 1,34 million d’entreprises en exploitation au Canada en 2007, seulement 0,4 p. 100 étaient contrôlées par des intérêts étrangers. Cependant, les entreprises sous contrôle étranger représentaient 15,4 p. 100 des entreprises de taille moyenne et 39,7 p. 100 des grandes entreprises.

Par une fortemarge, les États-Unis détiennent la part la plus élevée des actifs10 des entreprises sous contrôle étranger, soit 58,9 p. 100, bien que celle-ci ait reculé au cours des dernières années, après avoir atteint 66,1 p. 100 en 2002. Cette tendance était prévisible puisque la part de l’investissement direct des États-Unis au Canada a diminué au cours de cette période. Le Royaume-Uni, à 9,2 p. 100, et les Pays-Bas, à 5,6 p. 100, détiennent les parts les plus élevées après les États-Unis; ces trois pays représentaient près des trois quarts des actifs des entreprises sous contrôle étranger au Canada en 2007.

La répartition des entreprises sous contrôle étranger révèle une concentration dans certaines industries de fabrication, les mines et carrières, et l’extraction pétrolière et gazière (tableau 6-5). La part de la présence étrangère dans le secteur des finances et assurances est inférieure à lamoyenne (15,6 p. 100 des actifs des entreprises)11. Par contre, plus de lamoitié (52,8 p. 100) des actifsmanufacturiers au Canada en 2007 appartenaient à des intérêts étrangers (figure 6-10), la proportion la plus élevée de contrôle étranger dans les industries non financières canadiennes. Cette part est demeurée stable durant la plus grande partie de la décennie 2000, soit jusqu’en 2007, année où il y a eu un important afflux d’IED dans le secteur manufacturier au Canada par le jeu des fusions et acquisitions. Les entreprises américaines détiennent la part la plus élevée (32,0 p. 100) des actifs manufacturiers sous contrôle étranger au Canada.

Tableau 6-4
Contrôle étranger selon la taille de l’entreprise (nombre d’entreprises, 2007)
 ÉtrangerCanadienTotalePart du contrôle étranger
Petites entreprises5 7631 324 5661 330 3290,4 %
Moyennes entreprises1 1116 0957 20615,4 %
Grandes entreprises1 3151 9953 31039,7 %

Données : Statistique Canada, Loi sur les déclarations des personnes morales, 2007

Tableau 6-5
Contrôle étranger de l’actif par industrie (non financière), 2007
IndustrieContrôle
1 Données de 2006
Fabrication52,8 %
Mines et carrières (sauf pétrole et gaz)147,6 %
Commerce de gros41,8 %
Extraction pétrolière et gazière et activités de soutien38,5 %
Ensemble des industries non financières27,1 %
Commerce de détail22,8 %
Services d'hébergement et de restauration18,3 %
Services d'administration, de gestion et d'assainissement des déchets17,3 %
Services de réparation, d’entretien et services personnels16,4 %
Arts, divertissements et loisirs13,4 %
Services professionnels, scientifiques et techniques12,6 %
Services publics7,4 %
Immobilier, location et location-bail10,2 %
Transport et entreposage7,6 %
Industries de l'information et de la culture6,4 %
Construction4,7 %
Services d'éducation, de soins de santé et d'aide sociale1,7 %
Agriculture, forêt, pêche et chasse1,6 %

Données : Statistique Canada, Loi sur les déclarations des personnes morales, 2007

Échanges intra-entreprises et entre sociétés affiliées, Canada et États-Unis

Figure 1
Échange intra-entreprises de biens entre le Canada et les État-Unis

Cette figure illustre la valeur (en G$US) des échanges intra-entreprise entre le Canada et les É. U. ainsi que la part (en pourcentage) des échanges intra-entreprise entre le Canada et les É. U., enregistrée de 1990 à 2007. La valeur des échanges intra-entreprise entre le Canada et les É. U. s’élevait à 72,4 G$US en 1990; elle a grimpé à 138,6 G$US en 2000, est retombée à 123,8 G$US en 2002 avant de remonter peu à peu à 177,9 G$US en 2007. La part des échanges intra-entreprise représentait 41,0 % en 1990; elle est peu à peu descendue à 33,0 % en 2001, puis à 31,2 % en 2007.

Source : U.S. Bureau of Economic Analysis (BEA).

Parmi les pays duG-7, le Canada arrive à l’avant-dernier rang pour ce qui est de la part des échanges intra-entreprises avec les États-Unis. Cependant, les entreprises américaines affiliées au Canada détiennent une plus grande part des échanges que dans tout autre pays du G-7. Dans cette catégorie, on retrouve les filiales de sociétés américaines au Canada qui échangent des biens avec la sociétémère aux États-Unis (échanges intraentreprises) et avec d’autres sociétés non liées aux États-Unis. Ces tendances pourraient traduire un degré plus élevé d’intégration entre le Canada et les États-Unis, des entreprises américaines jugeant que le Canada représente un emplacement attrayant pour desservir lemarché américain, comme l’indique la part élevée des échanges des sociétés affiliées. Mais lorsqu’elles exportent aux États-Unis, les sociétés affiliées traitent directement avec leurs clients sans passer par la sociétémère américaine, comme il ressort de la faible part des échanges intra-entreprises.

Néanmoins, la part des échanges intraentreprises et des échanges des sociétés américaines affiliées entre le Canada et les États-Unis, est allée en diminuant. Cela est probablement dû à l’effet conjugué des changements structurels survenus dans l’industrie de l’automobile ces dernières années (àmesure que les entreprises ont procédé à la désintégration verticale de leur production, certains fournisseurs de pièces d’automobiles situés au Canada et affiliés auparavant aux gros constructeurs de voitures américains sont devenus des entreprises indépendantes), de la baisse globale de la part des échanges de produits de l’automobile, hautement intégrés, dans l’ensemble du commerce canado-américain et du déclin de la part du secteur de la fabrication dans les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.

Les échanges intra-entreprises

Figure 2
Échange intra-entreprises entre le Canada et les États-Unis, par industrie

Cette figure illustre la part (en pourcentage) des échanges intra-entreprise du commerce Canada États Unis, par industrie, en 2007. Les engins de transport représentaient 38,6 %, les produits chimiques 5,1 %, le matériel et outillage 2,1 %, les métaux ouvrés 1,5 %, les autres produits de fabrication 11,1 %, le commerce de gros 27,2 %, les aliments 2,5 %, les produits miniers 4,6 % et tous les autres secteurs 7,3 %.

Source : U.S. Bureau of Economic Analysis (BEA).

En 2007, soit la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, 32,1 p. 100 des échanges de biens entre le Canada et les États-Unis se déroulaient au sein des entreprises, représentant des échanges bilatéraux de 177,9 milliards de dollars É.-U. Bien que la valeur des échanges intra-entreprises ait plus que doublé depuis 1990, la part du commerce canado-américain représentée par les échanges intra-entreprises a fléchi au cours de la période, régressant d’environ 10 points de pourcentage depuis 1990 en dépit de modestes gains en 2006 et 2007. Cette tendance est attribuable à la croissance plus rapide du commerce bilatéral des biens entre le Canada et les États-Unis, laquelle a été supérieure à la croissance des échanges intra-entreprises.

En 2007, 60,9 p. 100 des échanges intra-entreprises entre le Canada et les États- Unis se déroulait dans le secteur manufacturier, contre près de 80 p. 100 au début de la décennie. Le secteur dumatériel de transport détient, de loin, la part la plus élevée des échanges intra-entreprises entre le Canada et les États-Unis, soit 38,6 p. 100. En revanche, la part du secteur desmines est relativement modeste (4,6 p. 100.) Ces deux secteurs sont responsables de la baisse de la part des échanges intra-entreprises dans le commerce canado-américain, en raison du déclin du secteur de l’automobile ces dernières années, de la diminution des échanges intra-entreprises dans ce secteur et de l’expansion du commerce des matières brutes, où les échanges intra-entreprises occupent une place moins importante.

Le Canada occupait aussi l’avantdernier rang pour la part des échanges intraentreprises parmi les pays du G-7, devant l’Italie. La presque totalité des échanges entre le Japon et les États-Unis s’est déroulée au sein des entreprises (97,6 p. 100), en raison de l’importance des filiales de commerce de gros, qui représentaient près des trois quarts des échanges intra-entreprises entre le Japon et les États-Unis. Dans le commerce entre l’Allemagne et les États-Unis, la part des échanges intra-entreprises atteignait environ les deux tiers. Néanmoins, même si le Canada a une part moins élevée, l’importance de ses échanges intra-entreprises avec les États-Unis place le pays au second rang parmi les autres économies du G-7 à cause de la taille du commerce canado-américain. Quelque 36,1 p. 100 des exportations de marchandises du Canada aux États-Unis ont eu lieu au sein des entreprises, contre seulement le quart (24,8 p. 100) de toutes les importations de biens au Canada en provenance des États-Unis. La grande majorité (80,4 p. 100) des échanges intra-entreprises porte sur des biens échangés entre des sociétés mères américaines et leurs filiales, plutôt qu’entre des sociétés mères canadiennes et leurs filiales.

Les échanges des sociétés affiliées

Figure 3
Part des importations manufacturières aux États-Unis provenant d’entreprises américaines affiliées à l’étranger en 2007

Cette figure illustre la part (en pourcentage) des échanges bilatéraux intra-entreprise des É. U. avec divers autres pays en 2007 : Canada 33,5 %, Mexique 26,4 %, R. U. 23,6 %, France 15,8 %, Allemagne 7,9 %, Chine 2,1 %, Japon 0,79 %.

Source : U.S. Bureau of Economic Analysis (BEA) et U.S. Department of Industry, Trade and Commerce (ITC).

Bien que la part des échanges intraentreprises dans le commerce canado-américain soit l’une des plus faibles parmi les pays duG-7, le Canada détient la part la plus élevée d’échanges représentés par des sociétés affiliées américaines. En 2007, environ 30,9 p. 100 (176,3 milliards de dollars É.-U.) du commerce des biens entre le Canada et les États-Unismettaient en cause des sociétés affiliées à des entreprises américaines établies au Canada. C’est cette catégorie qui distingue le Canada et qui reflète vraisemblablement les niveaux d’intégration et de familiarité plus élevés entre les deux économies. Contrairement à d’autres sociétés étrangères, les entreprises canadiennes et américaines ne ressentent pas le besoin d’établir une présence à l’étranger pour faire du commerce. Cependant, ce type de commerce a aussi vu diminuer sa part des échanges totaux durant la dernière décennie; celle-ci était d’environ 40,9 p. 100 en 1998. Cela est essentiellement attribuable au secteurmanufacturier : les échanges des sociétés américaines affiliées dans ce secteur représentaient 22,8 p. 100 du commerce total des biens entre le Canada et les États-Unis en 2007, contre 34,7 p. 100 en 1998.

En 2007, le secteurmanufacturier accaparait près des trois quarts du commerce des biens entre le Canada et les États-Unis réalisé par des sociétés affiliées à des entreprises américaines établies au Canada, les exportations et les importations atteignant, respectivement, 74,1 milliards de dollars É.-U. et 55,8 milliards de dollars É.-U. De fait, environ le tiers des exportationsmanufacturières totales du Canada aux États-Unis étaient produites par des sociétés affiliées à des entreprises américaines présentes au Canada, une part sensiblement plus élevée que pour les autres principaux pays d’origine des importations aux États-Unis, comme le Mexique ou la Chine. Cela traduit en partie l’intégration du secteur de l’automobile entre le Canada et les États-Unis étant donné que plusieurs sociétés affiliées aux constructeurs de voitures américains se trouvent toujours au Canada. Le secteur du matériel de transport était à l’origine de 45,1 p. 100 des exportations de biens canadiens aux États-Unis par des sociétés affiliées à des entreprises américaines, représentant plus de 61,5 p. 100 des exportations manufacturières des sociétés affiliées américaines.

L’investissement direct du Canada à l’étranger

Les sorties d’IDCE ont diminué sensiblement en 2009, soit de 44,1 p. 100, à 46,3 milliards de dollars. Bien que les sorties d’IDCE aient été faibles durant la première moitié de l’année, elles ont connu un regain significatif au cours de la seconde moitié, alors que la reprise économique prenait pied. Au cours des deux derniers trimestres de 2009, les sorties d’IDCE avaient à peu près retrouvé leur niveau moyen des dix dernières années (figure 6-11). Il importe de noter que les sorties d’IDCE ont été plus fortes et moins instables que les entrées d’IED (figure 6-6). Le Canada est ressorti comme une importante source d’investissement direct dans lemonde, avec une part de 4,2 p. 100 du total12, ce qui est plus élevé que sa part du PIBmondial (2,3 p. 100). Sur la décennie 2000, la part du Canada atteint 3,9 p. 100, contre 3,0 p. 100 durant les années 1990, malgré la place grandissante qu’occupent les économies émergentes dans les flux sortants d’IED.

Composition régionale des stocks d’IDCE

Les stocks d’IDCE aux États-Unis, la destination la plus importante de l’investissement canadien, ont reculé de plus de 12 p. 100 (36,4 milliards de dollars) en 2009, à 261,3 milliards de dollars (tableau 6-6 et figure 6-12). La vigueur du dollar canadien est la cause première de ce recul; convertie en dollars canadiens, la valeur des investissements détenus par les Canadiens aux États-Unis se trouve ainsi réduite de quelque 41 milliards de dollars. Bien que la part de l’IDCE allant aux États-Unis (44,0 p. 100) ait régressé en 2009, elle demeure près de sa moyenne décennale (45,1 p. 100).

Les stocks d’IDCE en Europe ont diminué légèrement (1,6 p. 100) en 2009, à 160,0 milliards de dollars,mais la part de l’IDCE détenue par l’Europe a augmenté légèrement, à 27,0 p. 100, du fait que l’IDCE en Europe n’a pas reculé autant que dans d’autres régions. L’IDCE au Royaume-Uni, la principale destination de l’IDCE en Europe, a progressé de 9,3 p. 100 (5,6 milliards de dollars) à 65,4 milliards de dollars, malgré l’appréciation de 4 p. 100 du dollar canadien par rapport à la livre sterling. L’IDCE en Irlande a reculé de 7,0 p. 100, à 22,7 milliards de dollars, tandis qu’en France il a fléchi de 7,4 p. 100, à 15,9 milliards de dollars. Ensemble, ces trois destinations représentent 65,0 p. 100 (104,0 milliards de dollars) de l’IDCE en Europe.

L’IDCE dans les pays des Caraïbes (dont le Mexique) et aux Bermudes a mieux fait que la moyenne, ne reculant que de 7,3 p. 100, à 99,5 milliards de dollars. Après avoir connu une forte croissance ces dernières années, la valeur de l’IDCE dans les centres financiers offshore de la Barbade et des îles Caïman a diminué de 11,0 p. 100, à 40,8 milliards de dollars, et de 13,7 p. 100, à 19,4 milliards de dollars, respectivement. La part de l’IDCE détenue par cette région est demeurée presque inchangée, à 16,8 p. 100.

Figure 6-11
Sorties trimestrielles d’IDCE du Canada

La figure 6-11 illustre l’investissement direct canadien à l’étranger (IDCE) sortant par trimestre, en milliards de dollars canadiens (G$), de 2007 à 2009. Au T1 de 2007, les IDCE sortants s’élevaient à 20,2 G$; ils ont atteint 29,8 G$ au T1 de 2008, puis ont chuté à 2,1 G$ au T1 de 2009, avant de grimper en flèche à 26,0 G$ au T3 de 2009, pour finir à 14,0 G$ au T4 de 2009.

Source : Statistique Canada.

Figure 6-12
Parts de l’IDCE, 2009

La figure 6-12 illustre la part en pourcentage du stock d'IED sortant du Canada (investissement direct canadien à l'étranger ou IDCE) par pays ou région de destination en 2009. La part des É. U. représentait 44,0 % des IDCE en 2008, le R. U. 11,0 %, la Barbade 6,9 %, l’Irlande 3,8 %, les îles Caïmans 3,3 %, les Bermudes 3,1 %, la France 2,7 %, l’Australie 2,2 %, la Hongrie 2,1 %, les Bahamas 2,0 %, le Brésil 1,9 %, et tous les autres pays 17,1 %.

Source : Statistique Canada.

Tableau 6-6
Stock d’investissement direct du Canada à l’étranger par région
 200420082009Part en 2004Part en 2009Croissance 2008/2009Croissance 2004/20091
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Monde448 500 000 000 $641 600 000 000 $593 300 000 000 $100,0 %100,0 %-7,5 %5,8 %
Amérique du Nord et Caraïbes260 200 000 000 $405 000 000 000 $360 800 000 000 $58,0 %60,8 %-10,9 %6,8 %
Amérique du Sud et Amérique centrale21 200 000 000 $30 200 000 000 $28 300 000 000 $4,7 %4,8 %-6,3 %6,0 %
Europe130 200 000 000 $162 500 000 000 $160 000 000 000 $29,0 %27,0 %-1,6 %4,2 %
Afrique3 300 000 000 $5 600 000 000 $5 100 000 000 $0,7 %0,9 %-9,3 %9,2 %
Asie/Océanie33 700 000 000 $38 200 000 000 $39 100 000 000 $7,5 %6,6 %2,2 %3,0 %
Dix principales destinations
 États-Unis198 500 000 000 $297 700 000 000 $261 300 000 000 $44,2 %44,0 %-12,2 %5,7 %
 Royaume-Uni44 400 000 000 $59 800 000 000 $65 400 000 000 $9,9 %11,0 %9,3 %8,1 %
 Barbade27 100 000 000 $45 800 000 000 $40 800 000 000 $6,1 %6,9 %-11,0 %8,5 %
 Irlande19 900 000 000 $24 400 000 000 $22 700 000 000 $4,4 %3,8 %-7,0 %2,7 %
 Îles Caïman9 700 000 000 $22 500 000 000 $19 400 000 000 $2,2 %3,3 %-13,7 %15,0 %
 Bermudes12 400 000 000 $18 000 000 000 $18 200 000 000 $2,8 %3,1 %0,7 %8,0 %
 France14 300 000 000 $17 100 000 000 $15 900 000 000 $3,2 %2,7 %-7,4 %2,1 %
 Australie8 200 000 000 $8 700 000 000 $12 800 000 000 $1,8 %2,2 %47,1 %9,3 %
 Hongrie8 400 000 000 $13 200 000 000 $12 200 000 000 $1,9 %2,1 %-6,9 %7,7 %
 Bahamas....11 700 000 000 $..2,0 %....
Économies émergentes
 Brésil7 300 000 000 $9 900 000 000 $11 400 000 000 $1,6 %1,9 %16,0 %9,4 %
 Chine1 100 000 000 $3 400 000 000 $3 300 000 000 $0,2 %0,6 %-2,4 %25,4 %
 Inde200 000 000 $800 000 000 $600 000 000 $0,0 %0,1 %-23,4 %22,9 %
 Russie200 000 000 $800 000 000 $700 000 000 $0,0 %0,1 %-3,6 %32,4 %

Données : Statistique Canada, stocks

L’investissement direct du Canada en Amérique du Sud et en Amérique centrale a diminué de 6,3 p. 100 (1,9 milliard de dollars) en 2009, à 28,3 milliards de dollars. La destination la plus importante demeure le Brésil, où le stock d’IDCE était en hausse de 16,0 p. 100, à 11,4 milliards de dollars, suivi du Chili où l’IDCE a fléchi de 13,6 p. 100, à 8,3 milliards de dollars. Comme dans le cas de l’IEDentrant, l’IDCE au Brésil est plus élevé que celui des trois autres pays du groupe BRIC réunis.

La région de l’Asie et de l’Océanie est la seule où la valeur du stock d’IDCE a augmenté en 2009, gagnant 2,2 p. 100, à 39,1 milliards de dollars. L’IDCE en Australie a bondi de 47,1 p. 100, à 12,8 milliards de dollars, compensant les pertes enregistrées à Hong Kong (baisse de 12,3 p. 100, à 5,8 milliards de dollars), au Japon (baisse de 14,0 p. 100, à 3,6 milliards de dollars) et en Inde (baisse de 23,4 p. 100, à 601 millions de dollars). L’IDCE en Chine a fléchi de 2,4 p. 100, à 3,3 milliards de dollars. L’investissement direct dans l’ensemble de la région est assez largement réparti, neuf pays comptant plus de 1 milliard de dollars d’IDCE chacun.

Tableau 6-7
Stock d’investissement direct du Canada à l’étranger, certaines industries
 20082009Part en 2009Croissance 2008/2009Croissance 2004/20091
1 Taux de croissance annuel moyen composé
Fabrication112 622 000 000 $96 005 000 000 $16,2 %-14,8 %-2,7 %
Mines et extraction pétrolière et gazière104 507 000 000 $89 943 000 000 $15,2 %-13,9 %7,3 %
Extraction pétrolière et gazière et activités de soutien78 862 000 000 $65 786 000 000 $11,1 %-16,6 %10,1 %
Mines25 645 000 000 $24 158 000 000 $4,1 %-5,8 %1,4 %
Finances et assurances231 874 000 000 $240 080 000 000 $40,5 %3,5 %14,2 %
Gestion d'entreprises91 402 000 000 $61 392 000 000 $10,3 %-32,8 %-4,4 %
Transport et entreposage21 598 000 000 $22 047 000 000 $3,7 %2,1 %7,7 %
Industries de l'information et de la culture18 445 000 000 $22 145 000 000 $3,7 %20,1 %3,0 %
Autres2 820 000 000 $7 714 000 000 $1,3 %173,5 %27,6 %
Technologies de l'information et des communications17 585 000 000 $18 177 000 000 $3,1 %3,4 %-6,5 %
Ensemble des industries641 641 000 000 $593 291 000 000 $100,0 %-7,5 %5,8 %

Données : Statistique Canada

Le stock d’IDCE dans les pays africains a régressé de 9,3 p. 100 (522 millions de dollars) en 2009, à 5,1 milliards de dollars. En dépit de cette baisse, l’IDCE en Afrique a crû de façon significative au cours des années 2000, soit à un taux annuel moyen de 9,2 p. 100 sur les cinq dernières années.

Composition sectorielle des stocks d’IDCE

Bien que la valeur de l’IDCE ait fléchi dans la plupart des industries en 2009, les baisses sont inégales. Le recul le plus important touche la catégorie de la gestion des sociétés et des entreprises, avec un recul de plus de 30 milliards de dollars (32,8 p. 100), à 61,4 milliards de dollars. Le deuxième secteur où la baisse de l’IDCE a été la plus forte est la fabrication, soit 14,8 p. 100 (16,6 milliards de dollars), à 96,0 milliards de dollars, suivie du secteur de l’extraction pétrolière et gazière, où l’IDCE a chuté de 13,9 p. 100 (14,6 milliards de dollars), à 89,9 milliards de dollars.

Malgré les pertes généralisées, certaines industries ont enregistré des hausses substantielles de leur stock d’IDCE. Les industries des finances et des assurances, les principales bénéficiaires de l’IDCE, montrent une augmentation de 3,5 p. 100 (8,2 milliards de dollars), à 240,1 milliards de dollars. Progressivement, l’IDCE est devenu de plus en plus concentré dans les industries des finances et des assurances et ce groupe représente aujourd’hui 40,5 p. 100 du stock total d’IDCE. Les industries de l’information et de la culture ont affiché un gain substantiel de 20,1 p. 100 (3,7 milliards de dollars), à 22,1 milliards de dollars, tandis que « toutes les autres industries », une catégorie générale englobant les industries de plus petite taille, ont bénéficié d’une augmentation de 173,5 p. 100 (4,9 milliards de dollars), à 7,7 milliards de dollars.

Le recul d’une année sur l’autre des stocks d’IDCE dans le secteur manufacturier, soit 14,8 p. 100, a été supérieur à la moyenne et a contribué à ramener la part de l’IDCE détenue par ce secteur à tout juste 16,2 p. 100. Cette part est beaucoup plus faible que la part correspondante de l’IED entrant. Quoi qu’il en soit, la fabrication demeure la deuxième destination en importance de l’IDCE, suivie de près par lesmines et l’extraction pétrolière et gazière.

Les filiales canadiennes à l’étranger

Les statistiques sur le commerce des sociétés affiliées à l’étranger13 (SCSAE) sont une source d’information complémentaire aux statistiques sur l’IDCE, fournissant un tableau plus précis des activités internationales des filiales et sociétés affiliées des entreprises multinationales (EM) canadiennes à l’étranger. Même si les données disponibles ne vont que jusqu’en 2007, soit avant la crise économique, elles montrent une plus grande diversification des ventes et de l’emploi des EM hors des États- Unis et de l’UE en faveur des marchés émergents. Les SCSAEmontrent aussi une baisse des activités des filiales canadiennes dans les industries manufacturières, mais une croissance importante dans les secteurs des mines, de l’énergie et des finances.

Figure 6-13
Ventes des filiales étrangères de sociétés canadiennes

La figure 6-13 illustre les ventes de biens et services de sociétés affiliées à l'étranger (en milliards de dollars canadiens) de 1999 à 2007. En 1999, les ventes de biens ont atteint 198,7 milliards de dollars et les ventes de services 117,7 milliards de dollars, pour un total de 316,4 milliards de dollars. En 2000, les ventes de biens s'élevaient à 226,7 milliards et les ventes de services à 140,4 milliards, pour un total de 367,1 milliards. En 2001, les ventes de biens se chiffraient à 221,1 milliards et les ventes de services à 143,4 milliards, pour un total de 364,6 milliards. En 2002, les ventes de biens s'élevaient à 219,1 milliards et les ventes de services à 135,5 milliards, pour un total de 354,6 milliards. En 2003, les ventes de biens s'élevaient à 218,5 milliards et les ventes de services à 119,2 milliards, pour un total de 337,8 milliards. En 2004, les ventes de biens s'élevaient à 249,9 milliards et les ventes de services à 131,3 milliards, pour un total de 381,2 milliards. En 2005, les ventes de biens s'élevaient à 267,2 milliards et les ventes de services à 134,3 milliards, pour un total de 401,5 milliards. En 2006, les ventes de biens s'élevaient à 295,9 milliards et les ventes de services à 146,4 milliards, pour un total de 442,3 milliards. En 2007, les ventes de biens s'élevaient à 305,9 milliards et les ventes de services à 152,6 milliards, pour un total de 458,4 milliards.

Source : Statistique Canada.

La croissance des ventes mondiales et de l’emploi des filiales canadiennes à l’étranger a été robuste en 2007 (tableau 6-8 et figure 6-13), les ventes progressant de 3,6 p. 100, à 458,4 milliards de dollars, et l’emploi augmentant de 4,6 p. 100, à 1,1 million. L’activité mesurée par les ventes et l’emploi au cours des cinq années précédentes reflète l’expansion rapide de l’IDCE, avec un taux annuel de croissance des ventes de 5,3 p. 100 sur cinq ans et de 4,8 p. 100 pour l’emploi.

Par région, la croissance des filiales à l’étranger en 2007 poursuit la tendance à une expansion plus rapide dans les économies émergentes et les économies développées hors de l’UE, ce qui constitue une preuve supplémentaire de la diversification des activités des sociétés canadiennes à l’échelle internationale. Les ventes des filiales établies aux États-Unis ont été à peu près stationnaires, fléchissant de 0,2 p. 100, à 238,2 milliards de dollars, alors que l’emploi augmentait marginalement, soit de 1,9 p. 100, à 599 000. Les ventes et l’emploi des sociétés affiliées au Royaume-Uni étaient en recul, les ventes fléchissant de 1,4 p. 100, à 32,8 milliards de dollars, tandis que l’emploi régressait plus fortement, soit de 8,1 p. 100, à 68 000. La croissance a été plus forte parmi les filiales établies dans les « autres pays de l’UE », où les ventes ont augmenté de 6,4 p. 100, à 55,8 milliards de dollars, et l’emploi de 10,3 p. 100, à 161 000. Les sociétés affiliées établies dans les pays hors de l’UE, des États-Unis et de l’OCDE ont affiché une croissance encore plus robuste : les ventes y ont progressé de 11,3 p. 100, à 38,9 milliards de dollars, et l’emploi a augmenté de 15,3 p. 100, à 83 000. La croissance la plus forte au chapitre des ventes revient aux filiales établies dans « tous les autres pays », ce qui englobe les économies émergentes, où les ventes ont progressé de 11,8 p. 100, à 93,1 milliards de dollars, et l’emploi de 9,3 p. 100, à 224 000. Les filiales établies dans ces pays représententmaintenant 20,3 p. 100 des ventes totales des filiales canadiennes et 19,7 p. 100 de l’emploi.

Parmi les industries productrices de biens, on constate que lemouvement hors du secteur manufacturier vers l’énergie et les mines s’est poursuivi, parallèlement à l’évolution de la pondération de ces industries sur le marché intérieur. Les ventes de toutes les filiales productrices de biens ont augmenté de 3,4 p. 100 en 2007, à 305,9 milliards de dollars (tableau 6-9), tandis que l’emploi progressait de 1,7 p. 100, à 698 000. Le secteur où la croissance a été la plus forte en 2007 est encore une fois celui desmines et de l’extraction pétrolière et gazière, où la croissance annuelle des ventes a atteint 18,4 p. 100 durant les cinq années précédentes, pour atteindre 105,1 milliards de dollars, mais où l’emploi a crû à un taux plus faible (5,9 p. 100) pour atteindre 153 000. En dépit d’un recul de 3,7 p. 100 des ventes et de 0,9 p. 100 de l’emploi en 2007, à 186,7 milliards de dollars et 527 000, respectivement, la fabrication demeure le secteur le plus important pour les filiales canadiennes à l’étranger, avec 40,7 p. 100 des ventes totales et 46,4 p. 100 de l’emploi.

Tableau 6-8a
Ventes des filiales étrangères de sociétés canadiennes par région
 2007Croissance annuelleTaux de croissance annuel moyen composé sur cinq ansPart
Totale458 417 000 000 $3,6 %5,3 %100,0 %
États-Unis238 152 000 000 $-0,2 %1,8 %52,0 %
Royaume-Uni32 838 000 000 $-1,4 %-0,9 %7,2 %
Autres pays de l’UE55 805 000 000 $6,4 %7,7 %12,2 %
Autres pays de l’OCDE38 556 000 000 $11,3 %11,5 %8,4 %
Autres93 066 000 000 $11,8 %17,6 %20,3 %
Tableau 6-8b
Nombre d’employés des filiales étrangères de sociétés canadiennes par région
 2007Croissance annuelleTaux de croissance annuel moyen composé sur cinq ansPart
Totale1 135 0004,6 %4,8 %100,0 %
États-Unis599 0001,9 %3,4 %52,8 %
Royaume-Uni68 000-8,1 %-5,9 %6,0 %
Autres pays de l’UE161 00010,3 %11,4 %14,2 %
Autres pays de l’OCDE83 00015,3 %5,7 %7,3 %
Autres224 0009,3 %9,5 %19,7 %

Source : Statistique Canada

Les filiales étrangères sont un important véhicule pour les sociétés canadiennes qui vendent des services sur le marché international : tandis que les ventes de biens des filiales étrangères ne représentent que les deux tiers environ des exportations de biens canadiens, les ventes de services des filiales établies à l’étranger correspondent à deux fois la valeur des exportations de services. La forte dépendance à l’égard des filiales établies à l’étranger pour la vente de services peut s’expliquer par la nécessité d’avoir une présence locale afin d’assurer la prestation de certains services. Bien qu’elles représentent une part plusmodeste des ventes totales et de l’emploi des filiales canadiennes à l’étranger que les industries productrices de biens, les filiales canadiennes à l’étranger ont vu leurs ventes progresser plus rapidement que les exportations au cours des dernières années, avec un gain de 4,2 p. 100, à 152,6 milliards de dollars, en 2007, tandis que l’emploi a grimpé de 9,8 p. 100 pour atteindre 437 000.

Dans le secteur des services, l’industrie des finances est de loin la plus importante au chapitre des ventes, avec un gain de 11,5 p. 100 en 2007, à 56,0 milliards de dollars, et une progression de l’emploi de 2,3 p. 100, à 44 000. La forte croissance de l’industrie des finances pourrait être attribuable aux acquisitions d’institutions étrangères par des grandes banques et compagnies d’assurances canadiennes ces dernières années, en particulier aux États-Unis et en Amérique latine. À l’opposé de la forte croissance de l’industrie des finances en 2007, les ventes des détaillants par le biais de filiales étrangères ont reculé de 16,1 p. 100, à 19,9 milliards de dollars, sans croissance de l’emploi.Néanmoins, la croissance sur cinq ans de cette industrie a été robuste, avec une progression annuelle des ventes de 31,4 p. 100 et une hausse de l’emploi de 47,2 p. 100.

hausse de l’emploi de 47,2 p. 100. Une comparaison des ventes des filiales canadiennes à l’étranger et des exportations nous renseigne sur les stratégies employées par les EMcanadiennes pour desservir lesmarchés étrangers. Les ventesmondiales de biens et services des filiales canadiennes à l’étranger ont augmenté plus rapidement que les exportations ces dernières années; en 2007, elles représentaient 86,0 p. 100 des exportations, contre 74,8 p. 100 en 1999. Cette croissance est attribuable principalement aux ventes de biens, qui ont progressé de 53,8 p. 100, à 66,0 p. 100 de la valeur des exportations de biens durant la même période. Cela indique que les ventes des filiales à l’étranger gagnent du terrain sur les exportations de biens, même si elles sont encore loin du niveau observé dans les services, où les ventes de services des filiales établies à l’étranger représentent plus du double des exportations de services (près de 220 p. 100 en valeur, une proportion stable depuis 1999). Le ratio des ventes aux exportations des filiales établies à l’étranger varie beaucoup par région, les entreprises canadiennes étant beaucoup plus susceptibles de desservir le marché des États-Unis par des exportations que par le bais de sociétés affiliées. Sur lemarché américain, la proportion relative des ventes des filiales par rapport aux exportations a augmenté légèrement en 2007, pour atteindre un peu plus de 60 p. 100. Par contre, dans le cas de l’UE, les ventes des sociétés affiliées représentent 176,4 p. 100 des exportations et la proportion atteint plus de 174,1 p. 100 dans les pays non membres de l’OCDE.

Tableau 6-9
Ventes des filiales étrangères de sociétés canadiennes par industrie
SCIAN2007Croissance annuelleTaux de croissance annuel moyen composé sur cinq ansPart
Biens et services458 417 000 000 $3,6 %5,3 %100,0 %
Biens305 852 000 000 $3,4 %6,9 %66,7 %
Agriculture  forêt  pêche et chasse1 884 000 000 $36,1 %9,7 %0,4 %
Mines  pétrole et gaz105 045 000 000 $14,3 %18,4 %22,9 %
Services publics  construction12 247 000 000 $39,7 %16,6 %2,7 %
Fabrication186 676 000 000 $-3,7 %2,2 %40,7 %
Services152 564 000 000 $4,2 %2,4 %33,3 %
Commerce de gros11 219 000 000 $-2,5 %2,9 %2,4 %
Commerce de détail19 873 000 000 $-16,1 %31,4 %4,3 %
Transport et entreposage10 173 000 000 $12,5 %-3,6 %2,2 %
Information et culture18 041 000 000 $16,3 %-10,6 %3,9 %
Finances (non bancaires) et assurances55 961 000 000 $11,5 %4,2 %12,2 %
Services professionnels  scientifiques et techniques8 109 000 000 $6,2 %-4,8 %1,8 %
Gestion19 191 000 000 $4,8 %28,1 %4,2 %
Autres services9 997 000 000 $-5,0 %-8,3 %2,2 %

Source : Statistique Canada


1. Ce qui englobe l’investissement direct, les placements de portefeuille, les autres flux d’investissement, dont les prêts et dépôts bancaires, et les avoirs de réserve.

2. Année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles.

3. Données provenant de la base de données sur l’IED de la CNUCED.

4. Les données agrégées par pays de la CNUCED ont servi à présenter les entrées mondiales d’IED.

5. À noter que les données agrégées de la CNUCED pour l’Asie et l’Océanie excluent le Japon.

6. Année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles.

7. À noter que tous ces investissements ne correspondent peut-être pas à la définition d’un investissement direct (ou pourraient constituer un investissement direct, mais à une valeur différente de celle publiée ou du prix de vente du marché); par conséquent, ils ne sont pas directement comparables aux statistiques officielles sur l’investissement direct.

8. Année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles.

9. Loi sur les déclarations des personnes morales, Statistique Canada.

10. À l’exclusion des industries financières.

11. Les « intermédiaires n’acceptant pas de dépôts » est l’un des volets de l’industrie financière qui affiche les niveaux les plus élevés de contrôle étranger, soit 59,5 p. 100. Les émetteurs de cartes de crédit sont un exemple d’entreprises entrant dans cette catégorie.

12. En 2008, année la plus récente pour laquelle des données sur les sorties mondiales sont disponibles.

13. Aux fins des SCSAE, une filiale étrangère d’une société canadienne est une filiale dans laquelle la société mère canadienne détient un intérêt de plus de 50 p. 100, ce qui est une définition plus stricte que dans les statistiques sur l’investissement direct, qui n’exigent qu’un contrôle à hauteur de 10 p. 100. Statistique Canada collecte des données sur les ventes et l’emploi des filiales canadiennes à l’étranger avec une ventilation limitée par région et par industrie.