Le commerce international du Canada : Le point sur le commerce et l'investissement – 2010

Sommair

2009 a été une année exceptionnelle. L’économiemondiale a été frappée par le pire ralentissement depuis la Grande crise des années 1930, marqué par des bouleversements spectaculaires sur lesmarchés économiques et financiers mondiaux dans une conjoncture extraordinairement difficile. Le système bancaire a frôlé la catastrophe, mis à l’épreuve par l’affaiblissement desmarchés du crédit, l’effondrement des marchés de valeurs et le resserrement des normes de liquidité et de capitalisation. Entre août 2008 et le milieu de 2009, la production s’est contractée et le commerce mondial a dégringolé. Une intervention au niveau des politiques à une échelle sans précédent s’est avérée essentielle pour relancer l’activité. La politiquemonétaire a été résolument expansionniste, appuyée par des mesures de liquidité exceptionnelles, et on a eu recours aux leviers de la politique budgétaire pour stimuler énergiquement l’économie devant la gravité du ralentissement. La décélération a pris fin vers le milieu de 2009 et la reprise s’est engagée depuis.

La production réelle s’est contractée de 0,6 p. 100 en 2009 – la première et seule contraction du PIB mondial depuis au moins 30 ans. La récession a été plus grave dans les économies avancées qui, collectivement, ont régressé de 3,2 p. 100 l’an dernier. Le Japon et les pays avancés de l’UE ont été les plus durement touchés, tandis que l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) s’en sont tirés un peu mieux; tous les autres pays avancés ont affiché une meilleure tenue. Les économies émergentes et en développement ont globalement vu leur activité économique ralentir en 2009, mais elles ont évité une contraction réelle. Elles ont enregistré une croissance de 2,4 p. 100 l’an dernier, comparativement à 6,1 p. 100 un an plus tôt.

Alors que les économies sortent de la récession, l’activité demeure tributaire de politiques macroéconomiques extrêmement souples. Dans l’ensemble, le monde semble être engagé sur la voie de la reprise, mais à des vitesses différentes. La croissance mondiale devrait atteindre 4,2 p. 100 en 2010 et 4,3 p. 100 en 2011. Les économies avancées devraient connaître une expansion de 2,3 p. 100 en 2010 et de 2,4 p. 100 en 2011. Dans le cas des économies émergentes et en développement, la croissance devrait s’établir à 6,3 p. 100 en 2010 et à 6,5 p. 100 en 2011.

Aux États-Unis, l’assouplissement de la politiquemonétaire et budgétaire, s’ajoutant à d’autresmesures axées directement sur les secteurs de la finance et du logement, a contribué à stimuler l’activité économique. Après quatre trimestres de recul, la croissance du PIB est redevenue positive au troisième trimestre de 2009, progressant à un taux annuel désaisonnalisé de 2,2 p. 100, et elle s’est accélérée à 5,6 p. 100 au quatrième trimestre, reflétant la reprise de l’investissement et le ralentissement de la diminution des stocks. Néanmoins, pour l’ensemble de l’année 2009, la croissance du PIB réel aux États-Unis a été négative, fléchissant de 2,4 p. 100. Dans la zone euro, la croissance a repris au troisième trimestre de 2009, mais elle est demeurée anémique au dernier trimestre : sur l’année, la croissance a accusé un taux négatif de 4,1 p. 100. Le Royaume-Uni a été frappé encore plus durement, avec un recul de 4,9 p. 100, la croissance ne réapparaissant qu’au quatrième trimestre. Au Japon, le PIB réel s’est contracté pour la deuxième année d’affilée, cédant 5,2 p. 100 l’an dernier; àmesure que l’année avançait, l’économie japonaise a toutefois repris de la vigueur, principalement en raison de l’amélioration des conditions économiques à l’étranger et des diverses mesures de politique adoptées.

Le profil de la reprise économique a varié dans les économies en développement d’Asie, les plus grandes (Chine, Inde et Indonésie) parvenant à échapper à la récession, tandis que les économies de plus petite taille, centrées sur l’exportation, traversaient un cycle économique en forme de V.Dans l’ensemble, la croissance du PIB des pays émergents d’Asie a ralenti à 6,6 p. 100, alors qu’elle avait été de 7,9 p. 100 en 2008. À la fin de 2009, la production dans la plupart des pays d’Asie avait retrouvé les niveaux d’avant la crise, même dans les économies plus durement touchées par celle-ci.

Par suite de la forte baisse survenue à la fin de 2008 et au début de 2009, la production dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes s’est contractée de 1,8 p. 100. La diminution de l’activité économique aux États-Unis a eu un impactmajeur auMexique, où le PIB a reculé de 6,5 p. 100, tandis que le Brésil s’en est tiré avec un recul de seulement 0,2 p. 100. L’interdépendance des économies européennes a facilité la propagation du malaise des pays développés aux pays en développement d’Europe, ce qui a entraîné une contraction de la production de 3,7 p. 100. La production a reculé de 6,6 p. 100 dans la Communauté des États indépendants, avec notamment une baisse de 7,9 p. 100 en Russie, tandis que l’Afrique et leMoyen-Orient ont réussi à éviter la récession, enregistrant une croissance de 2,1 p. 100 et de 2,4 p. 100, respectivement.

L’activité économique au Canada a été durement touchée par la récessionmondiale – la production réelle s’est contractée au quatrième trimestre de 2008 et a continué de fléchir durant la première moitié de 2009, avant de renouer avec la croissance dans la seconde moitié de l’année. Pour l’ensemble de l’année, le PIB réel s’est contracté de 2,6 p. 100. Cette baisse de la production réelle est la deuxième en importance depuis l’époque de la Grande crise, et elle n’est pas très éloignée du recul de 2,9 p. 100 survenu lors de la récession de 1982. La production a battu en retraite dans toutes les provinces et territoires à l’exception de l’Îledu- Prince-Édouard et du Yukon. Au niveau provincial, les baisses les plus importantes de la production sont survenues dans les économies orientées vers les ressources, comme Terre-Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta. La production manufacturière a fléchi dans la plupart des provinces et tous les territoires. Les pertes d’emplois ont été généralisées et seules trois provinces – la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba – ont fait des gains par rapport aux niveaux de 2008. Le taux de chômage a gagné 2,2 points de pourcentage pour s’établir à 8,3 p. 100, alors qu’environ 276 900 emplois sont disparus au sein de l’économie, le premier revers après 16 années d’expansion. Les prix plus faibles de l’énergie ont fait pression à la baisse sur l’IPC l’an dernier et l’inflation n’a été que de 0,3 p. 100, le taux le plus bas depuis 1994.

Néanmoins, par rapport aux autres économies avancées, le ralentissement survenu au Canada a été bref et modéré. Entre le sommet et le creux, le Canada a connu la plus faible contraction parmi les pays duG7, avec un recul de 3,3 p. 100 du PIB. De plus, après que la tendance se soit renversée au troisième trimestre, la reprise a pris de l’amplitude au quatrième trimestre de 2009 et au premier trimestre de 2010.

Le déclin de l’activité économique a provoqué la baisse la plus marquée du commerce mondial en plus de soixante-dix ans. En volume, le commerce mondial des marchandises a fléchi de 12,2 p. 100; cependant, en valeur, le recul a été encore plus brutal, soit 23 p. 100. La diminution des prix de l’énergie et des produits de base explique une part significative des pertes commerciales, mais le repli était généralisé, notamment du côté des biens durables. Tous les grands pays et toutes les régions ont enregistré des baisses de la valeur et du volume de leurs exportations de marchandises en 2009. Les exportationsmondiales de services ont aussi reculé de 13 p. 100, une première depuis 1983. Faisant écho à la meilleure performance économique des pays d’Asie en 2009, la Chine a délogé l’Allemagne au premier rang mondial des exportateurs de marchandises l’an dernier. Mesurées en dollars É.-U., les exportations canadiennes de marchandises ont régressé de 31 p. 100, tandis que les importations reculaient de 21 p. 100. Sur la même base, les exportations et les importations canadiennes de services étaient en baisse de 12 p. 100 et de 11 p. 100, respectivement. La faiblesse était palpable pendant une bonne partie de l’année, mais l’économie a repris du mieux dans la seconde moitié de l’année alors que l’économie mondiale s’engageait sur la voie de la reprise.

Les exportations et les importations canadiennes de biens et services vers tous les grands marchés et en provenance de ceux-ci ont régressé entre 2008 et 2009. En dollars canadiens, les exportations de biens et services vers lemonde ont fléchi de 22,1 p. 100, tandis que les importations étaient en baisse de 13,6 p. 100. L’essentiel du déclin est imputable au commerce avec les États-Unis, responsable de 82,0 p. 100 de la baisse globale des exportations et de 65,2 p. 100 de celle des importations de 2008 à 2009.

Les effets du ralentissement économique mondial ont touché tous les volets du commerce des biens du Canada. Les exportations de biens canadiens ont accusé un repli de 24,5 p. 100, et tant les volumes que les valeurs étant en baisse. En volume, les exportations ont perdu 16,7 p. 100 par rapport aux niveaux de 2008, tandis que les prix à l’exportation reculaient de 9,3 p. 100. Les 62 grands produits d’exportation, sauf cinq, ont enregistré des pertes pour l’année. Les produits énergétiques ont dominé le recul des exportations du Canada en 2009, expliquant à eux seuls 37,0 p. 100 des pertes. La baisse de 35,6 p. 100 des prix a été le principal facteur à l’origine de la diminution des échanges de produits énergétiques, bien que les volumes aient aussi été légèrement en baisse. Les biens et matériaux industriels expliquent environ 25 p. 100 du recul global, tandis que les produits de l’automobile (14,3 p. 100) et les machines et le matériel (10,3 p. 100) assument l’essentiel des pertes restantes.

Simultanément, les volumes d’importations étaient en baisse de 16,0 p. 100, mais les prix sont parvenus à inscrire une modeste hausse, soit de 0,6 p. 100, entraînant un recul de 15,5 p. 100 des importations totales. Tous les secteurs d’importation étaient en repli, sauf les produits de l’agriculture et de la pêche. Les pertes ont été assez également réparties entre l’énergie (27,7 p. 100), l’automobile (24,2 p. 100), les biens industriels (24,1 p. 100) et lesmachines et lematériel (21,3 p. 100).Des 61 grands produits d’importation, seuls 15 ont fait des gains par rapport aux valeurs de 2008.

Tournant les projecteurs vers les produits spécifiques qui sont desmoteurs du commerce canadien, les autres gaz de pétrole (principalement le gaz naturel) et le pétrole brut ont représenté environ le tiers de la baisse totale des exportations, le cinquième de la baisse des importations et plus de lamoitié de la détérioration du solde commercial en 2009. La chute des prix de l’énergie (plus de 30 p. 100 par rapport au sommet historique touché un an plus tôt) est à l’origine de ce recul.Mais les volumes étaient aussi en baisse, reflétant probablement le difficile contexte économique. Du côté des exportations, la diminution des échanges avec les États-Unis explique le déclin observé, tandis que du côté des importations, le Canada a acheté moins de pétrole brut de l’Algérie, du Royaume-Uni, de la Norvège et de l’Angola.

Les difficultés financières des grands constructeurs d’automobiles nord-américains et la baisse de la demande sur lesmarchés américain et canadien ont freiné les échanges dans le secteur de l’automobile, ce qui a exacerbé la tendance à la baisse qui s’était amorcée en 2005. Les voitures et les pièces d’automobile sont responsables de l’essentiel du déclin. Par ailleurs, les exportations de camions ont dégringolé de plus de moitié, tandis que les importations diminuaient à un taux beaucoup moins élevé. Enfin, les importations de moteurs à pistons ont reculé à un rythme deux fois plus élevé que les exportations, traduisant le malaise présent dans ce secteur.

Dans le cas des produits de ressources non énergétiques, tant les prix que les volumes étaient en régression dans la plupart des cas, ce qui a contribué à déprimer la valeur des exportations sur l’année. En agriculture, les exportations de boeuf ont été freinées à nouveau par des restrictions commerciales, tandis que les exportations de porc ont subi l’influence négative du lien fait entre ce produit et la fièvre porcine. Le blé est à l’origine de plus de la moitié du recul des exportations de céréales, tandis que l’orge, l’avoine et le maïs expliquent le reste. Les exportations de graines et d’huile de canola étaient aussi en forte baisse.

Du côté des minéraux et des métaux, les échanges commerciaux sont très sensibles à la conjoncture économique. Durant les périodes d’expansion, le commerce est très robuste,mais la demande pour ces produits est anémique lors d’un ralentissement de la production dans l’économie. Ainsi, les échanges de ces produits ont été durement touchés par la récession mondiale synchronisée qui a sévi l’an dernier. Les exportations canadiennes étaient en baisse vers presque tous les pays développés, en particulier les États-Unis. Le recul de la production dans le secteur de l’automobile nord-américain a aussi contribué à affaiblir ce secteur. Les pertes étaient généralisées et elles ont touché notamment le commerce de l’aluminium, du fer et de l’acier et des produits en nickel.

Dans le secteur du bois, des pâtes et papier, les exportations montrent une tendance à la baisse depuis déjà quelque temps. Dans le cas des produits du bois, le ralentissement de la construction résidentielle aux États- Unis a contribué à freiner les exportations. Pour les produits du papier, la baisse du tirage des journaux et des recettes publicitaires dans lemonde a déprimé lemarché du papier journal. Les exportations de pâte ont aussi été touchées. Encore une fois, la baisse des exportations aux États-Unis explique la plus grande partie des pertes.

Dans le cas des produits manufacturés avancés, les niveaux d’échanges étaient généralement en repli par rapport à 2008. Les turbines à gaz (essentiellement utilisées dans l’industrie des aéronefs) ont enregistré un léger recul du côté des exportations, tandis que les importations ont augmenté. Les exportations dematériel téléphonique et de pièces connexes étaient aussi en forte baisse, alors que les importations sont demeurées inchangées. Faisant contrepied à la tendance générale, les exportations de téléviseurs, de moniteurs vidéos et de projecteurs ont bondi de près des deux tiers alors que les importations diminuaient. L’essentiel du recul de ce secteur est attribuable aux échanges avec les États-Unis.

La crise financière a été marquée par de rigoureuses restrictions du crédit, découlant de la sous-capitalisation financière du secteur bancaire. Le crédit est devenu à la fois plus coûteux et difficile à obtenir. Par conséquent, les flux transfrontières de capital se sont taris. Les flux d’investissement tels que les prêts bancaires et les placements de portefeuille ont été les plus durement touchés, mais l’investissement étranger direct (IED) a aussi souffert de cette situation. Les flux d’IED dans le monde ont chuté demoitié au cours de la période de deux ans qui s’est écoulée depuis le début de la crise financière, l’essentiel de la baisse s’étant produite en 2009. Tous les grands pays et toutes les régions ont vu diminuer leurs entrées d’IED, dont le Canada où elles ont fléchi à un rythme plus rapide que la moyenne mondiale. En conséquence, le stock d’IEDau Canada n’a augmenté que de 1,6 p. 100, ce qui est largement inférieur à l’expansion annuelle moyenne de 9 p. 100 observée au cours de la dernière décennie, reflétant le ralentissement des activités d’investissement, plus particulièrement en provenance des États-Unis.

De façon similaire, les flux d’investissement direct du Canada à l’étranger (IDCE) ont régressé de 44,1 p. 100, à 46,3milliards de dollars. En dépit de sorties positives, le stock d’IDCE a reculé de 7,5 p. 100 (48,4milliards de dollars) en 2009. Cela s’explique par l’effet de la réévaluation du dollar canadien, beaucoup plus fort en fin d’année, et la concentration des avoirs aux États-Unis. La remontée du dollar canadien par rapport à la plupart des devises étrangères vers la fin de 2009 a soustrait quelque 72milliards de dollars du solde global de l’IDCE l’an dernier. En l’absence de l’effet de change, l’IDCE aurait enregistré un gain de 23- 24milliards de dollars pour l’année. L’investissement était en baisse dans la plupart des secteurs, bien que des gains aient été inscrits dans l’industrie des finances et des assurances et celles de l’information et de la culture. Le solde de l’IDCE était en baisse dans la plupart des grandes régions, sauf en Asie et enOcéanie, où il a progressé de 2,2 p. 100.

Les encadrés présentés dans l’édition 2010 du Point sur le commerce et l’investissement examinent trois facettes distinctes mais interdépendantes du commerce des biens entre le Canada et les États-Unis – le commerce par région des États-Unis, le commerce entre les sociétés affiliées et le commerce ventilé par mode de transport. Pour ce qui est des destinations du commerce par région américaine, on observe un déplacement des régions des Grands Lacs et du Centre-Est vers les marchés en croissance rapide du Sud et de l’Ouest. Cette tendance s’est poursuivi durant la récession, en dépit du fait que ces régions ont été parmi les plus durement touchées par la crise du logement aux États-Unis. La composition industrielle de la région des Grands Lacs, qui abrite une bonne partie du secteur américain de l’automobile en difficulté, a nui aux exportations canadiennes, surtout au cours de la présente décennie.

Du même coup, la part du commerce canado-américain qui se déroule au sein des entreprises poursuit une tendance à la baisse, notamment à cause du recul du commerce des produits de l’automobile et des échanges intrasociétés dans ce secteur. Néanmoins, parmi les pays du G-7, le Canada est le pays quimontre la part la plus élevée du commerce des biens avec les États-Unis représenté par des filiales américaines. Enfin, un examen de l’endroit et de la façon dont les biens canadiens traversent la frontière américaine révèle que la concentration des biens entrant aux États-Unis à certains postes frontaliers a diminué. Cela est imputable à la baisse de la part des biens canadiens transportés par camion dans le corridor Detroit-Windsor durant la présente décennie et, en particulier, à l’effondrement du commerce de l’automobile.

Supplément spécial - Le Service des délégués commerciaux du Canada et la performance des exportateurs canadiens

Jusqu’au développement récent de nouvelles bases de données, peu d’information était disponible au niveau de l’entreprise sur les caractéristiques et la dynamique des exportateurs canadiens. Pour le supplément spécial de cette année, la base de données du Registre des exportateurs de Statistique Canada a été jumelée à la base de données sur la gestion des clients du Service des délégués commerciaux (SDC) d’Affaires étrangères et Commerce international (MAECI) afin d’examiner les liens entre la performance des exportateurs et le SDC, le service de promotion des exportations du gouvernement canadien.

Le supplément spécial présente pour la première fois une évaluation économétrique de l’impact du SDC sur la performance des exportateurs canadiens : les résultats montrent que son impact est systématiquement positif. Les exportateurs qui reçoivent de l’aide exportent, en moyenne, 18 p. 100 de plus en valeur que les exportateurs comparables qui n’ont pas eu recours au Service. L’aide du SDC joue aussi un rôle très important en aidant les entreprises à diversifier leurs exportations vers de nouveaux marchés : les clients du SDC exportent vers 36 p. 100 plus de marchés que les non-clients. En outre, le SDC a un impact positif sur la diversification au niveau des produits.

L’article explore par ailleurs la performance des exportateurs en général et révèle que c’est l’entrée des entreprises sur de nouveaux marchés, plutôt que la croissance des ventes des exportateurs déjà présents, qui a été le moteur de la croissance des exportations canadiennes ces dernières années. Les nouveaux entrants ont été à l’origine de l’expansion des exportations en Asie et en Amérique latine. Sur le marché américain, l’entrée de nouveaux exportateurs a joué un rôle clé en faisant contrepoids à la sortie de nombreuses entreprises de ce marché. Les entreprises de petite etmoyenne taille ont été à l’avant-garde des percées sur de nouveauxmarchés. Leur part de chaque marché régional a augmenté et, en Asie, elles représentent près de la moitié des ventes à l’exportation.