Le commerce international du Canada: Le point sur le commerce et l'investissement – 2011

II. Aperçu de l’évolution du commerce mondial

Après la contraction la plus sévère jamais enregistrée en 2009, le volume du commerce mondial a rebondi en 2010, retrouvant son sommet de 2008 – l’expansion la plus forte jamais observée.

L’Asie est la région qui a connu l’expansion la plus rapide de ses exportations réelles en 2010, avec un gain de 23,1 p. 100, dominé par la Chine et le Japon, dont les expéditions vers le reste du monde ont progressé de 28,4 p. 100 et de 27,5 p. 100, respectivement. Dans l’intervalle, les États-Unis et l’Union européenne ont vu leurs exportations croître plus lentement, soit à rythme de 15,4 p. 100 et de 11,4 p. 100, respectivement. En termes réels, les importations étaient en hausse de 22,1 p. 100 en Chine, de 14,8 p. 100 aux États-Unis, de 10,0 p. 100 au Japon et de 9,2 p. 100 dans l’Union européenne.

Les régions qui exportent beaucoup de ressources naturelles (Afrique, CEI, Moyen- Orient et Amérique du Sud) ont toutes enregistré une croissance relativement faible des volumes exportés en 2010mais, exprimés en dollars, les gains ont été plus importants. Ainsi, en Afrique, les exportations ont progressé de 6 p. 100 en volume et de 28 p. 100 en valeur.

En termes nominaux, les exportations de marchandises ont atteint 15,2 billions de dollars É.-U. en 2010; néanmoins, elles sont demeurées inférieures 5,4 p. 100 au sommet de 2008, soit 16,1 billions de dollars É.-U., principalement à cause de l’impact des prix relativement faibles des produits de base en 2010 par comparaison avec 2008.

Commerce des marchandises

Le commerce en valeur (nominal)

Après avoir dégringolé de 23 p. 100 en 2009, les exportationsmondiales demarchandises étaient en hausse de 22 p. 100 l’an dernier, passant de 12,5 billions de dollars É.-U. à 15,2 billions de dollars É.-U. (tableau 2-1).

Selon l’OMC, les facteurs qui ont contribué au recul marqué du commerce mondial en 2009 pourraient avoir joué un rôle dans le redressement survenu en 20101. Ce sont notamment la progression des chaînes d’approvisionnement mondiales et l’évolution de la composition des produits entrant dans le commerce comparativement à la production mondiale. Le recours aux chaînes de valeurmondiales pour la production des biens signifie que ceux-ci franchissent les frontières nationales plusieurs fois au cours du processus de production; cela a pour effet de gonfler les flux d’échanges mesurés par rapport aux flux commerciaux traditionnels qui portaient, pour l’essentiel, sur des biens finals. En outre, les biens les plus touchés par le récent ralentissement sont les biens de consommation durables, les machines industrielles, etc., qui ont souffert du resserrement du crédit et de la brusque chute des investissements des entreprises. Étant donné que ces biens représentent une part plus grande du commerce mondial que du PIB mondial, la réduction du commerce de ces biens a amplifié l’importance de la baisse des échanges commerciaux par rapport au PIB en 2009, tandis que l’augmentation des échanges de ces biens pendant la reprise de 2010 a eu l’effet opposé (positif).

Tableau 2-1a
Commerce mondial des marchandises exportations par région et pour certains pays ($ É.-U.)
 Valeur en 2010Part en 2010Variation 2009Variation 2010
Monde14 855 000 000 000 $100,0 %-23 %22 %
Amérique du Nord1 964 000 000 000 $13,2 %-21 %23 %
États-Unis1 278 000 000 000 $8,6 %-18 %21 %
Canada387 000 000 000 $2,6 %-31 %22 %
Mexique298 000 000 000 $2,0 %-21 %30 %
Amérique centrale
et Amérique du Sud
575 000 000 000 $3,9 %-24 %25 %
Brési202 000 000 000 $1,4 %-23 %32 %
Europe5 626 000 000 000 $37,9 %-22 %12 %
EU (27)5 147 000 000 000 $34,6 %-22 %12 %
Allemagne1 269 000 000 000 $8,5 %-23 %13 %
France521 000 000 000 $3,5 %-21 %7 %
Italie448 000 000 000 $3,0 %-25 %10 %
Royaume-Uni405 000 000 000 $2,7 %-23 %15 %
C.E.I.588 000 000 000 $4,0 %-36 %30 %
Russie400 000 000 000 $2,7 %-36 %32 %
Afrique500 000 000 000 $3,4 %-30 %28 %
Moyen-Orient916 000 000 000 $6,2 %-31 %30 %
Asie4 685 000 000 000 $31,5 %-18 %31 %
Chine1,578 000 000 000 $10,6 %-16 %31 %
Japon770 000 000 000 $5,2 %-26 %33 %
Inde216 000 000 000 $1,5 %-15 %31 %
N.E.I.1 111 000 000 000 $7,5 %-17 %30 %
Tableau 2-1b
Commerce mondial des marchandises importations par région et pour certains pays ($ É.-U.)
 Valeur en 2010Part en 2010Variation 2009Variation 2010
Monde15 050 000 000 000 $100,0 %-23 %21 %
Amérique du Nord2 681 000 000 000 $17,8 %-25 %23 %
États-Unis1 968 000 000 000 $13,1 %-26 %23 %
Canada402 000 000 000 $2,7 %-21 %22 %
Mexique311 000 000 000 $2,1 %-24 %29 %
Amérique centrale
et Amérique du Sud
576 000 000 000 $3,8 %-26 %30 %
Brési191 000 000 000 $1,3 %-27 %43 %
Europe5 841 000 000 000 $38,8 %-25 %13 %
EU (27)5 337 000 000 000 $35,5 %-25 %12 %
Allemagne1 067 000 000 000 $7,1 %-22 %15 %
France606 000 000 000 $4,0 %-26 %8 %
Italie484 000 000 000 $3,2 %-24 %17 %
Royaume-Uni558 000 000 000 $3.7 %-33 %15 %
C.E.I.414 000 000 000 $2,8 %-33 %24 %
Russie248 000 000 000 $1,6 %-34 %30 %
Afrique463 000 000 000 $3,1 %-15 %14 %
Moyen-Orient572 000 000 000 $3,8 %-15 %13 %
Asie4,503 000 000 000 $29,9 %-20 %32 %
Chine1 395 000 000 000 $9,3 %-11 %39 %
Japon693 000 000 000 $4,6 %-28 %25 %
Inde323 000 000 000 $2,1 %-20 %25 %
N.E.I.1 103 000 000 000 $7,30 %-24 %33 %

Source : OMC et calculs de l’auteur.

En 2010, toutes les régions ont connu des taux de croissance de leurs exportations et de leurs importations en valeur (dollars) dans les deux chiffres, en raison notamment de la hausse des prix des carburants et d’autres produits de base.

Dans les économies développées, la valeur des exportations de marchandises a bondi de quelque 16 p. 100 en 2010 pour atteindre 8,2 billions de dollars É.-U., alors qu’elle avait été de 7,0 billions de dollars É.-U. en 2009. Cependant, ce taux a été inférieur à lamoyennemondiale, soit 22 p. 100; ainsi, la part des pays développés dans les exportations mondiales de marchandises a fléchi à 55 p. 100, son plus bas niveau de tous les temps.

Les prix plus élevés des produits primaires qui sont principalement exportés par les pays en développement ne peuvent expliquer à eux seuls la part décroissante des exportations mondiales provenant des économies développées. En effet, les prix des exportations étaient encore plus élevés en 2008, mais la part des pays développés dans le commerce mondial était aussi plus élevée à l’époque, soit près de 58 p. 100. Il faut plutôt regarder du côté de la faible croissance en Europe, qui a freiné les exportations intra- UE et les exportations des autres économies développées vers cette région. En outre, les préoccupations au sujet des risques de nonremboursement de la dette souveraine de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne ont ramené l’instabilité sur les marchés financiers de même que les mesures d’austérité budgétaire durant la seconde moitié de 2010, ce qui a contribué àmaintenir le taux de croissance de l’Europe sous ceux de toutes les autres régions. Une reprise relativement léthargique aux États-Unis a également pesé sur les échanges commerciaux des économies développées.

Parmi l’ensemble des régions, c’est l’Asie qui a connu la croissance la plus rapide de ses exportations en 2010, avec un taux de 31 p. 100, ce qui est nettement supérieur à la moyenne mondiale. Le Japon venait en tête avec un taux de 33 p. 100, suivi de la Chine et de l’Inde (avec, chacune, un taux de 31 p. 100) et des NEI asiatiques (30 p. 100)2.

Les régions riches en ressources ont également enregistré une forte croissance de leurs exportations en valeur l’an dernier. La remontée des prix de l’énergie a contribué à stimuler les exportations en provenance du CEI dans une proportion de quelque 30 p. 100. La Russie, première économie du CEI en importance, a vu ses exportations croître de 32 p. 100.De façon similaire, les exportations du Moyen-Orient, une autre région riche en pétrole, ont aussi progressé de 30 p. 100 par rapport aux niveaux de 2009.

L’Afrique vient ensuite sur la liste des gains relatifs. Les exportations de cette région ont progressé de 28 p. 100 en 2010, les pays exportateurs profitant de la montée des prix des principaux produits de base, comme les métaux et les minerais, et de la demande accrue des économies en développement en expansion rapide telles que la Chine et l’Inde.

Les exportations du Brésil ont augmenté de 32 p. 100, entraînant dans son sillage les exportations totales de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale, qui ont crû de 25 p. 100.

Les exportations nord-américaines ont progressé de 23 p. 100, un taux légèrement supérieur à lamoyennemondiale. La reprise la plus forte est survenue au Mexique, avec un taux de 30 p. 100, suivi du Canada (22 p. 100) et des États-Unis (21 p. 100). Cependant, une partie de la bonne performance du Mexique et du Canada est attribuable à l’appréciation de leurs monnaies face au dollar américain. Selon les statistiques de la Réserve fédérale des États-Unis, le dollar américain a reculé de 9,8 p. 100 par rapport au dollar canadien et de 6,5 p. 100 par rapport au peso.

Enfin, les exportations de l’Europe sont celles qui ont avancé le plus lentement en 2010, soit à un taux de 12 p. 100. Tel qu’indiqué précédemment, l’instabilité des marchés financiers et les mesures d’austérité budgétaires ont limité la croissance dans la région, ce qui s’est répercuté sur les échanges commerciaux. La croissance des exportations a été dominée par les Pays-Bas et le Royaume-Uni, avec une hausse de 15 p. 100 chacun. L’Allemagne a aussi connu un taux de croissance supérieur à la moyenne régionale, tandis que l’Italie et la France ont affiché une performance relative inférieure à la moyenne de la région.

On observe sensiblement la même situation du côté des importations : dans les pays développés, elles ont augmenté de 16 p. 100, à 8,9 billions de dollars É.-U., alors que la part des importations mondiales allant à ces pays a fléchi à 59 p. 100, contre 61 p. 100 en 2009 et 63 p. 100 en 2008.

En 2010, les importations ont augmenté rapidement en Chine, soit de 39 p. 100, tandis que les importations au Japon et en Inde ont crû plus lentement (25 p. 100). Dans les NEI, les importations étaient en hausse d’un tiers. Dans l’ensemble, les importations ont progressé de 32 p. 100 en Asie, qui a ainsi devancé toutes les régions.

Parmi les autres régions où les importations ont progressé le plus rapidement, on retrouve ensuite l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale et le CEI, dont les importations étaient en hausse de 30 p. 100 et de 24 p. 100, respectivement, en 2010.

En Amérique du Nord, les importations ont progressé au même rythme que les exportations (23 p. 100). Encore une fois, le commerce a progressé le plus rapidement au Mexique, où les importations ont dépassé leur niveau de 2009 par une marge de 29 p. 100. Les importations aux États-Unis ont crû au même rythme que la moyenne régionale, tandis que la croissance a été plus lente au Canada (22 p. 100).

Les importations en Afrique ont augmenté de 14 p. 100, un rythme équivalant à la moitié de celui des exportations provenant de cette région. Dans les pays africains exportateurs de pétrole, les importations de marchandises n’ont progressé que de 4 p. 100, ce qui a contribué à freiner la cadence des importations dans la région.

Les régions du Moyen-Orient et de l’Europe figurent au bas de la liste, avec un taux d’expansion des importations de 13 p. 100 en 2010. Au Moyen-Orient, la situation a été similaire à celle de l’Afrique : les exportations ont progressé à un rythme beaucoup plus rapide que les importations. En Europe, toutefois, lemalaise économique qui a touché la demande intérieure sur le continent a aussi limité les importations, si l’on considère que les exportations intra-UE correspondent à des importations intra-UE. Comme pour les exportations, la France est le pays qui a enregistré le plus bas taux de croissance de ses importations, à seulement 8 p. 100.

Le commerce en volume (réel)

Le volume des échanges commerciaux (le commerce en termes réels rajusté pour tenir compte des changements survenus dans les prix et les taux de change) a bondi de 14,5 p. 100 en 2010. C’est le taux de croissance des exportations mondiales le plus rapide depuis 1950. La remontée a été suffisamment forte pour que les exportations mondiales rejoignent leur sommet de 2008.

Simultanément, les importationsmondialesmesurées ont progressé de 13,5 p. 100 l’an dernier. En principe, les exportations mondiales et les importations mondiales devraient augmenter à peu près au même rythme, mais on observe certaines divergences attribuables aux écarts qui existent dans la façon de recueillir les données entre les pays. Selon l’OMC, le commercemondial mesuré par les exportations a crû quatre fois plus rapidement que le PIB mondial en 2010, alors que le commerce augmente habituellement à un rythme deux fois plus rapide que le PIB.

La reprise inégale de la production3 a suscité une reprise tout aussi inégale des flux commerciaux dans le monde en 2010. Les exportations de marchandises des économies développées ont augmenté de 12,9 p. 100 en volume, tandis que celles des économies en développement et des pays du CEI ont grimpé de 16,7 p. 100. De plus, les importations des économies développées ont progressé plus lentement que leurs exportations l’an dernier (des taux de 10,7 p. 100 et de 12,9 p. 100, respectivement) tandis que l’on observe la situation inverse dans les économies en développement et celles du CEI (taux de croissance des importations de 17,9 p. 100, contre 16,7 p. 100 pour les exportations).

leurs exportations en volumes croître plus rapidement que la moyenne mondiale (15,0 p. 100 et 23,1 p. 100, respectivement), tandis qu’une croissance plus lente que la moyenne a été enregistrée en Amérique du Sud et en Amérique centrale (6,2 p. 100), en Europe (10,8 p. 100), dans les pays du CEI (10,1 p. 100), en Afrique (6,5 p. 100) et au Moyen-Orient (9,5 p. 100).

Parmi les pays pour lesquels des données sont disponibles, les cinq économies ayant enregistré les taux de croissance de leurs exportations de marchandises les plus rapides en volume sont la Jordanie (30 p. 100), la Chine (28 p. 100), le Japon (27 p. 100), les Philippines (27 p. 100) et la Chine-Taipei (27 p. 100).

On the import side, faster than average growth was observed in North America (15.7 percent), South and Central America (22.7 percent), the CIS (20.6 percent) and Asia (17.6 percent), while slower growth was reported in Europe (9.4 percent), Africa (7.1 percent) and theMiddle East (7.5 percent).

Du côté des importations, une croissance supérieure à lamoyenne a été observée en Amérique du Nord (15,7 p. 100), en Amérique du Sud et en Amérique centrale (22,7 p. 100), dans les économies du CEI (20,6 p. 100) et en Asie (17,6 p. 100), tandis qu’une croissance plus lente a été enregistrée en Europe (9,4 p. 100), en Afrique (7,1 p. 100) et auMoyen-Orient (7,5 p. 100).

Les pays du groupe BRIC – le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine – ont tous affiché une croissance très rapide de leurs importations en 2010 : 43 p. 100 au Brésil, 39 p. 100 en Chine, 30 p. 100 en Russie et 25 p. 100 en Inde.

Prix et taux de change

Le raffermissement de la reprise économique dans lemonde et la vigueur desmarchés émergents ont alimenté la demande de produits de base en 2010. En conséquence, les marchés pour ces produits ont connu une solide performance l’an dernier, les prix gagnant en moyenne 25 p. 100 en dollars É.-U., la progression annuelle la plus importante depuis 20054. Les prix exprimés en dollars É.-U. ont augmenté entre 22 et 27 p. 100 dans tous les grands secteurs de produits de base, sauf l’agriculture (10 p. 100). Fait à noter, les secteurs les plus durement touchés par le ralentissement et ceux qui dépendent le plus de la Chine ont montré les revirements les plus marqués. Ces produits sont notamment le cuivre, le nickel, la pâte et le pétrole brut (figure 2-1)5.

Figure : 2-1
Changements dans les prix des produits de base de 2009 à 2010

Équivalent textuel pour Changements dans les prix des produits de base de 2009 à 2010

Source : Banque TD, Commodity Price Forecast

Update, 14 janvier 2011.

Au Canada, les prix annuelsmoyens de l’énergie exprimés en dollars É.-U. ont augmenté de 23,3 p. 100 selon les statistiques de la Banque du Canada, tandis que ceux des métaux et des minéraux progressaient de 28,0 p. 100.

Les prix du pétrole brut ont augmenté de 28,7 p. 100 en 2010, atteignant en moyenne 79,45 $É.-U. le baril sur l’ensemble de l’année6. Les prix ont ouvert le 4 janvier 2010 à 81,52 $É.-U. le baril et sont demeurés au-dessus de la barre des 80 $É.-U. pendant environ une semaine avant de glisser sous ce seuil. Au début de mars, les prix pétroliers ont à nouveau franchi ce niveau et y sont demeurés jusqu’au début mai. Les prix ont ensuite chuté, touchant leur plancher annuel le 25 mai, à 64,78 $É.-U. le baril. Le 26mai, ils ont franchi la barre des 70 $É.-U.; au début d’octobre, ils étaient à nouveau supérieurs à 80 $É.-U. le baril. Durant la dernière semaine de l’année, ils ont dépassé la marque de 90 $É.-U. le baril, terminant l’année à 91,38 $É.-U. le 31 décembre.

Les prix de l’or ont atteint enmoyenne 1 224,55 $É.-U. l’once troy l’an dernier, en hausse de 25,9 p. 100 par rapport au niveau de 972,39 $É.-U. enregistré en 2009. Ils ont fluctué entre un plancher de 1 058,00 $É.-U. (le 5 février) et un sommet de 1 420,00 $É.-U. (le 7 décembre).7

La direction prise par lamonnaie américaine a aussi influé sur les prix des produits de base. Le dollar américain s’est déprécié par rapport à presque toutes lesmonnaies des grandes économies et des économies de marché en émergence en 2010. Lesmouvements ont été dictés principalement par les craintes au sujet des perspectives relatives de croissance des États-Unis, la divergence entre la vigueur sous-jacente des perspectives américaines et celle du reste dumonde et les écarts de rendement connexes sur ces marchés incitant les investisseurs à réaffecter une partie de leurs capitaux hors des États-Unis, ce qui a exercé des pressions à la baisse sur le dollar américain. La dépréciation du dollar a été plus forte par rapport aux devises étroitement tributaires des produits de base et du cycle de la croissance mondiale. En revanche, alors que les préoccupations au sujet de la viabilité de la situation budgétaire en Europe augmentaient, le dollar américain a regagné du terrain sur l’euro et la livre sterling.

Le dollar canadien s’est apprécié par rapport au dollar américain, passant de 86,6 ¢É.-U. à 97,1 ¢É.-U., un gain de 10,9 p. 100 sur l’année. En raison de cette appréciation, chaque dollar canadien consacré au commerce valait 9,5¢ de plus exprimé en dollars américains. Ainsi, les chiffres du commerce exprimés en devises américaines surévaluent la performance commerciale du Canada en 2010.

Classement des pays selon la valeur du commerce

Après avoir acquis le premier rang des principaux exportateurs de marchandises en 2009, la Chine a consolidé son emprise sur ce titre avec une augmentation de 31 p. 100 de ses exportations l’an dernier (tableau 2-2), la part des exportations mondiales de marchandises détenues par la Chine grimpant à 10,4 p. 100.

Après avoir glissé au second rang en 2009, l’Allemagne a de nouveau cédé une place au classement pour se retrouver en troisième position en 2010. Les États-Unis sont montés au second rang l’an dernier, les exportations américaines progressant de quelque 21 p. 100 contre 13 p. 100 pour l’Allemagne. Les parts du marché mondial détenues par les États-Unis et l’Allemagne en 2010 étaient de 8,4 p. 100 et de 8,3 p. 100, respectivement.

Tableau 2-2a
Principaux pays exportateurs dans le commercemondial des marchandises, 2010 ($É.-U.)
 2010 Rang2009 RangValeur en 2010Part en 2010
Chine111 578 000 000 000 $10,4 %
États-Unis231 278 000 000 000 $8,4 %
Allemagne321 269 000 000 000 $8,3 %
Japon44770 000 000 000 $5,1 %
Pays-Bas55572 000 000 000 $3,8 %
France66521 000 000 000 $3,4 %
Corée79466 000 000 000 $3,1 %
Italie87448 000 000 000 $2,9 %
Belgique98411 000 000 000 $2,7 %
Royaume-Uni1010405 000 000 000 $2,7 %
Canada1312387 000 000 000 $2,5 %
Tableau 2-2b
Principaux pays importateurs dans le commercemondial desmarchandises, 2010 ($É.-U.)
 2010 Rang2009 RangValeur en 2010Part en 2010
États-Unis111 968 000 000 000 $12,8 %
Chine221 395 000 000 000 $9,1 %
Allemagne331 067 000 000 000 $6,9 %
Japon45693 000 000 000 $4,5 %
France54606 000 000 000 $3,9 %
Royaume-Uni66558 000 000 000 $3,6 %
Pays-Bas77517 000 000 000 $3,4 %
Italie88484 000 000 000 $3,1 %
Hong Kong910442 000 000 000 $2,9 %
Corée1011425 000 000 000 $2,8 %
Canada1112402 000 000 000 $2,6 %

Source : WTO and author’s calculations.

Le Japon s’est maintenu en quatrième place, enregistrant une croissance de 33 p. 100 de ses exportations, avec une part de 5,1 p. 100 du marché mondial.

Les pays de l’UE occupaient toutes les autres places parmi les dix premières, sauf une. Les Pays-Bas et la France sont demeurés au cinquième et sixième rang, respectivement, avec des parts de 3,8 p. 100 et de 3,4 p. 100.

Une forte expansion des exportations (28 p. 100) a permis à la Corée de se propulser du neuvième au septième rang, alors que l’Italie et la Belgique étaient rétrogradées d’un rang chacune, en huitième et neuvième place, respectivement. La part des exportations mondiales de marchandises détenue par la Corée a atteint 3,1 p. 100 l’an dernier, en comparaison de 2,9 p. 100 pour l’Italie et de 2,7 p. 100 pour la Belgique.

Le Royaume-Uni clôturait la liste des dix plus grands exportateursmondiaux avec une part du marché mondial de 2,7 p. 100.

Le Canada a glissé du douzième au treizième rang, la Russie passant devant lui.

Du côté des importations, les États- Unis ont conservé leur titre de plus grand pays importateur au monde, avec une part dumarchémondial de 12,8 p. 100. La Chine (9,1 p. 100) et l’Allemagne (6,9 p. 100) occupaient les deux places suivantes.

Tel que noté, la France a enregistré l’un des taux de croissance des importations les plus faibles en 2010. La modeste performance de la France au chapitre des importations a permis au Japon de devancer ce pays au quatrième rang des principales nations importatrices, reléguant la France au cinquième rang. Le Japon a reçu environ 4,5 p. 100 de l’ensemble des importations mondiales, comparativement à 3,9 p. 100 pour la France.

As noted earlier, France posted one of the lowest growth rates for imports in 2010. France’s poor import performance allowed Japan to overtake France for fourth spot among the leading importing nations of the world, while France slipped to fifth. Japan absorbed some 4.5 percent of the total world imports compared to 3.9 percent for France.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Italie sont demeuré au sixième, septième et huitième rangs, avec des parts de importations mondiales de 3,6 p. 100, 3,4 p. 100 et 3,1 p. 100, respectivement.

Les taux de croissance plus élevés des importations de Hong Kong, de la Corée et du Canada ont permis à ces pays de se hisser d’un rang pour occuper les neuvième, dixième et onzième positions au classement, tandis que la Belgique a dégringolé de la neuvième à la douzième place. Les parts des importationsmondiales de ces quatre économies en 2010 étaient de 2,9 p. 100, 2,8 p. 100, 2,6 p. 100 et 2,5 p. 100, respectivement.

Commerce des services

Les exportations mondiales de services ont rebondi de 8 p. 100 en 2010, à 3,67 billions de dollars É.-U., après avoir reculé de 12 p. 100 en 2009 (tableau 2-3).

Selon l’OMC, la croissance plus lente du commerce des services en comparaison du commerce desmarchandises peut s’expliquer en partie par le recul moins important des services en 2009 (baisse de 12 p. 100, contre 22 p. 100 pour le commerce desmarchandises); par conséquent, une croissance supérieure à la moyenne n’était pas nécessaire pour rattraper les niveaux passés. Entre 2005 et 2010, la croissance annuelle moyenne du commerce des marchandises a été la même que celle des échanges de services commerciaux (8 p. 100).

Table 2-3a
Commerce mondial des services exportations par région et pour certains pays ($É.-U.)
 Valeur en 2010Part en 2010Variation 2009Variation 2010
Monde3 665 000 000 000 $100,0 %-12 %8 %
Amérique du Nord599 000 000 000 $16,3 %-8 %9 %
États-Unis515 000 000 000 $14,1 %-7 %8 %
Canada66 000 000 000 $1,8 %015 %
Mexique18 000 000 000 $0,5 %00
Amérique centrale
et Amérique du Sud
111 000 000 000 $3,0 %-8 %11 %
Brési30 000 000 000 $0,8 %-9 %15 %
Europe1 724 000 000 000 $47,0 %-14 %2 %
EU(27)1 553 000 000 000 $42,4 %-15 %2 %
Allemagne230 000 000 000 $6,3 %12 %2 %
France140 000 000 000 $3,8 %-14 %1 %
Italie97 000 000 000 $2,6 %03 %
Royaume-Uni227 000 000 000 $6,2 %-19 %0
C.E.I.78 000 000 000 $2,1 %-17 %10 %
Russie44 000 000 000 $1,2 %-19 %6 %
Afrique86 000 000 000 $2,3 %-9 %11 %
Moyen-Orient103 000 000 000 $2,8 %-3 %9 %
Asie963 000 000 000 $26,3 %-11 %21 %
Chine170 000 000 000 $4,6 %-12 %32 %
Japon138 000 000 000 $3,8 %-14 %9 %
Inde110 000 000 000 $3,0 %-13 %0
N.E.I.343 000 000 000 $9,4 %00
Table 2-3b
Commerce mondial des services importations par région et pour certains pays ($É.-U.)
 Valeur en 2010Part en 2010Variation 2009Variation 2010
Monde3 665 000 000 000 $100,0 %-12 %8 %
Amérique du Nord599 000 000 000 $16,3 %-8 %9 %
États-Unis515 000 000 000 $14,1 %-7 %8 %
Canada66 000 000 000 $1,8 %015 %
Mexique18 000 000 000 $0,5 %00
Amérique centrale
et Amérique du Sud
111 000 000 000 $3,0 %-8 %11 %
Brési30 000 000 000 $0,8 %-9 %15 %
Europe1 724 000 000 000 $47,0 %-14 %2 %
EU(27)1 553 000 000 000 $42,4 %-15 %2 %
Allemagne230 000 000 000 $6,3 %12 %2 %
France140 000 000 000 $3,8 %-14 %1 %
Italie97 000 000 000 $2,6 %03 %
Royaume-Uni227 000 000 000 $6,2 %-19 %0
C.E.I.78 000 000 000 $2,1 %-17 %10 %
Russie44 000 000 000 $1,2 %-19 %6 %
Afrique86 000 000 000 $2,3 %-9 %11 %
Moyen-Orient103 000 000 000 $2,8 %-3 %9 %
Asie963 000 000 000 $26,3 %-11 %21 %
Chine170 000 000 000 $4,6 %-12 %32 %
Japon138 000 000 000 $3,8 %-14 %9 %
Inde110 000 000 000 $3,0 %-13 %0
N.E.I.343 000 000 000 $9,4 %00

Sources : OMC et calculs de l'auteur.

Les exportations asiatiques de services étaient en hausse de 21 p. 100 l’an dernier, atteignant 963 milliards de dollars É.-U. Le transport a été le secteur le plus dynamique, avec un taux de croissance de 26 p. 100, suivi de près par les voyages, qui ont aussi augmenté rapidement (25 p. 100), tandis que les services commerciaux (qui représentent maintenant la moitié des exportations de services de la région) ont progressé de 17 p. 100.

Les exportations de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale ont avancé de 11 p. 100, à 111milliards de dollars É.-U. Les exportations du Brésil ont crû plus rapidement que lamoyenne régionale (15 p. 100).

L’Afrique a également vu ses exportations de services augmenter de 11 p. 100 en 2010, à 86 milliards de dollars É.-U. Les exportations du continent ont progressé de 12 p. 100 pour atteindre 141 milliards de dollars É.-U. En Afrique du Sud, les rentrées au titre des voyages étaient en hausse de 24 p. 100 en raison de l’affluence de visiteurs étrangers lors de la tenue de la Coupe du monde de la FIFA.

Le CEI est la seule autre région qui ait enregistré un taux de croissance des exportations de services dans les deux chiffres l’an dernier. Les exportations des pays du CEI ont augmenté de 10 p. 100, à 78 milliards de dollars É.-U., l’an dernier. La croissance des exportations de la Russie, soit 6 p. 100, a été stimulée par les services de transport.

Le Moyen-Orient a exporté pour 103 milliards de dollars É.-U. de services en 2010, une hausse de 9 p. 100 sur 2009.

Les exportations de services de l’Amérique du Nord étaient en progression de 9 p. 100 d’une année à l’autre, atteignant 599 milliards de dollars É.-U. en 2010. Les exportations canadiennes ont mené la marche avec une croissance de 15 p. 10, tandis que les exportations américaines progressaient de 8 p. 100 et que leMexique tirait de l’arrière avec une croissance de ses exportations de services de seulement 5 p. 100.

Même si la valeur des exportations européennes a dépassé celle de toute les autres régions l’an dernier (1,72 billion de dollars É.-U.), leur croissance a par contre été la plus lente à seulement 2 p. 100. Un repli de 3 p. 100 des exportations de services de voyage est à l’origine de cette faible performance.

Les importations de services de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale ont grimpé de 23 p. 100, pour atteindre 135milliards de dollars É.-U. Comme pour les exportations de services, les importations de services du Brésil ont crû plus rapidement que la moyenne régionale (35 p. 100), avec des taux de croissance particulièrement élevés pour les services de transport (42 p. 100) et de voyage (51 p. 100, attribuable en partie à la vigueur du real brésilien).

L’Asie a importé pour 961 milliards de dollars É.-U. de services en 2010, un gain de 20 p. 100 d’une année à l’autre. Les transports ont été le secteur le plus dynamique à ce chapitre, avec un taux de croissance des importations de 26 p. 100.

Dans la région du CEI, les importations de services ont augmenté de 14 p. 100 l’an dernier pour atteindre 105 milliards de dollars É.-U.; les gains ont été dominés par la Russie, dont les importations ont progressé de 18 p. 100.

En Afrique, les importations ont avancé de 12 p. 100, à 141 milliards de dollars É.-U. L’Afrique du Sud a enregistré un gain notable de ses importations de services l’an dernier, soit 25 p. 100.

Le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord ont vu leurs importations de services progresser de 9 p. 100 en 2010, ce qui équivaut au taux de croissance moyen dans le monde. L’an dernier, les importations de services ont atteint 185 milliards de dollars É.-U. au Moyen-Orient et 471 milliards de dollars É.-U. en Amérique du Nord. Les importations au Canada étaient en hausse de 15 p. 100, tandis qu’elles augmentaient de 8 p. 100 et de 7 p. 100 auMexique et aux États-Unis, respectivement.

Enfin, les importations de services en Europe ont augmenté légèrement l’an dernier, soit de 1 p. 100, à 1,5 billion de dollars É.-U. Comme pour les exportations, un repli des importations de services de voyage (2 p. 100) est à l’origine de cette piètre performance.

Les transports sont la composante des exportations de services dont la croissance a été la plus rapide en 2010, soit 14 p. 100, pour atteindre 782,8 milliards de dollars É.-U. (tableau 2-4). Cette performance ne saurait surprendre puisque les services de transport sont étroitement liés au commerce des biens, qui a enregistré une croissance record l’an dernier. Dans l’ensemble, les voyages ont progressé en tandem avec les services, tandis que les services commerciaux (qui comprennent les services financiers) n’ont progressé que lentement.

Tableau 2-4
Exportations mondiales de services, 2010 ($É.-U.)
 ValeurPartCroissance 2009-10
Ensemble des services3 664 000 000 000 $100,0 %8 %
Transports783 000 000 000 $21,4 %14 %
Voyages936 000 000 000 $25,5 %8 %
Services commerciaux1 945 000 000 000 $53,1 %6 %

Source : OMC et calculs de l’auteur.

Principaux participants au commerce des services en valeur

Les États-Unis ont exporté pour 515 milliards de dollars É.-U. de services commerciaux en 2010, soit 14,1 p. 100 des échanges totaux, faisant de ce pays le plus important exportateur de services dans le monde. Les quatre pays qui viennent après les États-Unis sont l’Allemagne (230 milliards de dollars É.-U., ou 6,3 p. 100 des exportations mondiales), le Royaume-Uni (227 milliards de dollars É.-U., ou 6,2 p. 100 des exportations mondiales), la Chine (170 milliards de dollars É.-U., ou 4,6 p. 100 des exportations mondiales) et la France (140milliards de dollars É.-U., ou 3,8 p. 100 des exportations mondiales) (tableau 2-5).

Les États-Unis étaient aussi le principal importateur de services, avec des achats auprès de fournisseurs étrangers totalisant 358 milliards de dollars É.-U., ce qui correspond à 10,2 p. 100 des importations mondiales. Suivaient l’Allemagne (256 milliards de dollars É.-U., ou 7,3 p. 100 des importationsmondiales), la Chine (192milliards de dollars É.-U., soit 5,5 p. 100 des importations mondiales), le Royaume-Uni (156 milliards de dollars É.-U., ou 4,5 p. 100 des importations mondiales) et le Japon (155 milliards de dollars É.-U., ou 4,4 p. 100 des importations mondiales).

La Chine a supplanté la France au quatrième rang des exportateurs de services commerciaux, tandis que l’Allemagne devançait le Royaume-Uni au second rang. La Chine a également grimpé au classement des importations, enlevant la troisième position au Royaume-Uni.

Table 2-5a
Principaux exportateurs dans le commercemondial des services, 2010 ($É.-U.)
 2010 Rang2009 RangValeur en 2010Part en 2010
États-Unis11515 000 000 000 $14,1 %
Allemagne23230 000 000 000 $6,3 %
Royaume-Uni32227 000 000 000 $6,2 %
Chine45170 000 000 000 $4,6 %
France54140 000 000 000 $3,8 %
Japon66138 000 000 000 $3,8 %
Espagne77121 000 000 000 $3,3 %
Singapour814112 000 000 000 $3,0 %
Pays-Bas910111 000 000 000 $3,0 %
Inde1012110 000 000 000 $3,0 %
Canada181866 000 000 000 $1,8 %
Table 2-5b
Principaux importateurs dans le commercemondial des services, 2010 ($É.-U.)
 2010 Rang2009 RangValeur en 2010Part en 2010
États-Unis11358 000 000 000 $10,2 %
Allemagne22256 000 000 000 $7,3 %
Chine34192 000 000 000 $5,5 %
Royaume-Uni43156 000 000 000 $4,5 %
Japon55155 000 000 000 $4,4 %
France66126 000 000 000 $3,6 %
Inde712117 000 000 000 $3,3 %
Pays-Bas89109 000 000 000 $3,1 %
Italie97108 000 000 000 $3,1 %
Irlande108106 000 000 000 $3,0 %
Canada131189 000 000 000 $2,6 %

Source : OMC et calculs de l’auteur.


1 Communiqué de presse 628 de l’OMC, « Le commerce mondial en 2010 et les perspectives pour 2011 », 7 avril 2011.

2 Quatre économies constituent les nouvelles économies industrialisées (NEI) d’Asie : Hong Kong, la Corée, Singapour et Taïwan.

3 Voir L’état du commerce du Canada en 2011, chapitre 1.

4 TD Economics, « Commodity Price Rally Still Has Some Gas in the Tank », Commodity Price Forecast Update, 14 janvier 2011.

5 TD Economics, « Commodity Price Rally Still Has Some Gas in the Tank », Commodity Price Forecast Update, 14 janvier 2011.

6 Les prix cités sont ceux des échanges de pétrole West Texas Intermediate (WTI) sur le marché au comptant à Cushing (Oklahoma), tels que publiés par le U.S. Energy Information Administration (USEIA) (anglais seulement).

7 Prix par once troy, selon le cours fixé pour l’or à la séance de l’après-midi sur le marché de Londres, tel que publié sur USA GOLD (anglais seulement).