Le commerce international du Canada : Le point sur le commerce et l'investissement – 2011

V. Points saillants de l’évolution du commerce des marchandises du Canada

Profitant de l’amélioration des conditions dumarchémondial, le commerce du Canada a rebondi en 2010. La reprise généralisée de l’activité économique, la reconstitution des stocks et de meilleures perspectives du côté des consommateurs ont aidé à soutenir la demande étrangère pour les produits canadiens. Cette tendance a renforcé la demande canadienne pour les intrants intermédiaires étrangers, stimulé l’emploi et aidé à relancer la consommation au pays. Par conséquent, tant les exportations que les importations du Canada ont augmenté l’an dernier.

Le présent chapitre examine plus en détails l’évolution du commerce des marchandises du Canada au cours de l’année écoulée – pour les différents partenaires commerciaux, produits et provinces – à l’aide des statistiques canadiennes détaillées sur le commerce par produit de base et par pays1.

Les exportations canadiennes de marchandises vers le monde ont augmenté à 399,4milliards de dollars en 2010, tandis que les importations avançaient à 403,3milliards de dollars.Dans la plupart des cas, les niveaux d’échanges du Canada avec ses principaux partenaires sont demeurés sous leurs niveaux d’avant la récession. L’essentiel du commerce du Canada se déroule avec quelques partenaires. Les dix principales destinations des exportations ont reçu environ 90 p. 100 des exportations totales de marchandises, tandis que les dix principaux pays fournisseurs ont représenté plus de 80 p. 100 des importations canadiennes en 2010. Il y a eu très peu de mouvement dans le classement des principaux partenaires commerciaux du Canada. Du côté des exportations, les huit premières destinations l’an dernier étaient les mêmes que l’année précédente, tandis que pour les importations, les neuf principales sources sont demeurées inchangées pour ce qui est de la composition que du classement.

Trois pays ont fait leur entrée dans le groupe des dix principaux partenaires commerciaux du Canada : du côté des exportations, le Brésil et la Norvège, qui ont ravi le neuvième et le dixième rang, respectivement; du côté des importations, Taïwan s’est hissé en dixième position.

Pour ce qui est des produits qui ont joué un rôle clé dans la performance commerciale du Canada en 2010, les véhicules automobiles, l’or, certains produits énergétiques (comme le pétrole brut et le gaz naturel) et diverses ressources non énergétiques telles que la potasse, le blé et lesmétaux, ont enregistré des excédents commerciaux considérables et, pour la plupart, fait une contribution positive aux soldes commerciaux. Par contre, un certain nombre de produitsmanufacturés, avec en tête les camions et les pièces d’automobiles, lematériel de télécommunications, les médicaments, les ordinateurs et les circuits intégrés ont affiché des déficits et, pour la plupart, ont eu un impact négatif sur les soldes commerciaux. Plusieurs produits liés aux ressources ont vu leurs prix grimper l’an dernier, sous l’effet de l’expansion économique sans précédent desmarchés émergents à travers lemonde. Le secteur nord-américain de l’automobile semble aussi émerger du monumental effort de restructuration entrepris ces dernières années. Un des faits saillants de la performance commerciale du Canada a été la reprise des exportations de voitures de tourisme après cinq années consécutives de déclin. Cependant, un effet secondaire de cet effort de reconstruction à l’échelle continentale semble être la disparition de la production canadienne de camions destinés à l’exportation.

Un autre fait saillant de la performance commerciale du Canada en 2010 a été l’augmentation des exportations de produits du bois après un recul de cinq ans. Les exportateurs canadiens de bois et de pâte sontmaintenant plus présents sur les marchés asiatiques en croissance rapide après plusieurs années de demande léthargique pour leurs produits, attribuable au marasme du marché de l’habitation aux États-Unis.

Le commerce des dix principaux partenaires commerciaux

Les exportations de marchandises

Après avoir plongé de 25,6 p. 100, les exportations canadiennes de marchandises vers le monde ont rebondi en 2010, gagnant 11,0 p. 100, à 399,4 milliards de dollars. Cette performance est le fruit de la reprise vigoureuse qui a suivi la récession mondiale de 2009. Pour la plupart, les exportations vers les principaux partenaires du Canada sont demeurées sous leur niveau d’avant la récession. Cependant, les exportations en Chine et au Royaume-Uni ont été supérieures à leur niveau de 2008, tandis que celles à destination du Brésil étaient presque à parité. La forte poussée des exportations vers ce pays a essentiellement permis au Brésil de revenir à son niveau de 2008, tandis que la croissance des exportations au Royaume-Uni l’an dernier a projeté ce pays au-dessus du niveau d’avant la récession. Dans le cas de la Chine, les exportations ont continué de croître en 20092 et en 2010.

En 2010, deux pays – le Brésil et la Norvège – ont joint le groupe des dix principales destinations des exportations canadiennes, au neuvième et au dixième rang, respectivement; ils ont déplacé la France (passée de la neuvième à la onzième position) et l’Inde (qui a glissé du dixième au treizième rang). Collectivement, les dix premières destinations en importance ont représenté 89,9 p. 100 des exportations totales de marchandises.

Les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada du côté des exportations, avec une part atteignant 74,9 p. 100 en 2010, ce qui est légèrement inférieur à la part de 75,0 p. 100 enregistrée un an plus tôt. Les exportations aux États- Unis ont augmenté de 29,0 milliards de dollars, soit 10,8 p. 100, pour atteindre 299,1 milliards de dollars. Bien que la récession aux États-Unis ait pris fin en juin 2009, la reprise a été chancelante en comparaison des récessions passées. La confiance des consommateurs demeure faible, influencée par la baisse prolongée des prix du logement et le chômage élevé. En dépit d’une augmentation en 2010, les exportations canadiennes aux États- Unis sont demeurées inférieures à leurs niveaux de l’une ou l’autre des années de la période 1999-2008.

L’essentiel des gains enregistrés dans les exportations aux États-Unis en 2010 sont concentrés dans trois catégories : les combustibles et huiles minéraux, les véhicules automobiles, ainsi que les pierres et métaux précieux. Ensemble, elles ont fourni plus de 95 p. 100 de l’augmentation des exportations bilatérales durant l’année écoulée. Lamontée rapide des prix de l’énergie a aidé à gonfler les exportations de combustibles et huiles minéraux de près de 12,6milliards de dollars. Le pétrole brut arrive en tête avec un gain de 9,2milliards de dollars, alors que les exportations de gaz naturel étaient sensiblement inchangées l’année précédente.

Les exportations de produits de l’automobile aux États-Unis ont progressé pour la première fois après cinq années de baisses consécutives. Les exportations de véhicules ont augmenté de 11,9 milliards de dollars, à 48,3milliards de dollars, la plus grande partie des gains étant attribuable aux voitures de tourisme (11,4 milliards de dollars). Les pièces d’automobiles étaient également en hausse de 2,0milliards de dollars, tandis que les exportations de camions ont reculé de plus de 0,75 milliard de dollars. Les exportations de camions ont chuté en moyenne de près de 60 p. 100 annuellement au cours des trois dernières années. En 2010, elles représentaientmoins d’un seizième de leur niveau de 2007.

Les gains observés du côté des pierres et métaux précieux ont été dominés par l’or (hausse de près de 2,0 milliards de dollars) et l’argent (1,1 milliard de dollars), les pièces de monnaie et les déchets et débris de métaux précieux expliquant la plupart du reste des gains.

Les exportations de marchandises au Royaume-Uni, qui demeure la deuxième destination en importance du Canada, ont grimpé à 16,4 milliards de dollars en 2010, soit 4,1 p. 100 de l’ensemble des exportations. Les exportations étaient en hausse de 35,7 p. 100 (4,3 milliards de dollars). Les pierres et métaux précieux ont dominé les gains avec une hausse de 3,5milliards de dollars, l’or (3,0 milliards de dollars) prenant la part du lion. Des gains notables ont aussi été enregistrés pour le nickel (0,7milliard de dollars) et les aéronefs (0,4 milliard de dollars).

La Chine demeure au troisième rang des destinations des exportations canadiennes, accueillant 3,3 p. 100 de l’ensemble de nos exportations de marchandises. Les exportations en Chine ont progressé de 2,1 milliards de dollars, à 13,2 milliards de dollars. La pâte, les graisses et huiles, le bois et les combustibles et huilesminéraux sont à l’origine de la plus grande partie des gains, avec des hausses de 0,7milliard de dollars, 0,6milliard de dollars, 0,5 milliard de dollars et 0,4 milliard de dollars, respectivement. Cependant, les exportations d’oléagineux ont inscrit une perte importante (0,7 milliard de dollars), entièrement attribuable à la diminution des expéditions de graines de canola. Sur la période de cinq ans allant de 2006 à 2010, la part des exportations canadiennes allant en Chine est passée de 1,8 p. 100 à 3,3 p. 100.

Le Japon était la quatrième plus importante destination des exportations du Canada en 2010. Les exportations au Japon ont atteint 9,2 milliards de dollars, une hausse de 0,9milliard de dollars (10,6 p. 100) sur 2009. Les minéraux expliquent la plus grande partie de l’augmentation (331 millions de dollars), suivis du bois, avec un gain de 164 millions de dollars. Le Japon a reçu 2,3 p. 100 de l’ensemble des expéditions canadiennes à l’étranger en 2010.

Le Mexique arrive au cinquième rang des pays d’exportation pour le Canada. Les exportations vers ce pays sont celles qui ont augmenté le moins vite parmi les dix principales destinations, avec un taux de croissance de seulement 4,2 p. 100 (204millions de dollars), à un peu plus de 5,0milliards de dollars. Les gains notables enregistrés pour les oléagineux (188millions de dollars) et l’aluminium (104 millions de dollars) ont été annulés par les pertes subies dans les exportations de machines et appareils mécaniques (201 millions de dollars) et lesmachines et lematériel électriques (154millions de dollars).Des gains plus modestes dans d’autres catégories, notamment le fer et l’acier, la viande et les véhicules automobiles, expliquent l’augmentation globale des exportations vers ce pays.

L’Allemagne arrivait au sixième rang en 2010. Les exportations vers ce pays étaient en hausse de 201 millions de dollars (5,4 p. 100), pour atteindre 3,9 milliards de dollars. Les gains enregistrés dans les exportations de minerais minéraux (314 millions de dollars) et de produits chimiques inorganiques (122 millions de dollars) ont été en grande partie effacés par une diminution de 379 millions de dollars des exportations d’aéronefs et de pièces.

Les exportations vers le septième pays en importance, la Corée, ont progressé de 182millions de dollars (5,2 p. 100), à 3,7milliards de dollars. Un gain de 160 millions de dollars dans les exportations de céréales a été largement neutralisé par une baisse de 134 millions de dollars dans les exportations de machines et d’appareils. Il y a eu des gains plus modestes dans les exportations de pâte (82 millions de dollars), de combustibles et huilesminéraux (60millions de dollars) et de bois (46 millions de dollars), qui ont tous contribué à l’augmentation générale.

Les Pays-Bas arrivaient au huitième rang en 2010, soit le même qu’en 2009. Les exportations vers les Pays-Bas étaient en hausse de 490 millions (17,8 p. 100), pour s’établir à 3,2 milliards de dollars. Les gains importants du côté de l’aluminium(226millions de dollars), des oléagineux (215 millions de dollars), du nickel (153 millions de dollars) et des produits chimiques inorganiques (115 millions de dollars) ont été partiellement annulés par le recul de 228 millions de dollars des exportations de combustibles et huiles minéraux.

Le Brésil a fait son entrée dans le groupe des dix principauxmarchés d’exportation du Canada pour la première fois en 2010, prenant le neuvième rang – un bond considérable par rapport à la quatorzième place qu’il occupait en 2009. Les exportations ont bondi de 60,4 p. 100 (967 millions de dollars) pour atteindre près de 2,6milliards de dollars. Trois produits expliquent l’essentiel de cette progression : les engrais, en hausse de 301 millions de dollars (180,9 p. 100), les produits pharmaceutiques, avec un gain de 281 millions de dollars (3 158,6 p. 100), et les combustibles et huiles minéraux, qui ont augmenté de 192 millions de dollars (94,7 p. 100). Le Canada a repris presque tout le terrain perdu dans ses exportations au Brésil durant la récession mondiale de 2009.

Au dixième rang, on retrouve la Norvège, pays qui occupait le treizième rang en 2009. Les exportations vers la Norvège ont bondi de 43,4 p. 100, soit 765 millions de dollars, pour s’établir à 2,5 milliards de dollars. Les gains étaient généralisés parmi les principaux produits exportés, mais l’essentiel de l’augmentation est attribuable au nickel (616 millions de dollars) et, dans une moindremesure, l’aluminium(108millions de dollars).

Les importations de marchandises

Les importations demarchandises au Canada ont aussi augmenté en 2010, mais à un rythme plus lent que les exportations. Les importations totales étaient en hausse de 10,5 p. 100 (38,2milliards de dollars), à 403,3 milliards de dollars. Il y a eu peu de mouvement dans le classement des principaux fournisseurs d’importations du Canada de 2009 à 2010, les neuf premiers (États-Unis, Chine, Mexique, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, Corée, France et Italie) conservant leur rang. Cependant, il y a eu changement au dixième rang, où Taïwan a déplacé l’Algérie. Les dix principaux fournisseurs d’importations représentaient globalement 80,7 p. 100 dumarché d’importation canadien en 2010.

Avec plus de lamoitié des importations totales du Canada (50,4 p. 100), les États- Unis ont été le plus gros fournisseur de produits étrangers du pays; cette part était néanmoins en baisse par rapport au niveau de 51,2 p. 100 enregistré en 2009. Malgré une part moindre, les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 16,4 milliards de dollars (8,8 p. 100) pour atteindre 203,2 milliards de dollars. Les importations accrues de produits de l’automobile ont dominé les gains, avec une hausse de 7,2milliards de dollars. Les camions servant au transport des biens (25,0 p. 100), les voitures de tourisme (22,3 p. 100) et les pièces d’automobiles (21,7 p. 100) ont fourni la plus grande partie des gains à l’importation de produits de l’automobile. Des gains plus modestes ont été observés dans les importations de combustibles et huilesminéraux, de fer et d’acier et de machines et appareils mécaniques (1,6 milliard de dollars dans chaque cas) et de plastiques (1,2 milliard de dollars). Les importations d’aéronefs et de pièces ont reculé de 0,6 milliard de dollars, limitant les gains.

La Chine est le deuxième fournisseur de marchandises du Canada en importance. À un taux de 12,1 p. 100, la croissance des importations provenant de la Chine a été légèrement supérieure à la moyenne, ce pays voyant sa part du marché d’importation canadien passer de 10,9 p. 100 en 2009 à 11,0 p. 100 en 2010. Les importations en provenance de la Chine ont augmenté de 4,8 milliards de dollars pour atteindre près de 44,5 milliards de dollars l’an dernier. Les machines et appareils mécaniques (1,6 milliard de dollars) et lesmachines et lematériel électriques (1,5milliard de dollars) expliquent environ les deux tiers de l’augmentation globale. Lematériel informatique et lesmachines d’impression ont dominé les gains dans la première catégorie, tandis que les appareils téléphoniques et les transistors et diodes ont fait de même dans la seconde catégorie.

Le Mexique arrivait au troisième rang et sa part du marché a gagné un point de pourcentage de 2009 à 2010, pour atteindre 5,5 p. 100 du marché canadien, grâce à une progression de 33,7 p. 100 (5,6 milliards de dollars) des expéditions au Canada. Plus de 60 p. 100 des gains sont imputables aux véhicules automobiles (principalement les camions et les voitures de tourisme) et aux machines et matériel électriques (notamment le matériel téléphonique et les pièces). Les machines et appareils mécaniques et les combustibles et huiles minéraux ont fourni environ la moitié des gains restants.

Les importations venant du Japon, la quatrième source en importance pour le Canada, ont progressé de 1,1milliard de dollars (8,8 p. 100) pour atteindre 13,4milliards de dollars en 2010. Les produits de l’automobile (principalement les pièces et les voitures de tourisme) et les machines et appareils mécaniques (avec, en tête, les bouteurs, les niveleuses, les racleurs et les moteurs à piston) ont été à l’origine d’environ 60 p. 100 de l’ensemble des gains.

Les importations en provenance de l’Allemagne, le cinquième fournisseur du Canada en 2010, ont progressé de 0,6milliard de dollars (5,9 p. 100), à 11,4milliards de dollars. Les produits de l’automobile expliquent ce gain, avec une progression de 0,7 milliard de dollars. L’essentiel de l’augmentation des importations de produits de l’automobile provient des importations accrues de voitures de tourisme. Les importations de machines et matériel électriques ont également inscrit une hausse (110 millions de dollars), mais elle a été plus que compensée par un recul de 130 millions de dollars des importations de machines et appareils mécaniques.

Les importations provenant du Royaume-Uni, qui arrive au sixième rang des dix principales sources d’importations du Canada, ont progressé de 1,3milliard de dollars (13,9 p. 100), à 10,7 milliards de dollars. Les combustibles et huiles minéraux ont enregistré la plus forte hausse, soit près de 1,0 milliard de dollars, le pétrole brut fournissant à lui seul 80 p. 100 des gains et le pétrole raffiné, la plus grande partie du reste.

Les importations en provenance de la Corée, au septième rang, étaient en hausse de 217 millions (3,7 p. 100), à 6,1 milliards de dollars. L’augmentation la plus importante est survenue dans la catégorie des navires et bateaux (193 millions de dollars), suivie des produits de l’automobile (77 millions de dollars) et des combustibles et huiles minéraux (49 millions de dollars). Un recul des importations de machines et matériel électriques de quelque 175 millions de dollars est venu réduire en partie ces gains.

Occupant le huitième rang, la France est le seul pays sur la liste des dix premiers pour lequel le Canada a enregistré une baisse des importations en 2010. Les importations en provenance de ce pays ont fléchi de 3,6 p. 100, à 5,4 milliards de dollars, contre 5,6 milliards de dollars un an plus tôt. En dépit d’une augmentation de 314millions de dollars des importations d’aéronefs et de pièces, les baisses enregistrées dans diverses catégories ont contribué au repli général. Les importations de produits pharmaceutiques ont le plus reculé (194 millions d dollars), avec des baisses notables des importations de combustibles et huilesminéraux (92millions de dollars), de machines et matériel électriques (66 millions de dollars), demachines et appareils mécaniques (65 millions de dollars) et d’articles en fer et en acier (40millions de dollars).

L’Italie a conservé le neuvième rang, les importations reçues de ce pays ayant augmenté de 0,2 milliard de dollars, pour s’établir à 4,6 milliards de dollars. Les combustibles et huiles minéraux (presque entièrement des huiles de pétrole raffinées) monétaient en hausse de 113millions de dollars, suivis des produits pharmaceutiques (43millions de dollars) et des boissons (27 millions de dollars).

Taïwan a accédé pour la première fois à la liste des dix principales économies fournissant des importations au Canada. Les importations canadiennes de Taïwan ont augmenté de 625 millions (18,7 p. 100) pour atteindre près de 4,0 milliards de dollars en 2010. Les machines et le matériel électriques sont responsables d’un peu moins de la moitié des gains (286 millions de dollars), les pierres et métaux précieux (85 millions de dollars) et les articles en fer et en acier (82 millions de dollars) ayant aussi fait une contribution marquée à ces gains.

Les principaux déterminants du commerce des marchandises

Sur plus de 1 200 biens3, les 26 produits énumérés au tableau 5-1 ont été choisis en raison de leur impact global sur l’évolution du solde commercial du Canada. Ensemble, ils représentaient un peumoins de lamoitié des exportations demarchandises du Canada en 2010 et près du tiers de ses importations de marchandises. Douze des produits sélectionnés ont contribué à améliorer le solde commercial, à hauteur de près de 25,9 milliards de dollars. Quatorze autres produits ont été responsables des baisses les plus importantes des soldes commerciaux, totalisant quelque 16,8 milliards de dollars. Pris ensemble, ces 26 produits ont fait une contribution positive de quelque 9,1 milliards de dollars au solde commercial du Canada de 2009 à 2010. Par comparaison, le solde commercial global du Canada n’a progressé que de 1,4 milliard de dollars.

Comme il ressort du tableau 5-1, ces grands déterminants entrent dans deux catégories : les produits qui affichent un excédent commercial et les produits qui enregistrent un déficit commercial. Dans chaque catégorie, le commerce est subdivisé entre les sous-catégories des échanges commerciaux comportant des flux bidirectionnels importants et les échanges principalement unilatéraux.

Tableau 5-1a
Produits affichant un excédent commercial : Exportations élevées et importations élevées
 ExportationsCroissance des exportationsImportationsCroissance des importationsSolde 2010Variation du solde 2010/2009
Voitures de tourisme37 985 600 000 $43,0 %22 999 800 000 $18,5 %14 985 900 000 $7 834 200 000 $
Pétrole brut51 942 000 000 $21,3 %23 854 200 000 $12,4 %28 087 800 000 $6 496 300 000 $
Or13 831 600 000 $65,4 %7 575 900 000 $67,9 %6 255 700 000 $2 406 800 000 $
Gaz de pétrole18 359 400 000 $0,11 %4 204 400 000 $18,6 %14 155 000 000 $-639 700 000 $
Total partiel122 118 700 000 $27,1 %58 634 300 000 $20,4 %63 484 400 000 $16 097 700 000 $
Tableau 5-1b
Produits affichant un excédent commercial : Exportations élevées et importations limitées
 ExportationsCroissance des exportationsImportationsCroissance des importationsSolde 2010Variation du solde 2010/2009
Potasse5 196 600 000 $41,9 %25 500 000 $2,7 %5 171 200 000 $1,533 100 000 $
Pâte de bois chimique4 960 900 000 $36,0 %164 000 000 $4,7 %4 796 900 000 $1 304 500 000 $
Mattes de nickel2 792 700 000 $85,5 %86 400 000 $73,4 %2 706 300 000 $1 250 700 000 $
Aluminium brut6 025 200 000 $23,9 %299 200 000 $46,4 %5 726 000 000 $1 068 500 000 $
Bois scié5 050 300 000 $28,0 %487 500 000 $22,7 %4 562 800 000 $1 015 500 000 $
Charbon5 986 700 000 $20,8 %1 078 200 000 $1,9 %4 908 500 000 $1 010 100 000 $
Diamants, non montés ou sertis2 681 500 000 $38,6 %521 500 000 $26,7 %2 160 100 000 $637 200 000 $
Huile de canola2 188 000 000 $41,8 %224 100 000 $51,8 %1 963 800 000 $567 900 000 $
Papier non couché2 452 700 000 $-21,8 %494 100 000 $-4,8 %1 958 600 000 $-658 000 000 $
Aéronefs6 969 100 000 $-10,8 %2 210 400 000 $-3,8 %4 758 800 000 $-751 400 000 $
Minerais de fer et concentrés, y compris pyrites grillées3 190 600 000 $-5,3 %916 600 000 $206,1 %2 274 000 000 $-796 000 000 $
Blé et méteil4 671 200 000 $-22,4 %12 700 000 $-32,8 %4 658 500 000 $-1 344 000 000 $
Total partiel52 165 500 000 $12,4 %6 520 100 000 $16,7 %45 645 400 000 $4 837 900 000 $
Tableau 5-1c
Produits affichant un excédent commercial : Exportations élevées et importations élevées
 ExportationsCroissance des exportationsImportationsCroissance des importationsSolde 2010Variation du solde 2010/2009
Médicaments, sous forme de doses3,982 000 000 $-29,3 %8 879 600 000 $-6,8 %-4 897 600 000 $-1 003 500 000 $
Pièces de véhicules automobiles9 058 200 000 $30,1 %18 353 600 000 $22 9 %-9 295 400 000 $-1 327 600 000 $
Matériel téléphonique et pièces3 185 200 000 $-12,7 %7 496 200 000 $20,6 %4,311 000 000 $-1 742 900 000 $
Total partiel16 225 400 000 $-0,1 %34 729 300 000 $13,2 %-18 504 000 000 $-4 074 000 000 $
Tableau 5-1d
Produits affichant un excédent commercial : Exportations limitées et importations élevées
 ExportationsCroissance des exportationsImportationsCroissance des importationsSolde 2010Variation du solde 2010/2009
Déchets et débris demétaux précieux629 300 000 $15,8 %1 986 000 000 $-24,8 %-1 356 700 000 $741 000 000 $
Médicaments, non sous forme de doses3 982 000 000 $-29,3 %8 879 600 000 $-6,8 %-4 ,897 600 000 $-1 003 500 000 $
Circuits électroniques intégrés1 631 600 000 $-28,1 %3 559 100 000 $1,8 %-1 927 500 000 $-701 300 000 $
Véhicules (transport des marchandises)705 200 000 $-55,7 %11 570 500 000 $34,7 %-10 865 300 000 $-3 866 200 000 $
Bulldozers, niveleuses et racleuses, etc.137 100 000 $-37,1 %2 579 000 000 $38,8 %-2 441 900 000 $-802 400 000 $
Tracteurs323 200 000 $-54,4 %2 626 900 000 $32,4 %-2 303 700 000 $-1 027 900 000 $
Ordinateurs1 767 000 000 $-10,0 %8 355 200 000 $12,6 %-6 588 200 000 $-1 128 500 000 $
Total partiel9 175 300 000 $25,2 %39 556 300 000 $50,7 %-30 380 900 000 $-7 788 700 000 $
Total, 26 produits199 684 900,000 $20,3 %139 440 000 000 $25,4 %60 244 800 000 $9 073 000 000
Total, tous les produits399 420 700 000 $11,0 %403 347 200,000 $10,5 %-3 926 500 000 $1 362 000 000 $

Les produits pour lesquels on observe d’importants flux commerciaux et où le Canada enregistre un excédent sont les voitures de tourisme, l’or et certains produits énergétiques (comme le gaz naturel et le pétrole brut). Les produits axés sur les ressources ont été influencés par les variations de prix survenues en 2010. Les prix du pétrole brut ont augmenté l’an dernier, ce qui a contribué à l’expansion du solde commercial pour ce produit. De façon similaire, les prix des métaux précieux étaient en hausse en 2010, le prix de l’or passant de 973 $É.-U. l’once troy en 2009 à 1 225 $É.-U. en 20104. Les prix du gaz naturel ont fléchi en 2010 alors que les volumes exportés ont légèrement augmenté, causant une haussemodeste de la valeur totale des exportations de gaz naturel; cependant, avec l’augmentation plus grande du côté des importations, le solde positif à ce poste a rétréci. Dans le cas des voitures de tourisme, dont la plus grande partie est destinée au marché américain, le gain provient de volumes croissants dans un contexte où les prix ont fléchi. Globalement, ces quatre produits ont enregistré un excédent commercial de 63,5milliards de dollars, en hausse de 16,1 milliards de dollars sur l’année précédente.

Les produits où le Canada enregistre habituellement des exportations élevéesmais des importations plus limitées sont principalement des ressources non énergétiques, comme la potasse, les métaux et le blé. Plusieurs de ces produits ont profité des fortes hausses de prix et d’une amélioration des conditions de la demande, alors que la production a commencé àmontrer des signes de reprise au lendemain de la récession monétaient diale. Dans le cas de la pâte, la forte demande de la Chine a aidé à stimuler les exportations. Par contre, les exportations de blé ont reculé en 2010, les prix et les volumes étant en baisse par rapport à l’année précédente. Enfin, les ventes de gros articles tels que les aéronefs ont vraisemblablement souffert des conséquences de la récession. L’excédent commercial pour l’ensemble de ces produits a augmenté de 4,8milliards de dollars, à 45,6 milliards de dollars.

Les produits qui donnent lieu à d’importants flux commerciaux et où le Canada enregistre un déficit sont notamment le matériel de télécommunications, les produits pharmaceutiques et les pièces d’automobiles. L’apaisement des craintes suscitées par le risque d’une pandémiemondiale d’influenza pourrait expliquer la baisse des échanges de médicaments vendus par dose, tandis que la reprise du marché nord-américain de l’automobile explique vraisemblablement la forte augmentation du commerce des pièces. Cependant, le contexte d’affaires à l’étranger est généralement faible par rapport à la situation qui prévaut au Canada; cela pourrait expliquer l’augmentation des importations dematériel de télécommunications alors que les exportations de ces produits étaient en baisse. Dans l’ensemble, l’augmentation des exportations de pièces d’automobiles a été annulée par le recul des médicaments et du matériel de télécommunications, tandis que la valeur des exportations de ces produits a peu changé au cours de l’année pendant que les importations augmentaient, entraînant une aggravation de 4,1 milliards de dollars du déficit commercial pour ces produits.

Les produits pour lesquels le Canada enregistre habituellement un niveau d’importations élevé mais un niveau d’exportations plus limité sont essentiellement des biensmanufacturés. Pour la plupart des catégories, la demande canadienne était en hausse alors que la demande étrangère fléchissait. Globalement, le déficit commercial pour ces produits s’est creusé de 7,8milliards de dollars, à 30,4 milliards de dollars.

Performance à l’exportation des entreprises canadiennes de petite, moyenne et grande taille durant la crise financière mondiale1

La performance à l’exportation selon la taille de l’entreprise durant la crise

Valeur des exportations, selon la taille de l’entreprise, 1999-2009

Équivalent textuel pour Valeur des exportations, selon la taille de l’entreprise, 1999-2009

Source : Statistique Canada, Registre des exportateurs.

Au cours de la récente crise financière mondiale, les exportateurs canadiens de taillemoyenne (les entreprises ayant entre 100 et 499 employés) s’en sont tirésmieux que les petits et grands exportateurs, haussant la valeur de leurs exportations de 7 p. 100 entre 2008 et 2009, à 51milliards de dollars (figure 1). Cette performance s’inscrit dans une tendance qui se poursuit depuis une décennie et au cours de laquelle la part des exportations canadiennes provenant des entreprises de taille moyenne n’a cessé d’augmenter. Par contre, les grandes entreprises (celles comptant 500 employés ou plus) ont vu la valeur de leurs exportations diminuer de 36 p. 100 durant la crise, à 157 milliards de dollars. Les petites entreprises (celles qui ontmoins de 100 employés) constituent la catégorie restante. Au cours de la crise, leurs exportations ont chuté de 34 p. 100, passant de 103 milliards de dollars en 2008 à 68 milliards de dollars en 2009. Cette année-là, les petites entreprises représentaient 86 p. 100 des exportateurs canadiens.

La crise et les exportations du Canada vers les États-Unis

Nombre d’exportateurs, selon la taille de l’entreprise, 1999-2009

Équivalent textuel pour Nombre d’exportateurs, selon la taille de l’entreprise, 1999-2009

Source : Statistique Canada, Registre des exportateurs.

La valeur des exportations canadiennes aux États-Unis est passée de 279 milliards de dollars en 1999 à 322 milliards de dollars en 2008, ce qui représente 78 p. 100 de la valeur totale des exportations canadiennes. Cependant, avec l’avènement de la crise financière mondiale, la valeur des exportations canadiennes aux États-Unis a dégringolé de 31 p. 100, à 225 milliards de dollars en 2009. Dans ce mouvement, les grandes entreprises canadiennes ont vu leurs exportations aux États-Unis reculer dans une proportion similaire. Cela ne saurait étonner parce que les grandes entreprises sont à l’origine de la grande majorité des exportations aux États-Unis. Du côté des petites entreprises canadiennes, les exportations aux États-Unis ont aussi baissé de 30 p. 100 entre 2008 et 2009, mais les entreprises de taille moyenne ont été un peumoins touchées, leurs exportations ne reculant que de 25 p. 100 durant la même période.

Les écarts de performance entre des entreprises de taille différente peuvent s’expliquer en partie en faisant le lien entre la taille d’une entreprise et l’industrie à laquelle elle appartient. Ainsi, le secteur du matériel de transport et celui des mines et de l’extraction du pétrole et du gaz représentaient environ 45 p. 100 des exportations de marchandises du Canada aux États-Unis en 2008. Une caractéristique du secteur du pétrole et du gaz et des autres ressources est qu’il est plus probable qu’on y retrouve de grandes entreprises, qui ont probablement été touchées par la brusque chute des prix des ressources au cours de la crise mondiale. Les grandes entreprises sont aussi des participants de premier plan dans le secteur de l’automobile, qui était déjà en déclin mais dont la chute a été précipitée lors de la crise. Par contre, les entreprises de petite etmoyenne taille desservent habituellement des créneaux bien précis du marché ou fournissent des intrants intermédiaires au sein de chaînes de valeur nord-américaines intégrées. Ces activités ont probablement moins subi les contrecoups de la crise.

Les petites entreprises et les autres destinations des exportations

Les exportations des petites entreprises selon la destination

Équivalent textuel pour Les exportations des petites entreprises selon la destination

Source : Statistique Canada, Registre des exportateurs.

Les petites entreprises jouent un rôle particulièrement important au niveau des exportations vers les marchés non traditionnels. En 2009, les petites entreprises comptaient pour un peu plus de 20 p. 100 des exportations canadiennes de marchandises aux États-Unis et l’UE; cependant, elles fournissaient plus de 30 p. 100 des exportations vers le reste du monde avant la crise financière mondiale. Puis, elle ont vu leur part grimper à 40 p. 100 en 2009. La valeur absolue de leurs exportations a aussi progressé légèrement. Dans l’intervalle, les parts et la valeur absolue des exportations des entreprises de moyenne et grande taille ont régressé durant la crise.

Principales destinations des exportations des petites entreprises canadiennes

Équivalent textuel pour Principales destinations des exportations des petites entreprises canadiennes

Source : Statistique Canada, Registre des exportateurs.

La part des exportations destinées aux États-Unis provenant des petites entreprises a aussi reculé depuis 1999. En 2009, les États-Unis représentaient 66 p. 100 de la valeur totale des exportations des petites entreprises canadiennes, en baisse par rapport aux niveaux de 75 p. 100 en 2008 et de 82 p. 100 en 1999. En revanche, les exportations vers le Japon, la Chine et la Corée du Sud ont pris de plus en plus d’importance pour les petites entreprises canadiennes durant la dernière décennie. En 2009, celles-ci exportaient de façon disproportionnée vers certains marchés émergents clés par rapport aux entreprises de moyenne ou grande taille. À titre d’exemple, les petites entreprises représentaient 65 p. 100 de la valeur des exportations canadiennes en Inde, 63 p. 100 en Égypte et 60 p. 100 en Turquie.


1 Des renseignements supplémentaires sur les petites entreprises exportatrices sont disponibles dans la publication d’Industrie Canada intitulée Principales statistiques relatives aux petites entreprises –Édition spéciale : les petites entreprises exportatrices canadiennes. Ce rapport examine l’importance des petites entreprises sur les marchés internationaux, en s’intéressant au nombre d’exportateurs de marchandises et à la valeur des exportations par industrie, province et destination, selon la taille de l’entreprise, pour la période 1999-2009. Le rapport renferme également un profil du financement des PME canadiennes qui ont exporté en 2007 et s’intéresse à la participation des PME aux chaînes de valeur mondiales. Pour recevoir cette publication, veuillez vous abonner en ligne àwww.ic.gc.ca/PMEstatistiques/abonnement.

Le commerce des marchandises par grands groupes de produits

Dans cette section, nous examinons la performance commerciale du Canada en 2010 pour les 12 groupes de produits suivants : l’énergie; les véhicules et pièces; les machines et appareils mécaniques; les machines électriques et électroniques; le matériel technique et scientifique; les produits agricoles et agroalimentaires; les minéraux et métaux; les produits chimiques, les plastiques et le caoutchouc; le bois, la pâte et le papier; les textiles, le vêtement et le cuir; les biens de consommation et les produits manufacturés divers; les autres matériels de transport. Les cinq premiers groupes correspondent à des chapitres individuels du Système de classification harmonisé, tandis que les sept autres groupes sont répartis sur plusieurs chapitres du SH.

Produits énergétiques5

Les exportations canadiennes de produits énergétiques ont augmenté de 15,6 p. 100 (12,8milliards de dollars), à 94,8milliards de dollars, en 2010, faisant de l’énergie le plus important groupe de produits d’exportation du Canada. Tel qu’expliqué au chapitre 4, la plus grande partie des gains est imputable à des hausses de prix, alors que les volumes sont demeurés presque stationnaires. En dépit de cette augmentation, les exportations sont demeurées bien inférieures à leur niveau record de 2008 (133,3 milliards de dollars), lorsque les prix du pétrole brut avaient franchi la barre des 150 $É.-U. le baril.

Les importations de produits énergétiques au Canada ont aussi augmenté l’an dernier, en progression de 18,0 p. 100 (6,2 milliards de dollars) pour atteindre 40,6milliards de dollars. Étant donné que les exportations ont augmenté davantage que les importations en valeur, l’excédent commercial pour les produits énergétiques a grimpé à 54,2 milliards de dollars.

La Chine est un marché en croissance pour les exportations d’énergie du Canada. Celles-ci étaient en hausse de 45,0 p. 100 (394millions de dollars) en 2010, atteignant près de 1,3milliard de dollars – cinq fois plus qu’il y a deux ans. Par une grande marge, les États-Unis sont toutefois demeurés la principale destination des exportations d’énergie du Canada en 2010, accaparant quelque 92,6 p. 100 (87,7 milliards de dollars) des exportations totales de combustibles, d’huiles et d’autres produits énergétiques canadiens. Ce pays a aussi fourni 30,4 p. 100 (12,3 milliards de dollars) des importations totales d’énergie du Canada. Les exportations ayant dépassé les importations, le Canada a affiché un excédent commercial bilatéral avec les États-Unis pour les produits énergétiques, qui s’élève à 75,4 milliards de dollars. Il en est résulté une augmentation de l’excédent du commerce bilatéral des produits énergétiques de 10,9 milliards de dollars. Ainsi, les États- Unis ont engendré un excédent supérieur à celui enregistré pour l’ensemble des produits énergétiques. Des baisses notables des soldes commerciaux des produits énergétiques sont survenues avec le Nigeria (1,2 milliards de dollars), le Royaume-Uni (1,1milliard de dollars), l’Iraq (633 millions de dollars), le Mexique (475millions de dollars), et l’Arabie saoudite (440millions de dollars), équivalant à une bonne partie de la différence entre le solde commercial avec les États-Unis et celui du commerce total de ces produits.

Trois produits (le pétrole brut, le pétrole raffiné et les gaz de pétrole – presqu’exclusivement le gaz naturel) comptent pour quelque 90 p. 100 des échanges de produits énergétiques – un peu plus du côté des importations que des exportations. Le pétrole brut arrive au premier rang, avec 55 p. 100 des exportations d’énergie et près de 59 p. 100 des importations. Les exportations de pétrole ont progressé de 9,1milliards de dollars en 2010 pour atteindre 51,9 milliards de dollars, une augmentation de 21,3 p. 100 par rapport au niveau de 2009. Les exportations accrues aux États-Unis (hausse de 9,1milliards de dollars) expliquent ce gain, tandis que les principales baisses du côté des exportations sont survenues avec l’Inde (38,4 millions de dollars), la Malaisie (38,1 millions de dollars) et le Chili (25,1 millions de dollars).

Les importations de pétrole brut ont progressé moins vite que les exportations, gagnant 12,4 p. 100, à 23,9 milliards de dollars, en 2010.Dix pays ont fait des gains notables totalisant 5,1 milliards de dollars, tandis que dix autres pays ont affiché des pertes significatives totalisant 2,5 milliards de dollars, ce qui explique l’augmentation globale de 2,6 milliards de dollars des importations. Le Nigeria (hausse de 1,2milliard de dollars), le Royaume-Uni (augmentation de 0,8 milliard de dollars) et l’Iraq (progression de 0,6 milliard de dollars) ont dominé la liste des pays où il y a eu hausse, suivis du Brésil avec un gain de 549millions de dollars. Ce dernier pays est devenu une nouvelle source d’importations de pétrole brut pour le Canada en 2010, alors qu’il n’y avait eu aucune importation de brut en provenance du Brésil au cours des deux années précédentes. Les fournisseurs dont les importations de pétrole brut au Canada ont diminué sont la Norvège (854 millions de dollars), l’Azerbaïdjan (624 millions de dollars) et les États-Unis (364 millions de dollars). Quatre pays – le Venezuela, le Danemark, l’Algérie et les Émirats arabes unis (AE) – ont subi des reculs variant entre 100 millions et 200 millions de dollars chacun, les expéditions en provenance des AE ayant pratiquement cessé. La France, Trinidad et Tobago et l’Ukraine n’ont fait aucune vente au Canada l’an dernier après avoir expédié pour 65 millions, 63 millions et 9 million de dollars, respectivement, en importations de pétrole brut l’année précédente.

Puisque les exportations de pétrole brut ont augmenté davantage que les importations, l’excédent commercial pour ces produits a progressé de 6,5 milliards de dollars, passant de 21,6 milliards de dollars en 2009 à 28,1 milliards de dollars l’an dernier.

Les exportations canadiennes d’huiles de pétrole raffinées étaient en hausse de 2,8 milliards de dollars (23,5 p. 100), à 14,8 milliards de dollars, l’an dernier. Les exportations aux États-Unis sont à l’origine de ces gains, avec une augmentation de 3,4 milliards de dollars (31,9 p. 100). Les pertes enregistrées vers les destinations européennes ont limité les gains.Globalement, les exportations de ces produits vers la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni ont fléchi de 438 millions de dollars, les Pays-Bas venant en tête avec une baisse de 140 millions de dollars. Parallèlement, les importations canadiennes d’huiles de pétrole raffinées augmentaient de près de 2,7 milliards de dollars (38,3 p. 100), à 9,6 milliards de dollars. Les États-Unis expliquent environ la moitié des gains, avec une hausse de 1,3milliard de dollars. Les importations en provenance des Pays-Bas sont celles qui accusent le recul le plusmarqué, soit 130millions de dollars. Ces augmentations ont entraîné une légère hausse de l’excédent commercial pour les huiles de pétrole raffinées en 2010, à 5,2 milliards de dollars, contre 5,0 milliards de dollars un an auparavant.

Les exportations de gaz de pétrole ont inscrit un léger gain de 19,7millions de dollars (0,1 p. 100) entre 2009 et 2010, pour atteindre 18,4 milliards de dollars. Presque toutes ces exportations ont pris la destination des États- Unis. Les importations de gaz de pétrole ont progressé davantage que les exportations, avec une hausse de 659,4 millions (18,6 p. 100), à 4,2milliards de dollars. Environ les deux tiers de l’augmentation sont imputables aux États- Unis, le reste venant principalement de Trinidad et Tobago (hausse de 135 millions de dollars) et du Qatar (gain de 53 millions de dollars). Les importations ayant augmenté davantage que les exportations, l’excédent des échanges de gaz de pétrole a fondu de 640millions de dollars pour s’établir à 14,2 milliards de dollars en 2010.

Environ la moitié des autres catégories énergétiques moins importantes ont vu leur solde commercial se détériorer l’an dernier, tandis qu’il y a eu amélioration des soldes commerciaux pour l’autre moitié. Ainsi, le charbon est le produit qui a inscrit le gain le plus important, son excédent commercial avançant de 1,0 milliard de dollars, tandis que l’électricité est le produit qui a subi la perte la plus lourde, réduisant son excédent commercial de 364 millions de dollars. Ces catégories ont fourni environ 0,5milliard de dollars à l’augmentation globale de 6,0 milliards de dollars de l’excédent des échanges de produits énergétiques.

Tel que noté précédemment, les exportations vers la Chine ont augmenté assez fortement ces dernières années. Deux produits sont responsables de la plus grande partie de cette augmentation – le charbon et le coke de pétrole. Dans le cas du charbon, les exportations en Chine étaient en hausse de plus de 53 p. 100 l’an dernier, après avoir presque quadruplé l’année précédente, tandis que les exportations de coke bondissaient de 358,5 p. 100, après avoir grimpé de plus de 67 p. 100 un an plus tôt. Le charbon est le plus important des produits d’exportation, représentant environ huit dollars sur dix d’expédition de produits énergétiques en Chine.

Véhicules et pièces6

Tel qu’indiqué précédemment, les exportations de véhicules et de pièces ont mis fin à une tendance baissière qui a duré cinq ans en inscrivant un gain en 2010. Sur l’année, les exportations étaient en hausse de 11,8 milliards de dollars (30,8 p. 100), à 50,2milliards de dollars. Les importations ont aussi progressé, bien qu’à un rythmemoins élevé. Les importations de véhicules et de pièces ont avancé de 10,9 milliards de dollars, à 60,3 milliards de dollars, une hausse de 22,1 p. 100 par rapport à 2009. Avec ces mouvements, le déficit du commerce des produits de l’automobile a reculé à 10,1 milliards de dollars en 2010, alors qu’il s’établissait à 11,0milliards de dollars un an plus tôt.

Environ 96 p. 100 des exportations canadiennes de produits de l’automobile ont pris la destination des États-Unis en 2010 et ce pays a fourni près des deux tiers des importations canadiennes de produits de l’automobile. Parmi les autres fournisseurs importants de produits de l’automobile sur le marché canadien, mentionnons le Mexique (9,9 p. 100), le Japon (9,5 p. 100) et l’Allemagne (5,6 p. 100).

L’essentiel des variations observées dans le commerce des produits de l’automobile peut être attribué à trois produits – les voitures de tourisme, les véhicules de transport (c.-à-d. les camions) et les pièces d’automobiles. Ensemble, ils ont représenté plus de 95 p. 100 des exportations et près de 88 p. 100 des importations de produits de l’automobile.

Les véhicules de tourisme ont été la plus importante des trois grandes catégories de produits de l’automobile avec plus de 75 p. 100 des exportations et près de 40 p. 100 des importations en 2010. Les exportations de voitures de tourisme étaient en hausse de 43,0 p. 100 (11,4 milliards de dollars), à 38,0 milliards de dollars l’an dernier, les États-Unis absorbant la totalité de l’augmentation. Parallèlement, les importations de ces produits ont crû de 18,5 p. 100 (3,6milliards de dollars), à 23,0milliards de dollars. Les gains à l’importation ont aussi été dominés par les États-Unis (2,1milliards de dollars), suivis du Mexique (0,8 milliard de dollars) et l’Allemagne (0,6 milliard de dollars). La Corée (recul de 116 millions de dollars) et le Brésil (perte de 100millions de dollars) sont les deux pays ayant enregistré les baisses les plus importantes. Les exportations ayant progressé beaucoup plus rapidement que les importations, l’excédent du commerce des voitures de tourisme a plus que doublé en 2010, passant de 7,2milliards de dollars en 2009 à 15,0milliards de dollars l’an dernier.

Les pièces et accessoires ont été la deuxième plus importante catégorie dans le commerce de produits de l’automobile, représentant 18 p. 100 des exportations et 30 p. 100 des importations en 2010. Les échanges de ces produits étaient en expansion à la faveur de la reprise de la production automobile en Amérique du Nord : les exportations ont progressé de 2,1milliards de dollars, à 9,1 milliards de dollars, tandis que les importations avançaient de 3,4 milliards de dollars pour atteindre 18,4 milliards de dollars. Le bilan de ces mouvements a entraîné une aggravation du déficit commercial pour les pièces et accessoires d’automobiles de 1,3 milliard de dollars, à 9,3 milliards de dollars. Du côté des exportations, la plus grande partie de la hausse est attribuable aux États-Unis (gain de 2,0 milliards de dollars), suivis du Mexique (progression de 57 millions de dollars). Pour les importations, les États-Unis sont à l’origine d’environ 70 p. 100 de l’augmentation (2,4 milliards de dollars), tandis que le Japon (286 millions de dollars), le Mexique (273 millions de dollars), la Corée (192millions de dollars) et la Chine (173millions de dollars) sont responsables de la plus grande partie du reste des gains.

Les exportations canadiennes de camions ont presque cessé au cours de la dernière décennie. Après avoir touché un sommet en 2002, à 14,4milliards de dollars, elles ont régressé au cours de chaque année depuis, à l’exception d’une légère augmentation en 2005. En 2010, les exportations ont atteint 705 millions de dollars, soit moins d’un vingtième de la valeur des exportations en 2002; les valeurs à l’exportation ont diminué de plus de moitié au cours de chacune des trois dernières années. La plus grande partie du déclin touche les expéditions aux États-Unis. Parallèlement, les importations de camions étaient en hausse de plus du tiers l’an dernier, soit de près de 3,0 milliards de dollars. Le Canada se procure plus de 95 p. 100 de ses camions importés chez ses deux voisins nord-américains; il n’est donc pas étonnant que les importations de camions en provenance des États-Unis aient dominé les gains (hausse de 1,8 milliard de dollars), suivis duMexique (augmentation de 940 millions de dollars).

Machines et appareils mécaniques7

Les machines et appareils mécaniques (ciaprès, lesmachines) correspondent à un chapitre individuel du système de classification SH. C’est aussi l’une des plus importantes catégories de biens entrant dans le commerce du Canada; celle-ci englobe toute une variété d’articles allant des roulements à bille aux grues mobiles et aux derricks.

Les exportations de machines ont régressé de 1,1milliard de dollars (3,7 p. 100) en 2010, pour s’établir à 28,8milliards de dollars. Les pertes ont été largement répandues, seulement 36 des 87 sous-catégories ayant enregistré une augmentation. Les produits qui ont dominé les baisses sont les turbines à gaz (principalement pour les aéronefs), les pompes à air ou à vide, les appareils servant à la fabrication de cristaux semi-conducteurs, ainsi que les ordinateurs et composantes; ces exportations ont reculé de 349 millions de dollars, 321 millions de dollars, 220 millions de dollars et 196millions de dollars, respectivement. La reprise dans le secteur de l’automobile s’est traduite par des gains du côté des moteurs à piston et des pièces de moteur, ce qui a partiellement compensé les reculs. Les pertes les plus importantes ont touché les exportations vers la Chine (279 millions de dollars), leMexique (201millions de dollars), la Corée (134millions de dollars) et la France (112 millions de dollars). En revanche, les exportations de ces produits en Russie ont progressé de132 millions de dollars.

Contrairement à la situation observée pour les exportations, les importations de machines ont augmenté en 2010, soit de 4,1 milliards de dollars (7,8 p. 100), pour atteindre 57,0milliards de dollars. La grandemajorité des gains concernent quatre pays – la Chine, les États-Unis, le Mexique et le Japon –les importations en provenance de ces pays ayant progressé de 1,6milliard de dollars, 1,6 milliard de dollars, 695millions de dollars et 415 millions de dollars, respectivement. Les moteurs à piston sont le produit qui affiche la hausse la plus importante, soit 1,1 milliard de dollars, suivis des ordinateurs, des bouteurs autopropulsés et des pièces de moteur, avec des gains de 933millions de dollars, 721 millions de dollars et 381millions de dollars, respectivement. Les turbines à gaz sont la catégorie qui accuse la plus forte perte, soit 645 millions de dollars.

L’effet combiné d’une baisse des exportations et d’une augmentation des importations en 2010 a fait en sorte que le déficit commercial dans la catégorie des machines et appareils mécaniques s’est creusé de 5,2 milliards de dollars, pour atteindre 28,2 milliards de dollars, effaçant complètement l’amélioration de 4,3milliards de dollars survenue en 2009. Il y a eu aggravation des déficits commerciaux avec la Chine (de 1,9 milliard de dollars), les États-Unis (de 1,6milliard de dollars), le Mexique (de 0,9 milliard de dollars) et le Japon (de 0,5milliard de dollars), représentant plus de 90 p. 100 de la détérioration du solde commercial.

Machines et matériel électriques et électroniques8

Les exportations de produits électriques et électroniques ont reculé de 1,1 milliard de dollars, à 15,1 milliards de dollars, notamment à destination des États-Unis (recul de 1,0 milliard de dollars, soit 90,6 p. 100 du total). Des pertes plus modestes dans les expéditions auMexique (154millions de dollars) et en Hongrie (96 millions de dollars) expliquent la plupart du reste, tandis qu’une hausse de 71millions de dollars des exportations en Chine a contribué à limiter les pertes. Parmi les produits de cette catégorie, les gains et les pertes ont été assez également répartis – 23 des 48 grandes composantes ont inscrit des gains, tandis que 23 autres ont subi des pertes (il n’y a pas eu d’échanges commerciaux dans les deux catégories restantes). Au total, les pertes ont dépassé les gains de sorte que les exportations ont diminué. Les principales pertes étaient concentrées dans trois produits – les circuits intégrés, les téléphones et le matériel connexe, et les téléviseurs – ensemble, ils ont fléchi de 1,2 milliard de dollars.

Les importations de produits électriques et électroniques ont augmenté à 42,5 milliards de dollars en 2010, un gain de 4,2milliards de dollars par rapport à l’année précédente. Des importations accrues en provenance de la Chine (1,5milliard de dollars), du Mexique (1,2 milliard de dollars), des États-Unis (0,8milliard de dollars), du Danemark (0,4 milliard de dollars) et de Taïwan (0,3 milliard de dollars) expliquent la progression observée. Les hausses étaient assez généralisées : les téléphones et le matériel connexe venaient en tête, suivis des câbles et fils isolés, des génératrices électriques et des convertisseurs rotatifs et des appareils semiconducteurs, lesquels ont compté pour les deux tiers des gains.

Puisque les exportations ont reculé de 1,1milliard de dollars et que les importations ont augmenté de 4,2 milliards de dollars en 2010, le déficit commercial au poste des machines et du matériel électriques et électroniques s’est creusé de 5,3milliards de dollars, pour atteindre 27,5 milliards de dollars.

Matériel technique et scientifique9

Les exportations de matériel technique et scientifique ont légèrement diminué, soit de 0,6 p. 100 (30,8 millions), à 5,4 milliards de dollars, l’an dernier. Sur une base régionale, les pertes étaient répandues mais modestes dans la plupart des cas. La plus importante baisse est survenue dans les exportations vers l’Allemagne, avec un recul de 15,9 millions de dollars. Par contre, les exportations vers le Royaume-Uni ont progressé de 34,3 millions de dollars, tandis que celles à destination de Hong Kong et des États-Unis augmentaient de 21,3millions de dollars et de 20,6millions de dollars, respectivement. Parallèlement, les importations ont avancé de 343 millions de dollars, à 11,6 milliards de dollars. Les gains étaient dominés par le Japon (102millions de dollars), le Mexique (77 millions de dollars) et la Chine (74millions de dollars), tandis que les importations en provenance des États- Unis fléchissaient de 76 millions de dollars.

Du côté des exportations, les principaux gains portent sur les cristaux liquides et les lasers (57,4 millions de dollars) et les machines diverses (32,8 millions de dollars); les pertes les plus importantes ont été observées pour les appareils de radiogoniométrie et instruments de navigation (61,0 millions de dollars) et les instruments d’arpentage et de relevés météorologiques et géophysiques (50,2 millions de dollars). Du côté des importations, les gains les plus notables ont porté sur les instruments d’arpentage et de relevés météorologiques et géophysiques (104,6 millions de dollars) et les instruments de régulation automatique ou de contrôle et les pièces connexes (82,2 millions de dollars); ces gains ont été partiellement annulés par les pertes subies dans les instruments et appareils médicaux et chirurgicaux (64,4 millions de dollars).

Encore une fois, l’effet combiné d’une baisse des exportations et d’une augmentation des importations a causé une détérioration du solde commercial pour le matériel technique et scientifique. L’an dernier, le solde déficitaire des échanges de ces produits s’est creusé de 374 millions de dollars, à 6,1 milliards de dollars.

Produits agricoles et agroalimentaires10

Les exportations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires ont augmenté légèrement, soit de 382 millions de dollars (1,0 p. 100) pour atteindre 39,2 milliards de dollars en 2010. Les exportations auMexique ont dominé le tableau, avec une hausse de 213millions de dollars, tandis que les exportations vers six autres pays (Pays-Bas, Chine, Corée, Pakistan, Russie et Émirats arabes unis) ont enregistré des gains variant entre 100 millions et 200 millions de dollars chacun. Par contre, il y a eu des reculs importants dans les exportations vers l’Iraq (263 millions de dollars), ainsi que l’Arabie saoudite, leMaroc, l’Inde et l’Italie, quimontrent des pertes variant entre 100 millions et 200 millions de dollars chacun. Les exportations d’huile de canola sont celles qui ont connu l’augmentation la plus importante, soit 644 millions de dollars. La hausse des exportations en Chine est responsable de plus de 87 p. 100 des gains. Les exportations de fèves soja ont aussi augmenté de 310millions de dollars par rapport à 2009; les Pays- Bas sont à l’origine de près de 70 p. 100 de cette hausse. Les exportations de porc ont avancé de 212 millions de dollars, les gains les plus importants touchant les expéditions aux États-Unis et en Russie. En revanche, les corrections des prix des céréales et des grains ont fait régresser la valeur des exportations de ces produits en 2010. Ainsi, les prix du blé étaient en baisse de 16,9 p. 100, tandis que les prix de l’orge fléchissaient de 13,9 p. 100. Le résultat net de ces mouvements a été une chute de la valeur des exportations de blé de 1,4 milliard de dollars et de celle des exportations d’orge de 115 millions de dollars. Les exportations de pommes de terre et autres légumes congelés ont aussi fléchi en 2010, perdant 135 millions de dollars; les deux tiers du recul sont dus à une baisse des ventes sur le marché américain.

Les importations de produits agricoles et agroalimentaires ont aussi augmenté en 2010, mais moins que les exportations. Sur l’année, les importations de ce groupe clé de produits étaient en hausse de 134millions de dollars (0,5 p. 100), à 29,9 milliards de dollars. Dans l’ensemble, il y a eu peu de changements du côté des pays fournisseurs. À titre d’exemple, la plus forte hausse (147millions de dollars) a touché les importations en provenance du Mexique, suivies des importations venant du Guatemala (54 millions de dollars), alors que les baisses les plus fortes ont été enregistrées pour les États-Unis (333 millions de dollars) et la Nouvelle-Zélande (33 millions de dollars). De même, les gains et les pertes au niveau des produits ont été assez limités. Une augmentation de 178millions de dollars des importations d’alcool éthylique a dominé du côté des importations de produits agricoles et agroalimentaires, suivi du café, (110 millions de dollars) et du sucre (104 millions de dollars), tandis que le recul de 105 millions de dollars des exportations de tourteaux d’huile de soja a été le plus important.

Les exportations ayant augmenté davantage que les importations, l’excédent du commerce des produits agricoles et agroalimentaires du Canada a augmenté de 249 millions de dollars, à 9,2milliards de dollars, en 2010.

Minéraux et métaux11

La hausse des prix des produits primaires a eu un effet tonifiant sur le commerce des minéraux et métaux l’an dernier. Les exportations deminéraux etmétaux ont bondi de 14,9 milliards de dollars pour atteindre 63,4 milliards de dollars en 2010. Tous les chapitres du SH correspondant à cette catégorie montraient des gains, à l’exception des articles en pierre, en plâtre et en ciment (chapitre 68) et du verre et de la verrerie (chapitre 70), qui ont reculé de 62millions de dollars et 54 millions de dollars, respectivement. Les hausses ont été dominées par les pierres et métaux précieux, dont les exportations ont avancé de 7,8milliards de dollars, soit un peu plus de la moitié du total. Il y a aussi eu des gains importants pour le fer et l’acier (2,0milliards de dollars), l’aluminium (1,7 milliard de dollars) et le nickel (1,6 milliard de dollars). Trois pays – les États-Unis, le Royaume- Uni et la Norvège – expliquent plus de 80 p. 100 des gains, avec des hausses de 7,2 milliards, 4,1milliards et 745millions de dollars, respectivement.

Quatre produits ont vu leurs exportations augmenter de plus de 1,0 milliard de dollars en 2010. L’or vient en tête avec des exportations accrues de près de 5,5 milliards de dollars (65,4 p. 100), à 13,8 milliards de dollars. Le prix de l’or était en hausse de 25,9 p. 100 l’an dernier, avec une moyenne de 1 224,55 $É.-U. l’once troy. Le Royaume- Uni est à l’origine d’environ 55 p. 100 des gains, suivi des États-Unis, avec 36 p. 100, tandis que la Suisse et Hong Kong expliquent le reste.

Les exportations de nickel ont progressé de 1,3milliard de dollars (85,5 p. 100) pour s’établir à 2,8milliards de dollars, alors que les prix ont bondi de 48,8 p. 100 sur l’année. Les gains de la Norvège (0,6 milliard de dollars) et du Royaume-Uni (0,7 milliard de dollars) expliquent ce bilan. Les exportations d’aluminiumbrut ont augmenté de 1,2 milliard de dollars (23,9 p. 100), à 6,0 milliards de dollars, avec des gains pour les États-Unis (0,7 milliard de dollars), les Pays- Bas (0,2 milliard de dollars) et le Mexique (0,1 milliard de dollars). Enfin, les exportations d’argent ont plus que doublé l’an dernier, gagnant 1,0 milliard de dollars (137,8 p. 100), à 1,8 milliard de dollars. La totalité du gain est imputable aux États-Unis, qui ont absorbé plus de 98 p. 100 des exportations d’argent du Canada.

Les importations de métaux et minéraux étaient en hausse de 9,5 milliards de dollars en 2010, à 49,0 milliards de dollars. Comme pour les exportations, les gains ont été généralisés et seuls le plomb et les articles connexes (chapitre 78 du SH) étaient en repli. Les hausses étaient dominées par les pierres et métaux précieux (3,5milliards de dollars), le fer et l’acier (2,2milliards de dollars), les articles en fer et en acier (1,1milliard de dollars) et les minerais métalliques (1,0 milliard de dollars). Géographiquement, les gains ont aussi été largement répartis. Les États-Unis ont représenté 43,4 p. 100 de la progression globale des importations, suivis de l’Argentine (9,7 p. 100), du Pérou et du Royaume- Uni (6,3 p. 100 chacun) et de la Chine (6,0 p. 100).

Les importations d’or, qui expliquent près du tiers de l’augmentation, ont grimpé de 3,1milliards de dollars (67,8 p. 100), à 7,6 milliards de dollars. Trois pays – l’Argentine, le Pérou et le Royaume-Uni – expliquent près de 60 p. 100 des importations d’or, avec des hausses de 888 millions, 547 millions et 377 millions de dollars, respectivement. Ainsi, l’or représente 96,6 p. 100 de l’augmentation totale des importations de métaux et minéraux de l’Argentine, environ 91,0 p. 100 des importations de ces produits venant du Pérou et 63,0 p. 100 de ces importations en provenance du Royaume-Uni.

Les exportations de métaux et minéraux ont augmenté plus que les importations en 2010 et l’excédent commercial à ce poste a gagné 5,4 milliards de dollars, à 14,4 milliards de dollars.

Produits chimiques, plastiques et caoutchouc12

Les exportations de produits chimiques, plastiques et caoutchouc ont progressé de 2,7 milliards de dollars, à 41,5 milliards de dollars, en 2010. Les engrais ont inscrit le gain le plus important, soit 1,4 milliard de dollars, suivis des plastiques (744millions de dollars), des produits chimiques organiques (670millions de dollars), des produits chimiques inorganiques (480 millions de dollars) et du caoutchouc (410millions de dollars). Le recul de 1,4milliard de dollars des exportations de produits pharmaceutiques a plafonné ces gains. Les États-Unis sont à l’origine de plus de 60 p. 100 des gains, le Brésil, 20 p. 100, et la Chine, 10 p. 100.

L’augmentation des exportations d’engrais résulte d’une hausse de 1,5 milliard de dollars des exportations de potasse et d’une baisse de 98 millions de dollars des exportations d’engrais à base d’azote. Les États-Unis ont représenté un peu plus de lamoitié de la hausse des exportations de potasse, tandis que le Brésil, la Chine et laMalaisie représentaient une autre tranche de 38 p. 100 de l’augmentation globale.

Les exportations de plastiques étaient en hausse de 7,2 p. 100 (744millions de dollars). Le polyéthylène (391 millions de dollars) et le chlorure de polyvinyle (67millions de dollars) expliquent plus de 60 p. 100 de la progression de ces exportations.

Le recul net des exportations de produits pharmaceutiques s’explique par la baisse de 1,7 milliard de dollars des médicaments vendus sous forme de dose, en partie compensée par l’augmentation de 166 millions de dollars des exportations de sang et de vaccins. Les États-Unis comptent pour 73,5 p. 100 de la baisse des médicaments vendus sous forme de dose, tandis que l’Irlande (12,5 p. 100) et la Suisse (10,7 p. 100) expliquent la plus grande partie du reste.

Les importations de produits chimiques étaient en hausse de 1,8 milliard de dollars en 2010, à 55,2 milliards de dollars. Il y a eu des gains notamment du côté des plastiques (1,3milliard de dollars), du caoutchouc (495 millions de dollars) et des produits chimiques inorganiques (437 millions de dollars), mais ils ont été en partie annulés par le recul de 1,0 milliard de dollars des importations de produits pharmaceutiques. Les gains s’expliquent essentiellement par la hausse des importations en provenance des États-Unis (1,7milliard de dollars), de la Chine (352millions de dollars) et du Kazakhstan (179 millions de dollars), tandis que des reculs étaient enregistrés pour l’Irlande (685 millions de dollars), la Suisse (296 millions de dollars) et l’Australie (186 millions de dollars).

Les importations canadiennes de plastiques étaient en hausse dans la plupart des sous-catégories, mais plus particulièrement le polypropylène (253 millions de dollars), le polyéthylène (207 millions de dollars), les polyacryliques (135 millions de dollars) et les polyesters (110 millions de dollars). Les importations en provenance des États- Unis étaient en hausse de 1,2 milliard de dollars, ce qui représente plus de 85 p. 100 de l’augmentation globale des importations de plastiques.

Les importations de caoutchouc et de produits connexes ont été entraînées par les gains du côté du caoutchouc naturel (222 millions de dollars) et du caoutchouc synthétique (127millions de dollars), qui représentent environ 70 p. 100 de la progression globale de cette sous-catégorie.

Parmi les produits chimiques inorganiques, les oxydes d’aluminium, les isotopes radioactifs et les oxydes demétaux divers ont fourni près des deux tiers de la hausse des importations en 2010.

L’augmentation de 2,7milliards de dollars des exportations a été supérieure à celle des importations (1,8 milliard de dollars) en 2010, engendrant une baisse de 0,9 milliard de dollars du déficit commercial du Canada l’an dernier dans la catégorie des produits chimiques, plastiques et caoutchouc, à 13,7 milliards de dollars.

Bois, pâte et papier13

Tel quementionné au chapitre précédent, les exportations de produits forestiers ont mis fin à un recul de cinq ans. Par rapport à 2009, les exportations de bois, de pâte et de papier ont progressé de 2,4 milliards de dollars en 2010, à 27,2 milliards de dollars, les gains dans les exportations de pâte (2,0 milliards de dollars) et de bois (1,3milliard de dollars) ayant surpassé le recul de 0,9milliard de dollars enregistré pour le papier et les produits en papier.

Près de lamoitié du gain est attribuable à la progression des exportations en Chine, suivie du Japon et de l’Inde, qui expliquent chacun un peu plus de 10 p. 100 de la hausse; la Corée et les États-Unis sont responsables chacun d’un peu plus de 5 p. 100 de celle-ci.

Les exportations de pâte étaient en hausse, menées par la pâte de bois chimique (gain de 1,3 milliard de dollars) et la pâte de boismécanique ou chimique (hausse de 423 millions de dollars). Ensemble, ces deux produits ont fourni plus de 85 p. 100 de l’augmentation globale des exportations de pâte.

Du côté des exportations de bois, le bois d’oeuvre explique la plus grande partie de la hausse enregistrée (1,1 milliard de dollars), les panneaux de particules et les grumes représentant l’essentiel du reste des gains. Dans le cas du bois d’oeuvre, les États-Unis, la Chine et le Japon ont accaparé globalement près de 90 p. 100 de l’augmentation, avec des gains respectifs de 46 p. 100, 33 p. 100, et 13 p. 100.

Les exportations de produits divers en papier et en carton ont fléchi de façon générale en 2010. Dans l’ensemble, elles ont régressé de 910millions de dollars; les exportations de papier non couché ont perdu 683 millions de dollars, soit 75 p. 100 du recul global. La diminution des exportations de papier non couché aux États-Unis explique la presque totalité de la baisse.

Les importations de bois, de pâte et de papier ont avancé de 138 millions de dollars en 2010. Le bois venait en tête avec un gain de 245 millions de dollars. La pâte est le seul autre produit dont les importations ont augmenté (32 millions de dollars). Les importations de papier et de carton ont fléchi de 71 millions de dollars, celles de livres et de papier journal de 57millions de dollars, celles des produits en paille de 9millions de dollars et celles de liège, de 3 millions de dollars.

Les exportations étant en hausse de 2,4 milliards de dollars et les importations de seulement 138millions de dollars, l’excédent commercial dans la catégorie du bois, de la pâte et du papier a grimpé de 2,2milliards de dollars pour atteindre 14,3 milliards de dollars, en 2010.

Textiles, vêtements et cuir14

Les exportations canadiennes de textiles, de vêtements et de cuir (TVC) ontmis fin à une tendance baissière qui a duré sept ans, avec une augmentation de 347millions de dollars en 2010; les exportations totales de TVC ont atteint 4,4 milliards de dollars. Des hausses ont été enregistrées dans 12 des 19 principales catégories du groupe. Les exportations aux États-Unis ont progressé de 119millions de dollars, tandis que celles vers Hong Kong et la Chine augmentaient de 80 millions de dollars et 33 millions de dollars, respectivement, ce qui représente à peu près les deux tiers de l’augmentation globale.

Les gains du côté des exportations ont été dominés par les pelleteries et fourrures artificielles (120 millions de dollars) et les cuirs et peaux bruts (autres que les pelleteries) (95millions de dollars), suivis des textiles (45 millions de dollars) et des filaments, fils et tissus synthétiques (44millions de dollars), qui expliquent la plus grande partie des gains.

Les importations de TVC ont aussi augmenté en 2010, soit de 322 millions de dollars, pour atteindre 16,0 milliards de dollars. Comme dans le cas des exportations, les gains étaient généralisés et seules 4 des 19 grandes catégories qui composent ce groupe ont inscrit des baisses par rapport aux niveaux de 2009. Les gains ont été modestes au sein du groupe, les articles en cuir arrivant en tête avec une augmentation de 90 millions de dollars. De façon similaire, les pertes ont été limitées, les importations des vêtements tissés ayant le plus reculé, soit de 113 millions de dollars, suivies des pelleteries, avec un repli de 11 millions de dollars.

Les importations en provenance de la Chine sont celles qui affichent l’augmentation la plus forte (177 millions de dollars), suivie du Cambodge (63millions de dollars), de la Pologne (48 millions de dollars) et du Mexique (36 millions de dollars). Par ailleurs, les importations venant des Pays-Bas sont celles qui ont le plus reculé, soit de 48 millions de dollars, suivis de l’Inde (44 millions de dollars).

Les exportations ayant augmenté de 347 millions et les importations de seulement 322 millions de dollars, le déficit commercial pour les TVC s’est légèrement amélioré (en baisse de 24millions de dollars) pour atteindre 11,6 milliards de dollars en 2010.

Biens de consommation et produits manufacturés divers15

Les exportations de biens de consommation et de produits manufacturés divers ont régressé de 2,2 milliards de dollars en 2010. La totalité de la baisse est attribuable à des provisions spéciales, notamment des réductions dans les exportations non classables (généralement des transactions à l’exportation de faible valeur et des biens confidentiels), les réparations et les biens d’origine américaine qui retournent aux États-Unis sans avoir été transformés. Lorsqu’on soustrait ces provisions spéciales des statistiques, les exportations de biens de consommation et de produits manufacturés divers restant ont augmenté de 303 millions de dollars, dont environ 85 p. 100 provient desmeubles et articles de literie, en hausse de 259millions de dollars l’an dernier.

Les sièges, autres que de barbier et de dentiste, ont dominé les gains du côté des exportations demeubles, avec une hausse de 307millions de dollars en 2010. La principale catégorie d’exportation était celle des pièces pour sièges, représentant 94 p. 100 des exportations de ces produits. Les États-Unis sont la principale destination des exportations de sièges, accueillant environ 90 p. 100 des expéditions de ces produits.

Les exportations de jouets, de jeux et de matériel de sport, la deuxième plus importante sous-catégorie, ont aussi augmenté l’an dernier, soit de 34millions de dollars. Le gain de 107 millions de dollars des articles pour jeux de société, tables de billard et tables spéciales a été en bonne partie annulé par le repli des exportations de jouets, d’articles de sport et d’autres articles de divertissement, en baisse respectivement de 47 millions, 31 millions et 11 millions de dollars.

Les importations de biens de consommation et de produits manufacturés divers étaient en hausse de 1,1 milliard de dollars en 2010, dont un peu moins de 40 p. 100 est imputable aux provisions spéciales. Excluant ces provisions, les importations des biens de consommation et de produits manufacturés divers ont gagné 664millions de dollars l’an dernier. Les meubles et les articles de literie expliquent cette augmentation, avec un gain de 780 millions de dollars; toutes les autres sous-catégories du groupe ont enregistrémoins d’importations en 2010 qu’en 2009.

Toutes les composantes de la catégorie des meubles et des articles de literie ont vu leurs importations avancer en 2010 : les sièges et pièces connexes expliquent un peu plus de lamoitié du gain, tandis que lesmeubles et lampes diverses et les accessoires d’éclairage comptent pour une autre tranche de 30 p. 100 de l’augmentation globale.

Les articles pour jeux de société, tables de billard et tables spéciales ont subi le recul le plus important parmi les produits de consommation, soit 211 millions de dollars, en 2010. La baisse de 303millions de dollars des importations de ces produits de la Chine explique le recul.

Autres matériels de transport16

Les exportations d’autres matériels de transport ont régressé de 10,4 p. 100 (1,2milliard de dollars), à 10,7 milliards de dollars, en 2010. Il y a eu des pertes dans les trois souscomposantes du groupe : les aéronefs et le matériel connexe ont fléchi de 925 millions de dollars, tandis que les exportations de matériel ferroviaire et de navires et bateaux baissaient de 197 millions de dollars et de 117 millions de dollars, respectivement.

La baisse des exportations d’aéronefs et de matériel connexe est surtout imputable aux aéronefs, avec un repli de 868 millions de dollars, à 6,9 milliards de dollars, accompagné d’une baisse de 515 millions de dollars des exportations de pièces d’aéronefs. Les ventes d’aéronefs aux États-Unis ont reculé de 1,1 milliard de dollars, tandis que celles à destination du Danemark et de l’Allemagne perdaient 358millions de dollars et 353 millions de dollars, respectivement. En revanche, les exportations aux Royaume-Uni étaient en hausse de 388 millions de dollars. Des gains de plus de 100 millions de dollars ont aussi été enregistrés pour la Suisse (158 millions de dollars), la Lettonie (155millions de dollars), l’Éthiopie (147 millions de dollars) et l’Angola (112 millions de dollars).

Du côté des importations, un recul de 629 millions de dollars dans la catégorie des aéronefs et dumatériel connexe a été en partie compensé par des hausses de 109millions de dollars pour les navires et bateaux et de 8 millions de dollars pour lematériel ferroviaire.

Le repli des importations d’aéronefs et de matériel connexe a été dominé par une baisse de 515 millions de dollars des importations de pièces d’aéronefs, à laquelle s’est ajoutée une baisse de 88 millions de dollars des importations d’aéronefs. Dans le cas des pièces d’aéronefs, trois pays – le Royaume- Uni, les États-Unis et le Japon – ont absorbé la plus grande partie de la baisse, les importations en provenance de ces pays régressant de 229millions, 159millions et 123millions de dollars, respectivement.

Dans le cas du matériel ferroviaire, les gains observés pour les locomotives, les wagons de transport de marchandises, les conteneurs et les pièces ont été en bonne partie annulés par la baisse des importations de voitures autotractées et non autotractées.

Les yachts et autres bateaux et embarcations de plaisance, avec un gain de 75millions de dollars, et les navires de transport de marchandises, avec un gain de 52millions de dollars, expliquent pour l’essentiel l’augmentation des importations de navires.

Les exportations ont régressé davantage que les importations et l’excédent commercial dans la catégorie des autresmatériels de transport a fondu de 726 millions de dollars en 2010 pour s’établir à 3,3 milliards de dollars.

Le commerce au niveau des provinces et des territoires

En 2010, le commerce canadien desmarchandises a connu un regain dans la plupart des provinces et territoires, à quelques exceptions près : les exportations ont diminué au Manitoba et au Yukon, tandis que les importations ont fléchi dans les Territoires du Nord-Ouest; à l’Île-du-Prince-Édouard, les exportations et les importations étaient en baisse.

L’Ontario a enregistré la reprise la plus forte dans ses échanges commerciaux parmi les provinces et les territoires, accaparant plus de la moitié de l’augmentation globale des exportations demarchandises du Canada en 2010 et plus de 70 p. 100 de la hausse des importations de marchandises. Les exportations ontariennes ont progressé de 20,8 milliards de dollars (19,1 p. 100), à 168,5 milliards de dollars, tandis que les importations avançaient de 27,4 milliards de dollars (13,2 p. 100), à 235,7 milliards de dollars (tableau 5-2). Du côté des exportations, la moitié des gains (13,2 milliards de dollars) provient du secteur de l’automobile, les pierres et métaux précieux expliquant un autre quart des gains (6,3 milliards de dollars). Les autres secteurs du commerce qui ont connu des hausses importantes sont ceux du fer et de l’acier (1,5milliard de dollars), le nickel (1,1milliard de dollars) et les produits chimiques, tant inorganiques qu’organiques (ensemble, 1,1 milliard de dollars). Certains secteurs étaient en recul, le plus important étant celui des produits pharmaceutiques (1,5 milliards de dollars) et celui des machines et du matériel électriques (0,9 milliard de dollars). Comme pour les exportations, la hausse des importations ontariennes a été la plus forte dans les produits de l’automobile (10,6 milliards de dollars), qui représentent 39 p. 100 de l’augmentation globale. Les hausses observées pour les machines et le matériel mécaniques et électriques (3,4 milliards de dollars et 3,3 milliards de dollars, respectivement) expliquent un autre 24 p. 100 de la progression des importations de la province.

Tableau 5-2
Commerce des marchandises par province et territoire, 2010
 ExportationsCroissance des exportationsPart des exportationsImportationsCroissance des importationsPart des importations
Ontario168 459 900 000 $14,1 %42,2 %235 670 900 000 $13,2 %58,4 %
Alberta78 662 300 000 $11,3 %19,7 %19 218 200 000 $7,7 %4,8 %
Québec59 205 100 000 $2,0 %14,8 %66 951 900 000 $5,8 %16,6 %
Colombie-Britannique29 320 100 000 $14,5 %7,3 %37 052 200 000 $1,1 %9,2 %
Saskatchewan24 195 400 000 $10,4 %6,1 %8 108 900 000 $11,9 %2,0 %
Nouveau-Brunswick12 696 400 000 $28,1 %3,2 %10 694 500 000 $13,8 %2,7 %
Manitoba10 365 200 000 $-2,5 %2,6 %13 773 400 000 $5,9 %3,4 %
Terre-Neuve9 212 500 000 $6,7 %2,3 %3 576 900 000 $35,4 %0,9 %
Nouvelle-Écosse4 413 200 000 $1,1 %1,1 %8 080 600 000 $21,4 %2,0 %
Territoires du Nord-Ouest2 069 100 000 $35,6 %0,5 %200 000 $-89,8 %0,0 %
Île-du-Prince-Édouard716 900 000 $-8,9 %0,2 %41 100 000 $-0,4 %0,0 %
Yukon98 600 000 $-23,3 %0,0 %94 700 000 $22,4 %0,0 %
Nunavut6 100 000 $53,6 %0,0 %83 800 000 $68,1 %0,0 %
Total399 420 700 000 $11,0 %100,0 %403 347 200 000 $10,5 %100,0 %

Source: Bureau de l’économiste en chef, MAECI, à l’aide de données de Statistique Canada.

Les exportations de l’Alberta sont celles qui ont connu la seconde hausse la plus importante l’an dernier, soit 8,0 milliards de dollars (11,3 p. 100), à 78,7 milliards de dollars. Plus de 95 p. 100 de l’augmentation est imputable à l’énergie et la presque totalité du gain dans ce secteur provient du pétrole brut. Tel que noté précédemment, la plupart des gains dans ce secteur sont dus aux hausses de prix, alors que les volumes sont demeurés relativement stables par rapport à l’année précédente. Les importations en Alberta ont progressé de 1,4milliard de dollars (7,7 p. 100), à 19,2milliards de dollars. Les produits de l’automobile viennent en tête avec une augmentation de 307 millions de dollars, suivis des articles en fer et en acier, à 278 millions de dollars. Par contre, les aéronefs et les pièces d’aéronefs sont les produits dont les importations ont le plus reculé l’an dernier, soit de 291 millions de dollars.

La Colombie-Britannique a enregistré la troisième augmentation en importance du côté des exportations parmi les provinces et les territoires en 2010, avec un gain de 3,7 milliards de dollars (14,5 p. 100), à 29,1 milliards de dollars. La vigueur des marchés internationaux des produits de base est à l’origine de ces gains, alors que les combustibles et huiles minéraux (1,2 milliard de dollars), le bois (1,0 milliard de dollars), la pâte (0,9 milliard de dollars) et les minéraux (0,5 milliard de dollars) expliquent plus de 90 p. 100 de la progression observée. Cependant, à l’image de la faiblesse générale des exportations canadiennes de produits du papier en 2010, les exportations de papier de la province ont reculé de 340millions de dollars. Du même coup, la province enregistrait unemodeste hausse de ses importations (394 millions de dollars, soit 1,1 p. 100), à 37,1 milliards de dollars. Les fortes avancées dans les combustibles minéraux (605 millions de dollars) et les machines et le matériel mécaniques et électriques (351millions de dollars et 347 millions de dollars, respectivement) ont été largement annulées par un recul de 1,1 milliard de dollars des importations de produits de l’automobile.

Les prix plus élevés de l’énergie se sont aussi répercutés sur les échanges commerciaux de Terre-Neuve-et-Labrador, où l’augmentation de 311 millions de dollars des exportations d’énergie explique environ la moitié de la progression globale de 580 millions de dollars des exportations de la province. De façon similaire, les prix croissants ont gonflé de 709 millions de dollars les importations d’énergie, ce qui explique les trois quarts de l’augmentation globale de 934 millions de dollars des importations de marchandises de la province.

L’augmentation des prix internationaux de l’énergie a marqué les échanges d’énergie de toutes les provinces. Au Nouveau-Brunswick, l’énergie explique 80,6 p. 100 de l’augmentation des exportations de la province et 75,1 p. 100 de l’augmentation de ses importations. L’énergie est à l’origine de 82,5 p. 100 de l’augmentation des importations au Québec, de 30,7 p. 100 au Manitoba et de 80,0 p. 100 au Nunavut. Par contre, elle a eu peu d’impact sur les importations en Saskatchewan, même si l’énergie compte pour plus de 70 p. 100 de l’augmentation des exportations de cette province.

À l’Île-du-Prince-Édouard, la progression de 27,0 millions de dollars des exportations de fruits de mer frais et apprêtés a été plus que compensée par un recul de 43,4millions de dollars des préparations à base de légumes et d’une baisse de 18,6 millions de dollars des exportations demachines et appareils mécaniques. Par conséquent, les exportations de cette province ont fléchi de 8,9 p. 100 (70,2 millions de dollars), pour s’établir à 716,9 millions de dollars.

Le Québec a profité d’une augmentation de 1,4 milliard de dollars de ses exportations d’aluminium. Les pierres et métaux précieux ont aussi contribué à stimuler les exportations du Québec, à hauteur de 694,6 millions de dollars, celles du Nunavut (680,2 millions de dollars) et celles des Territoires duNord-Ouest (570,1 millions de dollars). En revanche, les exportations de céréales ont subi des pertes notables, avec des reculs de 81,7 millions de dollars auManitoba, de 645,1millions de dollars en Saskatchewan et de 752,8 millions de dollars en Alberta. Enfin, les exportations d’aéronefs duQuébec étaient en baisse de 1,0 milliard de dollars en 2010.

Perspectives à long terme des exportations canadiennes de marchandises

Introduction

La croissance rapide des économies en développement est en voie de transformer le paysage économique mondial. Les nouvelles économies émergentes deviennent des puissancesmondiales et les économies avancées commencent à voir leur influence diminuer. Aumoment où lemonde assiste déjà à ces changements économiques d’envergure, lesmarchés émergents poursuivent leur croissance à des taux supérieurs à ceux des économies avancées et, à plus long terme, le déplacement du pouvoir économique dans le monde deviendra encore plusmarqué.Ces changements toucheront le Canada de plusieurs façons et auront notamment un impact direct sur la composition des échanges commerciaux du Canada. Les pays qui comptent actuellement parmi les principaux marchés d’exportation du Canada pourraient ne plus être lesmêmes dans les années à venir.

À l’aide d’un modèle du commerce souvent employé et bien éprouvé et de prévisions de la croissance économique de chacun des partenaires commerciaux du Canada établies par un organisme privé, nous avons brossé une perspective à long terme des exportations duCanada jusqu’en 2040. Les résultats de cette projection indiquent que les États-Unis demeureront, de loin, le principal marché d’exportation du Canada en raison de la taille et de la proximité de ce pays. Cependant, la forte croissance attendue en Chine, en Inde et au Brésil fera de ces pays des destinations beaucoup plus importantes des exportations canadiennes dans l’avenir.

Le modèle de gravité du commerce

Le modèle de gravité du commerce est un outil couramment employés pour analyser les flux commerciaux entre pays. Le terme gravité donné à ce modèle est emprunté à la physique, où il sert à expliquer les forces gravitationnelles entre deux corps; il illustre le fait que le commerce entre deux pays est avant tout une fonction de leur taille économique et de leur éloignement. Le modèle est largement utilisé pour de nombreuses raisons. Premièrement, il a un grand pouvoir explicatif, c’est-à-dire qu’il offre une bonne prédiction des flux d’échanges actuels. Deuxièmement, le modèle produit des résultats cohérents : différents modèles de gravité appliqués à différents pays, régions et périodes donnent des résultats similaires. Les modèles de gravité du commerce permettent aussi d’ajouter d’autres variables qui influent sur le commerce, comme une langue commune, l’adhésion à l’OMC ou l’existence d’un accord de libre-échange bilatéral. Le modèle de gravité suivant a été construit pour expliquer les exportations de marchandises du Canada :

  • Exportations = F(PIB, éloignement, membre de l’OMC, ALE, sans accès à la mer, langue, É.-U.)où :
  • exportations sont les exportations de marchandises du Canada vers chaque pays en 2007;
  • PIB est le PIB réel du marché d’exportation;
  • éloignement est la distance qui sépare le Canada du pays partenaire;
  • les autres termes sont des variables nominales représentant l’adhésion à l’OMC, l’existence d’un accord de libre-échange avec le Canada, le fait pour un pays de ne pas avoir d’accès maritime, et l’anglais ou le français comme langue parlée. Enfin, une variable nominale spéciale a été ajoutée pour les États-Unis parce que ce pays a une frontière terrestre commune et une relation économique unique avec le Canada.

Ce modèle repose sur 175 observations et a un pouvoir explicatif élevé, prédisant avec exactitude environ 90 p. 100 des exportations actuelles de marchandises du Canada. Lemodèle a été soumis à un choc en utilisant les prévisions provenant d’un organisme privé indépendant pour le PIB à long terme afin d’obtenir une prédiction des exportations du Canada en 2040. Étant donné que le PIB est la seule variable qui peut changer1, c’est la différence entre la croissance relative du PIB de chaque pays qui détermine la projection des échanges commerciaux du Canada.

Prévision du PIB

IHS Global Insight (GI) a fourni les prévisions de la croissance du PIB à 2040 utilisées dans lemodèle. GI prédit qu’en 2040, le PIB mondial aura augmenté plus de deux fois et demie par rapport à son niveau actuel, passant de 50 billions de dollars É.-U. à 130 billions de dollars É.-U. La plus grande partie de l’expansion proviendra des marchés émergents, notamment la région de l’Asie-Pacifique en émergence. En 2040, cette région représentera 32 p. 100 de la production mondiale, une progression de 16 p. 100 sur le niveau de 2009. Les économies avancées verront leur part de la production mondiale fléchir, de 68 p. 100 en 2009 à 48 p. 100 en 2040. Les autres marchés émergents d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique verront aussi leur part du PIB mondial augmenter, passant d’un niveau combiné de 16 p. 100 en 2009 à 20 p. 100 en 2040. À noter que la projection faite par GI n’est que l’une des nombreuses prévisions à long terme qui pourraient être utilisées pour cet exercice. Cependant, même si ces prévisions peuvent donner des résultats différents d’un pays à l’autre, les grandes tendances régionales qui ressortent des chiffres de GI sont similaires à la plupart des autres prévisions à long terme.

Les marchés d’exportation canadiens en 2040

Vingt premières destinations des exportations de marchandises du Canada, 2009 et 2040

Équivalent textuel pour Vingt premières destinations des exportations de marchandises du Canada, 2009 et 2040

Cet exercice laisse entrevoir un scénario où la composition des 20 plus importants marchés d’exportation en 2040 pourrait varier légèrement par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui. Pour longtemps encore, les États-Unis demeureront le premier partenaire commercial du Canada. En 2010, le marché américain accaparait 74,9 p. 100 des exportations de marchandises du Canada, ce qui est inférieur au niveau de 77,7 p. 100 enregistré en 2008, avant la crise économique mondiale. En 2040, la part des exportations canadiennes allant aux États-Unis devrait s’établir à 75,5 p. 100. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère que malgré la croissance rapide des économies émergentes, les États- Unis demeurent un marché important et affluent, voisin du Canada, tandis que les marchés émergents sont assez éloignés. Bref, la proximité joue un grand rôle. De même, le Royaume-Uni, le Mexique, l’Allemagne et la France continueront à figurer parmi les 20 principaux marchés d’exportation du Canada. Les pays qui devraient faire des progrès importants au classement sont ceux où l’on prévoit une croissance robuste du PIB : la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Espagne. Les bons taux de croissance du PIB attendus pour la Turquie, la Russie, l’Afrique du Sud, la Pologne, Israël et l’Irlande incitent à penser que ces pays figureront aussi sur la liste des 20 plus importantsmarchés d’exportation du Canada en 2040. Par contre, à cause de leurs perspectives de croissance relativement limitées, la Belgique, la Norvège, Hong Kong, les Émirats arabes unis, la Suisse et l’Arabie saoudite ne feraient plus parti des 20 principauxmarchés d’exportation du Canada en 2040.


1 Les variables telles que l’adhésion à l’OMC et la présence d’accords de libre-échange demeurent constantes par hypothèse, tandis que les autres, comme le fait de ne pas avoir accès à la mer ou l’éloignement, ne changent pas dans le temps.


1 Les statistiques sur le commerce canadien se présentent essentiellement sous deux formes : les statistiques compilées sur une base douanière et celles qui sont compilées sur la base de la balance des paiements. Au chapitre 4, l’analyse du commerce avec les « principaux partenaires » repose sur les données du commerce de la balance des paiements. Les statistiques sur les échanges commerciaux désagrégés au niveau des produits de base et des pays individuels sont produites uniquement sur une base douanière. Comme le chapitre 5 examine l’évolution du commerce à un niveau détaillé, les chiffres présentés reflètent les statistiques compilées sur une base douanière.

2 Voir Le commerce international du Canada 2010..

3 Le commerce des marchandises du Canada est habituellement présenté selon le Système harmonisé (SH), un système international de classification des produits échangés. Dans le SH, le commerce est ventilé en 97 chapitres, correspondant à la classification à deux chiffres. Chaque chapitre est ensuite ventilé en sous-catégories, correspondant à la classification à quatre chiffres, et chaque sous-catégorie à quatre chiffres est elle-même ventilée en produits individuels, correspondant à la classification à six chiffres. Dans cette section, nous examinons les produits au niveau de classification SH à quatre chiffres qui sont à l’origine des changements observés dans le solde commercial du Canada au cours de l’année.

4 Statistique Canada, Commerce de marchandises – revue annuelle de 2010, n° 65-208 au Catalogue.

5 Chapitre 27 du SH.

6 Chapitre 87 du SH.

7 Chapitre 84 du SH.

8 Chapitre 85 du SH.

9 Chapitre 90 du SH.

10 Chapitres 1 à 24 du SH.

11 Chapitres 25, 26 et 68 à 83 du SH, sauf le chapitre 77. Le chapitre 77 a été mis en réserve et n’est pas utilisé actuellement dans le SH.

12 Chapitres 28 à 40 du SH.

13 Chapitres 44 à 49 du SH.

14 Chapitres 41 à 43 et 50 à 65 du SH.

15 Chapitres 66, 67 et 91 à 99 du SH.

16 Chapitres 86, 88 et 89 du SH.