Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI)
Salle de conférences Robertson, Ottawa (Ontario)
Le vendredi 18 novembre 2011
Présidente : Claire Poulin
Directrice de l'Éducation internationale et de la Jeunesse, MAECI
Vice présidente : Lee-Anne Herman
Directrice adjointe, Édu-Canada, MAECI
Après avoir souhaité la bienvenue aux participants à la réunion, Claire Poulin présente les nouveaux membres qui travaillent maintenant au sein de la Direction de l’Éducation internationale et de la Jeunesse, dont les trois membres du Secrétariat du comité consultatif nouvellement constitué.
Elle souligne ensuite le 10e anniversaire de la TRNPE tout en faisant état des avancées majeures obtenues au chapitre de l’éducation internationale au Canada depuis la première réunion de novembre 2001.
L’ordre du jour et le compte rendu sont adoptés sans changements ni objections.
Claire Poulin, directrice de l'Éducation internationale et de la Jeunesse
Le Comité consultatif, qui permet d’offrir un regard d’expert et un point de vue objectif sur le milieu des universités et des collèges et sur le secteur formulera des recommandations quant à la meilleure voie à suivre en ce qui concerne la Stratégie du Canada en matière d'éducation internationale. Pour appuyer cette stratégie, le gouvernement du Canada a affecté 10 millions de dollars sur deux ans dans son budget de 2011. Le Secrétariat du comité consultatif, sous la direction d’Édu-Canada, appuie le Comité dans ses efforts.
Les membres du comité consultatif sont les suivants :
Le processus de la formulation des recommandations se déroulera en cinq phases et se terminera en juin 2012. Il est noté que le Comité a tenu récemment ses deux premières réunions et, qu’au moment de la TRNPE, il en était à sa première série de consultations auprès des provinces et des territoires ainsi qu’auprès de tous les principaux établissements, associations d’éducation nationales et autres intervenants. Les participants sont informés du fait que la première phase des consultations en ligne ouvertes au public se terminerait le 28 novembre et qu’à cet égard, Mme Poulin encourage vivement ceux qui n’auraient pas encore fourni leurs commentaires et leurs idées sur le sujet à le faire. Mme Poulin souligne que les opinions des personnes présentes, à titre de décideurs et d’intervenants clés en éducation, sont essentielles pour assurer que le Comité consultatif puisse disposer du maximum d’information pertinente pour étayer ses recommandations au gouvernement.
En résumé, le processus de formulation des recommandations pour le Comité consultatif comporte les phases suivantes :
Les tables rondes se concentreront sur des mesures concrètes et compteront un nombre limité de participants pour permettre une discussion efficace. Elles se dérouleront dans l’ensemble du pays sur invitation seulement les jours suivants :
Un « collaboratoire » se tiendra les 18 et 19 janvier 2012. Il amènera tous les participants clés à prendre part au processus de décision qui débouchera sur la stratégie et définira les contributions de tous les partenaires.
Seront élaborées après le Collaboratoire de janvier 2012.
Seront présentées aux ministres du Commerce international et des Finances d’ici le 15 juin 2012.
Mme Poulin souligne que les rencontres avec les ministres provinciaux et territoriaux de l’Éducation et le CMEC sont aussi à l’ordre du jour du Comité consultatif.
Pendant la période des questions et réponses, il est recommandé que le Comité consultatif tienne compte de la dualité linguistique du Canada comme d’un atout dans le milieu de l’éducation internationale. Il est aussi recommandé que le Comité consultatif prenne en considération toute la mosaïque de l’éducation au Canada, en englobant à la fois les écoles de langues et les écoles de la maternelle à la douzième année, lorsqu’il s’agira de formuler ses recommandations.
Mme Poulin répond aux questions soulevées en encourageant tous les intervenants à faire part de leurs perspectives au Comité dans le cadre du processus de soumission en ligne. Elle ajoute que les représentants de tous les groupes d’intervenants seront invités à assister aux tables rondes.
Claire Poulin, directrice de l'Éducation internationale et de la Jeunesse
La deuxième édition de la Conférence des Amériques sur l’éducation internationale (CAEI) se tiendra à Rio de Janeiro au Brésil du 25 au 28 avril 2012. Cette conférence procurera une excellente occasion au Canada de rehausser son profil au Brésil et de nouer des partenariats entre établissements. Le MAECI prévoit organiser une grande activité promotionnelle à la conférence et se réjouit du fait que le gouverneur général, le très honorable David Johnston, inaugurera l’activité et dirigera la délégation de l’AUCC composée de près de 40 recteurs d’université.
Gail Bowkett, directrice adjointe, Relations internationales, AUCC
Le Brésil représente une très grande priorité pour les universités canadiennes et l’AUCC a élaboré une stratégie pour renforcer cette relation. L’AUCC organise une mission de 30 à 40 recteurs d’université canadienne en vue d’un voyage au Brésil en avril 2012. La mission sera dirigée par Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, et coïncidera avec la deuxième Conférence des Amériques sur l’éducation internationale.
La mission comprendra des activités à Rio de Janeiro, à Brasilia et à Sao Paulo où il se présentera des occasions de promouvoir l’excellence canadienne en recherche, de faire valoir l’image de marque du Canada et d’intensifier la collaboration en enseignement.
Claude Bibeau, directrice adjointe, Direction de l’Éducation internationale et de la Jeunesse
Le 28 juillet 2011, le gouvernement du Brésil a lancé officiellement son programme « Science sans frontière ». L’objectif du nouveau programme est de permettre à 100 000 étudiants brésiliens d’étudier à l’étranger pendant une période d’un an ou moins, au cours des quatre (4) prochaines années. Ces bourses seront accordées pour la poursuite d'études dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). À l’heure actuelle, le Brésil est à la recherche de différents partenaires internationaux pour mettre à exécution ce programme. Un certain nombre de pays, y compris les États-Unis, l’Allemagne et la France, par exemple, ont déjà mis en œuvre des initiatives/programmes précis pour accueillir des étudiants brésiliens au titre du nouveau programme. Le Royaume-Uni, l’Australie et les Pays-Bas poursuivent des négociations à cette fin avec le Brésil et espèrent lancer des programmes connexes au cours des prochains mois. En ce qui concerne le Canada, certains intervenants canadiens ont déjà présenté des propositions aux autorités brésiliennes pour la mise en place de ces bourses.
Le MAECI encourage les associations, les organisations, les consortiums et les établissements d'enseignement canadiens à participer au programme « Science sans frontières » et souligne la nécessité d'agir rapidement et de façon coordonnée en ce domaine.
Sylvie-Michèle Racicot, gestionnaire de la marque, Édu-Canada
Mme Racicot présente certains des nouveaux outils et ressources élaborées par Édu Canada et qui ont été modulés à partir des commentaires exprimés par les participants à la dernière TRNPE et à l’occasion de la dernière conférence de la NAFSA. La version mise à jour du site Web d’Éducation au-in Canada est présentée : www.educationau-incanada.ca. Le site Web a fait l’objet de modifications qui visaient à mieux réussir à attirer l’attention des étudiants internationaux.
D’autres nouveaux outils et ressources sont présentés dont des dépliants portant sur des secteurs précis et sur les rapports entre l’industrie et l’éducation. Quatre dépliants ont été publiés, un pour chacune des industries suivantes :
Une copie mise à jour de la carte des collèges et des universités est aussi présentée tout comme les fiches d’information sur le secteur de l’éducation pour le secteur M 12 et les secteurs des collèges, des universités et des écoles de langues.
Daniel J. Guhr, Ph.D., directeur général, Illuminate Consulting Group
Le rapport sera diffusé dans son intégralité à une date ultérieure. Voici le résumé des principaux points soulevés dans la présentation de M. Guhr.
Jusqu’à maintenant, la part du Canada en ce qui concerne les inscriptions d’étudiants internationaux au niveau postsecondaire est relativement assez bonne du point de vue du taux de pourcentage des étudiants internationaux par rapport à l’ensemble des inscriptions à ce niveau. Même en envisageant un scénario de forte croissance dans un proche avenir, la part des inscriptions ne dépassera pas la moyenne. Compte tenu de sa population relative, le Canada se situait au niveau de la France et de l’Allemagne pour ce qui est des étudiants internationaux au niveau de l’enseignement supérieur en 2009.
Le Canada n’a pas actuellement de préoccupations notables en ce qui touche sa capacité à obtenir des inscriptions d’étudiants internationaux au niveau de l’enseignement supérieur à l’échelle nationale. Bien que les taux d’inscription diffèrent selon les provinces, les données ne révèlent pas non plus de problèmes de capacité. Les taux d’inscription dans certaines régions métropolitaines (et établissements particuliers) sont élevés. Cependant, à l’échelle internationale, ces taux ne sont pas comparativement inhabituels ni ingérables.
Au niveau M 12, les étudiants internationaux ne représentent qu’une très petite part des effectifs. Compte tenu des tendances démographiques, un accroissement des inscriptions d’étudiants internationaux serait fort souhaitable.
Il faudrait porter une attention particulière au taux d’inscription composé des étudiants internationaux et des immigrants reçus. Il n’a pas été possible d’analyser l’incidence des immigrants reçus sur la capacité d’inscription en raison d’un manque de données. Cependant, les établissements d’enseignement supérieur ont indiqué que les immigrants reçus constituaient une question clé à envisager dans une perspective analytique et pédagogique et du point de vue de l’assurance de la qualité.
Les tendances générales sur le plan migratoire et économique semblent indiquer que l’incidence des immigrants reçus relativement à l’inscription est particulièrement importante dans les régions métropolitaines. Les taux d’inscription des immigrants reçus au sein de certains établissements (notamment les collèges) se situent entre 20 et 50 p. 100. Les principaux enjeux soulevés par les établissements d’enseignement supérieur sont les compétences linguistiques, la préparation scolaire et les traits culturels distinctifs (p. ex., culture du dialogue, travail en équipe, plagiat). Le manque de données et de recherches sur les immigrants reçus est une lacune importante.
À l’échelle internationale, l’Australie a connu une forte augmentation des inscriptions au niveau postsecondaire dans l’ensemble de son réseau au cours de la dernière décennie, qui a entraîné une augmentation constante des étudiants du pays ainsi que de l’ensemble des étudiants internationaux entre 2001 et 2012. Depuis 2003, plus de 30 p. 100 de la totalité des étudiants des cycles supérieurs en Australie sont des étudiants internationaux. Les inscriptions d’étudiants des cycles supérieurs vont vraisemblablement continuer d’augmenter au cours des 10 prochaines années.
Les États-Unis d’Amérique ont 5 millions d’étudiants de plus au niveau de l’enseignement supérieur depuis 2000. Bien que les parts des inscriptions d’étudiants internationaux se soient maintenues au cours des 10 dernières années, c’est l’évolution de la démographie qui a propulsé la croissance de la dernière décennie.
Questions clés que le Canada doit traiter dans un proche avenir en ce qui concerne les inscriptions des étudiants internationaux :
L’enjeu à considérer n’est pas la capacité en soi, mais bien la façon de gérer cette capacité.
Pendant la période de questions et réponses qui suit, il est mentionné que la situation du Canada est unique du fait qu’il accueille un très grand nombre d’étudiants étrangers tout en ne disposant que de très peu de données sur ses étudiants internationaux.
De plus, la collecte des données a permis de démontrer que les systèmes d’éducation qui connaissent une trop forte croissance finissent par éprouver des problèmes sur le plan de la prestation et du maintien de la qualité. Il s’agit d’un scénario qui se produit systématiquement après des périodes de 5 ou 6 ans de croissance fortement accélérée, et l’Australie en est un exemple probant. Un taux maximal de croissance se situant entre 4 et 6 p. 100 est recommandé, en veillant à ce que cette croissance soit bien gérée. Par ailleurs, il faudrait mettre davantage l’accent sur la qualité plutôt que sur la quantité.
Enfin, il est noté que plus les étudiants de talent sont recrutés tôt, meilleures sont les perspectives et moins il en coûte pour les inciter à demeurer dans leur pays hôte après leurs études et ainsi contribuer à l’économie canadienne.
Claire Poulin, directrice de l'Éducation internationale et de la Jeunesse
Après son mot de la fin, Mme Poulin invite les membres présents à parler des activités et événements récents au sein de leurs associations et régions respectives en proposant un « tour de table ».
Après avoir effectué le « tour de table », Mme Poulin propose que les prochains comptes rendus de la TRNPE ne fassent état que des principales décisions plutôt que de présenter un compte rendu exhaustif des activités, dans le but d’en permettre la distribution au moment opportun. Cette proposition est acceptée par tous les membres sans opposition.