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15e Table ronde nationale sur la promotion de l’éducation

Procès-verbal

Consultations fédérales-provinciales avec les intervenants de l’image de marque du Canada en matière d’éducation (séance de l’avant-midi)
15e Table ronde nationale sur la promotion de l’éducation (séance de l’après-midi)

Affaires étrangères et Commerce international Canada
Salle de conférence Robertson, 125, promenade Sussex, Ottawa
Le mercredi 13 mai 2009

Coprésident : Chris Greenshields, directeur
Direction de l’éducation internationale et de la jeunesse, MAECI

Coprésident : Darcy Rollins, directeur
Direction de l’éducation internationale du Manitoba, Relations fédérales-provinciales et relations internationales

8 h 30 à 9 h      
Café et muffins dans le salon Skelton

9 h à 9 h 10      
Mot de bienvenue 

Chris Greenshields et Darcy Rollins   

Chris Greenshields et Darcy Rollins accueillent les participants à la réunion. M. Greenshields mentionne que la réunion se déroulera comme les précédentes, c’est-à-dire que la réunion fédérale-provinciale aura lieu en matinée et la Table ronde sur la promotion de l’éducation, en après-midi. Darcy Rollins (MB) ajoute qu’une période de questions et de discussion est prévue à la fin de chaque séance. Chris Greenshields rappelle que l’interprétation simultanée à l’interne est offerte et que les aliments et boissons sont interdits dans la salle de conférence. Un tour de table suit.

9 h 10 à 9 h 40 
Mise à jour sur les activités d’Édu-Canada 

Jean-Philippe Tachdjian, Édu-Canada 

Jean-Philippe Tachdjian, fait une mise à jour sur les récentes activités d’Édu-Canada. Le MAECI est très occupé actuellement, en particulier en raison du lancement de l’image de marque. Les activités à venir comprennent StudyWorld à Berlin (les 15 et 16 mai 2009) lorsque le Canada sera pays d’honneur et la conférence de la NAFSA à Los Angeles (du 24 au 29 mai 2009) où il y aura un Pavillon du Canada de très grande taille. Édu-Canada collabore étroitement avec les missions pour garantir l’utilisation appropriée de l’image de marque ainsi que soutenir et encourager l’organisation de nouvelles activités de promotion de l’éducation dans leur région. Nous avons tenu des séances de formation pour nos missions en Asie et en Amérique latine. Nous prévoyons en organiser d’autres pour les États-Unis durant cette année.

Édu-Canada a commencé à déposer à l’étranger la marque de commerce Imagine pour la protéger. Jean-Philippe invite les participants à jeter un coup d’œil aux pays où la marque est déjà déposée et de suggérer à Édu-Canada d’autres pays qui devraient aussi être inscrits sur la liste.

Jean-Philippe demande aux participants de rappeler à leurs membres de s’inscrire à Édu-Canada PRO pour y obtenir de l’information utile sur le marché. Édu-Canada PRO est également un bon moyen de surveiller les demandes, d’obtenir des réponses rapides et d’offrir un meilleur service à nos clients. Les participants sont invités à informer Édu-Canada s’ils sont intéressés à consulter des rapports sur le marché de pays en particulier. De plus, l’inventaire des programmes de recherche à l’étranger sera bientôt rédigé.

Jean-Philippe indique qu’il n’est plus à l’aise avec l’estimation que le secteur de l’éducation au Canada apporte une contribution économique de cinq milliards de dollars. Selon lui, une meilleure méthodologie et des données plus précises sont nécessaires. La société Roslyn Kunin and Associates, de Vancouver, a été engagée par contrat pour faire de la recherche sur la question. Les résultats de l’étude devraient être publiés d’ici août 2009.

Jean-Philippe mentionne aussi que le site extranet sur l’image de marque (qui sera hébergé par le CMEC) donnera des ressources aux provinces et aux établissements autorisés à utiliser la marque, y compris des lignes directrices, des graphiques, des textes et des photos.

Séance de questions

Pari Johnston (AUCC) remercie les intervenants et les félicite de l’excellent travail accompli pour lancer l’image de marque. L’AUCC est disposée à diffuser à ses membres de l’information sur Édu-Canada PRO. Y a‑t‑il un message que nous pouvons envoyer à notre liste de diffusion?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) répond qu’un message sur Édu-Canada PRO a été envoyé en novembre 2008 et qu’un autre suivra bientôt et aimerait bien que l’AUCC informe ses membres. À une deuxième question de Pari, Jean-Philippe répond que nous voulons diffuser davantage l’image de marque, mais que notre budget est limité. Nous devons prouver l’efficacité de l’image de marque et obtenir des résultats pour acquérir davantage d’argent. Un million de dollars par année pour cinq ans, c’est peu. Le Ministère ajoute à cette somme lorsqu’il le peut. Nous cherchons à établir des partenariats avec des associations et des organismes pour en obtenir davantage pour notre argent.

Johanne Lacombe (Langues Canada) demande si la formation sur l’image de marque donnée dans les missions comprend une mention du secteur des langues.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) répond par l’affirmative et ajoute que des séances de formation sur l’image de marque seront offertes aux établissements à l’automne. Édu-Canada collaborerait avec les provinces pour organiser les séances et les provinces inviteraient les participants.

Peter Halpin (AUA) demande comment l’image de marque a été présentée.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) répond que l’image de marque a été présentée à divers intervenants, y compris des étudiants internationaux, avant son lancement. Dans le cadre d’un processus non officiel, des ambassades ont invité un certain nombre de gens (des étudiants ayant manifesté un intérêt pour le Canada) à répondre à des questions. Nous prévoyons organiser d’autres groupes de discussion à l’étranger pour vérifier l’efficacité de l’image de marque à la fin de 2009 ou au début de 2010.

Joanne Uyede (RCEC) offre l’accès aux bases de données du RCEC afin de faciliter la prise de contact avec des étudiants internationaux pour les groupes de discussion à venir. M. Tachdjian remercie Mme Uyede.

9 h 40 à 10 h 10   
Politiques régissant l’utilisation de l’image de marque du Canada en matière d’éducation par les établissements et les associations

Darcy Rollins et Jean-Philippe Tachdjian

Darcy Rollins commence sa présentation en reportant les participants au document stratégique de la politique sur l’admissibilité à l’utilisation de l’image de marque Éducation au‑in Canada. L’autorisation d’utiliser la marque est octroyée graduellement. Les gouvernements fédéral‑provinciaux‑territoriaux peuvent maintenant utiliser la marque. Qui d’autre peut le faire? Nous travaillons toujours à cette question et veillons à ce que tous acceptent notre démarche.

Les provinces et les territoires doivent présenter au Secrétariat du CMEC une liste d’établissements qui répondent aux conditions d’admissibilité. Les établissements peuvent demander l’autorisation d’utiliser la marque au gestionnaire de l’image de marque au CMEC. Si le MAECI ou CIC n’expriment pas de préoccupations, les établissements seront autorisés à utiliser la marque. Qu’est‑ce que ça signifie pour les associations nationales? Si une association comprend seulement des établissements admissibles à utiliser la marque, l’association sera aussi admissible. L’association peut présenter directement sa demande au gestionnaire de l’image de marque au CMEC. Si l’association comprend des établissements admissibles et d’autres qui ne le sont pas, elle ne sera pas autorisée à utiliser la marque avant que tous ses membres se conforment aux exigences.

Darcy ajoute que des établissements de certaines administrations ont des programmes autorisés en partie. Dans ce cas, l’établissement sera autorisé à utiliser la marque en partie, c’est‑à-dire seulement pour des activités reliées aux programmes autorisés.

Darcy précise aussi qu’il n’y aura pas de frais d’accès ou d’utilisation de la marque pour les institutions jusqu’au 31 mars 2011.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) précise en définitive que les établissements devront renouveler périodiquement l’autorisation d’utiliser la marque. Pour l’instant, l’autorisation sera octroyée jusqu’au 31 mars 2011 et on prévoit instaurer ensuite un processus de renouvellement.

Jean-Philippe fait rapport sur les répercussions de la politique d’admissibilité sur le travail des missions. Le MAECI s’engage à faire la promotion des établissements qui seront autorisés à utiliser la marque à l’occasion des divers salons professionnels. Les établissements non admissibles ne participeront pas aux salons, mais ils pourront quand même obtenir des conseils et une orientation des agents de la mission. Les établissements non admissibles à utiliser l’image de la marque Éducation au‑in Canada ne pourront être représentés au Pavillon du Canada.

Jean-Philippe ajoute que lors de salons internationaux, on trouvera un secteur affichant l’image de marque pour les établissements autorisés, mais aussi un secteur sans image de marque pour les établissements admissibles mais non autorisés. Les participants membres de Langues Canada seront installés temporairement dans le secteur non représenté par l’image de marque jusqu’au règlement des questions actuelles d’admissibilité et d’autorisation de l’utilisation de la marque. Les entreprises commanditaires seront-elles aussi annoncées dans le secteur sans image de marque. Les gouvernements provinciaux et territoriaux devront examiner leurs établissements pour déterminer ceux qui sont admissibles. Une association non admissible à l’utilisation de la marque peut obtenir un contrat de services et être autorisée à utiliser la marque pour une activité donnée.

Séance de questions

Claude Martel (ACEeL) demande s’il existe un plan de diffusion d’une image de marque secondaire pour les fournisseurs ou les producteurs de niveau de la formation.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) répond qu’il y a eu quelques discussions à haut niveau sur l’autorisation d’utiliser la marque pour les entreprises participant à la formation, mais rien n’est encore décidé. D’autres discussions suivront.

Mike Rosson (Edu-Nova) demande si les écoles de langue peuvent participer aux salons d’ambassades.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) répond que les écoles de langue agréées par Langues Canada peuvent y participer pour l’instant dans le secteur sans image de marque, jusqu’à ce qu’il ait une entente sur la modification du statut.

10 h 10 à 10 h 30          
Pause santé

10 h 30 à 11 h 30          
Mise à jour sur l’élaboration de l’image de marque du Canada en matière d’éducation et sa mise en œuvre dans les établissements et les associations 

Stephanie Kennan, Bang Marketing, et Stéphanie Mercure, Édu-Canada

Stephanie Kennan rappelle l’histoire de l’image de marque et ses promesses, et Stéphanie Mercure donne des détails sur sa mise en œuvre dans les établissements et les associations.

Les intervenants du projet ont commencé, il y a deux ans, à créer une image de marque en matière d’éducation pour le Canada. JWT Education a mené des recherches sur ce que les étudiants désirent obtenir et Bang avons ensuite formulé des normes et préparé des documents à l’automne. Au sujet des besoins et du mandat, trois points ont été soulignés : nous devrions nous exprimer d’une seule et même voix, améliorer les répercussions, la reconnaissance et la différenciation, et mettre en évidence nos points forts. Nous avons travaillé à la formulation de slogans et à l’uniformisation de l’image.

Des recherches ont été menées sur les cibles et sur le processus de prise de décision des étudiants, qui est différent selon les endroits et comporte des éléments distincts – c.‑à‑d. pays, ville ou établissement. De nombreux rapports ont été rédigés pour nous aider à comprendre les stratégies de nos concurrents – ils n’ont pas tous la même approche. Nous devons établir notre stratégie et la position du Canada. La stratégie et les concepts ont été présentés à des groupes de discussion un peu partout au pays.

Les principales caractéristiques du Canada ont été déterminées. L’image de marque est basée sur « L’idéalisme efficace ». Le Canada est présenté comme un pays où les étudiants peuvent être ce qu’ils veulent. Voilà qui ouvre la porte à de très nombreuses possibilités en matière de communication. Le slogan « Imagine » et le logo sous la feuille d’érable ont été élaborés. Le slogan ouvre des portes, laisse les étudiants imaginer ce qu’ils peuvent faire et montre ce que nous avons à offrir. L’éducation au Canada comprend des notions diversifiées.

Le nouveau logo devait être uniforme et des lignes directrices ont donc été formulées dans un document de 100 pages à l’intention des utilisateurs. Il est maintenant sur support papier, mais nous travaillons cet été à l’élaboration d’un outil en ligne, soit la publication sur extranet de lignes directrices sur l’image de marque. Le module sur l’extranet ne comprendra pas seulement le logo, mais aussi des renseignements pour ceux qui pourront, selon leur cote de sécurité, à télécharger divers éléments, par exemple des photos. Il y aura une base de données de documents offerts, et les utilisateurs choisiront ce qui leur convient le mieux et pourront même peut-être en créer de nouveaux. Tous les intervenants utiliseront ce qui leur convient le mieux parce que chacun est différent.

Les graphiques ont été tracés et 15 concepts ont été formulés. Chaque concept est associé à un thème : qualité, recherche, bourses d’études, etc. La touche finale à ces concepts sera apportée à l’automne. Un pavillon aux couleurs de l’image de marque a été préparé pour les salons, par exemple le Salon de l’éducation en Chine à l’automne 2008. Les couleurs pourront être modifiées selon le pays; par exemple, en Chine, on a utilisé le rouge et le jaune. D’autres articles ont été produits, p. ex., des brochures, des cartes, des sacs, etc. – il n’y en a que quelques-uns pour l’instant, mais nous en offriront bientôt davantage.

Stéphanie Mercure fait rapport sur la mise en œuvre prévue de l’image de marque et sur les étapes que les établissements et les associations devront franchir pour l’utiliser. La première étape a été la mise en œuvre auprès des propriétaires en octobre dernier, suivie de l’élaboration d’une politique sur l’utilisation de l’image de marque et d’un guide technique pour les utilisateurs, puis de la mise en œuvre dans des établissements.

L’image de marque a été lancée le 22 septembre 2008 à l’occasion de sa mise en œuvre auprès de ses propriétaires, les gouvernements fédéral et provinciaux. MM. Rollins et Tachdjian ont mentionné la politique un peu plus tôt. Les établissements et associations devront passer par un processus de demande d’autorisation qui comprendra la vérification de l’admissibilité, une demande en ligne et, le cas échéant, l’autorisation par le CMEC en consultation avec les gouvernements provincial et fédéral, suivi de la signature d’un accord de sous-licence. Dans le cas des associations, tous les établissements membres devront être inscrits à la liste d’admissibilité, puis il faudra faire une demande en ligne aux fins d’autorisation par le CMEC en consultation avec le gouvernement fédéral, avant la signature d’un accord de sous-licence. Les autorisations seront en vigueur jusqu’au 31 mars 2011. Une fois l’accord signé, les établissements pourront immédiatement utiliser la marque.

Les utilisateurs autorisés de la marque disposeront de nombreux avantages : inclusion du logo sur les documents de l’établissement, possibilité de participer à des salons d’ambassades, inclusion aux Pavillons du Canada du MAECI lors de grandes manifestations, participation à des réunions bilatérales organisées par le MAECI (par exemple le Sommet de l’éducation supérieure de la FICCI) ou tenues en marge des grandes manifestations, inclusion d’un profil dans les brochures et catalogues élaborés par le MAECI ou le CMEC, publicité connexe, utilisation du matériel portant la marque, abonnement à des bulletins de nouvelles semestriels, etc. Il y aura d’autres avantages plus tard, par exemple la participation à des activités spéciales.

Les utilisateurs auront des responsabilités particulières. Le code d’éthique pourrait comprendre, notamment : recrutement éthique, interdiction de publicités trompeuses, cheminement clair, offre de soutien et de services de qualité aux étudiants, politique de gestion du risque, politique claire sur le remboursement des frais de scolarité, etc. C’est un processus en évolution.

Nous avons préparé des exemples de documents imprimés comprenant le logo pour les établissements et les associations pleinement autorisés. Le logo peut être utilisé avec ou sans la courbe rouge d’encadrement. Il peut aussi servir sur des bannières, des bannières électroniques ou des articles de promotion. Le logo peut être affiché sur des présentoirs dans les Pavillons du Canada lors d’événements multinationaux. Quant à Internet, les établissements et associations autorisés peuvent soit afficher le logo sur leur page d’accueil, soit l’utiliser en bannière sur chaque page. Il peut aussi être utilisé sur les articles de promotion avec l’approbation du gestionnaire de l’image de marque, par exemple être imprimé sur la manche du T‑shirt d’un établissement.

Dans le cas des établissements et associations autorisés en partie seulement à utiliser la marque pour un programme en particulier, ils pourront afficher le logo sur les documents imprimés portant sur ce programme et seulement sur les brochures, dépliants, signets ou pages Web portant précisément sur ce programme. La marque ne pourra être affichée sur les autres pages de l’établissement.

Un avis juridique, dans le guide technique, précise que toutes les publications doivent indiquer que le logo est une marque déposée et utilisée sous licence. En définitive, le logo peut servir seulement sur le matériel autorisé et aucun autre article ne peut tirer avantage de son utilisation. Tous les détails seront affichés sur l’extranet d’ici quelques mois.

Des outils techniques seront offerts à l’automne 2009, notamment l’extranet, le logo et le formulaire de demande. Le gestionnaire de l’image de marque du CMEC sera prêt à collaborer avec les établissements et les associations admissibles. Stephanie Kennan, de Bang Marketing, procèdera à la mise en œuvre et à une formation cet été ou à l’automne. On espère que la majorité des établissements et des associations admissibles seront en mesure d’utiliser la marque et de tenir la promesse de l’image de marque en 2010.

Séance de questions

Laurier Thibault (RCCFC) : Pour la formation des établissements et des associations en septembre, les établissements doivent‑ils s’inscrire avant de suivre la formation?

Stephanie Kennan (Bang) : Les provinces prendront des dispositions en ce sens en collaboration avec le CMEC.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Les associations nationales communiqueront avec le MAECI.

Pari Johnston (AUCC) : Question de suivi : pouvez-vous retracer les étapes? La procédure à suivre pour devenir membre n’est pas claire. De plus, quand le gestionnaire de l’image de marque du CMEC sera-t-il en poste? Devons-nous attendre que la liste provinciale soit acheminée au CMEC avant de présenter une demande? Nous voulons envoyer un message à nos membres bientôt.

Stephanie Kennan (Bang) : Nous avons essayé d’être clairs, mais c’est compliqué. Les établissements seront invités à des séances d’information à la fin d’août et on leur indiquera comment procéder.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Les représentants fédéraux et provinciaux dresseront auparavant la liste des établissements admissibles selon la politique acceptée par les gouvernements fédéral et provinciaux. Les établissements inscrits à la liste seront invités. Une fois la liste dressée, un horaire sera établi et les gouvernements provinciaux enverront des invitations aux établissements pour la formation à l’automne. Ensuite, quand tout sera expliqué, par exemple pourquoi ce serait dans l’intérêt d’un établissement, chacun prendra sa décision. Il y aura une réunion ultérieure pour expliquer la promesse et les avantages de l’image de marque, suivie d’un processus de demande en ligne, des consultations du CMEC et de discussions fédérales-provinciales. Nous voulons protéger l’image de marque – au cas où un établissement aurait des activités inacceptables, surtout du point de vue de CIC. Voilà pourquoi c’est une condition.

Robert White (AUCC) : La première étape consiste en l’établissement par les provinces d’une liste d’admissibilité – communiqueront-elles ensuite avec chaque établissement pour lui indiquer s’il est inscrit à la liste?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Ce n’est pas à moi de le dire, mais je comprends que les établissements seront invités quand la liste d’admissibilité sera prête. Une province peut toutefois choisir d’exclure un sous-secteur complet, c.‑à‑d. autoriser seulement les établissements d’enseignement postsecondaire et exclure tous ceux de la maternelle à la douzième année. L’invitation viendrait de la province et elle n’inviterait que les établissements d’enseignement postsecondaire. Il y aura formation des associations nationales à Ottawa sur invitation du MAECI.

Laurier Thibault (RCCFC) : La liste sera‑t‑elle publique?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Oui, elle sera affichée sur le site Extranet.

Isabelle Tibi (AUFC) : La formation des associations et celle des établissements seront donc simultanées.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Oui, les formations se donneront en même temps. La séance à Ottawa est essentiellement identique à celles des provinces. Les établissements à Ottawa peuvent participer à cette séance, mais elle s’adresse surtout aux associations.

Peter Halpin (AUA) : Est‑ce que la question des négociations est plus claire? Quand le CMEC autorise le recours à l’image de marque par un établissement ou une association, il y a ensuite autorisation du gouvernement fédéral – je ne comprends pas.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Il y a diverses étapes. Chaque établissement examinera la liste d’admissibilité sur le site du CMEC. S’il est inscrit à la liste, il sera invité à une réunion. Il pourra aussi remplir un formulaire de demande en ligne et l’envoyer au gestionnaire de l’image de marque au CMEC. Ce dernier vérifiera l’admissibilité en consultant la liste et si le demandeur est admissible en tout ou en partie. Le gestionnaire communiquera ensuite avec le responsable de l’image de marque de la province en question pour demander s’il autorise l’établissement à utiliser la marque et la province répondra par la positive ou la négative.                

Les étapes seront les mêmes au gouvernement fédéral, nous recevrons une demande du gestionnaire de l’image de marque du CMEC. Nous n’en refuserons aucune, sauf si nous soupçonnons des pratiques négatives qui pourraient ternir la réputation du Canada à l’étranger. Un gouvernement provincial peut être d’accord ou non pour ses propres raisons. Il peut y avoir deux raisons. Premièrement, il peut exclure une catégorie complète d’établissements, par exemple de la maternelle à la douzième année. Deuxièmement, il peut avoir des renseignements particuliers sur un établissement donné. Si un établissement est rejeté, il recevra une explication. L’établissement peut ensuite communiquer avec la province pour en discuter. Le plus souvent pour les établissements admissibles, tout se déroulera assez rapidement et l’autorisation. Nous sommes d’avis que 98 % des demandeurs seront approuvés sans problème.

Peter Halpin (AUA) : Dans la présentation, l’accent est mis sur le matériel imprimé, mais un portail de l’image de marque n’est pas mentionné.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Nous avons un site qui, nous espérons, sera lancé de nouveau à l’automne – www.educationau-incanada.ca avec un style renouvelé qui incorpore entièrement l’image de marque.

Peter Halpin (AUA) : L’accent est-il mis sur le matériel imprimé ou sur le Web?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Nous avons du matériel imprimé, mais nous savons que 80 % des étudiants internationaux obtiennent de l’information du Web. Nous travaillons donc à améliorer notre site Web. Cette présentation portait sur des idées visuelles, mais nous savons que le Web est important.

Pari Johnston (AUCC) : Merci pour ces renseignements très utiles. Pour continuer, comment les provinces évalueront‑elles l’admissibilité? Quant aux établissements rejetés, recevront-ils des exigences supplémentaires pour être autorisés? Quelles seront les responsabilités des utilisateurs, etc.?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Il y aura des conditions – une province donnée pourrait insister pour que ses établissements suivent certaines règles sur la conduite éthique, notamment. Des conditions générales seront inscrites dans la licence d’utilisation de la marque, par exemple le respect de la promesse de l’image de marque et un engagement des établissements à cet égard. Le gouvernement d’une province peut inscrire aussi en annexe des conditions plus pointues pour ses établissements.

Pari Johnston (AUCC) : Il n’y aura donc pas seulement un rejet, mais aussi des conditions.

John Manning (ON) : Ce sera à prendre ou à laisser. L’Ontario pense ajouter une série de conditions à l’accord. Si un établissement veut utiliser la marque, il devra tenir promesse ou perdre l’autorisation. La préparation de la politique est en cours.

Pari Johnston (AUCC) : Soyons réalistes, les établissements n’auront pas accès à la marque avant le début de 2010.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Non, du point de vue chronologique, ça devrait être possible dès la formation au début de l’automne, quand la liste d’admissibilité sera prête et que les provinces auront rédigé les politiques. La formation aura définitivement lieu au début de l’automne – les conditions de l’Ontario seront décrites à la séance de Toronto et celles de la Colombie-Britannique, à Vancouver. Les dates ne sont pas déterminées, mais les étapes sont bien établies. La formation prendra fin en octobre et les demandes arriveront donc avant la fin de 2009, elles seront traitées et les accords seront signés. Tous les établissements ne présenteront pas une demande et ne seront pas traités en même temps, et certains seront donc considérés en 2010 et c’est pourquoi nous prévoyons régler la majorité d’ici 2010.

Pari Johnston (AUCC) : Quelles sont les normes de service de ceux qui autorisent l’utilisation de la marque? Les établissements seront‑ils informés dans la semaine suivant la demande?

Darcy Rollins (MB) : Nous en discutons, il est important de savoir que toutes les politiques et les listes seront prêtes. Le processus sera établi. Il pourrait s’écouler une semaine avant l’autorisation des demandes, mais celles-ci pourraient être envoyées par centaines au départ. Nous essaierons d’agir le plus rapidement possible. Si la demande ne pose pas de problème, une semaine serait un délai raisonnable. S’il y a des problèmes, il faudra peut-être plus de temps. La majorité des établissements auront une réponse d’ici la fin de 2009, c’est notre engagement.

Garry Dyck (MCIE) : Chaque province surveillera donc si les établissements tiennent la promesse?

Darcy Rollins (MB) : Il y aura une sous-licence standard du CMEC et des exigences « à prendre ou à laisser » très claires. Ce sera tout dans la majorité des provinces. D’autres ajouteront des critères. Le CMEC administrera le tout mais ne procèdera pas à l’autorisation ni au rejet : il ne fera que transmettre le message de la province. Le Manitoba n’aura pas de critères supplémentaires pour l’instant, mais on pourrait en ajouter plus tard.

Garry Dyck (MCIE) : Que signifie un cheminement clair pour les étudiants?

Darcy Rollins (MB) : Les établissements doivent fournir un cheminement clair aux étudiants afin qu’ils sachent ce qu’ils doivent étudier pour obtenir une qualification donnée.

Tom Tunney (EUMC) : Quelles seront les répercussions des critères provinciaux sur les associations?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Les conditions supplémentaires des provinces n’auront pas d’incidence sur les associations nationales. Tous les établissements de la liste des membres d’une association devront être inscrits à la liste d’admissibilité, mais elles n’ont pas nécessairement à être autorisées. Si un seul établissement n’est pas inscrit à la liste, ça posera un problème.

Darcy Rollins (MB) : Il y a eu énormément de discussions en matière de politiques aux échelons provincial et fédéral, mais ceci contribue à d’autres discussions. Les discussions ont été très stimulantes et productives. Nous nous efforçons de choisir les pratiques exemplaires dans chaque domaine. L’image de marque a été un catalyseur pour d’autres initiatives.

11 h 30 à 12 h  
Mise à jour sur les grandes manifestations 

Stéphanie Mercure, Édu-Canada, et John Manning, MFCUI de l’Ontario

John Manning : Premièrement, je prends un instant pour remercier le principal groupe de personnes qui ont travaillé si fort pour réunir dix provinces, trois territoires et de multiples intervenants fédéraux et concrétiser ce projet, qui n’aurait pas vu le jour sans eux. Merci donc à Chris Greenshields, Jean-Philippe Tachdjian, Stephanie Mercure, Genevieve Gougeon et Sheila Molloy (applaudissements).

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : J’ajouterais à la liste le nom de John Manning.

Au départ, on considérait comme une mission impossible l’obtention de la pleine collaboration de tous aux grandes manifestations. Au Salon de la NAFSA 2007 à Minneapolis, la délégation canadienne comprenait quatre pavillons – un pour l’Alberta, un pour l’Ontario, un pour le Québec et un pour le reste du Canada. Un collègue de l’Australie a fait un commentaire qui m’a frappé : il a demandé pourquoi nous insistons pour laver notre linge sale constitutionnel dans des activités internationales où le monde entier est pérsent. J’ai alors réalisé l’image qu’on donnait aux autres.

Je veux mentionner d’où nous venons et où nous allons. Rapidement, les normes du gouvernement ont suscité transformation et inspiration. Voilà qui a démontré l’importance de la collaboration et de la cohérence du gouvernement.

En quoi consistent les grandes manifestations? Ce sont des occasions pour l’industrie et les provinces de rencontrer des représentants d’autres pays. Nous communiquons des messages choisis en fonction des destinataires. Les grandes manifestations comprennent les salons de  la NAFSA, l’EAIE, l’APAIE, de l’OUI, la NACAC. Le recrutement en constitue un objectif indirect, mais elles servent surtout à rehausser le profil du pays auprès des organismes clients qui influencent la prise de décisions.

Je tiens à vous montrer une photo du kiosque du Canada au Salon de l’EAIE en 2005. C’était un kiosque vide muni d’une affiche du drapeau canadien. C’était le Pavillon du Canada. Il y avait peu de coordination, malgré un grand enthousiasme.

Au Salon de la NAFSA, en 2006, un groupe fédéral-provincial a mis sur pied un concept visuel. Ce kiosque a été le plus remarqué par les participants selon un vote. Au cours de cet événement et à d’autres tenus ultérieurement, trois provinces ont monté leur propre pavillon près de celui du Canada. Nous avions une présence inégale et éparpillée – d’où le commentaire sur le « linge sale ». Nous avons touché le fond du baril au Salon de l’APAIE 2008 – nous avions peu d’espace d’exposition, mais nous ne nous sommes pas aidés en présentant différentes images contrastantes. Nous avons fait beaucoup de chemin depuis.

Stéphanie Mercure : Je vous remercie pour cet historique. Nous voulons maintenant expliquer brièvement où nous en sommes et ce que nous avons réalisé depuis le Salon de l’APAIE 2008. Les provinces se sont réunies pour convenir d’une image de marque commune pour le Canada. Pendant que l’on préparait les garanties de la marque, le Groupe de travail sur les grandes manifestations a défini les besoins et les objectifs, et préparé un concept et un plan d’ensemble. Nous avons choisi des critères d’après des discussions. On a ainsi jeté les bases du Pavillon du Canada.

Nous avons eu quelques discussions difficiles et avons parfois frôlé l’échec, mais nous étions déterminés à créer un espace de mise en valeur de nos établissements. C’est maintenant un succès sans égal. Nous avons moussé l’esprit de collaboration en faisant des concessions, malgré les objectifs de chacun et le matériel disponible.

Nous préparons maintenant un pavillon de 2 200 pi2 pour le Salon de la NAFSA qui réunira presque toutes les provinces (avec le Québec à proximité immédiate). Plus de 60 établissements y seront représentés, et les établissements et associations organiseront le 27 mai la réception du Canada en collaboration avec le gouvernement. Nous inviterons les établissements à une présentation sur l’image de marque afin de promouvoir sa mise en œuvre prochaine et de tirer parti de la présence de nombreux établissements.

La marque est visible au pavillon, qui est maintenant très différent. On a utilisé la palette de l’image de marque tout en évitant de s’éloigner de ce qui a été fait autour de l’image de marque jusqu’à présent. Nous avons parcouru un long chemin depuis 2006 et nous surpassons maintenant les concurrents en ce qui a trait à l’utilisation de l’espace. Nous pourrions recevoir de nouveau la mention du kiosque le plus remarqué, comme en 2006. Il sera dorénavant clair pour les visiteurs que c’est le kiosque du Canada, et ils sauront comment y trouver un partenaire.

Séance de questions

Pari Johnston (AUCC) : Bravo. J’ai été au Salon de la NAFSA avant 2006 et nous avons toujours eu la même approche modeste. Je félicite l’effort de collaboration qui a permis d’en arriver à cette étape.

Mike Rosson (EduNova) : Y a‑t‑il une liste des invités à la réception du Canada au Westin?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Aucune liste n’a été rédigée auparavant.

Mike Rosson (EduNova) : Les établissements se demandent s’ils devraient inviter certains partenaires ou si c’est déjà fait.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Auparavant, le Groupe d’intérêt particulier du Canada dressait une liste pour éviter les dédoublements. Vous devriez vérifier auprès de Karen Strang.

Monique Généreux (MAECI) : Chaque établissement devrait communiquer avec Mme Strang. La date limite est demain et les billets se vendent bien.

Darcy Rollins (MB) : Je veux souligner que c’est un grand progrès et que c’est stimulant. Beaucoup de compromis ont dû être faits et ce ne sont pas des gains permanents, mais nous continuons d’insister sur la collaboration. Nous espérons que vous ferez connaître notre collaboration. Nous travaillerons volontiers ensemble à d’autres projets à l’avenir et nous prendrons de l’expansion dans d’autres secteurs. Je remercie tous ceux qui se sont dévoués.

Chris Greenshields (MAECI) : Cela conclut les consultations fédérales-provinciales. Cet après-midi, après le repas, il y aura la Table ronde nationale sur la promotion de l’éducation.

12 h à 13 h          
Repas léger servi au salon Skelton

Président  :  Chris Greenshields, directeur, Direction de l’éducation internationale et de la jeunesse, MAECI

Vice-président : Jean-Philippe Tachdjian, directeur adjoint, Édu-Canada, Promotion de l’éducation internationale au Canada, MAECI

13 h à 13 h 05  
Mot de bienvenue    

Chris Greenshields accueille de nouveau les participants.

13 h 05 à 13 h 50          
Présentation sur le Conseil de l’éducation internationale du Manitoba (MCIE) 

Garry Dyck, président, MCIE

Garry Dyck : Le MCIE est un organisme distinct qui cherche à collaborer avec des organismes comme le BCCIE et EduNova. Nous sommes à la veille d’une transition majeure : nous voyons vers où nous voulons nous diriger, mais il nous reste à faire comprendre notre but à nos membres.

Nous avons été constitués en groupe de bénévoles en l’an 2000 et nous avons discuté de questions de recrutement. L’industrie, au Manitoba, en avait assez de l’accent mis sur Montréal, Toronto et Vancouver et voulait trouver comment montrer que le Manitoba est différent plutôt que de simplement montrer des montagnes. L’image de marque nous a permis d’atteindre un tout nouveau sommet. Au départ, les membres du MCIE étaient des agents de recrutement. Nous avions un mandat modeste et la mise en commun de l’information se faisait sur une base volontaire. Nous comptons maintenant 27 établissements membres, soit 1,2 million de personnes, dont plus de la moitié sont à Winnipeg.

Les membres comprennent des représentants d’écoles publiques et un représentant d’une école privée. Le Manitoba n’est pas aussi concurrentiel que Vancouver au chapitre des écoles de langue. On trouve autant d’écoles d’ALS à Vancouver que de Starbucks à Seattle. Les représentants du gouvernement sont membres associés sans droit de vote.

Le MCIE a été établi dans le but de mettre en commun de l’information. Collcurrence : collaboration et concurrence. C’est à la fois positif et négatif. On veut collaborer avec la division scolaire de Pembina Trails. Les universités ne sont pas nombreuses et nous n’avons pas le même genre de membres qu’EduNova. Nous avons des enjeux différents.

Nous offrons des séances de perfectionnement professionnel, nous mettons en commun de l’information sur les programmes d’accueil, la gestion du risque et les questions de recrutement.

Ce sont des bénévoles qui se chargent de la commercialisation. Le gouvernement provincial est aussi présent. Nous avons des activités conjointes, par exemple, des voyages de familiarisation – nous collaborons avec le RCEC en Thaïlande. Certains de nos membres font partie du RCEC, mais pas tous. Celui-ci est flexible et il donc travaillé avec tous les membres du MCIE.

Nous exprimons d’une voix commune nos préoccupations au gouvernement. Nous avons une stratégie d’éducation internationale depuis le début de l’année, nous avons aussi fait des suggestions au gouvernement pour donner au programme d’études un caractère international en ce qui concerne le gouvernement, les ONG, le recrutement, etc. Notre groupe voulait d’abord limiter la question au recrutement, mais nous pensons maintenant changer d’objet. Les membres paient une cotisation de 150 $ à 600 $ par année et nous envisageons de l’augmenter. Nous avons embauché un adjoint dernièrement et nous examinons comment être plus efficaces.

Nous faisons de la promotion au Manitoba, notamment en défendant les intérêts de nos membres et en envoyant des lettres aux ministres de l’Éducation postsecondaire et de l’Alphabétisation, du Développement économique et du Commerce, etc. Nous donnons également notre avis quant à l’élaboration d’une stratégie.

Nous travaillons aussi avec des groupes de l’extérieur du Manitoba (notamment le BCCIE et EduNova), mais nous avons créé quelque chose de particulier au Manitoba pour nos besoins. Monica Wood est revenu au Manitoba en provenance de la Nouvelle-Écosse et elle nous fait profiter des renseignements obtenus.

Nous travaillons à l’élaboration d’une stratégie, nous avons élargi nos champs d’intérêt dans la dernière année et d’autres discussions sont prévues sur le sujet. Les réunions ciblent surtout le recrutement, mais nous commençons à parler d’autres enjeux.

Notre organisme est nouveau, nous allons de l’avant et la stratégie de la province nous aidera à progresser. Nous avons été plus actifs l’an dernier et nous nous tournons vers l’avenir. Pour faire une comparaison avec un autre organisme provincial, EduNova a huit employés. Le MCIE reçoit lui aussi, maintenant, un financement provincial, et participe à des missions comme celle en Thaïlande. Nous ne sommes pas certains si nous viserons un nouveau secteur inexploré à l’avenir ou si nous insisterons sur un même marché.

Peut-être devrions-nous faire une étude de comparaison des organismes provinciaux pour aider à déterminer ce que nous voulons viser comme organisme et comment nous y arriverons, mais aussi pour demander au gouvernement quelle est notre place dans sa stratégie.

Notre site Web est www.mcie.ca.

Séance de questions

Peter Halpin (AUA) : Il est peut-être trop tôt, mais avez-vous élaboré des paramètres pour vous aider à repérer les étudiants internationaux attirés par votre site Web comparativement à ceux que vos membres intéressent?

Garry Dyck (MCIE) : Non, notre portail n’est pas conçu pour intéresser les étudiants, ce serait donc impossible.

Chris Greenshields (MAECI) : Pendant mes visites au Brésil, j’ai souvent mentionné Alex Anton, étudiant de l’année du BCIE, qui a étudié la production alimentaire au Manitoba. A‑t‑il lancé ça là‑bas?

Garry Dyck (MCIE) : Je l’ignore.

Chris Greenshields (MAECI) : C’est un défi pour nous. Quel rôle pouvons-nous prévoir que vous jouerez dans le suivi auprès des anciens étudiants qui rentrent chez eux? Nous prévoyons établir un réseau d’anciens.

Garry Dyck (MCIE) : Nous ciblons maintenant des établissements qui s’en chargeraient. Ce serait précieux pour nous. Si un étudiant vient faire sa dixième année, nous devons faire de la promotion pour l’inciter à rester plus longtemps.

Joanne Uyede (RCEC) : L’activité du CEC en Thaïlande a été un succès et le directeur était enthousiaste. Nous sommes heureux de promouvoir la province auprès de vos invités. Les membres du CEC pourraient tirer davantage de leur investissement parce qu’ils sont déjà sur place, mais nous sommes heureux de le faire avec tous et nous passons à des activités plus ciblées.

13 h 50 à 14 h 10 
Programme des futurs leaders dans les Amériques 

Chris Greenshields

Le premier ministre Harper a lancé le PFLA lors du Sommet des Amériques à Trinidad le mois dernier. Le PFLA mettra des bourses d’études à la disposition d’écoles de l’Amérique latine et des Caraïbes en plus du Brésil, du Mexique, du Chili et des programmes de la CARICOM. C’est un investissement majeur de dix-huit millions de dollars (18 000 000 $) sur quatre ans de la part du gouvernement canadien et, pendant cette période, nous devons soutenir jusqu’à 1 600 universitaires. Voilà qui reflète un engagement croissant et le soutien de la stratégie des Amériques.

Pendant la visite du premier ministre au Chili en 2008, il a parlé de l’expérience du Canada et de la possibilité de présenter le modèle canadien dans la région. Cela se fera par l’exposition des futurs leaders aux modèles canadiens de bonne gouvernance pendant leurs études, de même que par l’établissement de relations institutionnelles entre les établissements d’enseignement postsecondaire du Canada et de la région. L’accent sera mis sur les principaux partenaires aux Caraïbes, au Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les bourses d’études à court terme sont liées à des échanges entre établissements. Le principal changement est apporté aux bourses d’études habituelles qui finançaient auparavant la maîtrise et le doctorat sur une période de deux à quatre ans. Les nouvelles bourses d’études sont offertes aux établissements d’enseignement postsecondaire et aux écoles techniques et professionnelles pour un trimestre seulement. Nous constatons qu’une bourse de 7 500 $ pour un trimestre ne suffit pas. Une étude pourrait habituellement se faire en un trimestre, mais il faudrait être flexible, surtout dans la CARICOM, et pouvoir la prolonger d’un autre trimestre si les deux établissements sont d’accord. Il faudrait aussi reconnaître les crédits. Il faut de plus élaborer des approches pour mieux répondre aux besoins des deux parties dans le cas des étudiants diplômés.

Habituellement, pour ces derniers, une période de six mois et une somme de 10 000 $ permet de créer des possibilités stimulantes de collaboration en recherche. La bourse ne vas pas uniquement aux étudiants mais peut mener à la vente à l’exportation de matériel de laboratoire ou d’autre matériel de recherche, et la recherche de l’étudiant peut continuer s’il obtient des subventions d’établissements locaux, ce qui se produit souvent.

Quand le PFLA aura reçu un financement complet de cinq millions de dollars par année, nous passerons à 400 bourses – maintenant il y a 200 bourses d’études environ pour la CARICOM et le Chili qui seront réparties entre les étudiants diplômés et les étudiants au postdoctorat. Le PFLA prévoit ajouter d’autres activités outre les recherches précises. Tout d’abord, on organisera un voyage d’études pour étudiants diplômés conçu afin de promouvoir le leadership et de présenter aux participants les modèles de gouvernance canadiens. On leur apprendra à gérer des activités de recherche. Ensuite, on mènera des missions de collaboration avec des leaders universitaires des régions et on établira des partenariats dans ces régions. En collaboration avec le BCEI, des leaders ont été invités dernièrement à une conférence canadienne, ce qui a permis d’établir des partenariats, d’organiser des échanges d’étudiants, de faire des transferts de crédits à plus long terme, de remettre des diplômes pour crédits acquis (équivalents) et d’augmenter la demande de bourses d’études. Les bourses du PFLA sont lancées depuis le 27 avril. Les établissements canadiens y ont vu eux-mêmes en :

  • demandant des bourses au nom d’établissements partenaires de la région,
  • formulant des propositions de formation pour étudiants de premier cycle ou formation professionnelle.

Les bourses d’études de la CARICOM, annoncées en 2007, comprennent des bourses pour études de premier cycle, études techniques et étudiants diplômés. On en attribue 100 par année jusqu’à maintenant. Le nombre maximal n’a pas encore été atteint, mais on continue d’inciter les établissements canadiens à s’engager dans ces partenariats qui diminuent depuis quelques années. La stratégie des Amériques comprend les points suivants :

  • faire participer des établissements canadiens;
  • augmenter la flexibilité;
  • offrir des programmes pilotes dans le domaine professionnel;
  • présenter des programmes pilotes supplémentaires en collaboration avec l’ACCC;
  • favoriser la mobilité interrégionale à l’intérieur des Caraïbes de même que l’apprentissage à distance.

L’ACDI a réfléchi à la méthode à appliquer pour réaliser ces objectifs et investi énormément dans la capacité d’apprentissage à distance par l’intermédiaire de l’UWI, dans les îles et dans un l’objectif plus large du Canada, soit promouvoir la collaboration et la mobilité des étudiants dans la région, puis au Canada. L’ACDI participe du point de vue des capitaux. Nous offrirons aux étudiants des Caraïbes des programmes d’établissements postsecondaires canadiens pour déterminer si l’apprentissage à distance peut être transféré dans la région et adapté aux besoins régionaux. Dans une région de la taille des Caraïbes et dans d’autres régions ayant une population semblable, il est impossible pour les Caraïbes d’offrir toutes sortes de programmes d’études.

Les étudiants travaillent déjà et nous constatons que l’apprentissage à distance est un secteur d’excellence au Canada. Nous n’avons pas beaucoup d’expérience, mais c’est un processus d’apprentissage. Pourquoi adoptons-nous cette approche? Nous le faisons pour renforcer les institutions dans la région, notamment par l’intermédiaire d’organismes interaméricains de promotion de l’enseignement supérieur. La possibilité de transférer les crédits nous intéresse aussi, entre autres choses.

Les étudiants sont aux prises avec l’exode des cerveaux et leur recrutement. Nous ne nous intéressons pas au recrutement des cerveaux, mais nous favorisons leur mouvement. Selon l’approche du PFLA, nous voulons aller au-delà de disciplines données et offrir aux étudiants l’occasion de perfectionner leurs aptitudes au leadership et leur présenter les modèles canadiens.

Prenez la peine de consulter les sites Web et en quelques clics, vous pourrez découvrir toutes les bourses offertes aux étudiants internationaux :

  • bourses de l’ACDI,
  • bourses d’études Vanier,
  • CRSNG,
  • CRSH,
  • IRSC,
  • CRDI.

Nous travaillons de concert avec le BCEI afin de collaborer plus étroitement avec les intervenants et les établissements canadiens, et de nouer des liens entre les établissements canadiens et ces programmes.

Séance de questions

Claude Martel (ACEeL) : C’est un effort louable.  Êtes-vous en mesure de fournir un soutien à l’apprentissage en ligne? La situation pourrait être meilleure, mais ces bourses d’études seront davantage en demande dans six mois.

Chris Greenshields (MAECI) : C’est une autre manifestation de l’éducation et de l’excellence du Canada.

Mike Rosson (Edu-Nova) : J’ai dîné hier avec le haut commissaire de la Jamaïque. Elle m’a demandé de m’informer sur l’échéancier et mentionné que des étudiants se sont plaints qu’ils n’ont pas eu suffisamment de temps pour s’inscrire. Elle a aussi mentionné des questions de réciprocité opérationnelle qui pourraient améliorer l’efficience du programme. Par exemple, est‑ce que deux Canadiens pourraient partir en échange d’un Jamaïcain?

Chris Greenshields (MAECI) : Non, nous ne sommes pas liés par ce genre de choses, mais par l’existence d’un partenariat. Nous lançons la balle dans le camp des établissements qui préparent leurs ententes respectives. Les étudiants des Caraïbes ont versé les frais de scolarité chez eux et les universités canadiennes ont besoin d’une réciprocité. Nous voulons laisser les établissements régler la question, nous tentons d’être flexibles, mais ce sont les deux établissements participants qui sont déterminants.

Rudy Sabas (ACCC) : Nous sommes heureux que vous donniez aux collègues l’occasion d’obtenir des bourses d’études et des suppléments relativement à ce que nous concevons maintenant. Nous essayons de concevoir l’éducation en fonction de l’emploi.

Chris Greenshields (MAECI) : Il est important de souligner que de très nombreuses activités sont en cours par l’intermédiaire de l’ACDI, et du CRDI à l’échelon provincial. Nous essayons :

  • d’ouvrir la voie à la mobilité pour ces établissements parce qu’ils ne peuvent financer les étudiants qui viennent au Canada;
  • de maximiser nos efforts avec de l’aide technique ou des activités de collaboration en recherche. Nous avons signé un accord en sciences et technologies avec le Brésil qui couvre la recherche, mais nous n’essayons pas de soutenir ces autres activités. Quand les étudiants viennent au Canada, d’autres activités suivent. Quand ils viennent pour six mois, ils ont accès aux laboratoires, on les encourage à poursuivre des études de troisième cycle, etc. C’est davantage un programme de cheminement.

14 h 10 à 14 h 40          
Rapport sur le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier 

Gordana Krcevinac, directrice, Programmes de bourses et de subventions institutionnelles, CRSH

Gordana Krcevinac – Je vous remercie de nous inviter à la TRNCE. Je suis directrice du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier, l’un des trois programmes de subventions fédérales du gouvernement canadien, et je suis accompagnée d’Ursula Gobel, le cerveau derrière l’image de marque. Vous n’avez pas la présentation sur support papier et j’en suis désolée, mais les diapositives précédentes vous ont déjà informés des caractéristiques du programme. Vous avez obtenu de nombreux détails à la réunion précédente et je rappellerai simplement quelques caractéristiques importantes du programme de bourses d’études. Selon notre mandat, nous avons voulu créer une bourse d’études reconnue sur la scène internationale. C’est la première fois qu’on fait une telle offre pour intéresser les étudiants à l’échelle internationale. La bourse d’études est de 50 000 $ par année.

Tout d’abord, l’université décide quels étudiants elle recommande pour une bourse d’études. La deuxième étape est l’établissement d’un comité. Il y a 55 bourses d’études offertes par organisme et 500 bourses d’études en un moment donné. Quand nous parlons de la deuxième phase, on parle de 211 candidatures en trois ans. Les Canadiens sont favorisés à 75 % (la majorité viennent des É.‑U., de la Chine, de nombreux pays d’Europe et de l’Afrique du Sud – 82 % viennent de l’Amérique du Nord et de l’Amérique centrale). Le résultat est semblable pour les trois organismes. Nous préparons le deuxième concours que nous voulons harmoniser avec le précédent.

Ursula Gobel : Je n’ai pas préparé de présentation. Essentiellement, le programme a été lancé en huit semaines, de la conception jusqu’à l’annonce du ministre. Nous avons collaboré étroitement avec Jean-Philippe Tachdjian et Chris Greenshields, et nous maintiendrons cette collaboration. Nous sommes satisfaits du nombre d’étudiants internationaux que nous avons déjà et nous sommes certains que ce nombre augmentera la prochaine fois. Notre approche est intégrée puisque nous faisons appel aux médias sociaux en plus des annonces dans des publications qui présentent le Canada comme destination d’études. Nous voulons mettre en valeur l’image de marque du Canada, mais aussi celle de la bourse Vanier. La marque Vanier est très prestigieuse. Elle est comparable à celle des bourses d’études Rhodes et Fulbright. Nous annoncerons bientôt un programme de publicité, nous repérerons les principales publications et nous prévoyons cibler des programmes en ligne, ainsi que des médias en ligne qui présenteront le Canada comme destination d’études. Nous prévoyons soutenir d’autres partenaires et établissements, nous miserons sur leur capacité d’intéresser des étudiants internationaux. Nous voulons collaborer avec eux, tirer avantage du travail actuel fait par les établissements et maintenir aussi notre relation. Nous sommes heureux de l’intérêt que notre lancement a suscité et nous sommes enchantés du nombre d’universitaires qui y ont assisté, nombre d’entre eux ayant reçu l’invitation en même temps que l’avis annonçant leur bourse d’études. Il y en avait près de 60. Nous avons eu les meilleurs talents et ils sont disposés à aider à mettre en valeur le Canada. Ils agissent à titre d’ambassadeurs et ce sont des atouts de confiance sur les marchés internationaux. Nous avons obtenu une couverture énorme sur la scène nationale et nous voulons obtenir le même résultat sur la scène internationale. Nous organiserons une conférence à Vancouver en 2012. Nous avons un nouveau programme et une histoire à raconter!

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : C’est un programme formidable et nous collaborons étroitement avec d’autres pour en faire la publicité sur la scène internationale. Nous essayons d’élaborer un concept publicitaire pour les bourses d’études et nous voulons mettre l’accent sur le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier. Nous avons insisté énormément sur les bourses Vanier en novembre au Salon de la FICCI. Au Salon de la NAFSA, une section spéciale du Pavillon sera consacrée aux bourses d’études et les bourses Vanier y seront mises en valeur.

Chris Greenshields (MAECI) : Les bourses d’études Vanier sont le joyau de la couronne des bourses d’études canadiennes. La semaine dernière, le rapport sur la science et la technologie a attribué au Canada une cote moyenne, mais les bourses Vanier ont été mentionnées. Des bourses aussi prestigieuses motivent et accentuent davantage nos propres efforts de promotion internationale. D’autres pays sont fiers de leurs bourses Fulbright et les bourses Vanier nous donnent maintenant une raison de l’être aussi. Si nous continuons nos efforts de commercialisation, les nombres devraient augmenter. Ça correspond à notre intention de rehausser le profil. Y a‑t‑il des commentaires ou des questions?

Séance de questions

Yves Beaudoin (CICDI) : Pouvez-vous expliquer les liens entre les trois organismes et Génome Canada? Peuvent-ils recevoir des bourses d’études?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Génome Canada s’adresse aux chercheurs et non aux étudiants, c’est pour l’infrastructure.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Nous travaillons avec Immigration Canada pour que les étudiants puissent immigrer rapidement. Nous tentons de faciliter leur entrée au pays, de nouer des liens d’avance, et nous travaillons bien ensemble.

Garry Dyck (MCIE) : Le délai de huit semaines m’impressionne. Les universités travaillent lentement d’habitude. Quel est l’intérêt dans les régions et au pays?

Ursula Gobel (CRSH) : Chaque établissement a un quota. Seuls ceux qui ont un programme pour diplômés sont admissibles. Par contre, il reste du travail à faire. Certains établissements sont plus rapides que d’autres. Le bureau des bourses d’études est peut-être plus rapide. Ils seront peut-être mieux préparés à intervenir la deuxième fois.

Garry Dyck (MCIE) : Les bourses ne seront peut-être pas réparties également si c’est axé sur le mérite.

Ursula Gobel (CRSH) : Le système de quotas permet d’éviter cette situation parce qu’il est axé sur le résultat de toutes les universités à nos programmes pour diplômés.

Robert Cuthbert (EUMC) : Chaque organisme pouvait obtenir 120 bourses, réparties entre les établissements, et le résultat a ensuite été présenté au comité. Alors, s’il y en a 120 d’offertes et que 115 candidatures ont été soumises, est‑ce le nombre que vous avez reçu?

Ursula Gobel (CRSH) : On a reçu 118 demandes; trois étaient inadmissibles. Ce nombre devrait en fait être beaucoup plus élevé et nous devrions augmenter le nombre de bourses d’études pour accroître le résultat la prochaine fois.

Dan Rizzoli (AB) : Des établissements ont communiqué avec les provinces pour déterminer si elles financeraient ceux qu’ils ne peuvent soutenir eux‑mêmes. Y aura-t-il une prochaine fournée de bourses Vanier?

Ursula Gobel (CRSH) : Oui.

Dan Rizzoli (AB) : Il faudra créer une image de marque. Chaque province aimerait afficher l’image de marque et soutenir la science, la technologie et la recherche.

Chris Greenshields (MAECI) : Ça aiderait sur la scène internationale.

Dan Rizzoli (AB) : Oui, la majorité des organismes offrent des occasions à nos étudiants et nous cherchons donc des programmes réciproques.

Chris Greenshields (MAECI) : 2010.

Ursula Gobel (CRSH) :  Il y aura le même nombre de bourses – 165.

Tom Tunney (EUMC) : En ce qui concerne les étudiants internationaux, combien étaient déjà inscrits à des programmes de maîtrise au Canada et combien viennent de l’extérieur?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : À première vue, la majorité était probablement déjà ici. La situation va changer parce que de nombreux doyens et vice-doyens se servent de ces bourses pour promouvoir les études au Canada. Beaucoup plus d’étudiants arriveront de l’étranger à l’avenir.

Ursula Gobel (CRSH) : Lors du suivi, on a demandé aux étudiants si cela avait influencé leur décision de rester ou non et nombre d’entre eux ont dit qu’ils sont restés grâce au programme.

Rudy Sabas (ACCC) : De nombreuses institutions financières internationales soutiennent la science et la technologie. Pensez-vous que ça va se passer ici?

Chris Greenshields (MAECI) : Dans certains programmes de l’OEA (Mexique, Brésil, Chili), des étudiants viennent faire leur maîtrise et ils pourraient ensuite demander une bourse Vanier et d’autres bourses comme celles de la BID ou de la Banque mondiale.

14 h 40 à 15 h  
Pause santé

15 h à 15 h 30  
Activité de promotion de l’éducation en Inde 

Jean-Philippe Tachdjian

Jean-Philippe Tachdjian n’a pas de présentation PowerPoint, il préfère avoir une conversation libre avec les membres de la Table ronde pour expliquer l’orientation du MAECI en Inde dans le secteur de l’éducation et répondre aux questions ou préoccupations.

En général, explique Jean-Philippe, les missions se chargent de la promotion de l’éducation à l’étranger mais, étant donné l’importance du marché de l’Inde pour les établissements d’enseignement, le MAECI, d’autres ministères et Édu-Canada collaborent très étroitement avec le Haut-commissariat à Delhi et participent activement à l’approche stratégique.

Le Groupe de travail Pleins feux sur l’Inde fait ensuite l’objet d’une discussion. On souligne que non seulement l’Inde est considérée importante pour le Canada, mais le Canada est considéré important pour l’Inde, ce qu’a prouvé la visite de divers représentants de haut niveau, y compris les vice-chanceliers de l’Inde en novembre 2007.

Une discussion suit : même si nous avons de nombreux actifs (Shastri et centres d’éducation canadiens à Delhi et Bangalore en Inde) et des points communs (Commonwealth, traditions juridiques semblables, etc.), et même si la demande d’éducation de qualité dépasse l’offre en Inde, il n’y a pas énormément d’étudiants indiens qui choisissent d’étudier au Canada. Trois principaux obstacles se posent à cet égard : 1) manque de commercialisation, 2) problèmes et impressions liés à l’octroi de permis d’études – un taux d’acceptation de 40 % a été intégrée à l’image de marque du Canada (CIC et l’ACCC font des efforts en ce sens par l’intermédiaire d’une nouvelle initiative pilote), 3) le Canada est toujours très peu connu comparativement à l’Australie et aux États-Unis.

Comment pouvons-nous miser sur nos atouts pour aider les établissements canadiens à en tirer avantage, et quel rôle devrait jouer le gouvernement fédéral? Comment allons-nous atteindre notre but, soit tripler le nombre d’étudiants indiens inscrits dans des établissements canadiens d’ici cinq à sept ans?

Séance de questions

Dan Rizzoli (AB) : Quelles sont les raisons sous-jacentes au taux d’acceptation de visas de 40 %?

Joanne Uyede (RCEC) : Le RCEC a reçu une formation de CIC et il donne des conseils sur les visas. Le Réseau obtient des taux d’approbation élevés qui peuvent être optimisés, davantage d’établissements peuvent envoyer leurs candidats au RCEC.

  • Déclaration de revenus de l’Inde par rapport à la réalité : les étudiants doivent donner une preuve de leurs revenus, et ce n’est pas toujours évident dans la déclaration de revenus des parents.
  • Agents : ils n’ont pas reçu de formation – le RCEC commence à le faire en Inde et constate la possibilité d’expansion.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Essentiellement, nous avons attiré le mauvais genre de candidats.

Suzanne Bouchard (CREPUQ) : Le nombre de demandeurs n’est pas un problème, c’est le nombre d’étudiants qui s’inscrivent aux études au Canada qui est insuffisant et l’une des principales questions des personnes intéressées est de savoir s’ils vont trouver un emploi. La langue est aussi une préoccupation à Montréal.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Le droit de résidence et les études sont intrinsèquement liés.

Robert Cuthbert (EUMC) : Connaissons-nous les répercussions de la récession économique sur les inscriptions dans les établissements canadiens?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Le nombre d’inscriptions au test GRE a beaucoup diminué parce que l’économie américaine donne l’impression aux étudiants éventuels qu’ils ne trouveront pas d’emploi après avoir obtenu leur diplôme. La capacité de travailler est un élément extrêmement important et devrait donc être un point central de notre programme de commercialisation. Il faudrait aussi faire plus de publicité liant l’éducation et l’obtention du statut de résident permanent de CIC.

Claude Martel (ACEeL) : L’Inde est maintenant considérée comme une terre d’abondance – de nombreux étudiants étudient à l’étranger, mais retournent en Inde pour travailler parce qu’il y a de nombreux emplois, de nombreux créneaux spécialisés (p. ex. gestionnaires d’aviation) et c’est dans ce genre de créneaux que les Australiens ciblent maintenant leurs efforts de recrutement. De plus, l’infrastructure de l’éducation en Inde s’est beaucoup améliorée et les étudiants sont plus disposés à y rester.

Joanne Uyede (RCEC) : Le rôle du gouvernement fédéral est actuellement très fragmenté parce que de nombreuses délégations différentes vont en Inde, mais il n’y a pas beaucoup de suivi. Un rôle idéal serait donc celui de coordination, de missions coordonnées : recrutement et établissement de liens, rassemblement de nombreux établissements en même temps.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : De plus, il ne faudrait pas seulement aller dans les principales villes (Delhi, Mumbai, etc.), mais aussi dans les villes de second ordre.

Tom Tunney (EUMC) : Nous devrions aussi examiner divers niveaux au sein du marché, en particulier celui des diplômés.

Garry Dyck (MCIE) : Y a‑t‑il un accent mis sur certaines régions géographiques de l’Inde?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Oui et non, différentes provinces ont établi des liens avec des régions distinctes, mais il ne revient pas vraiment au gouvernement fédéral de cibler une région en particulier, plutôt de donner de l’information sur plusieurs régions pour que les établissements et les provinces puissent choisir la région à cibler.

Rudy Sabas (ACCC) : L’ACCC en Inde (avec CIC) facilitera le traitement des candidats qui présentent des demandes d’admission dans des collèges et donnera de l’information. Le but est d’augmenter énormément le nombre d’étudiants acceptés dans des collèges.

15 h 30 à 16 h     
Optimisation du Pavillon du Canada à l’EXPO 2010 à Shanghai, en Chine 

Robert Myers, directeur des Opérations, Programme des expositions internationales, Patrimoine canadien

Robert Myers explique qu’après le succès rencontré par la Maison du Canada aux Jeux olympiques de Pékin, l’Exposition internationale de Shanghai offre maintenant des possibilités semblables et est une vitrine sur la scène internationale. M. Myers et ses collègues de Patrimoine canadien ajoutent que, étant donné les succès précédents, notamment l’Exposition internationale de 1967 et celle de 1986, la Chine voulait faire de l’Exposition internationale 2010 la plus importante jamais vue, avec plus de 200 pays et 30 organismes. Le thème de l’exposition sera la vie urbaine et elle se déroulera au cœur de Shanghai.

Le Canada participera sous le thème « La ville en vie », et Montréal sera donnée en exemple. Le Pavillon du Canada sera énorme (il comptera plus de 6 000 mètres carrés), et il sera aménagé en collaboration avec le Cirque du Soleil. On prévoit plus de cinq millions de visites en 184 jours (ou 30 000 par jour). Le pavillon aura aussi un salon d’honneur pour promouvoir les affaires et le commerce. C’est là que se trouveront les meilleures occasions pour le secteur de l’éducation. De nombreux éléments logistiques seront inclus sans frais, mais il faudra payer certains services (p. ex. interprétation simultanée, repas – à rabais –, transports, hébergement, etc.).

Séance de questions

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Il ne s’agit pas de recrutement, mais plutôt de collaboration. Shanghai est important pour établir des liens avec les institutions.

- Montréal voudrait organiser une mission de tous les établissements de la ville sous la direction du maire, et d’autres secteurs et régions géographiques sont invités à prendre des mesures semblables.

- De plus, étant donné que la marque Imagine a été présentée en Chine et que le BCEI y aura une grande présence, le retour d’une importante délégation à l’Exposition internationale serait logique.

Mike Rosson (EduNova) : Y aura‑t‑il une promotion provinciale – régionale au pavillon?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Oui, et c’est une excellente occasion d’y nouer des liens au lieu d’envoyer simplement une mission de la Nouvelle-Écosse en Chine, afin de tirer avantage de toutes les régions mises en évidence au pavillon, de même que du soutien et des éléments logistiques déjà disponibles sur place.

Mike Rosson (EduNova) : Avez-vous les dates?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Du 1er mai au 31 octobre 2010, commencez donc à planifier et à réserver au plus tôt.

Robert Myers (Patrimoine canadien): La première semaine, la dernière et celle précédant la Fête du Canada ne sont pas les meilleures périodes. Nous adopterons plutôt une approche sectorielle – c.‑à‑d. réunir en même temps tous les intervenants qui s’intéressent à l’éducation (ce qui permettra d’en avoir davantage pour votre argent). De nombreux autres pays seront aussi présents et c’est une occasion de comparer directement les produits et de nouer des liens avec d’autres pays que la Chine.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Prévoyez-vous que vos établissements manifesteront de l’intérêt (comme dans le cas du Salon de la FICCI)? Y aura-t-il une importante délégation?

Suzanne Bouchard (CREPUQ) : Nous devrons demander aux établissements.

Mike Rosson (EduNova) : Il y aura probablement un intérêt du point de vue du recrutement, surtout si nous sommes déjà dans la région.

Garry Dyck (MCIE) : Il pourrait y avoir de l’intérêt s’il y a planification suffisante à l’avance et si d’autres déplacements peuvent se faire en même temps.

Joanne Uyede (RCEC) : Nous vérifierons l’intérêt auprès du conseil et des membres.

Rudy Sabas (ACCC) : Nous mentionnerons la question au groupe le mois prochain.

16 h à 16 h 30  
Table ronde des participants

Tom Tunney (EUMC) : Cette réunion a donné de bonnes précisions, surtout sur l’image de marque, les liaisons et les bourses d’études.

Garry Dyck (MCIE) : La réunion a été une excellente occasion de discuter ouvertement et d’obtenir des précisions.

Rudy Sabas (ACCC) : Merci beaucoup d’avoir organisé cette réunion. Le Forum Canada-Chine et le Salon de l’APAIE ont aidé l’ACCC à rétablir des liens et à recréer des échanges avec des institutions. De plus, six PDG seront présents cette année. Merci aussi aux délégués commerciaux au Cambodge et au Vietnam parce que nous avons pu signer des contrats avec des entreprises et des établissements dans ces pays.

Suzanne Bouchard (CREPUQ) : Les établissements du CREPUQ participeront volontiers aux expositions en Tunisie et au Maroc. Notre site Web est maintenant fonctionnel.

Garry Dyck (MCIE) : Le Nouveau-Brunswick participe activement au marché de l’éducation : de Berlin à Dakar et à San Francisco, sans oublier les initiatives canadiennes en innovation et technologie, la conférence internationale de l’IFTDO à Toronto en octobre et la réception à l’ambassade canadienne à Washington le 1er juin.

Deborah Burns (CCAEEF) : La CCAEEF a passé 14 mois à se renouveler et à examiner ses pratiques. Elle a fait de nombreuses consultations avec les provinces, les territoires, les établissements, etc. De plus, le nouveau site Web (consultez la brochure) est prêt et fonctionnel. La CCAEEF accepte maintenant les nouvelles demandes d’accréditation d’établissements postsecondaires.

Anne Burns (ANCC) : Nous mettons présentement l’accent sur l’assurance de la qualité, la normalisation du programme d’études, les examens de tiers et le programme de chargés de cours. Un contrat a été négocié en vue du stockage des transcriptions, sans oublier la conférence à Halifax du 31 mai au 2 juin.

Jean-Pierre Gaboury (ACDEA) : Nous sommes très heureux de l’existence de l’image de marque et de son utilisation continue sur la scène internationale.

Joanne Lacombe (Langues Canada) : Nous poursuivons notre plan de commercialisation international pour le secteur des langues et nous sommes très heureux d’accueillir 12 nouveaux membres pour un total de 145. Quelques‑uns ont aussi obtenu un financement pour l’expansion du marché italien.

Shona Perry-Maidment (CIS-CHEC) : Nous participerons à la visite de pays choisis en Amérique latine (du 6 au 20 mars), au Moyen-Orient (du 12 au 22 février) et en Inde.

Denis Guertin (BCEI) : Il y a la conférence du BCEI en novembre, ainsi que le Forum Canada-Chine. Le modèle du forum des partenariats de l’éducation fonctionne bien (l’expérience du BCEI en Chine est un exemple). Dans les Amériques : Conférence des Amériques dans l’Ouest canadien.

Joanne Uyede (RCEC) : Le RCEC est à l’aube d’une ère nouvelle, nous maintiendrons notre rôle de promotion générale, mais nous viserons aussi davantage d’activités ciblées. Nous avons remarqué que certains membres ont des contraintes financières et leur priorité est donc d’en obtenir davantage pour leur argent. Nous avons aussi accéléré la formation d’agents et de conseillers des visas dans tous nos bureaux.

16 h 30               
Mot de la fin

12 h à 13 h          
Repas léger servi au salon Skelton


Président :
Chris Greenshields, directeur
Direction de l’éducation internationale et de la jeunesse, MAECI

Vice-président : Jean-Philippe Tachdjian, directeur adjoint
Édu-Canada, Promotion de l’éducation internationale au Canada,
MAECI

13 h à 13 h 05  
Mot de bienvenue

Chris Greenshields accueille de nouveau les participants.

13 h 05 à 13 h 50          
Présentation sur le Conseil de l’éducation internationale du Manitoba (MCIE) 

Garry Dyck, président, MCIE

Garry Dyck : Le MCIE est un organisme distinct qui cherche à collaborer avec des organismes comme le BCCIE et EduNova. Nous sommes à la veille d’une transition majeure : nous voyons vers où nous voulons nous diriger, mais il nous reste à faire comprendre notre but à nos membres.

Nous avons été constitués en groupe de bénévoles en l’an 2000 et nous avons discuté de questions de recrutement. L’industrie, au Manitoba, en avait assez de l’accent mis sur Montréal, Toronto et Vancouver et voulait trouver comment montrer que le Manitoba est différent plutôt que de simplement montrer des montagnes. L’image de marque nous a permis d’atteindre un tout nouveau sommet. Au départ, les membres du MCIE étaient des agents de recrutement. Nous avions un mandat modeste et la mise en commun de l’information se faisait sur une base volontaire. Nous comptons maintenant 27 établissements membres, soit 1,2 million de personnes, dont plus de la moitié sont à Winnipeg.

Les membres comprennent des représentants d’écoles publiques et un représentant d’une école privée. Le Manitoba n’est pas aussi concurrentiel que Vancouver au chapitre des écoles de langue. On trouve autant d’écoles d’ALS à Vancouver que de Starbucks à Seattle. Les représentants du gouvernement sont membres associés sans droit de vote.

Le MCIE a été établi dans le but de mettre en commun de l’information. Collcurrence : collaboration et concurrence. C’est à la fois positif et négatif. On veut collaborer avec la division scolaire de Pembina Trails. Les universités ne sont pas nombreuses et nous n’avons pas le même genre de membres qu’EduNova. Nous avons des enjeux différents.

Nous offrons des séances de perfectionnement professionnel, nous mettons en commun de l’information sur les programmes d’accueil, la gestion du risque et les questions de recrutement.

Ce sont des bénévoles qui se chargent de la commercialisation. Le gouvernement provincial est aussi présent. Nous avons des activités conjointes, par exemple, des voyages de familiarisation – nous collaborons avec le RCEC en Thaïlande. Certains de nos membres font partie du RCEC, mais pas tous. Celui-ci est flexible et il donc travaillé avec tous les membres du MCIE.

Nous exprimons d’une voix commune nos préoccupations au gouvernement. Nous avons une stratégie d’éducation internationale depuis le début de l’année, nous avons aussi fait des suggestions au gouvernement pour donner au programme d’études un caractère international en ce qui concerne le gouvernement, les ONG, le recrutement, etc. Notre groupe voulait d’abord limiter la question au recrutement, mais nous pensons maintenant changer d’objet. Les membres paient une cotisation de 150 $ à 600 $ par année et nous envisageons de l’augmenter. Nous avons embauché un adjoint dernièrement et nous examinons comment être plus efficaces.

Nous faisons de la promotion au Manitoba, notamment en défendant les intérêts de nos membres et en envoyant des lettres aux ministres de l’Éducation postsecondaire et de l’Alphabétisation, du Développement économique et du Commerce, etc. Nous donnons également notre avis quant à l’élaboration d’une stratégie.

Nous travaillons aussi avec des groupes de l’extérieur du Manitoba (notamment le BCCIE et EduNova), mais nous avons créé quelque chose de particulier au Manitoba pour nos besoins. Monica Wood est revenu au Manitoba en provenance de la Nouvelle-Écosse et elle nous fait profiter des renseignements obtenus.

Nous travaillons à l’élaboration d’une stratégie, nous avons élargi nos champs d’intérêt dans la dernière année et d’autres discussions sont prévues sur le sujet. Les réunions ciblent surtout le recrutement, mais nous commençons à parler d’autres enjeux.

Notre organisme est nouveau, nous allons de l’avant et la stratégie de la province nous aidera à progresser. Nous avons été plus actifs l’an dernier et nous nous tournons vers l’avenir. Pour faire une comparaison avec un autre organisme provincial, EduNova a huit employés. Le MCIE reçoit lui aussi, maintenant, un financement provincial, et participe à des missions comme celle en Thaïlande. Nous ne sommes pas certains si nous viserons un nouveau secteur inexploré à l’avenir ou si nous insisterons sur un même marché.

Peut-être devrions-nous faire une étude de comparaison des organismes provinciaux pour aider à déterminer ce que nous voulons viser comme organisme et comment nous y arriverons, mais aussi pour demander au gouvernement quelle est notre place dans sa stratégie.

Notre site Web est www.mcie.ca 

Séance de questions

Peter Halpin (AUA) : Il est peut-être trop tôt, mais avez-vous élaboré des paramètres pour vous aider à repérer les étudiants internationaux attirés par votre site Web comparativement à ceux que vos membres intéressent?

Garry Dyck (MCIE) : Non, notre portail n’est pas conçu pour intéresser les étudiants, ce serait donc impossible.

Chris Greenshields (MAECI) : Pendant mes visites au Brésil, j’ai souvent mentionné Alex Anton, étudiant de l’année du BCIE, qui a étudié la production alimentaire au Manitoba. A‑t‑il lancé ça là‑bas?

Garry Dyck (MCIE) : Je l’ignore.

Chris Greenshields (MAECI) : C’est un défi pour nous. Quel rôle pouvons-nous prévoir que vous jouerez dans le suivi auprès des anciens étudiants qui rentrent chez eux? Nous prévoyons établir un réseau d’anciens.

Garry Dyck (MCIE) : Nous ciblons maintenant des établissements qui s’en chargeraient. Ce serait précieux pour nous. Si un étudiant vient faire sa dixième année, nous devons faire de la promotion pour l’inciter à rester plus longtemps.

Joanne Uyede (RCEC) : L’activité du CEC en Thaïlande a été un succès et le directeur était enthousiaste. Nous sommes heureux de promouvoir la province auprès de vos invités. Les membres du CEC pourraient tirer davantage de leur investissement parce qu’ils sont déjà sur place, mais nous sommes heureux de le faire avec tous et nous passons à des activités plus ciblées.

13 h 50 à 14 h 10 
Programme des futurs leaders dans les Amériques 

Chris Greenshields

Le premier ministre Harper a lancé le PFLA lors du Sommet des Amériques à Trinidad le mois dernier. Le PFLA mettra des bourses d’études à la disposition d’écoles de l’Amérique latine et des Caraïbes en plus du Brésil, du Mexique, du Chili et des programmes de la CARICOM. C’est un investissement majeur de dix-huit millions de dollars (18 000 000 $) sur quatre ans de la part du gouvernement canadien et, pendant cette période, nous devons soutenir jusqu’à 1 600 universitaires. Voilà qui reflète un engagement croissant et le soutien de la stratégie des Amériques.

Pendant la visite du premier ministre au Chili en 2008, il a parlé de l’expérience du Canada et de la possibilité de présenter le modèle canadien dans la région. Cela se fera par l’exposition des futurs leaders aux modèles canadiens de bonne gouvernance pendant leurs études, de même que par l’établissement de relations institutionnelles entre les établissements d’enseignement postsecondaire du Canada et de la région. L’accent sera mis sur les principaux partenaires aux Caraïbes, au Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les bourses d’études à court terme sont liées à des échanges entre établissements. Le principal changement est apporté aux bourses d’études habituelles qui finançaient auparavant la maîtrise et le doctorat sur une période de deux à quatre ans. Les nouvelles bourses d’études sont offertes aux établissements d’enseignement postsecondaire et aux écoles techniques et professionnelles pour un trimestre seulement. Nous constatons qu’une bourse de 7 500 $ pour un trimestre ne suffit pas. Une étude pourrait habituellement se faire en un trimestre, mais il faudrait être flexible, surtout dans la CARICOM, et pouvoir la prolonger d’un autre trimestre si les deux établissements sont d’accord. Il faudrait aussi reconnaître les crédits. Il faut de plus élaborer des approches pour mieux répondre aux besoins des deux parties dans le cas des étudiants diplômés.

Habituellement, pour ces derniers, une période de six mois et une somme de 10 000 $ permet de créer des possibilités stimulantes de collaboration en recherche. La bourse ne vas pas uniquement aux étudiants mais peut mener à la vente à l’exportation de matériel de laboratoire ou d’autre matériel de recherche, et la recherche de l’étudiant peut continuer s’il obtient des subventions d’établissements locaux, ce qui se produit souvent.

Quand le PFLA aura reçu un financement complet de cinq millions de dollars par année, nous passerons à 400 bourses – maintenant il y a 200 bourses d’études environ pour la CARICOM et le Chili qui seront réparties entre les étudiants diplômés et les étudiants au postdoctorat. Le PFLA prévoit ajouter d’autres activités outre les recherches précises. Tout d’abord, on organisera un voyage d’études pour étudiants diplômés conçu afin de promouvoir le leadership et de présenter aux participants les modèles de gouvernance canadiens. On leur apprendra à gérer des activités de recherche. Ensuite, on mènera des missions de collaboration avec des leaders universitaires des régions et on établira des partenariats dans ces régions. En collaboration avec le BCEI, des leaders ont été invités dernièrement à une conférence canadienne, ce qui a permis d’établir des partenariats, d’organiser des échanges d’étudiants, de faire des transferts de crédits à plus long terme, de remettre des diplômes pour crédits acquis (équivalents) et d’augmenter la demande de bourses d’études. Les bourses du PFLA sont lancées depuis le 27 avril. Les établissements canadiens y ont vu eux-mêmes en :

  • demandant des bourses au nom d’établissements partenaires de la région,
  • formulant des propositions de formation pour étudiants de premier cycle ou formation professionnelle.

Les bourses d’études de la CARICOM, annoncées en 2007, comprennent des bourses pour études de premier cycle, études techniques et étudiants diplômés. On en attribue 100 par année jusqu’à maintenant. Le nombre maximal n’a pas encore été atteint, mais on continue d’inciter les établissements canadiens à s’engager dans ces partenariats qui diminuent depuis quelques années. La stratégie des Amériques comprend les points suivants :

  • faire participer des établissements canadiens;
  • augmenter la flexibilité;
  • offrir des programmes pilotes dans le domaine professionnel;
  • présenter des programmes pilotes supplémentaires en collaboration avec l’ACCC;
  • favoriser la mobilité interrégionale à l’intérieur des Caraïbes de même que l’apprentissage à distance.

L’ACDI a réfléchi à la méthode à appliquer pour réaliser ces objectifs et investi énormément dans la capacité d’apprentissage à distance par l’intermédiaire de l’UWI, dans les îles et dans un l’objectif plus large du Canada, soit promouvoir la collaboration et la mobilité des étudiants dans la région, puis au Canada. L’ACDI participe du point de vue des capitaux. Nous offrirons aux étudiants des Caraïbes des programmes d’établissements postsecondaires canadiens pour déterminer si l’apprentissage à distance peut être transféré dans la région et adapté aux besoins régionaux. Dans une région de la taille des Caraïbes et dans d’autres régions ayant une population semblable, il est impossible pour les Caraïbes d’offrir toutes sortes de programmes d’études.

Les étudiants travaillent déjà et nous constatons que l’apprentissage à distance est un secteur d’excellence au Canada. Nous n’avons pas beaucoup d’expérience, mais c’est un processus d’apprentissage. Pourquoi adoptons-nous cette approche? Nous le faisons pour renforcer les institutions dans la région, notamment par l’intermédiaire d’organismes interaméricains de promotion de l’enseignement supérieur. La possibilité de transférer les crédits nous intéresse aussi, entre autres choses.

Les étudiants sont aux prises avec l’exode des cerveaux et leur recrutement. Nous ne nous intéressons pas au recrutement des cerveaux, mais nous favorisons leur mouvement. Selon l’approche du PFLA, nous voulons aller au-delà de disciplines données et offrir aux étudiants l’occasion de perfectionner leurs aptitudes au leadership et leur présenter les modèles canadiens.

Prenez la peine de consulter les sites Web et en quelques clics, vous pourrez découvrir toutes les bourses offertes aux étudiants internationaux :

  • bourses de l’ACDI,
  • bourses d’études Vanier,
  • CRSNG,
  • CRSH,
  • IRSC,
  • CRDI.

Nous travaillons de concert avec le BCEI afin de collaborer plus étroitement avec les intervenants et les établissements canadiens, et de nouer des liens entre les établissements canadiens et ces programmes.

Séance de questions

Claude Martel (ACEeL) : C’est un effort louable.  Êtes-vous en mesure de fournir un soutien à l’apprentissage en ligne? La situation pourrait être meilleure, mais ces bourses d’études seront davantage en demande dans six mois.

Chris Greenshields (MAECI) : C’est une autre manifestation de l’éducation et de l’excellence du Canada.

Mike Rosson (Edu-Nova) : J’ai dîné hier avec le haut commissaire de la Jamaïque. Elle m’a demandé de m’informer sur l’échéancier et mentionné que des étudiants se sont plaints qu’ils n’ont pas eu suffisamment de temps pour s’inscrire. Elle a aussi mentionné des questions de réciprocité opérationnelle qui pourraient améliorer l’efficience du programme. Par exemple, est‑ce que deux Canadiens pourraient partir en échange d’un Jamaïcain?

Chris Greenshields (MAECI) : Non, nous ne sommes pas liés par ce genre de choses, mais par l’existence d’un partenariat. Nous lançons la balle dans le camp des établissements qui préparent leurs ententes respectives. Les étudiants des Caraïbes ont versé les frais de scolarité chez eux et les universités canadiennes ont besoin d’une réciprocité. Nous voulons laisser les établissements régler la question, nous tentons d’être flexibles, mais ce sont les deux établissements participants qui sont déterminants.

Rudy Sabas (ACCC) : Nous sommes heureux que vous donniez aux collègues l’occasion d’obtenir des bourses d’études et des suppléments relativement à ce que nous concevons maintenant. Nous essayons de concevoir l’éducation en fonction de l’emploi.

Chris Greenshields (MAECI) : Il est important de souligner que de très nombreuses activités sont en cours par l’intermédiaire de l’ACDI, et du CRDI à l’échelon provincial. Nous essayons :

  • d’ouvrir la voie à la mobilité pour ces établissements parce qu’ils ne peuvent financer les étudiants qui viennent au Canada;
  • de maximiser nos efforts avec de l’aide technique ou des activités de collaboration en recherche. Nous avons signé un accord en sciences et technologies avec le Brésil qui couvre la recherche, mais nous n’essayons pas de soutenir ces autres activités. Quand les étudiants viennent au Canada, d’autres activités suivent. Quand ils viennent pour six mois, ils ont accès aux laboratoires, on les encourage à poursuivre des études de troisième cycle, etc. C’est davantage un programme de cheminement.

14 h 10 à 14 h 40          
Rapport sur le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier 

Gordana Krcevinac, directrice, Programmes de bourses et de subventions institutionnelles, CRSH

Gordana Krcevinac – Je vous remercie de nous inviter à la TRNCE. Je suis directrice du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier, l’un des trois programmes de subventions fédérales du gouvernement canadien, et je suis accompagnée d’Ursula Gobel, le cerveau derrière l’image de marque. Vous n’avez pas la présentation sur support papier et j’en suis désolée, mais les diapositives précédentes vous ont déjà informés des caractéristiques du programme. Vous avez obtenu de nombreux détails à la réunion précédente et je rappellerai simplement quelques caractéristiques importantes du programme de bourses d’études. Selon notre mandat, nous avons voulu créer une bourse d’études reconnue sur la scène internationale. C’est la première fois qu’on fait une telle offre pour intéresser les étudiants à l’échelle internationale. La bourse d’études est de 50 000 $ par année.

Tout d’abord, l’université décide quels étudiants elle recommande pour une bourse d’études. La deuxième étape est l’établissement d’un comité. Il y a 55 bourses d’études offertes par organisme et 500 bourses d’études en un moment donné. Quand nous parlons de la deuxième phase, on parle de 211 candidatures en trois ans. Les Canadiens sont favorisés à 75 % (la majorité viennent des É.‑U., de la Chine, de nombreux pays d’Europe et de l’Afrique du Sud – 82 % viennent de l’Amérique du Nord et de l’Amérique centrale). Le résultat est semblable pour les trois organismes. Nous préparons le deuxième concours que nous voulons harmoniser avec le précédent.

Ursula Gobel : Je n’ai pas préparé de présentation. Essentiellement, le programme a été lancé en huit semaines, de la conception jusqu’à l’annonce du ministre. Nous avons collaboré étroitement avec Jean-Philippe Tachdjian et Chris Greenshields, et nous maintiendrons cette collaboration. Nous sommes satisfaits du nombre d’étudiants internationaux que nous avons déjà et nous sommes certains que ce nombre augmentera la prochaine fois. Notre approche est intégrée puisque nous faisons appel aux médias sociaux en plus des annonces dans des publications qui présentent le Canada comme destination d’études. Nous voulons mettre en valeur l’image de marque du Canada, mais aussi celle de la bourse Vanier. La marque Vanier est très prestigieuse. Elle est comparable à celle des bourses d’études Rhodes et Fulbright. Nous annoncerons bientôt un programme de publicité, nous repérerons les principales publications et nous prévoyons cibler des programmes en ligne, ainsi que des médias en ligne qui présenteront le Canada comme destination d’études. Nous prévoyons soutenir d’autres partenaires et établissements, nous miserons sur leur capacité d’intéresser des étudiants internationaux. Nous voulons collaborer avec eux, tirer avantage du travail actuel fait par les établissements et maintenir aussi notre relation. Nous sommes heureux de l’intérêt que notre lancement a suscité et nous sommes enchantés du nombre d’universitaires qui y ont assisté, nombre d’entre eux ayant reçu l’invitation en même temps que l’avis annonçant leur bourse d’études. Il y en avait près de 60. Nous avons eu les meilleurs talents et ils sont disposés à aider à mettre en valeur le Canada. Ils agissent à titre d’ambassadeurs et ce sont des atouts de confiance sur les marchés internationaux. Nous avons obtenu une couverture énorme sur la scène nationale et nous voulons obtenir le même résultat sur la scène internationale. Nous organiserons une conférence à Vancouver en 2012. Nous avons un nouveau programme et une histoire à raconter!

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : C’est un programme formidable et nous collaborons étroitement avec d’autres pour en faire la publicité sur la scène internationale. Nous essayons d’élaborer un concept publicitaire pour les bourses d’études et nous voulons mettre l’accent sur le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier. Nous avons insisté énormément sur les bourses Vanier en novembre au Salon de la FICCI. Au Salon de la NAFSA, une section spéciale du Pavillon sera consacrée aux bourses d’études et les bourses Vanier y seront mises en valeur.

Chris Greenshields (MAECI) : Les bourses d’études Vanier sont le joyau de la couronne des bourses d’études canadiennes. La semaine dernière, le rapport sur la science et la technologie a attribué au Canada une cote moyenne, mais les bourses Vanier ont été mentionnées. Des bourses aussi prestigieuses motivent et accentuent davantage nos propres efforts de promotion internationale. D’autres pays sont fiers de leurs bourses Fulbright et les bourses Vanier nous donnent maintenant une raison de l’être aussi. Si nous continuons nos efforts de commercialisation, les nombres devraient augmenter. Ça correspond à notre intention de rehausser le profil. Y a‑t‑il des commentaires ou des questions?

Séance de questions

Yves Beaudoin (CICDI) : Pouvez-vous expliquer les liens entre les trois organismes et Génome Canada? Peuvent-ils recevoir des bourses d’études?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Génome Canada s’adresse aux chercheurs et non aux étudiants, c’est pour l’infrastructure.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Nous travaillons avec Immigration Canada pour que les étudiants puissent immigrer rapidement. Nous tentons de faciliter leur entrée au pays, de nouer des liens d’avance, et nous travaillons bien ensemble.

Garry Dyck (MCIE) : Le délai de huit semaines m’impressionne. Les universités travaillent lentement d’habitude. Quel est l’intérêt dans les régions et au pays?

Ursula Gobel (CRSH) : Chaque établissement a un quota. Seuls ceux qui ont un programme pour diplômés sont admissibles. Par contre, il reste du travail à faire. Certains établissements sont plus rapides que d’autres. Le bureau des bourses d’études est peut-être plus rapide. Ils seront peut-être mieux préparés à intervenir la deuxième fois.

Garry Dyck (MCIE) : Les bourses ne seront peut-être pas réparties également si c’est axé sur le mérite.

Ursula Gobel (CRSH) : Le système de quotas permet d’éviter cette situation parce qu’il est axé sur le résultat de toutes les universités à nos programmes pour diplômés.

Robert Cuthbert (EUMC) : Chaque organisme pouvait obtenir 120 bourses, réparties entre les établissements, et le résultat a ensuite été présenté au comité. Alors, s’il y en a 120 d’offertes et que 115 candidatures ont été soumises, est‑ce le nombre que vous avez reçu?

Ursula Gobel (CRSH) : On a reçu 118 demandes; trois étaient inadmissibles. Ce nombre devrait en fait être beaucoup plus élevé et nous devrions augmenter le nombre de bourses d’études pour accroître le résultat la prochaine fois.

Dan Rizzoli (AB) : Des établissements ont communiqué avec les provinces pour déterminer si elles financeraient ceux qu’ils ne peuvent soutenir eux‑mêmes. Y aura-t-il une prochaine fournée de bourses Vanier?

Ursula Gobel (CRSH) : Oui.

Dan Rizzoli (AB) : Il faudra créer une image de marque. Chaque province aimerait afficher l’image de marque et soutenir la science, la technologie et la recherche.

Chris Greenshields (MAECI) : Ça aiderait sur la scène internationale.

Dan Rizzoli (AB) : Oui, la majorité des organismes offrent des occasions à nos étudiants et nous cherchons donc des programmes réciproques.

Chris Greenshields (MAECI) : 2010.

Ursula Gobel (CRSH) :  Il y aura le même nombre de bourses – 165.

Tom Tunney (EUMC) : En ce qui concerne les étudiants internationaux, combien étaient déjà inscrits à des programmes de maîtrise au Canada et combien viennent de l’extérieur?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : À première vue, la majorité était probablement déjà ici. La situation va changer parce que de nombreux doyens et vice-doyens se servent de ces bourses pour promouvoir les études au Canada. Beaucoup plus d’étudiants arriveront de l’étranger à l’avenir.

Ursula Gobel (CRSH) : Lors du suivi, on a demandé aux étudiants si cela avait influencé leur décision de rester ou non et nombre d’entre eux ont dit qu’ils sont restés grâce au programme.

Rudy Sabas (ACCC) : De nombreuses institutions financières internationales soutiennent la science et la technologie. Pensez-vous que ça va se passer ici?

Chris Greenshields (MAECI) : Dans certains programmes de l’OEA (Mexique, Brésil, Chili), des étudiants viennent faire leur maîtrise et ils pourraient ensuite demander une bourse Vanier et d’autres bourses comme celles de la BID ou de la Banque mondiale.

14 h 40 à 15 h  
Pause santé

15 h à 15 h 30  
Activité de promotion de l’éducation en Inde 

Jean-Philippe Tachdjian

Jean-Philippe Tachdjian n’a pas de présentation PowerPoint, il préfère avoir une conversation libre avec les membres de la Table ronde pour expliquer l’orientation du MAECI en Inde dans le secteur de l’éducation et répondre aux questions ou préoccupations.

En général, explique Jean-Philippe, les missions se chargent de la promotion de l’éducation à l’étranger mais, étant donné l’importance du marché de l’Inde pour les établissements d’enseignement, le MAECI, d’autres ministères et Édu-Canada collaborent très étroitement avec le Haut-commissariat à Delhi et participent activement à l’approche stratégique.

Le Groupe de travail Pleins feux sur l’Inde fait ensuite l’objet d’une discussion. On souligne que non seulement l’Inde est considérée importante pour le Canada, mais le Canada est considéré important pour l’Inde, ce qu’a prouvé la visite de divers représentants de haut niveau, y compris les vice-chanceliers de l’Inde en novembre 2007.

Une discussion suit : même si nous avons de nombreux actifs (Shastri et centres d’éducation canadiens à Delhi et Bangalore en Inde) et des points communs (Commonwealth, traditions juridiques semblables, etc.), et même si la demande d’éducation de qualité dépasse l’offre en Inde, il n’y a pas énormément d’étudiants indiens qui choisissent d’étudier au Canada. Trois principaux obstacles se posent à cet égard : 1) manque de commercialisation, 2) problèmes et impressions liés à l’octroi de permis d’études – un taux d’acceptation de 40 % a été intégrée à l’image de marque du Canada (CIC et l’ACCC font des efforts en ce sens par l’intermédiaire d’une nouvelle initiative pilote), 3) le Canada est toujours très peu connu comparativement à l’Australie et aux États-Unis.

Comment pouvons-nous miser sur nos atouts pour aider les établissements canadiens à en tirer avantage, et quel rôle devrait jouer le gouvernement fédéral? Comment allons-nous atteindre notre but, soit tripler le nombre d’étudiants indiens inscrits dans des établissements canadiens d’ici cinq à sept ans?

Séance de questions

Dan Rizzoli (AB) : Quelles sont les raisons sous-jacentes au taux d’acceptation de visas de 40 %?                   

Joanne Uyede (RCEC) : Le RCEC a reçu une formation de CIC et il donne des conseils sur les visas. Le Réseau obtient des taux d’approbation élevés qui peuvent être optimisés, davantage d’établissements peuvent envoyer leurs candidats au RCEC.

  • Déclaration de revenus de l’Inde par rapport à la réalité : les étudiants doivent donner une preuve de leurs revenus, et ce n’est pas toujours évident dans la déclaration de revenus des parents.
  • Agents : ils n’ont pas reçu de formation – le RCEC commence à le faire en Inde et constate la possibilité d’expansion.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Essentiellement, nous avons attiré le mauvais genre de candidats.

Suzanne Bouchard (CREPUQ) : Le nombre de demandeurs n’est pas un problème, c’est le nombre d’étudiants qui s’inscrivent aux études au Canada qui est insuffisant et l’une des principales questions des personnes intéressées est de savoir s’ils vont trouver un emploi. La langue est aussi une préoccupation à Montréal.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Le droit de résidence et les études sont intrinsèquement liés.

Robert Cuthbert (EUMC) : Connaissons-nous les répercussions de la récession économique sur les inscriptions dans les établissements canadiens?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Le nombre d’inscriptions au test GRE a beaucoup diminué parce que l’économie américaine donne l’impression aux étudiants éventuels qu’ils ne trouveront pas d’emploi après avoir obtenu leur diplôme. La capacité de travailler est un élément extrêmement important et devrait donc être un point central de notre programme de commercialisation. Il faudrait aussi faire plus de publicité liant l’éducation et l’obtention du statut de résident permanent de CIC.

Claude Martel (ACEeL) : L’Inde est maintenant considérée comme une terre d’abondance – de nombreux étudiants étudient à l’étranger, mais retournent en Inde pour travailler parce qu’il y a de nombreux emplois, de nombreux créneaux spécialisés (p. ex. gestionnaires d’aviation) et c’est dans ce genre de créneaux que les Australiens ciblent maintenant leurs efforts de recrutement. De plus, l’infrastructure de l’éducation en Inde s’est beaucoup améliorée et les étudiants sont plus disposés à y rester.

Joanne Uyede (RCEC) : Le rôle du gouvernement fédéral est actuellement très fragmenté parce que de nombreuses délégations différentes vont en Inde, mais il n’y a pas beaucoup de suivi. Un rôle idéal serait donc celui de coordination, de missions coordonnées : recrutement et établissement de liens, rassemblement de nombreux établissements en même temps.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : De plus, il ne faudrait pas seulement aller dans les principales villes (Delhi, Mumbai, etc.), mais aussi dans les villes de second ordre.

Tom Tunney (EUMC) : Nous devrions aussi examiner divers niveaux au sein du marché, en particulier celui des diplômés.

Garry Dyck (MCIE) : Y a‑t‑il un accent mis sur certaines régions géographiques de l’Inde?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Oui et non, différentes provinces ont établi des liens avec des régions distinctes, mais il ne revient pas vraiment au gouvernement fédéral de cibler une région en particulier, plutôt de donner de l’information sur plusieurs régions pour que les établissements et les provinces puissent choisir la région à cibler.

Rudy Sabas (ACCC) : L’ACCC en Inde (avec CIC) facilitera le traitement des candidats qui présentent des demandes d’admission dans des collèges et donnera de l’information. Le but est d’augmenter énormément le nombre d’étudiants acceptés dans des collèges.

15 h 30 à 16 h     
Optimisation du Pavillon du Canada à l’EXPO 2010 à Shanghai, en Chine

Robert Myers, directeur des Opérations, Programme des expositions internationales, Patrimoine canadien

Robert Myers explique qu’après le succès rencontré par la Maison du Canada aux Jeux olympiques de Pékin, l’Exposition internationale de Shanghai offre maintenant des possibilités semblables et est une vitrine sur la scène internationale. M. Myers et ses collègues de Patrimoine canadien ajoutent que, étant donné les succès précédents, notamment l’Exposition internationale de 1967 et celle de 1986, la Chine voulait faire de l’Exposition internationale 2010 la plus importante jamais vue, avec plus de 200 pays et 30 organismes. Le thème de l’exposition sera la vie urbaine et elle se déroulera au cœur de Shanghai.

Le Canada participera sous le thème « La ville en vie », et Montréal sera donnée en exemple. Le Pavillon du Canada sera énorme (il comptera plus de 6 000 mètres carrés), et il sera aménagé en collaboration avec le Cirque du Soleil. On prévoit plus de cinq millions de visites en 184 jours (ou 30 000 par jour). Le pavillon aura aussi un salon d’honneur pour promouvoir les affaires et le commerce. C’est là que se trouveront les meilleures occasions pour le secteur de l’éducation. De nombreux éléments logistiques seront inclus sans frais, mais il faudra payer certains services (p. ex. interprétation simultanée, repas – à rabais –, transports, hébergement, etc.).

Séance de questions

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Il ne s’agit pas de recrutement, mais plutôt de collaboration. Shanghai est important pour établir des liens avec les institutions.

- Montréal voudrait organiser une mission de tous les établissements de la ville sous la direction du maire, et d’autres secteurs et régions géographiques sont invités à prendre des mesures semblables.

- De plus, étant donné que la marque Imagine a été présentée en Chine et que le BCEI y aura une grande présence, le retour d’une importante délégation à l’Exposition internationale serait logique.

Mike Rosson (EduNova) : Y aura‑t‑il une promotion provinciale – régionale au pavillon?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Oui, et c’est une excellente occasion d’y nouer des liens au lieu d’envoyer simplement une mission de la Nouvelle-Écosse en Chine, afin de tirer avantage de toutes les régions mises en évidence au pavillon, de même que du soutien et des éléments logistiques déjà disponibles sur place.

Mike Rosson (EduNova) : Avez-vous les dates?

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Du 1er mai au 31 octobre 2010, commencez donc à planifier et à réserver au plus tôt.

Robert Myers (Patrimoine canadien): La première semaine, la dernière et celle précédant la Fête du Canada ne sont pas les meilleures périodes. Nous adopterons plutôt une approche sectorielle – c.‑à‑d. réunir en même temps tous les intervenants qui s’intéressent à l’éducation (ce qui permettra d’en avoir davantage pour votre argent). De nombreux autres pays seront aussi présents et c’est une occasion de comparer directement les produits et de nouer des liens avec d’autres pays que la Chine.

Jean-Philippe Tachdjian (MAECI) : Prévoyez-vous que vos établissements manifesteront de l’intérêt (comme dans le cas du Salon de la FICCI)? Y aura-t-il une importante délégation?

Suzanne Bouchard (CREPUQ) : Nous devrons demander aux établissements.

Mike Rosson (EduNova) : Il y aura probablement un intérêt du point de vue du recrutement, surtout si nous sommes déjà dans la région.

Garry Dyck (MCIE) : Il pourrait y avoir de l’intérêt s’il y a planification suffisante à l’avance et si d’autres déplacements peuvent se faire en même temps.

Joanne Uyede (RCEC) : Nous vérifierons l’intérêt auprès du conseil et des membres.

Rudy Sabas (ACCC) : Nous mentionnerons la question au groupe le mois prochain.

16 h à 16 h 30  
Table ronde des participants

Tom Tunney (EUMC) : Cette réunion a donné de bonnes précisions, surtout sur l’image de marque, les liaisons et les bourses d’études.

Garry Dyck (MCIE) : La réunion a été une excellente occasion de discuter ouvertement et d’obtenir des précisions.

Rudy Sabas (ACCC) : Merci beaucoup d’avoir organisé cette réunion. Le Forum Canada-Chine et le Salon de l’APAIE ont aidé l’ACCC à rétablir des liens et à recréer des échanges avec des institutions. De plus, six PDG seront présents cette année. Merci aussi aux délégués commerciaux au Cambodge et au Vietnam parce que nous avons pu signer des contrats avec des entreprises et des établissements dans ces pays.

Suzanne Bouchard (CREPUQ) : Les établissements du CREPUQ participeront volontiers aux expositions en Tunisie et au Maroc. Notre site Web est maintenant fonctionnel.

Garry Dyck (MCIE) : Le Nouveau-Brunswick participe activement au marché de l’éducation : de Berlin à Dakar et à San Francisco, sans oublier les initiatives canadiennes en innovation et technologie, la conférence internationale de l’IFTDO à Toronto en octobre et la réception à l’ambassade canadienne à Washington le 1er juin.

Deborah Burns (CCAEEF) : La CCAEEF a passé 14 mois à se renouveler et à examiner ses pratiques. Elle a fait de nombreuses consultations avec les provinces, les territoires, les établissements, etc. De plus, le nouveau site Web (consultez la brochure) est prêt et fonctionnel. La CCAEEF accepte maintenant les nouvelles demandes d’accréditation d’établissements postsecondaires.

Anne Burns (ANCC) : Nous mettons présentement l’accent sur l’assurance de la qualité, la normalisation du programme d’études, les examens de tiers et le programme de chargés de cours. Un contrat a été négocié en vue du stockage des transcriptions, sans oublier la conférence à Halifax du 31 mai au 2 juin.

Jean-Pierre Gaboury (ACDEA) : Nous sommes très heureux de l’existence de l’image de marque et de son utilisation continue sur la scène internationale.

Joanne Lacombe (Langues Canada) : Nous poursuivons notre plan de commercialisation international pour le secteur des langues et nous sommes très heureux d’accueillir 12 nouveaux membres pour un total de 145. Quelques‑uns ont aussi obtenu un financement pour l’expansion du marché italien.

Shona Perry-Maidment (CIS-CHEC) : Nous participerons à la visite de pays choisis en Amérique latine (du 6 au 20 mars), au Moyen-Orient (du 12 au 22 février) et en Inde.

Denis Guertin (BCEI) : Il y a la conférence du BCEI en novembre, ainsi que le Forum Canada-Chine. Le modèle du forum des partenariats de l’éducation fonctionne bien (l’expérience du BCEI en Chine est un exemple). Dans les Amériques : Conférence des Amériques dans l’Ouest canadien.

Joanne Uyede (RCEC) : Le RCEC est à l’aube d’une ère nouvelle, nous maintiendrons notre rôle de promotion générale, mais nous viserons aussi davantage d’activités ciblées. Nous avons remarqué que certains membres ont des contraintes financières et leur priorité est donc d’en obtenir davantage pour leur argent. Nous avons aussi accéléré la formation d’agents et de conseillers des visas dans tous nos bureaux.

16 h 30               
Mot de la fin

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Date de modification :
2012-01-04