Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI)
Salle de conférences Robertson, 125, promenade Sussex, Ottawa
Le 16 juin 2011, de 9 h à 16 h 30
Présidente: Claire Poulin
Directrice de l’Éducation internationale et de la Jeunesse, MAECI
Vice-président : Jean Philippe Tachdjian
Directeur adjoint, Édu-Canada, MAECI
Claire Poulin, directrice de l’Éducation internationale et de la Jeunesse, MAECI
Je vous souhaite la bienvenue à la Table ronde nationale sur la promotion de l’éducation (TRNPE). C’est ma deuxième table ronde et c’est la dernière pour mon collègue Jean‑Philippe Tachdjian, qui va partir pour Washington, où il sera affecté à titre de délégué commercial principal. Je tiens à le remercier de sa contribution remarquable au cours des sept dernières années à l’Éducation internationale.
Cette Table ronde nationale sur la promotion de l’éducation est très spéciale, car nous rentrerons à peine de Vancouver où s’est tenue la conférence de l’Association des éducatrices et éducateurs internationaux (NAFSA). Il s’agit d’un événement important que nous avons eu le privilège d’accueillir au Canada. C’est l’une des plus grandes conférences jamais organisées par la NAFSA : elle a rassemblé plus de 9 000 participants; le pavillon du Canada a eu une très grande visibilité et il était très achalandé – d’une manière générale, ce fut un très grand succès! Outre la NAFSA, il y a lieu de signaler un certain nombre d’autres événements importants, par exemple la signature d’un protocole d’entente relatif au Congrès des Amériques sur l’éducation internationale (CAEI) et la troisième Table ronde internationale sur l’intégrité de l’éducation internationale. Nous avons tenu également des consultations, organisées par Édu-Canada, avec des gouvernements, des associations et des institutions provinciaux pour permettre aux délégués commerciaux de comprendre vos besoins en tant que clients du Service des délégués commerciaux et d’être en mesure de mieux faire connaître vos provinces et institutions sur la scène internationale dans le cadre de conférences et de salons professionnels organisés à l’étranger.
Nous vivons une période intéressante, marquée par le dépôt du budget 2011, qui fait mention spécifiquement de l’éducation internationale. Notre objectif est d’harmoniser notre approche afin d’attirer de jeunes talents au Canada qui viennent y étudier et chercher une éducation de haut calibre. Notre approche doit appuyer l’établissement de partenariats pour faire en sorte que les retombées de la mondialisation soient positives pour la prochaine génération. La mobilité du savoir est importante. Le Canada doit se présenter comme le pays de choix pour les études, la recherche et l’éducation.
Notre réunion d’aujourd’hui sera centrée sur ces thèmes clés. J’espère que ces consultations nous aideront à définir une stratégie très claire et bien ciblée. À la conférence de la NAFSA, nous avons tenu des consultations par secteurs et, dans le cadre du programme d’aujourd’hui, nous procéderons à un remue-méninges sur des thèmes fondés sur les énoncés du budget. Nous communiquerons tous les thèmes émanant des consultations sectorielles et de cette séance au Comité consultatif, qui fera des recommandations à l’intention du ministre des Finances et du ministre du Commerce international.
Nous travaillons à améliorer nos relations bilatérales avec certains pays comme le Mexique, l’Inde et la Chine. En mai dernier, le Canada a participé à des réunions, à Paris, avec les présidents du G8 et du G20 afin de rehausser la visibilité de l’éducation internationale. Nos ministres et sous-ministres effectuent actuellement une visite de réciprocité en Chine qui fait suite à celle d’une délégation chinoise au Canada en septembre 2010. L’Université Carleton accueille le Sommet Canada‑Inde, auquel participe le ministre responsable de l’Éducation supérieure de l’Inde, et le ministre des Affaires étrangères du Canada y prononce le discours d’ouverture. Ce ne sont là que quelques exemples d’activités qui illustrent bien la dynamique actuelle.
Aucune observation n’est formulée au sujet de l’ordre du jour ni du compte rendu de la TRNCE de décembre 2010.
Jean‑Philippe Tachdjian, directeur adjoint, Édu-Canada (MAECI)
Voici un résumé de notre situation actuelle : Vous vous rappelez sans doute qu’il y a quelques années, le Canada n’avait pratiquement aucune visibilité en matière d’éducation internationale. Nous avons pensé qu’il était important que le Canada se dote d’une stratégie en matière d’éducation internationale, étant donné l’apport des étudiants étrangers à l’économie évalué à 6,5 milliards de dollars, selon un rapport de 2009. Nous allons effectuer une mise à jour de l’étude cet été et nous soumettrons un autre rapport à l’automne – nous pensons que cet apport des étudiants étrangers atteint aujourd’hui jusqu’à 8 milliards de dollars. Au moment du lancement d’Édu-Canada, le Canada n’avait pas de stratégie, pas d’image de marque, pas de soutien, et aucune orientation n’était fournie à nos ambassades. Nous étions en train de perdre des parts de marché et il nous fallait remédier à la situation. L’Initiative Édu-Canada a été annoncée en 2007. Il y a eu plusieurs petites annonces qui, prises individuellement, ne semblaient pas importantes (bourses d’études supérieures du Canada Vanier, bourses postdoctorales Banting, changements aux règles d’immigration), mais au-delà de ces différentes mesures, il y a une stratégie qui vise à attirer les meilleurs et les plus brillants.
Je suis très fier du travail que nous avons accompli de concert avec nos partenaires provinciaux pour créer le logo-type de notre marque.
Cette année, nous avons eu le meilleur pavillon à la NAFSA. En outre, il y a un certain nombre d’autres conférences où le Canada est présent et où son pavillon est considéré comme étant le meilleur. Le MAECI a travaillé conjointement avec le BCEI, le CONAHEC et l’OUI pour mettre sur pied une nouvelle conférence pour les Amériques, le Congrès des Amériques sur l’éducation internationale (CAEI). Nous avons également collaboré avec le BCEI pour créer une série de forums annuels sur l’éducation, et nous sommes très heureux que le forum canado-arabe sur l’éducation se tiendra cette année à Ottawa.
La formation des agents est un autre domaine important auquel nous avons consacré nos efforts. Nous participons à des ateliers à l’intention des agents d’ICEF, nous présentons et nous offrons de la formation à des agents dans le cadre de conférences ainsi que dans les ambassades du Canada à travers le monde, en particulier au Brésil, en Chine, en Corée et au Japon.
Quelques mots sur nos écoles à l’étranger : en 2006, il y avait 58 écoles offrant des programmes de la maternelle à la 12e année (M‑12) qui enseignaient le programme d’une province canadienne à l’étranger. Aujourd’hui, il y en a 72 qui utilisent le programme canadien. Nous espérons connaître une expansion à l’échelle mondiale. La raison principale est qu’un certain nombre de diplômés de ces écoles choisissent de poursuivre leurs études au Canada. Toutes ces 70 écoles enseignent en anglais comme langue principale d’enseignement, ce qui ne reflète pas la dualité linguistique du Canada – l’accès des étudiants aux établissements francophones est moindre. Nous sommes fiers de l’ouverture au Maroc, en septembre 2011, d’une école de langue française qui utilise le programme du Nouveau-Brunswick.
En 2004, nous avions 14 missions et un budget de 100 000 $. En 2011‑2012, nous avons jusqu’à 95 missions œuvrant à l’étranger, qui exercent au moins une activité liée à la promotion de l’éducation. Cent vingt-trois missions ont un agent d’éducation.
Les années précédentes, on disait que les gros événements s’adressaient davantage aux étudiants du premier cycle et aux collégiens qu’aux étudiants des deuxième et troisième cycles. Nous avons maintenant, en Chine, l’atelier sur les études de doctorat, certaines activités en Inde, et d’autres, tel Masterbeurs aux Pays-Bas, qui visent directement les étudiants des cycles supérieurs. Nous sommes présents au Salon de l’aéronautique de Paris pour faire la promotion du secteur aérospatial du Canada, et nous élaborons aussi des brochures sectorielles pour le secteur aérospatial, entre autres.
Quels sont les résultats obtenus par Édu-Canada? Il y a actuellement 218 243 étudiants internationaux au Canada – soit une augmentation de 28 p. 100 au cours des quatre dernières années. Notre objectif était d’atteindre une croissance de 20 p. 100 en cinq ans : nous avons dépassé ce chiffre en seulement quatre ans. Édu‑Canada était un programme pilote. Nous avons réussi à atteindre nos objectifs. Il y a sept ans, l’éducation n’était même pas considérée comme un secteur. Aujourd’hui, elle est devenue une priorité du Ministère.
« Intendance » (stewardship) est le terme qui convient le mieux pour décrire ce que nous faisons. Intendant peut vouloir dire serviteur ou gardien. C’est à ce titre que j’ai eu le privilège de servir cette industrie. Je suis très fier de ce que l’équipe d’Édu‑Canada a accompli. Je voudrais, à ce stade, prendre le temps de répondre à quelques questions.
Q : Yves Beaudin (CICDI) : Plus tôt, vous avez fait état de certains chiffres dans l’une des diapos. Vous avez mentionné une augmentation de 55 p. 100 du nombre de visites du site Web. Ma question est la suivante : lorsqu’on dit 55 p. 100, c’est très impressionnant, mais avez-vous le chiffre réel du nombre de visites?
R : Jean‑Philippe (MAECI) : Je n’ai pas ce chiffre avec moi, mais nous suivons les tendances du Web régulièrement, et je pourrais l’obtenir et vous le faire parvenir.
Q : Dr Smita Sengupta (ACEP-i) : Pourriez-vous nommer les missions où il y a 10 agents d’éducation à temps plein, ou nous envoyer l’information?
R : Jean‑Philippe (MAECI) : La Corée en compte 2 (M-12, langues et études postsecondaires), le Japon, la Chine en a plus de 2, Beijing, Abou Dhabi, Sao Paulo, Brésil, Paris, Washington.
Q : Dr Gary Slater (ACES) : Vous nous avez indiqué une augmentation du nombre d’étudiants étrangers. Pourrions-nous avoir une idée de la situation dans le secteur des études supérieures, etc.?
R : Jean‑Philippe (MAECI) : Malheureusement, nous n’avons pas ce chiffre. Les représentants de CIC seront ici plus tard : vous pourriez le leur demander. Le problème est que CIC ne fait pas de distinction entre les études de premier cycle et les études supérieures. Mais nous savons qu’il y a environ 52 p. 100 à l’université, 17 p. 100 dans les écoles offrant un programme M-12 et seulement 4 à 5 p. 100 dans des programmes de langues. Il y en a beaucoup plus qui s’inscrivent pour suivre des études linguistiques, mais la durée du séjour est en général inférieure à six mois. Par conséquent, ils n’ont pas besoin de permis d’étudiant. Le reste se répartit entre les collèges et les études d’apprentissage.
Q : Tom Tunney (EUM) : Je me demande si, avec ce pourcentage impressionnant de 28 p. 100, nous sommes en train de gagner du terrain en termes de parts de marché?
R : Jean‑Philippe (MAECI) : Les chiffres les plus récents sont ceux de l’UNESCO (2008), selon laquelle notre part de marché serait de 5 p. 100. Nous attendons les nouveaux chiffres pour 2010.
C : Gonzalo Peralta (Langues Canada) : Les chiffres préliminaires de 2009 font état d’une augmentation de 14,8 p. 100; la forte hausse a été enregistrée l’année dernière. Comparée aux chiffres mondiaux, il s’agit exactement de la même part de marché : ce n’est pas nécessairement une augmentation. Le grand bond a lieu maintenant. Ces choses‑là n’arrivent pas du jour au lendemain. Ma prédiction est que, dans les prochaines années, le grand changement pour nous, du point de vue de Langues Canada, résultera du travail incroyable qui se fait actuellement dans les missions. C’est maintenant que ça commence à prendre de l’ampleur. Je vous enverrai donc les rapports cette année et l’année suivante. J’ai hâte de voir les chiffres de l’année 2010 également, compte tenu de la position du Canada et de l’intérêt qui se manifeste dans le monde.
R : Jean‑Philippe (MAECI) : Lorsqu’on bâtit une maison, on commence par les fondations. En 2006, nous n’avions pas grand-chose : c’était juste une cabane en bois rond. De 2007 à 2011, nous avons jeté les fondations, et maintenant, nous sommes en train d’installer le toit et, une fois que nous l’aurons installé, nous aurons quelque chose de très solide que nous pouvons utiliser. Ce que vous voyez présentement, à mon avis, ce sont les fondations qui, en très grande partie, sont souterraines, de sorte que vous ne voyez pas grand-chose. Mais, maintenant, vous pouvez constater que les murs sortent de terre.
C : Robert White (AUCC) : La maison est ballottée par le vent. Je suis d’accord avec ce qu’a dit Gonzalo : le potentiel est là. Mais, pour qu’il se concrétise, nous devons garder le pied sur l’accélérateur et continuer à construire. C’est la raison pour laquelle nous avons lutté avec autant d’acharnement pour le financement budgétaire. L’Australie a le vent en poupe, et il en est de même de leur nouvelle campagne de commercialisation et d’autres aspects. Il est difficile de dire dans quelle direction s’en vont les États-Unis, mais ils continuent de connaître une croissance exponentielle; il en est de même des centres régionaux en Asie/Chine.
C: Claire Poulin (MAECI) : Nous allons aborder la deuxième partie de la présentation, le regard tourné vers l’avenir, ce qui est important.
Jean‑Philippe (MAECI) : Dans le budget présenté le 6 juin, une somme de 10 millions de dollars sur deux ans est allouée à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une stratégie d’éducation internationale qui consolidera la position du Canada en tant que pays de choix pour y faire des études et mener des recherches de calibre international. La stratégie comprendra plusieurs volets, dont : la promotion des initiatives; le renforcement de la représentation internationale dans des marchés clés, et le développement et la diffusion de renseignements sur les marchés à l’intention des institutions. Elle fait une place aux collèges et aux universités, mais cela ne signifie pas que nous voulons ignorer l’importance des écoles de langues et des écoles offrant un programme M‑12 – ce sont des éléments importants, et nous continuerons de travailler conjointement avec elles afin d’amener plus d’étudiants au Canada et de les canaliser vers le postsecondaire. Le Comité consultatif représente un nouvel élément, que nous n’avions pas prévu initialement. Nous croyons savoir que ce comité sera composé de cinq à sept personnalités éminentes qui seront nommées prochainement. Leur rôle sera d’écouter les points de vue du secteur au cours de l’automne et d’en faire rapport au ministre du Commerce international et au ministre des Finances d’ici la fin de décembre 2011. Édu‑Canada agira à titre de secrétariat du Comité consultatif et préparera un document initial qui sera soumis au Comité pour qu’il puisse entamer ses délibérations. Les consultations que nous avons eues à Vancouver ainsi que celles que nous aurons aujourd’hui alimenteront le document que nous présenterons au Comité consultatif. Le comité tiendra également des consultations avec le secteur et formulera ses propres recommandations. Toutefois, ses membres ne seront pas des experts en commercialisation de l’éducation; par conséquent, ils auront besoin de certaines informations de base.
En ce qui a trait à notre représentation à l’étranger, la fermeture du Réseau des centres canadiens (CECN) nous a surpris. Est-ce que ces types de bureaux à l’étranger nous sont utiles? Comment peut-on s’en servir pour appuyer la mobilité à l’extérieur? On ne peut avoir de bureaux partout. Par conséquent, que faisons-nous dans d’autres endroits, par exemple à Tunis, où nous n’avons pas de bureau? Quel est le rôle de l’ambassade lorsque nous avons un bureau et lorsque nous n’en avons pas? Enfin, en ce qui concerne la collaboration entre les institutions canadiennes et les institutions étrangères, quel est le rôle d’Édu-Canada? Jusqu’à présent, nous avons obtenu de bons résultats avec les événements de prestige. Mais quelles vont être pour nous les prochaines étapes? Que pouvons-nous faire de plus pour diffuser l’information commerciale?
Pour conclure, nous abordons présentement une nouvelle étape. Comme je l’ai dit, nous avons jeté les fondations avec l’Initiative Édu-Canada. Nous avons défini la vision. La nouvelle phase sera centrée sur la mise en œuvre – nous aurons besoin d’une approche plus élaborée, qui exige une gamme différente de compétences, plus axées sur la gestion.
C : Tom Tunney (EUMC) : Juste un commentaire. Au cours des cinq dernières années, j’ai vu se construire cette maison et, je dois le dire, cela a été un travail réellement impressionnant. Je tiens donc à vous dire merci, Jean‑Philippe, pour ce travail remarquable. Vous nous manquerez beaucoup.
C : Claire Poulin (MAECI) : Oui, merci JP. Du sang neuf peut être stimulant; nous devons aller de l’avant dans la construction de cette maison.
Geneviève Gougeon, gestionnaire de marque, Édu-Canada
Phase 1 de l’utilisation de la marque : Comme vous le savez, notre marque est une marque de commerce. Le gouvernement du Canada est donc propriétaire d’une marque officielle dans 90 pays. Toutefois, nous avons signé avec le CMEC un accord-cadre de licence, qui lui permet de signer des ententes de sous-licence avec des institutions. Depuis 2008, la marque a été enregistrée comme marque de commerce officielle. Phase 2 : Les institutions admissibles ont commencé à utiliser la marque à l’automne 2009. Phase 3 : À partir de 2010, le Comité consultatif fédéral-provincial sur les activités internationales relatives à l’éducation (CCFPAIE) a commencé à se pencher sur l’utilisation de la marque dans d’autres secteurs – collèges de formation professionnelle et écoles de pilotage privés accrédités par le Canada.
La politique d’admissibilité permet de s’assurer que seules les institutions qui représentent la qualité de l’éducation canadienne peuvent utiliser la marque. Le nombre d’institutions admissibles a augmenté par suite de l’intégration des écoles de langues. Il existe également plusieurs ONG autorisées à utiliser la marque. J’aimerais cependant voir un plus grand nombre d’associations régionales l’utiliser.
Voici quelques faits saillants du sondage Student Pulse 2011. Il s’agit d’une étude internationale dont l’objet est d’examiner les points de vue des étudiants étrangers sur l’image de marque du Canada. Quatorze mille étudiants ont participé au sondage sur le Web. Si vous souhaitez prendre connaissance de l’intégralité de l’étude, je peux vous l’envoyer. Nous avons acheté les résultats de i‑graduate.
Le Canada se classe au 4e rang, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Il occupe le même rang qu’en 2007. Néanmoins, nous talonnons maintenant l’Australie. En 2007, on nous disait que le Royaume-Uni n’était pas « fun, cool et hip » pour ce qui est de l’environnement social (mode de vie). Cependant, cette étude a montré que le Royaume-Uni se classe au premier rang, suivi de près par le Canada – en 2007, nous étions perçus comme ennuyeux – pourquoi cela a‑t‑il changé? Les États-Unis ont un attrait culturel beaucoup plus fort sur le plan de la qualité de l’éducation. Il est difficile de rivaliser avec eux. Toutefois, nous devons mettre l’accent sur la qualité de l’éducation canadienne. Nous devons utiliser les témoignages d’anciens étudiants – l’un de nos conseillers nous a dit que l’une des meilleures sources d’information qui soient, c’est lorsqu’un étudiant, de retour dans sa ville natale, parle de son expérience formidable au Canada. Cela attire beaucoup plus d’étudiants.
Q : Gonzalo Peralta (Langues Canada) : Le but de ma première question, c’est d’obtenir des éclaircissements : les 14 000 étudiants ayant fait l’objet du sondage, sont-ils des étudiants qui sont venus au Canada ou qui n’y sont jamais venus?
R : Geneviève (MAECI) : Je ne sais pas s’ils sont venus ou non : la question n’a jamais été posée.
C : Gonzalo (Langues Canada) : Suite à la présentation précédente, je voudrais faire deux commentaires sur la marque et l’admissibilité/autorisation. Je sais que l’autorisation est une responsabilité provinciale. Je voudrais toutefois souligner deux choses. Pour commencer, je dirais qu’il existe deux processus que l’on doit suivre, tout particulièrement en Ontario. Cela dit, lorsqu’une autorisation est retardée pour un secteur, par exemple les écoles de langues ou les écoles M‑12, cela a des répercussions très négatives. Tout d’abord, vous n’avez pas le nombre d’institutions participantes : par conséquent, vous ne pouvez pas avoir le même résultat. Il y a un autre effet : en ce moment, toutes nos institutions sont en train d’imprimer leur matériel pour le prochain cycle de promotion. Par conséquent, retarder l’autorisation signifie retarder l’utilisation de la marque pour une année ou plus. J’aimerais souligner une autre chose. Le fait d’avoir été admis à utiliser la marque nous a permis de participer à un certain nombre de webinaires d’Édu‑Canada. Je ne peux vous dire à quel point ces webinaires ont été importants, en permettant aux délégués commerciaux d’avoir accès aux représentants du secteur. Nous aimerions suggérer que CIC et les provinces utilisent un système semblable, car un grand nombre de délégués commerciaux qui ont participé à la NAFSA ont dit que c’était l’une des meilleures choses qui se soient produites. Je reviens à l’étude de i‑graduate : Langues Canada a commandité une étude de i‑graduate sur la perception et la satisfaction des étudiants. Cette étude permettra de comparer chaque institution et chaque région, dans les deux langues officielles, et pourra se pencher également sur ce que nous allons faire au niveau provincial. Cela est également possible pour d’autres secteurs – je sais qu’il existe déjà en Ontario un projet en cours dans ce domaine. Toutefois, j’invite toutes les autres provinces à encourager les institutions œuvrant dans votre domaine à entreprendre ces activités de recherche.
Q : Michelle Beaton (CIS (CHEC)) : J’ai une question concernant la trousse du conseiller aux États‑Unis, qui est en cours d’élaboration. Je me demande si vous allez consulter les institutions qui ont une expérience dans le domaine du recrutement d’étudiants aux États-Unis.
R : Jean‑Philippe (MAECI) : Dès que nous aurons une ébauche, nous tiendrons des consultations avec les institutions.
Jean‑Philippe Tachdjian, directeur adjoint, Édu-Canada
Lise Pedersen, présidente du Groupe d’intérêt spécial du Canada (Special Interest Group) de la NAFSA
Jean‑Philippe (MAECI) : Le premier pavillon Canada remonte à la NAFSA organisée en 2006. Lors de la conférence de la NAFSA à Montréal, nous avons eu une présence importante. Depuis, nous avons amélioré et élargi le pavillon Canada. À Vancouver, nous avons eu une grande carte du Canada, pour faire concorder les kiosques des provinces avec l’information figurant dans les passeports fournis. En ce qui concerne les bourses d’études, nous avons fait la promotion de tous les programmes : Vanier, Banting, Fulbright et Programme des futurs leaders dans les Amériques (PFLA). Le pavillon Canada a reçu des compliments pour son aspect magnifique, son caractère vivant et bien organisé.
Lise (NAFSA) : La réception du Canada a été l’occasion d’inviter nos partenaires à nouer des contacts. Nous avons vendu plus de 1 000 billets et plus de 1 300 personnes y ont participé. Ce fut une très belle vitrine pour nos partenaires, grâce à la participation de tous ceux qui ont contribué à faire de la réception un événement mémorable et réussi.
Dans la foulée de la NAFSA, il y a eu divers événements qui se sont tenus au Canada. Trente-cinq agents d’éducation, provenant de différentes missions canadiennes à l’étranger, y ont été présents et ont donné des présentations qui ont été extrêmement utiles. Un petit-déjeuner a été organisé sur la manière de faire la promotion du Canada. La Table ronde internationale sur l’intégrité de l’éducation internationale a tenu également une réunion qui avait pour objet de discuter de la manière de préserver l’intégrité de notre réputation. La prochaine réunion se tiendra à London au début de 2012.
Q : Dr Gary Slater (ACES) : Était-ce approprié pour les études supérieures?
R : Lise (NAFSA) : Oui. Beaucoup de groupes présents cherchaient à bâtir de nouveaux partenariats avec des programmes d’études supérieures.
R : Jean‑Philippe (MAECI) : La conférence a examiné tous les niveaux d’éducation – allant de M‑12 jusqu’aux études supérieures. C’est là que tout le monde peut se parler et faire du réseautage.
C : Claire Poulin (MAECI) : Nous avons eu la plus forte participation de Canadiens.
C : Jean‑Philippe (MAECI) : Nous allons effectuer un suivi auprès des participants canadiens. Un sondage visant à obtenir leurs points de vue et recommandations pour de futures conférences sera effectué.
C : Claire (MAECI) : En 2019, il est possible que la NAFSA se tienne au Canada. Nous espérons donc que vous nous ferez part de vos commentaires.
C : John Shalagan (MFCU) : La NAFSA est une occasion qui s’offre aux institutions pour
« brasser des affaires » comme bon leur semble avec d’autres institutions.
C : Gonzalo Peralta (Langues Canada) : Je me souviens qu’à la NAFSA en 2005, j’avais le sentiment d’être passablement perdu. Maintenant, je me sens plus chez moi. Nous vendons le Canada. Cela fait une différence lorsque vous vous sentez chez vous. Il y avait une réelle effervescence lors de cet événement. C’était formidable.
C : Claire (MAECI) : Oui, c’est vrai. Merci tout le monde.
Melissa Fama, directrice adjointe, CIC
Je vais présenter une mise à jour sur certains chiffres et sur la politique, et répondre également aux questions que vous pourriez avoir. Vous le savez tous, le nombre d’étudiants qui viennent au Canada continue de croître. L’augmentation a été de 6 p. 100 depuis 2009, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré. Nous nous attendons à ce que les chiffres définitifs soient affichés fin juin ou début juillet sur notre site Web. En ce qui concerne le nombre d’étudiants résidant au Canada, ils sont plus de 200 000. S’agissant de la province de destination, ces étudiants se répartissent à travers tout le pays, mais ils sont concentrés tout particulièrement en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec.
Comme vous pouvez le noter, nous avons là une donnée intéressante : le nombre d’étudiants qui se destinent au collège connaît une augmentation spectaculaire. Les étudiants étrangers, en majorité, continuent d’entrer à l’université, tandis que le nombre de demandes pour les écoles professionnelles a diminué de 12 p. 100. La Chine est devenue la principale source d’étudiants internationaux, surpassant la Corée en 2009 – il s’agit d’une augmentation de plus de 300 p. 100 au cours des 10 dernières années. Le Japon ne figure plus sur la liste des cinq principaux pays d’où proviennent les étudiants, tandis que l’Inde s’est hissée du septième rang au troisième rang par suite du Programme des partenaires étudiants (PPE).
Le taux d’approbation était de 73 p. 100 en 2010, soit une baisse par rapport au pourcentage de 78 p. 100 atteint en 2008. En ce qui concerne la transition vers la résidence permanente, nous constatons une augmentation du nombre d’étudiants qui choisissent d’immigrer de manière permanente. Ce nombre a augmenté en 2009 pour s’établir à 12 929. Pour ce qui est de la Catégorie de l’expérience canadienne, les chiffres sont encore bas; toutefois, nous déployons des efforts pour améliorer la situation.
Nous offrons également de nouveaux produits statistiques : la Bibliothèque numérique de faits et chiffres – une vaste collection de tableaux statistiques portant sur les résidents permanents et temporaires au Canada, dans les provinces et les territoires et les municipalités – et le Bulletin trimestriel des statistiques administratives, qui fournit des tableaux à jour du processus d’immigration, y compris les filières de résidents permanents et temporaires, ainsi qu’un aperçu du processus de citoyenneté. Les informations relatives au permis d’études couvrent la période 2005‑2009. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec CIC.
Nous avons également apporté certaines améliorations au service, par exemple les services en ligne pour les étudiants étrangers. Nous avons introduit un certain nombre de services de demandes électroniques pour les étudiants, mais bon nombre de ces derniers soumettent des demandes doubles (en versions papier et électronique), ce qui influe considérablement sur le temps de traitement – le temps d’attente pourrait être amélioré, et nous nous attendons à ce qu’il le soit. La demande en ligne de permis d’études à l’étranger sans obligation de visa (PEESOV) est le plus récent service offert aux ressortissants des pays bénéficiant d’une exemption de visa, et la participation s’est révélée excellente. De même, il existe des centres de réception des demandes de visa : des fournisseurs de services offrent aux demandeurs une aide facultative pour la présentation de leurs demandes de visa d’entrée au Canada. Ces mesures visent à améliorer le service à la clientèle dans le cadre du processus de demande, tandis que le personnel de la mission peut consacrer ses ressources au processus de décision – il s’agit d’une situation « gagnant-gagnant » tant pour les demandeurs que pour CIC.
Le Programme des partenaires étudiants (PPE) avec l’Inde a eu pour effet d’augmenter les taux d’approbation pour les demandeurs qui souhaitent entreprendre des études collégiales, et le temps d’attente a été amélioré de manière substantielle. En ce qui a trait au PPE avec la Chine, les étudiants chinois se voient offrir une option de test IELTS et une option de test non‑IELTS, ce qui permet aux agents de mieux évaluer les risques. Toutefois, les taux d’approbation pour l’option IELTS ont été très élevés. Les médecins examinateurs ont également amélioré leur temps de traitement en ce qui concerne les examens médicaux initiaux.
Nous travaillons également sur le projet de loi C‑35. Cette loi, lorsqu’elle sera en vigueur, renforcera la capacité du gouvernement de traiter avec les consultants en immigration anonymes. CIC a mis en œuvre un certain nombre de changements opérationnels apportés aux programmes de permis de travail afin d’en améliorer l’accès et de clarifier certains problèmes soulevés par les provinces, les institutions et les étudiants lors de la conférence du BCEI en 2009. Améliorer la position du Canada en tant que destination de choix pour les étudiants étrangers est une priorité pour le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux. Tout particulièrement, le mandat confié à CIC et aux provinces/territoires ayant des responsabilités en matière d’immigration est de clarifier les rôles du fédéral et des provinces et territoires dans la prestation du Programme des étudiants étrangers (PEE) et de réduire les possibilités d’abus du système d’immigration. Nous en sommes toujours aux premières étapes, mais nous aurons encore une autre réunion à la fin du mois au cours de laquelle nous débattrons de ce sujet. Nous avons tenu des séances d’information à l’intention de divers groupes. Toutefois, des consultations officielles n’ont pas été lancées – ce que nous espérons faire à l’automne. Nous espérons réellement améliorer nos services, améliorer le temps d’attente, ainsi que la satisfaction des étudiants.
Q : Michelle Beaton (CIS (CHEC)) : En ce qui concerne l’immigration et le Programme des partenaires étudiants (PPE), les universités constatent que des étudiants sont orientés vers les collèges par des individus moins que transparents. La complication, au niveau des universités, est que, d’ici à ce que les étudiants atteignent la deuxième année, ils ont le statut de résident permanent. Serait-il possible d’établir une distinction entre étudiants de premier cycle et étudiants de cycle supérieur dans les données de CIC? Une telle distinction serait utile pour les efforts de recrutement.
R : Melissa (CIC) : Nous avons des niveaux de demandes répartis par catégories. Mais j’examinerai d’autres ventilations. Nous tâcherons de le faire à l’avenir. Pourriez-vous clarifier la question relative aux résidents permanents?
Q : Michelle Beaton (CIS (CHEC)) : Nous observons que des étudiants, qui avaient le statut d’étudiants internationaux, arrivent à l’université après avoir obtenu un diplôme collégial comme étudiants nationaux. On se sert du PPE comme moyen d’obtenir le statut de résident permanent. Le résultat est le suivant : il y a un nombre plus élevé de candidats au collège qu’à l’université. Cette perte entraîne une hémorragie dans l’inscription des étudiants étrangers au niveau universitaire.
R : Melissa (CIC) : Une fois que nous aurons rationalisé notre liste d’institutions, nous espérons avoir un programme PPE à l’échelle mondiale.
C : Jean‑Philippe (MAECI) : Cet après-midi, nous discuterons des statistiques qui sont nécessaires. Nous souhaitons vous entendre quant à la nature des besoins – ce que nous affichons sur le site Web qui est à même de répondre à vos besoins.
Q : Dr Gary Slater (ACES) : J’ai consulté les statistiques par pays et il s’agit, à l’évidence, d’un agrégat : au niveau des études supérieures, il nous manque les chiffres concernant l’Iran, qui est très important.
R : Melissa (CIC) : Nous n’examinons pas de pays particuliers; nous regardons plutôt une demande dans son ensemble. C’est ce qui nous distingue d’autres pays.
Q : Dr Gary Slater (ACES) : Alors, pourquoi l’Iran est-il absent?
R : Melissa (CIC) : Il s’agit d’entrées réelles, et non de demandes reçues. Si vous examinez ces entrées, vous pouvez constater un niveau plus élevé.
Q : Gonzalo Peralta (Langues Canada) : Permettez-moi de faire deux observations. Premièrement, il y a 96 000 étudiants en voie d’être admis au Canada. Il y a un travail extraordinaire qui se fait dans les bureaux de CIC; donc, pour ce qui est de la charge de travail et de la répartition, je comprendrais. Mais le Canada est en train de perdre des millions de dollars puisque les étudiants ne sont pas admis pour apprendre une langue. Ceci nous paraît troublant. Deuxièmement, le projet de loi C‑35. Est-ce que l’adoption de ce projet de loi signifie qu’à compter de juin, tous les agents devront être enregistrés?
R : Melissa (CIC) : Seulement s’ils fournissent des conseils.
Q : Gonzalo Peralta (Langues Canada) : Donc, il n’y a pas de plan de transition? Cela va avoir pour résultat une diminution du nombre d’étudiants. Nous ne sommes pas contre l’idée, mais nous ne souhaitons pas une entrée en vigueur immédiate du projet de loi.
R : Melissa (CIC) : Je ne travaille pas sur ce dossier spécifiquement. Je devrais me référer au Ministère pour avoir de plus amples informations.
Q : Sylvain Goudreau (Cégep international) : J’ai deux messages de la part de Cégep international au Québec. Nous apprécions grandement ce qui a été accompli au cours des deux dernières années, c’est‑à-dire les webinaires et la formation. Nous avons des gens sur le terrain qui doivent accompagner et conseiller des étudiants et futurs étudiants à l’étranger. Nous devons maintenir cette formation en place. La semaine dernière, nous avons reçu, au Québec, un dirigeant du Mexique qui a dit à quel point c’était frustrant pour les Mexicains d’obtenir des visas. Il a indiqué que des initiatives étaient en cours en Europe. Toutefois, nous n’avons pas cette vision commune avec le Mexique. Peut-on espérer que cette situation va changer?
R : Melissa (CIC) : Encore une fois, cela ne relève pas de ma compétence. Toutefois, je crois savoir qu’il s’agissait de réduire le nombre de revendications du statut de réfugié frauduleuses, puisque cela se propageait de bouche à oreille. Nous travaillons à accroître la mobilité. Toutefois, nous devons attendre un retour à des niveaux « normaux ».
Q : Gail Bowkett (AUCC) : Le PPE sera‑t‑il un programme mondial?
R : Melissa (CIC) : Le PPE a été introduit en Inde lorsque les niveaux étaient si bas dans le secteur collégial. Nous envisageons de reproduire les principes de ce programme – les institutions seront tenues de faire rapport. Nous pourrons fournir de l’information permettant aux provinces de corriger les pratiques de recrutement.
C : Rudy Sabas (ACCC) : Il y avait deux filières du PPE en Chine. En Inde, il y avait seulement 42 collèges participants. Il y a eu environ 1 200 demandes, mais seulement 800 ont été approuvées.
Ava Czapalay, présidente et chef de la direction, EduNova
De combien de consortiums une petite région a‑t‑elle besoin?
La nécessité d’une collaboration plus étroite est devenue évidente – on se tourne vers les collègues de l’Atlantique. Nous avons établi, par le passé, des partenariats avec l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec. Dans les grands marchés, c’est une bonne idée de suivre l’exemple du Canada atlantique.
En organisant des tournées de journalistes, nous offrons un programme de collaboration régionale par le biais d’ET/FA qui joue un rôle d’organisme central.
L’un des projets actuels est celui d’un inventaire des atouts dont dispose EduNova dans le domaine des activités de formation. Nous avons mis en place une base de données sur les membres d’EduNova – qui permet d’élaborer rapidement du matériel de marketing et de déterminer l’expertise des membres. Nous avons reçu de l’appui pour ce projet. Nous avons également une présence aux expositions du pavillon. Il y a certaines activités auxquelles on souhaite participer, même si elles ne s’inscrivent pas dans un marché prioritaire. En pareils cas, il pourrait donc être préférable d’avoir une participation à l’échelle régionale plutôt que provinciale.
Des montants sont affectés au financement du commerce régional pour les provinces de l’Atlantique, tout comme pour l’ensemble du Canada. Jusqu’à septembre dernier, l’éducation et la formation ne faisaient pas partie des
huit secteurs reconnus : elles figurent désormais comme secteur d’exportation reconnu, qui a accès au financement du commerce régional.
EduNova s’autofinance à partir des revenus provenant des projets internationaux. Mais nous avons atteint la limite de nos capacités et nous nous tournons actuellement vers des amis à travers le pays à la recherche de partenaires. Nous avons tenu un symposium pour voir s’il existait de l’intérêt de la part des autres provinces de l’Atlantique pour une collaboration. Dans la foulée de ce symposium, l’éducation et la formation sont devenues le neuvième secteur. Il existe également une volonté de créer une association régionale.
ET/FA a pour mandat d’obtenir des marchés internationaux par le biais de la collaboration. L’organisme regroupe diverses associations membres, des associations nationales (ACEP‑i, Langues Canada), des partenaires du gouvernement fédéral (MAECI), des représentants des gouvernements provinciaux (provenant principalement des secteurs du développement économique et de l’éducation et de la formation). Aucune institution ne peut siéger au sein de ce comité à titre individuel.
Voici quelques autres projets d’ET/FA :
Des relations étroites ont été établies avec d’autres provinces de l’Atlantique (en particulier le Nouveau-Brunswick).
Q : Jean‑Philippe (MAECI) : À la conférence de Halifax, il y a eu une certaine réticence de la part des institutions du Nouveau-Brunswick, qui craignent qu’il ne s’agit là que d’une simple consolidation d’EduNova. Pouvez-vous donner l’assurance qu’il s’agit d’une activité régionale?
R : Ava (ET/FA) : EduNova n’a aucun désir d’aller chercher des membres en dehors de la Nouvelle-Écosse. Nous repérons soigneusement les possibilités et laissons aux intervenants le soin de donner des orientations à ET/FA. La recherche de membres n’est pas motivée par des considérations propres à EduNova.
Claude Martel, président, ACEeL
L’ACEeL célèbre son 10e anniversaire. Nous procédons actuellement à une revue stratégique. Nous avons 395 membres, provenant principalement de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique mais aussi de tout le Canada. Nous avons reçu une ou deux demandes internationales concernant le potentiel de l’industrie de l’apprentissage électronique au Canada. En 2011, plus de 35 000 demandes de recherche ont été enregistrées sur le site Web à la mi‑année.
Nous attirons des gens intéressés à l’expertise du Canada dans le domaine de l’éducation à distance, qui est au coude à coude avec celle du Royaume-Uni et de l’Australie. Nous avons publié un livre (eLearning Project Management: Canadian Perspectives), des bulletins et d’autres présentations, ainsi qu’un calendrier détaillé à l’intention de l’industrie. De même, nous avons mené un sondage à l’échelle de l’industrie concernant l’état de l’apprentissage en ligne au Canada. Cette étude sera publiée à l’automne. Au niveau des communications, nous figurons sur certains sites tels que LinkedIn, mais nous ne sommes pas sur Facebook. Nous avons parrainé diverses activités et conférences internationales sur l’apprentissage en ligne.
Nous hébergeons le répertoire canadien de l’apprentissage électronique – qui donne lieu à la majeure partie du trafic sur le site Web, de la part de gens en quête de partenaires, de fournisseurs, d’organisations. Par le biais de ce site, nous recevons beaucoup de demandes pour des experts et de la technologie en vue du développement de l’apprentissage en ligne ailleurs. Nous envisageons d’introduire un répertoire d’entrepreneurs en apprentissage en ligne, qui sera lancé en septembre, afin de rehausser notre visibilité.
Cette année, nous travaillons au resserrement des liens avec d’autres organisations (par exemple MODSIM), au comarquage d’événements nationaux, à l’élaboration d’un répertoire de cours et de programmes en ligne.
On nous demande souvent si le Canada offre un cours d’apprentissage en ligne dans tel domaine. Notre but est de regrouper toutes les offres d’apprentissage à distance au Canada dans le cadre d’un guichet unique de l’éducation à distance. L’industrie connaît une croissance exponentielle – les États‑Unis connaissent une croissance à deux chiffres de l’apprentissage en ligne crédité; en Europe, la croissance est de 16 p. 100. Plusieurs universités en ligne ciblant le marché arabe sont en expansion aux Émirats arabes unis. Le marché développé dans le domaine de l’éducation à distance n’enlève rien au marché des étudiants internationaux – il s’agit d’un nouveau marché, avec un léger chevauchement de 1 p. 100 à 2 p. 100.
L’ACEeL est à la recherche de moyens de collaboration.
C : Claire Poulin (MAECI) : On s’accorde à reconnaître que le Canada occupe un créneau dans l’enseignement à distance.
Q : Jean‑Philippe (MAECI) : J’ai eu une réunion, il y a un an, avec Vicky Bush, de l’Université virtuelle canadienne (UVC). Les membres ont discuté de la possibilité de lier l’enseignement à distance à l’enseignement en classe (par exemple deux années d’éducation à distance et deux années d’études en personne – ce qui aurait pour effet d’accroître la probabilité que les étudiants obtiennent un visa pour le Canada en démontrant leur engagement à compléter le programme d’études). Le secteur collégial a‑t‑il été consulté?
R : Claude (ACEeL) : Nous avons discuté avec certains collèges. Il existe certaines initiatives comme Cégep à distance ou celles de l’Université Laval et de l’Université Memorial. Nous essayons de recueillir des fonds pour regrouper les institutions. Actuellement, il n’existe pas de consortium unique ni de répertoire unique. Bon nombre d’organisations ont recours à Cégep à distance, etc., pour amener les gens dans le système. On peut donc s’en servir pour recruter des étudiants internationaux. Nous constatons un besoin, une demande croissante pour l’apprentissage en ligne. Personne ne savait que l’Université Phoenix comptait 250 000 étudiants. L’Université Indira Gandhi, en Inde, en a un million. Ces universités ne sont pas en train de remplacer des salles de classe, elles ne font que satisfaire les besoins d’un créneau. Nous sommes en train de regrouper un certain nombre de joueurs, telles l’Université d’Athabasca et l’Université Memorial. Nous sommes présentement en quête d’un financement, qu’il s’agisse d’un financement gouvernemental ou qu’il provienne des membres. Nous suscitons déjà un certain intérêt international, c’est une bonne façon d’aller plus loin. Nous voulons devenir une plaque tournante – la toute première, avant l’Australie – et non pas remplacer des universités.
Q : Julie Vaudrin Charette (Cégep international) : Y a‑t‑il une stratégie pour les groupes d’accès à distance (par exemple, le Nunavut)? Comment faites-vous pour intégrer les groupes d’accès à distance dans ce réseau?
R : Claude (ACEeL) : Nous n’en avons pas encore discuté. Nous aborderons la question indépendamment. Cela soulève une grosse question que de ne pas trouver le cours en ligne. Même à l’interne, les possibilités d’apprentissage en ligne ne sont pas bien connues.
Q : Jean‑Philippe (MAECI) : Les crédits en ligne seront-ils transférables entre universités?
R : Claude (ACEeL) : Il existe déjà des accords de reconnaissance entre universités. Cependant, nous ne voulons pas trop nous appesantir sur la question.
C : Yves Beaudin (CICDI) : Il existe 5 000 instituts qui offrent des diplômes en apprentissage expérientiel, ce qui pose un problème aux instituts véritables. L’Université virtuelle canadienne a un accord en vertu duquel si un étudiant souhaite prendre un cours dans une université, ses crédits peuvent être transférés. Certaines universités au Canada n’accepteront pas d’étudiants munis de diplômes en ligne. Certaines universités ont leurs propres programmes en ligne, mais ne font pas de recherche (par exemple l’Université de Phoenix). Cela peut poser problème. Il se produit quantité de choses intéressantes, mais tout n’est pas transparent. Il existe des avantages et des désavantages.
Plusieurs participants rendent hommage à la contribution de Jean‑Philippe au secteur. La valeur de la table ronde, en termes de mises à jour et de possibilités de réseautage, est soulignée.
Anne Burns (NACC) : Nous souhaiterions qu’une décision soit prise concernant les critères d’admissibilité des collèges privés.
Rudy Sabas (ACCC) : Nous avons reçu deux demandes de délégués commerciaux la première vient de Chengdu – objet : un collège qui souhaiterait établir un partenariat pour effectuer une étude sur l’accueil et le tourisme, financée par le ministère de l’Éducation; la deuxième vient du Cameroun : elle concerne l’établissement d’un partenariat avec un collège spécialisé dans la fabrication de bijoux). Nous attendons un deuxième groupe de 25 présidents de collège chinois qui participeront à une formation en leadership. La Chine s’est lancée dans un programme d’amélioration majeur dans le domaine de l’enseignement technique. Elle a choisi le Canada, parmi six pays. Nous travaillons également sur le Forum sur l’éducation technique ainsi que sur un forum au Vietnam (Ho Chi Minh) afin d’établir des liens en Asie du Sud-Est. Nous allons aussi déménager : notre bureau sera installé au Château Laurier le 1er août. Enfin, nous avons ouvert un nouveau bureau à Londres, ainsi que des bureaux aux Philippines, en Chine, en Inde, grâce à un financement de CIC.
Sylvain Goudreau (Cégep international) : Nous invitons tout le monde à participer à la conférence du CONAHEC, à Puebla, au Mexique, en octobre, ainsi qu’à une autre conférence qui se tiendra à San Diego, du 20 au 22 octobre. J’aimerais aussi avoir une copie des dossiers PowerPoint ayant fait l’objet des présentations du jour.
Jean‑Philippe (MAECI) : Les présentations seront envoyées à tous les participants. Je vous saurais gré de me faire parvenir l’information concernant la réunion de San Diego.
Normand Shaffer (CREPUQ) : Les institutions du Québec sont très intéressées à collaborer avec Édu-Canada. Ce n’est pas toujours facile d’expliquer qu’il existe une diversité de l’offre au sein du système d’éducation du Canada; toutefois, nous sommes convaincus que nous continuerons de le faire efficacement.
Jean‑Philippe (MAECI) : Je vous remercie tous pour les mots aimables que vous avez eus à mon endroit. Cela a été un privilège d’être l’intendant de ce secteur et de travailler avec chacun d’entre vous. Je suis fier du leadership de l’équipe et du Ministère.
Claire Poulin, directrice de l’Éducation internationale et de la Jeunesse, MAECI
Édu-Canada entre dans une nouvelle phase. Vous avez tous et toutes contribué à l’image du Canada à l’étranger en tant que pays. Nous continuerons de bâtir sur ces fondations solides.
Je vous suis reconnaissante de votre appréciation à l’égard du travail de l’équipe d’Édu‑Canada. Notre prochaine table ronde est prévue pour la mi‑novembre. Merci à tous de votre participation.