Préparé par : Ipsos Reid en 2012
No de rapport : POR 064-11
Edu-Canada (promotion de l’éducation au Canada à l’échelle internationale) en est à la quatrième année d’un projet de cinq ans visant à promouvoir le Canada comme lieu d’études. C’est le MAECI qui a proposé le projet Edu-Canada comme stratégie pour mieux consolider un secteur de l’éducation fragmenté, améliorer le profil du Canada à l’étranger et accroître le nombre d’étudiants étrangers qui fréquentent les universités et les collèges canadiens.
L’étude qualitative a été conçue pour recueillir les points de vue de publics cibles issus de trois marchés importants, soit le Brésil, la Chine et l’Inde, en vue de justifier la poursuite du développement de la marque « Imagine Education au Canada ».
Voici les objectifs de l’étude :
Le Canada ne fait pas partie des premiers lieux d’études à l’étranger qui viennent à l’esprit des participants des trois pays, sauf pour les Brésiliens qui s’intéressent à l’étude des langues et le conseiller brésilien spécialiste du Canada.
Les participants ignorent que le Canada dispose d’établissements d’enseignement d’envergure internationale et, à l’exception de quelques-uns qui mentionnent l’Université de Toronto, très peu connaissent un établissement d’enseignement au Canada. Bien que les participants estiment qu’à titre de pays développé, le Canada doit dispenser un niveau d’éducation approprié, aucun d’entre eux ne juge que le Canada présente un avantage par rapport à d’autres pays à cet égard. Puisque la présence d’établissements d’enseignement d’envergure internationale est le principal facteur qui influence le choix d’un lieu d’études à l’étranger, le manque de notoriété des établissements canadiens représente un obstacle
important.
Ce sont le Royaume-Uni et les États-Unis qui monopolisent les conversations sur les lieux privilégiés en raison de leur renommée et de leurs antécédents d’éducation supérieure, de leur présence aux premiers rangs des classements mondiaux et du prestige et des avantages que confèrent leurs diplômes à ceux qui les détiennent. Toutefois, certains autres pays parviennent à se démarquer grâce à leur spécialisation traditionnelle et à leur excellence dans un domaine d’enseignement en particulier ou à leur présence et à leur capacité de joindre les conseillers et les étudiants potentiels.
Le Canada doit déployer des efforts supplémentaires pour communiquer les avantages qu’il offre en matière d’études postsecondaires. Les participants du Brésil font remarquer que le Canada parvient dans une certaine mesure à promouvoir ses programmes d’échange dans leur pays et laissent entendre que de tels efforts pourraient porter fruit.
La marque Imagine Education in/au Canada présente quelques faiblesses à corriger. Essentiellement, elle prête à confusion et n’évoque pas assez l’éducation et le Canada. L’absence d’une marque nationale claire, que possèdent les concurrents du Canada, laisse les participants incertains quant à l’identité du commanditaire des communications.
De même, les concepts créatifs évalués doivent être améliorés. En général, le principal défaut, c’est qu’ils ne sont pas suffisamment liés au Canada : ils ne communiquent pas d’aspects uniques du pays et pourraient s’appliquer à n’importe quel autre pays qui souhaite attirer des étudiants internationaux. Les concepts devraient comprendre des textes qui mettent l’accent sur l’excellence des études au Canada et fournissent de l’information sur les types de cours offerts. Étant donné que de nombreux participants ne connaissent pas très bien le Canada sur le plan de l’éducation, ils s’attendent à recevoir des renseignements plus précis sur les avantages du Canada en la matière, par exemple :
La documentation devrait également comprendre des renseignements sur les avantages pratiques du Canada, par exemple les loisirs et les activités culturelles, l’excellente qualité de vie, le bon rapport qualité-prix et la beauté naturelle du pays.
Les participants estiment que la politique d’immigration libérale du Canada fait partie de ses forces uniques. [Les participants qui connaissent moins le pays croient que le processus de demande de visa est simple, mais ceux qui en ont fait plus directement l’expérience laissent entendre autre chose.]
Les réactions beaucoup plus positives suscitées par le dépliant montrent que les gens peuvent changer d’idée en voyant des renseignements précis et pertinents.
L’étude révèle qu’il y a un énorme potentiel que le Canada pourrait exploiter pour attirer les étudiants internationaux à l’aide de campagnes de publicité et de marketing.
De façon plus précise :
Ipsos Reid a mené une étude qualitative à l’aide de groupes de discussion et
d’entrevues en personne.
L’étude comptait 11 groupes de discussion, dont quatre au Brésil et en Chine et trois en Inde. Dans chaque marché, les groupes ont été divisés en trois grandes catégories : les étudiants potentiels, les parents et les conseillers pédagogiques d’étudiants universitaires. Les groupes d’étudiants ont ensuite été divisés de nouveau selon le niveau de scolarité (les étudiants de niveau collégial et de premier cycle par opposition aux étudiants de deuxième et de troisième cycle)
Nous rappelons au lecteur que les résultats de recherche qualitative ne peuvent être projetés sur des populations agrandies.
Un exemplaire du rapport sommaire [PDF] est disponible dans la collection électronique de la Bibliothèque Nationale du Canada.