Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada
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L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada

Chapitre 9 : Infrastructure et soutien

9.1 Traitement des demandes de permis d’études

Citoyenneté et Immigration Canada a été un partenaire central tout le long du processus d’engagement, étant donné son rôle fondamental dans la mise en oeuvre des politiques sur les visas et l’immigration. Les participants du collaboratoire ont recommandé que l’on accroisse la rapidité et l’uniformité du processus de traitement des demandes de visa, sans pour autant compromettre l’intégrité des règles régissant l’entrée au Canada. On a souligné le besoin de réduire les goulots d’étranglement des demandes et de renforcer la coordination afin de pouvoir gérer l’augmentation prévue des demandeurs dans certains pays.

Aux fins de la collecte d’information, un mécanisme de communication trilatéral (entre le gouvernement, les établissements et l’industrie) serait susceptible d’accroître la qualité des données sectorielles, ce qui permettrait une analyse comparative et une réaction rapide en cas de fraude. La question des services médicaux assurés (et les écarts entre les évaluations médicales préliminaires requises) a également été examinée, dont la proposition que les provinces et les territoires rendent les étudiants internationaux admissibles au régime d’assurance-maladie pour les encourager à choisir le Canada (et la province ou le territoire en question).

Des mécanismes de recrutement davantage axés sur le long terme ont été proposés afin d’améliorer les résultats. Il est indispensable que les agents des visas soient tenus constamment à jour sur les études au Canada et les besoins du marché du travail, étant donné l’évolution rapide de la situation à ces égards et les variations régionales et locales. On a également insisté sur le besoin de stratégies de conservation des étudiants à long terme, en établissant un lien direct entre les politiques en matière d’immigration et les besoins du marché du travail.

Les efforts déployés pour attirer les étudiants internationaux et les chercheurs au Canada seront contrecarrés si l’on ne met pas en place un système cohérent et bien soutenu de traitement des demandes de visa d’entrée. La stratégie en matière d’éducation internationale doit prévoir que le recrutement des étudiants internationaux se fasse dans le respect des procédures de CIC qui assurent l’intégrité et la qualité du système canadien de visa et d’immigration, et de façon à appuyer CIC dans ses efforts pour assurer des délais de traitement concurrentiels et un service à la clientèle adéquat dans la foulée de l’augmentation du volume prévu des demandes.

Nous devons nous assurer que des ressources adéquates sont consacrées au traitement des demandes de visa à l’appui de la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale, laquelle doit aussi être conforme aux politiques en matière d’immigration. Il a été signalé à de nombreuses reprises au comité, lors des consultations avec divers intervenants, que le gouvernement du Canada devrait doter les bureaux des visas des ressources suffisantes pour traiter le nombre croissant de demandes de permis d’études. Afin que le Canada ne laisse pas échapper de candidats qualifiés dans un environnement mondial concurrentiel et en évolution rapide, le comité recommande que le gouvernement du Canada examine les possibilités de mieux soutenir le système canadien de traitement des demandes de visa.

CIC forme un réseau intégré, où le financement est réaffecté de façon à combler les besoins qui apparaissent. CIC ne reçoit pas de ressources financières allouées expressément au Programme des résidents temporaires (RT). Sous l’effet de la hausse considérable de l’ensemble des demandes, à la fois au Canada et à l’étranger, et malgré les initiatives de modernisation, les délais de traitement se sont allongés dans certains volets du Programme des RT. On considère que les délais de traitement actuels rendent le Canada moins attirant pour les ressortissants étrangers qui souhaitent entrer au pays pour un séjour temporaire, comme les étudiants internationaux, et nuisent à la croissance économique du Canada. Le gouvernement du Canada devrait se montrer favorable aux propositions en matière de financement de CIC, qui visent à doter le réseau des ressources adéquates afin de raccourcir les délais de traitement du Programme des RT, y compris ceux du volet des permis d’études, et de relever les normes de service à un niveau plus concurrentiel.

CIC est sensible aux besoins découlant des pressions exercées sur les ressources et réalise plusieurs initiatives pour simplifier les demandes et offrir des outils plus évolués. Comme on nous l’a indiqué, CIC pourra atténuer les pressions associées au traitement des demandes grâce au transfert et au traitement des fichiers en ligne. L’introduction prochaine de la demande électronique facilitera la première étape pour le requérant, qui n’aura plus à se rendre en personne dans un bureau à l’étranger. CIC a mis en place un système de traitement mondial, qui lui permet de tirer parti de son réseau international. De plus, le Ministère s’apprête à déployer une série de services en ligne pour toutes les catégories de résidents temporaires. À terme, ces services permettront la soumission des demandes, ainsi que le paiement des frais afférents, en ligne. L’accès des clients aux services de CIC a aussi été amélioré par l’élargissement du réseau de centres de réception des demandes de visa (CRDV). Les CRDV permettent au réseau mondial de CIC d’avoir une présence au-delà des endroits où se trouvent les missions du Canada. Le nombre de CRDV devrait passer de 60 qu’il est actuellement à 150 d’ici 2014. Nous encourageons le gouvernement du Canada à poursuivre sur la lancée des récentes initiatives d’amélioration qui ont été couronnées de succès, comme le projet des permis d’études à l’étranger sans obligation de visa (PEESOV), qui permet aux demandeurs de permis d’études de 14 pays désignés de présenter leur demande en ligne. En tirant de plus en plus parti des partenariats et des nouvelles technologies, CIC continuera d’appuyer l’objectif de faire du Canada une destination de choix pour les chercheurs et étudiants internationaux.

Nous estimons qu’il est temps de revoir la structure des droits exigés pour les permis d’études, afin d’assurer que le Canada demeure concurrentiel, sans pour autant excéder le coût de la prestation du service. Les droits exigés par le Canada pour les permis d’études sont les plus bas des pays comparables que sont les États-Unis, le Royaume- Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Pour l’instant, il semble que CIC ne récupère que 60 p. 100 environ du coût du service. La Loi sur la gestion des finances publiques prévoit que les droits exigés pour un service ne peuvent excéder le coût de la prestation du service en question. Même si CIC envisageait d’augmenter les droits des permis d’études pour recouvrer en totalité les coûts, le montant exigé demeurerait tout de même inférieur aux frais perçus aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie.

Nous avons appris que CIC a entrepris un examen de l’ensemble de son barème des droits exigés, dans le prolongement d’un engagement pris dans le Cadre de responsabilisation de gestion du gouvernement fédéral. Entre autres choses, cet examen portera sur les avantages de faire assumer une plus grande partie des coûts du service à l’utilisateur, plutôt qu’au contribuable.

Nous devons appuyer les initiatives qui préservent l’intégrité du programme des étudiants internationaux du Canada, en vue d’améliorer les résultats au chapitre du traitement des demandes et d’accroître le nombre d’étudiants internationaux de qualité au Canada. Tout le long des consultations tenues par le comité consultatif, CIC a fait l’objet de nombreux commentaires élogieux en raison du Programme de partenariat étudiant (PPE), un cadre administratif qui a été conçu et mis en oeuvre à l’origine par le bureau des visas du Canada à New Delhi L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada 74 en partenariat avec l’Association des collèges communautaires du Canada. Étant donné le succès remporté par ce programme, CIC travaille à l’entrée en vigueur d’un règlement en vue d’élargir l’application des principes du PPE — demandeurs de qualité, établissements d’enseignement de qualité et responsabilité accrue de ces derniers — à l’ensemble du secteur canadien de l’éducation.

Le Programme de partenariat étudiant

En 2008, l’Association des collèges communautaires du Canada et Citoyenneté et Immigration Canada travaillaient en collaboration en Inde à un projet visant à mieux préparer les immigrants à leur arrivée au Canada. L’ACCC a alors exprimé sa frustration devant le fait qu’à peine 38 p. 100 des étudiants indiens soumettant des demandes étaient acceptés dans les collèges canadiens et a offert de contribuer à améliorer les taux d’admission et à réduire les délais de traitement des demandes.

Le ministre conseiller de CIC à New Delhi a accepté de procéder à un échange d’information et de participer à la conception d’un programme pilote susceptible de diminuer le temps consacré à l’examen des demandes par les agents de CIC et d’accroître le taux d’acceptation. Ce programme a été appelé le Programme de partenariat étudiant. Au cours de discussions ultérieures, l’ACCC a été sensibilisée aux choix difficiles que doit faire le personnel de CIC et s’est engagée à simplifier les demandes en faisant mieux comprendre aux responsables des collèges canadiens et aux agents indiens les renseignements dont CIC a réellement besoin et les conditions minimales à remplir. Les collèges membres de l’ACCC ont accepté d’informer CIC des étudiants toujours en règle après la date de remboursement des droits, ce qui a permis aux agents des visas d’avoir confiance dans les résultats et à CIC et à l’ACCC de cerner les domaines problématiques et de gérer les risques sur la base de données réelles.

Pour sa part, CIC a pris davantage conscience de la diversité de l’offre des collèges, qui comprend les certificats d’études supérieures, que de nombreux diplômés d’universités indiennes souhaitent obtenir pour acquérir l’expérience et les compétences pratiques requises sur le marché du travail. Sur la base de cette plus grande compréhension mutuelle et des appels de candidatures annuels réalisés par CIC et les 45 collèges participants, le taux d’approbation est passé de 38 à 78 p. 100 en moins de deux ans, alors que les délais de traitement raccourcissaient à mesure que les demandes gagnaient en qualité. À mesure que le PPE gagnait en notoriété, on a observé un énorme bond du nombre de demandes acceptées, qui est passé de près de 1 500 à plus de 10 000 en trois ans.

 « Pour attirer un plus grand nombre d’étudiants internationaux de qualité, les ministères fédéraux et les associations non gouvernementales doivent trouver de nouvelles façons plus efficaces de collaborer. Le PPE est la preuve de la valeur de ces nouveaux types de partenariats  », a indiqué M. Paul Brennan, vice-président, Partenariats internationaux, de l’ACCC.

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Le gouvernement du Canada, en collaboration avec les provinces et les territoires, devrait poursuivre ses efforts pour faire en sorte que seuls les établissements d’enseignement légitimes et de qualité puissent admettre des étudiants internationaux. Les établissements d’enseignement canadiens ont également un rôle à jouer dans le recrutement de candidats de haute qualité, en faisant connaître leurs décisions d’admission dans un délai suffisant pour permettre le traitement des demandes de visa et en s’assurant que les personnes admises dans leurs établissements les fréquentent après leur arrivée au Canada. Il serait utile pour les établissements de réaliser des vérifications périodiques de la qualité dans le but d’affiner leurs stratégies de recrutement et d’admission, afin que le Canada attire les étudiants internationaux légitimes qui présentent les meilleures chances de réussite durant leurs études et après l’obtention de leur diplôme. De plus, la diffusion de données sur les taux d’inscription et d’abandon des étudiants internationaux viendrait appuyer les activités de traitement de demandes de CIC, en permettant aux agents des visas de mieux estimer et gérer les risques d’après des informations sur la conformité réelle au programme.

Il est important d’harmoniser les activités de recrutement et de promotion de l’éducation internationale à l’étranger avec les résultats réels en ce qui concerne les demandes de permis d’études, y compris les taux d’approbation et de refus. Dans les pays ciblés où les taux d’approbation sont plus bas, il importe de chercher à comprendre les raisons à l’origine des refus et d’ajuster les stratégies de promotion et de recrutement en conséquence (par exemple, dans certains pays, il pourrait être nécessaire de mieux cerner les créneaux à viser dans les activités de promotion afin d’attirer des candidats qui sont plus susceptibles de répondre aux critères de CIC pour ce qui est des études au Canada). Le MAECI et CIC doivent mieux coordonner leurs activités, à la fois sur le plan des politiques et sur le terrain, pour accroître l’échange de données et d’information, assurer une stratégie fédérale commune en matière d’attraction d’étudiants internationaux et harmoniser les activités de promotion avec la délivrance des visas et des permis d’études.

Recommandation 12 : Améliorer le processus de délivrance des visas d’étudiants de façon à assurer le traitement uniforme et rapide des demandes de candidats de haute qualité.

Il conviendrait d’établir des délais de traitement attractifs, spécialement dans les marchés clés, afin que le Canada puisse rivaliser avec d’autres pays concurrents. Pour y arriver, CIC doit accroître son personnel. Le financement de cette activité devrait être tiré des frais perçus pour la délivrance des visas aux requérants.

Les efforts déployés pour attirer les étudiants internationaux et les chercheurs au Canada seront contrecarrés si l’on ne met pas en place un système cohérent et bien soutenu de traitement des demandes de visa d’entrée. Le comité tient à souligner que les efforts pour recruter les étudiants internationaux doivent être conformes aux activités de CIC.

Il est d’une importance nationale de maintenir l’intégrité et la qualité des systèmes de visa et d’immigration. CIC doit être soutenu dans ses efforts pour assurer des délais de traitement concurrentiels et un service à la clientèle de qualité malgré un volume de demandes grandissant. L’augmentation des demandes à traiter exercera une pression sur les agents des visas, d’où le besoin d’accroître le personnel et de bien le former.

La voie à suivre : Le comité recommande que les bureaux des visas soient dotés des ressources adéquates pour permettre le traitement d’un nombre accru de demandes de permis d’études. Pour ce faire, des fonds de fonctionnement additionnels seront requis. Il y aurait lieu de réexaminer les frais exigés pour la délivrance des permis d’études, qui sont considérablement inférieurs à ceux de nos concurrents.

9.2 Formation des représentants en matière d’éducation internationale

Nous estimons que le Canada se trouve dans une position favorable pour se doter d’une culture d’excellence professionnelle dans le prolongement de la stratégie en matière d’éducation internationale. La qualité est au coeur de notre offre en éducation et du positionnement de notre image de marque. Le même principe devrait s’appliquer aux personnes participant aux initiatives de promotion de l’éducation internationale au Canada.

Il ne faut pas sous-estimer l’ampleur et la complexité des compétences que doivent posséder les professionnels de ce domaine : communication interculturelle, compréhension de l’ensemble de l’offre en éducation dans tous les secteurs et régions du Canada, connaissance des compétences législatives, des synergies du marché du travail et L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada 76 des tendances mondiales, capacité de parler en public, expertise en marketing, capacité d’analyse de la recherche, connaissance des procédures et des délais en matière d’immigration, techniques de négociation internationale touchant l’établissement de relations d’affaires.

Pour que les efforts d’internationalisation soient couronnés de succès sur les campus, il est nécessaire de bien connaître les services d’aide offerts aux étudiants internationaux, y compris aux néo-Canadiens et aux étudiants canadiens participant à des programmes d’échanges. Les établissements dotés d’un programme international doivent être conscients des difficultés susceptibles de se présenter et être prêts à offrir des services de soutien dans des domaines aussi divers que :

  • la préparation à l’adaptation culturelle;
  • l’intégration d’une dimension internationale et de l’apprentissage interculturel en classe;
  • la santé mentale;
  • la gestion des risques;
  • le choc culturel;
  • les conseils sur l’immigration et la santé;
  • la préparation au travail dans un contexte culturel différent;
  • l’aide aux étudiants dans la compréhension des possibilités de développement des compétences personnelles au moyen d’expériences internationales;
  • la création de réseaux d’intégration adaptés aux besoins des étudiants sur le campus et à l’extérieur de celui-ci.

L’évolution rapide des facteurs qui exercent une influence sur l’éducation internationale rend nécessaire que les professionnels s’adaptent et tiennent constamment à jour leurs connaissances en la matière.

Le meilleur mécanisme de perfectionnement professionnel dans le domaine de l’éducation internationale est l’échange d’information et d’expertise entre le personnel des ambassades qui soutient les efforts de promotion locaux, les agents des visas, les spécialistes de l’éducation dans le pays ainsi que les éducateurs ou les responsables du programme international qui possèdent une connaissance approfondie de l’offre en matière d’éducation. Ces échanges doivent reposer sur le principe que le perfectionnement professionnel continu dans le secteur de l’éducation fera en sorte que les représentants pourront fournir les renseignements les plus utiles et exacts, et qu’en retour les étudiants qui choisissent le Canada recevront des services de soutien de la plus haute qualité durant leurs études.

Le comité a rapidement pris la mesure de l’expertise approfondie que possèdent les établissements d’enseignement, les associations et l’ensemble des ministères fédéraux. La promotion de l’éducation internationale fait intervenir de nombreuses personnes qui ont été reconnues par leurs pairs comme des chefs de file à l’échelle mondiale. Le secteur de l’éducation accorde une grande importance aux initiatives d’internationalisation. Cependant, le perfectionnement professionnel a été inégal, et il existe d’importantes possibilités de mettre en commun des pratiques exemplaires et de relever la barre dans tout le Canada afin d’assurer le plus haut niveau de professionnalisme possible. Outre les initiatives de formation formelles, les détachements et les jumelages peuvent offrir d’excellentes occasions de faire mieux connaître les questions touchant l’éducation internationale.

Des activités de perfectionnement professionnel ont lieu dans les domaines suivants, mais elles pourraient être mieux coordonnées afin d’établir une norme pancanadienne :

  • La formation sur la promotion de l’image de marque. Elle est offerte en ligne aux fonctionnaires qui réalisent des activités de promotion de l’image de marque, ainsi qu’à tout représentant d’un établissement admissible au Canada qui souhaite obtenir l’autorisation d’utiliser la marque. À l’heure actuelle, plus de 200 personnes ont reçu la formation au Canada, de même que de nombreux agents des visas et responsables de la promotion de l’éducation au MAECI à l’étranger.
  • Le perfectionnement professionnel concernant l’éducation internationale. Les conférences et les réseaux offerts par la plupart des associations du domaine de l’éducation internationale au Canada et à l’étranger présentent des possibilités de perfectionnement professionnel. Les liens créés à l’occasion d’événements qui offrent des ateliers de haute qualité revêtent une importance de premier plan en vue d’échanges d’information formels et informels. Il serait utile d’examiner les possibilités de formation existantes et d’assurer la coordination d’ateliers complets et à la fine pointe des connaissances, pour mieux appuyer les responsables du domaine de l’éducation internationale au Canada, nouveaux et chevronnés, qui souhaitent se perfectionner.
  • La diffusion des pratiques exemplaires et les webinaires. Ces outils constituent des formes de plus en plus privilégiées de perfectionnement professionnel en raison de leur caractère actuel, accessible et économique. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une organisation internationale offre un webinaire ou diffuse un rapport sur des questions touchant l’éducation internationale. Pour sa part, le Canada est sur le point de lancer un projet pilote destiné expressément aux agents de promotion de l’éducation, sous la forme d’un module d’apprentissage adapté au rythme de chacun, assorti d’examens finaux, pour assurer la diffusion de renseignements exacts et le renforcement de l’importance de l’intégrité professionnelle dans les rapports avec ce groupe cible influent.
  • La diffusion de l’offre en matière d’éducation. Le gouvernement du Canada, par l’intermédiaire du MAECI, appuie la tenue de webinaires destinés aux agents de l’immigration et de la promotion de l’éducation, alors que les associations sectorielles donnent des formations sur leur créneau précis afin que les agents disposent des renseignements exacts sur les possibilités éducationnelles, les filières d’études et les activités des associations en question. Ces activités assurent la formation continue et facilitent un dialogue essentiel pour résoudre toute question soulevée.
  • La communication des recherches et des renseignements. Le MAECI travaille de concert avec les provinces, les territoires et les associations du secteur de l’éducation pour diffuser les renseignements sur les marchés et les reportages des médias dès qu’on a pris connaissance. Les représentants canadiens souhaiteraient tirer parti d’une stratégie de communication numérique pour communiquer plus efficacement les derniers renseignements aux parties intéressées dans tout le Canada. Le MAECI est responsable du financement, du lancement et de la coordination des études de marché (plus d’une centaine actuellement) ainsi que de la coordination et de l’exécution de recherches et de rapports pancanadiens, comme Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada, Capacité du Canada en matière d’effectifs étudiants internationaux, de la recherche sur l’opinion publique concernant l’image de marque et des pratiques exemplaires touchant les initiatives en matière d’éducation internationale. Le résultat de ces recherches est communiqué au secteur de l’éducation de tout le Canada par l’entremise de la Table ronde nationale sur la promotion de l’éducation, tenue deux fois par année avec la participation de représentants du gouvernement et du secteur de l’éducation internationale, ainsi que par l’intermédiaire du portail destiné aux professionnels de l’éducation au Canada, Édu-Canada Pro, qui fournit de l’information et des études de marché aux Canadiens faisant des affaires à l’étranger.

 

Le Bureau canadien de l’éducation internationale : tisser des réseaux entre le Canada et le monde

En novembre 2011, le Bureau canadien de l’éducation internationale a organisé le Forum canado-arabe sur l’éducation, qui a remporté un vif succès. Ce forum, tenu à Ottawa, a attiré 180 hauts responsables et professionnels du domaine de l’éducation, des secteurs public et privé, de tout le Canada et de 23 pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Cet événement s’inscrivait dans une série précongrès organisée depuis 2007 par le BCEI en collaboration avec le MAECI, dans le but d’établir des liens entre les collèges, cégeps, établissements et universités du Canada et de nouveaux partenaires dans une région ou un pays précis.

Les participants au Forum Canado-Arabe sur l’éducation en  novembre 2011.
Les participants au Forum Canado-Arabe sur l’éducation en novembre 2011.
Photographie courtoisie du BCEI.

Les participants ont engagé un dialogue sur les possibilités de partenariat en ce qui concerne les bourses et le soutien aux étudiants; la collaboration entre le secteur de l’éducation et l’industrie; la science et la technologie; les centres d’excellence; les moyens concrets d’améliorer les résultats d’apprentissage des étudiants. Des activités de réseautage ont eu lieu durant le congrès annuel du BCEI qui a suivi le forum et se sont poursuivies par la suite, puisque de nombreux participants venant du monde arabe ont également profité de l’occasion pour visiter des établissements d’enseignement et des organismes gouvernementaux.  « Le BCEI se réjouit que son Forum canado-arabe de 2011 — un volet prestigieux de notre 45e congrès national — a permis de mieux faire connaître les possibilités qui existent et les moyens d’établir des partenariats efficaces entre les établissements canadiens et leurs vis-à-vis dans la région  », a déclaré Mme Karen McBride, présidente-directrice générale du BCEI.

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La Queen’s University : un programme de formation des éducateurs internationaux

Le Centre international de la Queen’s University a établi en 2003 un programme de formation des éducateurs internationaux, le International Educators Training Program (IETP), afin d’assurer le perfectionnement professionnel du personnel en éducation internationale. Ce programme a pris de l’ampleur pour maintenant comprendre des cours d’été, un cours en ligne donné en partenariat avec la faculté de l’éducation de la Queen’s University et menant à l’obtention d’un certificat, ainsi que des cours et des ateliers donnés sur les campus de collèges et d’universités et à l’occasion de conférences sur l’éducation internationale dans tout le Canada. L’IETP permet aux participants de renforcer leurs compétences et leurs connaissances dans des domaines tels que la communication interculturelle, les programmes de soutien à la mobilité internationale, les programmes de santé mentale, les politiques et les pratiques de gestion des risques, la prestation de conseils en matière d’immigration, le marketing ainsi que la promotion de l’internationalisation des campus. Le programme de certificat pour les professionnels de l’éducation internationale conjugue des activités de formation en ligne et en classe afin de faire bénéficier les participants d’un programme avant-gardiste et complet de perfectionnement professionnel.

Recommandation 13 : Renforcer et faciliter la formation du personnel dans les ambassades et les bureaux à l’étranger du Canada sur les diverses possibilités éducationnelles et les filières d’études au Canada. Les autres intervenants devraient aussi pouvoir participer aux activités de formation afin d’acquérir une connaissance approfondie des programmes de même que du soutien culturel requis par les étudiants internationaux.

L’échange d’informations est nécessaire pour assurer le contrôle de la qualité et la gestion des capacités. Comme les politiques sur les visas font souvent l’objet de changements, il pourrait être utile d’offrir des formations réunissant des experts du secteur de l’éducation et des agents des visas à l’étranger. Une telle formation permettrait aux agents des visas et aux agents commerciaux d’acquérir une compréhension claire et approfondie de l’offre canadienne en matière d’éducation. Les principales leçons apprises pourraient être communiquées à l’ensemble des intervenants au moyen d’ateliers ou de webinaires ciblés. L’objectif sous-jacent de la formation consiste à assurer que les requérants qualifiés obtiennent leur visa et que les étudiants vivent une expérience de qualité en profitant de services adéquats.

9.3 Programme Catégorie de l’expérience canadienne

L’immigration issue de l’éducation internationale peut apporter une valeur exceptionnelle au Canada, spécialement si elle vient combler des lacunes sur le plan des compétences. Nous estimons qu’il s’agit là de l’une des voies les plus sûres en matière d’immigration, puisque les étudiants peuvent démontrer leur capacité de s’adapter et de réussir au cours de leurs études. Cela facilite leur intégration dans la main-d’oeuvre canadienne et constitue un important encouragement à venir étudier et faire de la recherche au Canada.

Des personnes hautement qualifiées et spécialisées qui contribuent à l’innovation et à des initiatives créatives entre le milieu universitaire et le secteur privé jouent un rôle essentiel dans une économie florissante. Le Canada est déjà aux prises avec une pénurie de compétences, qui exigera la collaboration entre les différentes instances fédérales (CIC, RHDCC et MAECI) pour que le Canada puisse attirer et conserver les immigrants de talent malgré la vive concurrence mondiale qui s’exerce à cet égard. La Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale devrait être harmonisée de près avec les programmes existants touchant l’immigration et le marché du travail afin d’assurer la prospérité du Canada. Tous les étudiants internationaux ne souhaiteront ou ne pourront pas demeurer au Canada, mais nous devons nous efforcer d’attirer et de conserver les personnes qualifiées et talentueuses qui ont bénéficié de leur expérience d’études au Canada et qui veulent apporter leur contribution dans des secteurs clés du marché du travail canadien.

Les étudiants admissibles au Programme de travail postdiplôme peuvent obtenir un permis de travail pour une période maximale de trois ans après l’obtention de leur diplôme. Le programme Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) permet aux diplômés d’établissements d’enseignement postsecondaire admissibles comptant au moins une année d’expérience de travail au Canada de présenter une demande pour obtenir le statut de résident permanent, ce qui leur ouvre la possibilité de demander la citoyenneté canadienne trois années plus tard. En 2011, un peu plus de 6 000 étrangers sont devenus résidents permanents par l’entremise de CEC. De ce groupe, approximativement 50 p. 100 étaient d’anciens étudiants internationaux. D’autres étudiants internationaux sont devenus résidents permanents dans le cadre du volet réservé aux étudiants des Programmes des candidats des provinces, offerts L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada 80 par certains gouvernements provinciaux. Les étudiants internationaux représentent 7 p. 100 du total des nouveaux résidents permanents de ce programme. CIC a confirmé que les ressources du programme CEC offraient la possibilité d’attirer un plus grand nombre encore de candidats admissibles. Il s’agit là d’une excellente occasion de promouvoir cette voie, pour recruter les universitaires et les gens hautement qualifiés et spécialisés qui sont les plus susceptibles de réussir la transition des études au marché du travail au Canada.

L’Université de Moncton : attirer et conserver les étudiants internationaux qualifiés

Depuis le début de la dernière décennie, afin de contrer la diminution de la population au Nouveau-Brunswick, l’Université de Moncton s’est tournée vers le recrutement international. L’an dernier, l’Université avait enregistré une croissance de près de 500 p. 100 du nombre d’étudiants internationaux par rapport au niveau d’il y a 10 ans. Les avantages de l’arrivée de ces étudiants vont bien au-delà des murs de l’université.

Du campus de Moncton jusqu’à ceux d’Edmundston et de Shippagan, les nouveaux arrivés permettent aux jeunes Néo-Brunswickois, souvent issus de régions rurales, de s’ouvrir à d’autres cultures. Les étudiants internationaux contribuent également à la richesse culturelle et à la croissance économique à Moncton, leur communauté d’accueil, ainsi que dans l’ensemble du Nouveau-Brunswick et du Canada. De nombreux étudiants internationaux choisissent l’Université de Moncton en raison de la possibilité d’y étudier en français dans un environnement bilingue, de sorte que de nombreux étudiants obtiennent leur diplôme en ayant reçu une éducation de qualité qui a renforcé leur bilinguisme.

Des étudiants sur un banc du campus la nuit.
Photographie courtoisie de l'Université de Moncton.

Un grand nombre de ces étudiants choisissent par ailleurs de rester au Nouveau-Brunswick après leurs études. La Ville de Moncton, en collaboration avec l’Université de Moncton, a récemment lancé un projet pour intégrer les étudiants internationaux. Dans un contexte de déclin démographique, les employeurs locaux n’ont pas à chercher longtemps pour trouver des travailleurs qualifiés qui pourront contribuer au développement du pays tout entier.

Recommandation 14 : Soutenir l’expansion et la promotion du programme Catégorie de l’expérience canadienne, déjà en place, afin de contribuer à l’établissement au Canada d’immigrants qualifiés et de répondre aux besoins du marché du travail.

Il est possible de mieux promouvoir et mettre à contribution le programme Catégorie de l’expérience canadienne de CIC afin de conserver au pays les diplômés d’établissements et de programmes d’études postsecondaires admissibles qui comptent au moins une année d’expérience de travail au Canada dans des postes de gestion, des postes professionnels, des postes techniques ou des métiers spécialisés, après l’obtention de leur diplôme.

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Date de modification :
2012-08-16