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Gianfranco Varriano

Gianfranco Varriano en Turquie   

J’ai vécu toute ma vie dans la province de l’Ontario, au Canada, dans une petite ville de la vallée de l’Outaouais appelée Kemptville. Au début d’avril 2009, j’ai remarqué une affiche à l’Université d’Ottawa sur l’AIESEC. Quelques mots très simples m’ont sauté aux yeux : international, leadership, expérience de travail. Je me suis dit que cela m’allait comme un gant, et que, justement, je cherchais une façon d’acquérir de l’expérience professionnelle et de terminer mes études en maximisant mes possibilités d’emploi.

Tout le processus – obtenir une approbation en tant que participant à l’échange et apprendre les rudiments de la recherche d’emploi dans la base de données – s’est déroulé sans anicroche à mesure que des collègues de l’université m’aidaient dans ma démarche. J’avais l’impression de découvrir un monde totalement nouveau. Je rencontrais des étudiants responsables du bureau local d’un organisme international œuvrant dans 110 pays, qui avaient la chance de voyager et de mettre à profit leur savoir universitaire dans « le vrai monde ».

Je me suis avidement lancé dans la recherche de stages dans différentes régions du globe : entre autres au Brésil et en Argentine, en Égypte et au Maroc, en Chine et en Inde, en Grèce et en Ukraine. Je recevais aussi de nombreuses invitations de différentes sections de l’AIESEC de partout dans le monde. Parmi ces invitations s’en trouvait une pour un projet intitulé « Myself, My World 2009 » à Kocaeli (Izmit), en Turquie. Dès le départ, j’étais convaincu que je ne pouvais refuser! L’idée d’explorer cette partie du monde ne m’avait jamais traversé l’esprit, et je n’avais aucune idée du moment où une telle occasion se présenterait de nouveau.

Toute l’expérience me semble aujourd’hui surréaliste. C’était la première fois que je voyageais non accompagné et que je prenais l’avion seul. Selon moi, vivre en Turquie pendant trois mois et se faire des amis parmi les participants locaux de l’AIESEC constituaient la meilleure façon de voyager.

En tout, seulement dans notre ville, 15 stagiaires provenant de près de 15 pays différents ont pris part au projet. J’ai eu l’occasion d’en rencontrer des centaines d’autres tout au long de l’été. Le projet était considéré par l’AIESEC comme un stage de perfectionnement.

« Myself, My World 2009 » est un camp annuel qui vise à insuffler et à développer chez les adolescents des aptitudes personnelles et professionnelles indispensables tout en élargissant leurs horizons. Étant donné la diversité des cultures des participants de l’AIESEC, nous avons pu nous enrichir les uns les autres, enseignants comme élèves, en échangeant des histoires et des présentations sur nos pays respectifs et en formant de véritables villages planétaires où chacun pouvait passer du temps en tête‑à‑tête et faire connaître sa culture et son parcours personnels.

Après le travail, les membres locaux de l’AIESEC nous servaient de guides privés dans nos visites de la ville, nous présentaient leurs familles et leurs amis, et organisaient des visites de la Turquie pour les stagiaires.

Je pourrais parler pendant des heures de toutes les expériences que j’ai vécues à l’AIESEC de Kocaeli, et remplir de nombreuses pages sur le sujet. Les médias sociaux comme Facebook me permettent de rester en contact avec plusieurs des amis que je me suis faits là‑bas.

Mon expérience a profondément transformé ma vie. Elle m’a donné l’occasion d’aborder le monde sous un autre angle et de rencontrer un grand nombre des leaders de demain. J’ai décidé de m’engager plus à fond dans ma section de l’AIESEC à mon retour au Canada, afin d’aider d’autres jeunes Canadiens à élargir leurs horizons grâce aux échanges, ainsi que pour faire découvrir notre pays et nos traditions aux stagiaires qui viennent ici pour découvrir notre culture.

-Gianfranco Varriano (Turquie)

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Date de modification :
2011-09-14