Sous cette rubrique, vous trouverez de l'information sur les fonctions, les responsabilités et le mandat canadiens au sein de La Francophonie.
L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) regroupe 56 États et gouvernements et 14 observateurs répartis sur les cinq continents, rassemblés autour d'une langue commune: le français. Parlé par 200 millions de personnes, le français a le statut de langue officielle dans 32 États et gouvernements de la Francophonie.
Sensible à l'importance du fait français sur son territoire et déterminé à contribuer à son rayonnement sur la scène internationale, le Canada a été l'un des premiers pays à promouvoir la Francophonie en participant activement à la création et au développement de ses nombreuses institutions. C'est ainsi qu'il fût fut l'un des membres fondateurs de l'Agence de coopération culturelle et technique, créée à Niamey, au Niger, en 1970 (qui est devenue l'Organisation internationale de la Francophonie). Le Canada, qui assume depuis un rôle de premier plan, est également membre de toutes les institutions multilatérales et conférences ministérielles de la Francophonie. Le gouvernement canadien est le deuxième plus important bailleur de fonds après la France, avec une contribution d’environ 40 millions $ par année destinée à l'Organisation internationale de la Francophonie ainsi qu'aux institutions francophones.
Le Canada a été l'hôte du IIe Sommet des Chefs d'État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Québec en 1987, du VIIIe tenu à Moncton en 1999 et du XIIe tenu à Québec en 2008, année du 400e anniversaire de fondation de la ville, l’une des plus vieilles villes des Amériques. Madagascar est le pays hôte du XIIIe Sommet, en 2010.Appartenir à la Francophonie, pour le Canada, c'est s'allier au riche réseau des 70 États et gouvernements qui ont le français en partage, réseau qui s'étend depuis l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient jusqu'aux Antilles, à l'Océan indien et au Pacifique, ainsi que sur notre continent. C'est aussi donner aux Canadiennes et aux Canadiens davantage de possibilités de rayonnement international dans les domaines de la langue et de la culture, de la politique, de l'économie et des nouvelles technologies ainsi que de la coopération internationale. C'est enfin permettre au reste du monde de prendre la juste mesure de la contribution originale du Canada à la construction d'une francophonie internationale moderne et ouverte à la diversité.
L'appartenance à La Francophonie est l'une des grandes orientations de la politique étrangère du Canada. Au plan interne, la participation à la Francophonie se veut une mise en valeur de la dualité linguistique du Canada et un lieu d'affirmation et d'épanouissement du fait français sur son territoire. Au plan externe, la Francophonie correspond à une zone d'influence naturelle pour le Canada, au même titre que l'Organisation des États américains ou le Commonwealth. Elle est également une enceinte multilatérale de concertation et de dialogue où le Canada peut exercer une influence majeure en vue de promouvoir des valeurs que les Canadiennes et les Canadiens souhaitent partager.
Le Canada s'attache en particulier à y promouvoir le développement démocratique, les droits de la personne, la consolidation de l'État de droit ainsi que la paix et la sécurité humaine. Ces objectifs s'apprécient aussi sous l'angle des apports politiques, culturels, scientifiques et autres dont le Canada peut s'enrichir grâce à son appartenance à la Francophonie et aux échanges entre ses membres.
Objectifs politiques
Objectifs économiques
Objectifs en matière de coopération
Le Canada a pour objectif ultime de contribuer à la création d'une véritable communauté qui resserre les liens d'interdépendance entre ses membres et les rend véritablement solidaires.
Afin de rendre possible la participation des provinces aux activités de la Francophonie, le gouvernement du Canada a proposé, au début des années 1970, une formule originale: le statut de gouvernement participant, accordé au Québec en 1971 puis au Nouveau-Brunswick en 1977.
Cet esprit d'ouverture a aussi permis d'associer dès le début le Québec et le Nouveau-Brunswick au déroulement des Sommets de la Francophonie. Grâce à des ententes conclues avec le gouvernement fédéral en 1985, le Québec et le Nouveau-Brunswick participent de façon pleine et entière au volet de la coopération, interviennent en concertation et avec l'accord ponctuel du Premier ministre du Canada sur les questions relatives à la situation économique mondiale qui les intéressent, et ont le statut d'« observateur intéressé » sur les questions de politique internationale discutées aux Sommets. Depuis plusieurs années, le gouvernement du Canada invite les gouvernements des autres provinces à participer aux Sommets en nommant un représentant au sein de la délégation canadienne.
La ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada et ministre de la Francophonie, l'honorable Josée Verner, a la charge du dossier de la Francophonie au sein du gouvernement.
La responsabilité immédiate de la gestion de la participation canadienne à la Francophonie est assumée par la Direction des affaires de la Francophonie du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Cette direction a pour mandat de coordonner tous les aspects de cette participation aux niveaux ministériel et interministériel. Elle gère également l'essentiel des crédits budgétaires que le Canada destine à l'Organisation internationale de la Francophonie, et aux institutions francophones.
La Direction des affaires de la Francophonie travaille en liaison étroite avec le représentant personnel du Premier ministre du Canada pour la Francophonie en vue d'assurer la préparation et le suivi des sommets et des conférences ministérielles. Le représentant personnel du Premier ministre siège au sein du Conseil permanent de la Francophonie qui exerce un rôle d'animateur, de coordonnateur et d'arbitre en ce qui concerne les volets politique, économique et de coopération de l'action de la Francophonie institutionnelle.
Le Canada en Francophonie s'appuie également sur une petite équipe à Paris, dirigée par le Correspondant national pour la Francophonie, pour gérer ses relations avec les diverses instances de la Francophonie ayant leur siège à Paris. En plus d'être l'interlocuteur privilégié de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour tous les aspects liés à la programmation, le Correspondant national représente le Canada aux commissions du Conseil permanent ainsi qu'aux divers groupes ad hoc chargés de préparer les Conférences ministérielles et les Sommets.
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) est la principale source des fonds accordés par le Canada aux programmes de coopération de la Francophonie.
La coopération au sein de la Francophonie étant de plus en plus spécialisée et multidisciplinaire, le ministère travaille en consultation avec d'autres interlocuteurs en fonction des dossiers de l'heure. Outre l'ACDI et Patrimoine Canadien qui jouent un rôle essentiel en Francophonie, d'autres ministères apportent également leur appui tels Industrie Canada (technologies de l'information), Justice Canada (démocratie et coopération juridique), Environnement Canada (développement durable et protection de l'environnement).