Sommets

Sommet de Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC) (13 et 14 octobre 2012)

Le XIVe Sommet de la Francophonie était le premier à se tenir en Afrique centrale et le cinquième sur le continent africain. La participation canadienne au Sommet de Kinshasa s’inscrivait dans une stratégie pour renforcer le dialogue sur les droits de la personne, les principes démocratiques et la bonne gouvernance en RDC avec une série d’acteurs du gouvernement, de la société civile et de la communauté des affaires. Le thème du Sommet, « Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale », visait à traduire la volonté de la Francophonie à rendre la mondialisation bénéfique pour tous, surtout les populations africaines, par l’entremise d’une série d’engagements concrets et mesurables. Ces engagements sont réunis dans la Déclaration de Kinshasa et cinq résolutions : 1) situation au Mali ; 2) situation en RDC ; 3) piraterie dans le Golfe de Guinée ; 4) bonne gouvernance des industries extractive et forestière (introduite par le Canada) ; et 5) situations de crise, de sortie de crise et de consolidation de la paix en Francophonie.

Sommet de Montreux, Suisse (23 et 24 octobre 2010)

Bien que le XIIIe Sommet de la Francophonie ait souligné les 40 ans de la Francophonie, les débats étaient résolument tournés vers l’avenir : comment la Francophonie peut-elle jouer de l’influence de ses membres pour faire entendre sa voix au niveau international, et pour encourager la paix, la démocratie et le respect des droits de la personne au sein des pays membres ? Que peut-elle faire face aux grands enjeux planétaires (i.e. changements climatiques, crises alimentaire et économique, problèmes de la biodiversité, de l’eau et des forêts ?) Comment continuer à promouvoir la langue française, le fil conducteur de ce groupe de pays de plus en plus diversifié ? En plus de la Déclaration de Montreux, le Sommet a vu l’adoption de huit résolutions sur les thèmes suivants : 1) la piraterie ; 2) les médicaments contrefaits ou périmés ; 3) la criminalité transfrontalière en Afrique ; 4) le terrorisme; 5) les pays victimes d’inondations ; 6) la reconstruction d’Haïti ; 7) les pays en crise, sortie de crise ou consolidation de la paix ; et enfin 8) le dixième anniversaire de la Déclaration de Bamako, qui consacrait le rôle politique de la Francophonie. Le Sommet a confirmé la réélection du Secrétaire général Abdou Diouf, pour un troisième mandat de quatre ans.

Sommet de Québec, Canada (17 au 19 octobre 2008)

Le XIIe Sommet de la Francophonie s’est déroulé sur fond de crises financière et alimentaire. Il fut marqué par plusieurs innovations : quatre enjeux au lieu d’un seul thème, une déclaration plus courte et contenant des engagements forts et précis et une nouvelle formule de quatre tables rondes sur le thème de l’environnement qui ont permis aux chefs d’État et de gouvernement d’échanger dans un cadre plus restreint, une première en Francophonie. Les chefs d’État et de gouvernement ont exprimé leur soutien à l’initiative visant la tenue d’un sommet mondial sur la crise financière et la réforme du système économique international. Ils ont également rappelé que la crise financière ne devait pas occulter la crise alimentaire et se résoudre au détriment des pays du Sud. 

Sommet de Bucarest, Roumanie (28 et 29 septembre 2006)

La Déclaration adoptée au Sommet de Bucarest était axée sur le thème de la rencontre, « Les technologies de l’information dans l’éducation », et sur les questions de politique internationale. Les chefs d’État et de gouvernements ont adopté cinq résolutions : 1) le Fonds mondial de solidarité numérique ; 2) le déversement des déchets toxiques à Abidjan (Côte d’Ivoire) ; 3) les migrations internationales et le développement ; 4) le positionnement d’une force onusienne en République centrafricaine ; et 5) le changement climatique. La Conférence ministérielle de la Francophonie a adopté un vade-mecum relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales. Le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, a été reconduit par les chefs d’État et de gouvernement pour un mandat de quatre ans à la tête de la Francophonie.

Sommet de Ouagadougou, Burkina Faso(26 et 27 novembre 2004)

Le Sommet de Ouagadougou avait pour thème « La Francophonie, espace solidaire pour un développement durable ». La Francophonie y a approfondi son rôle politique notamment en décidant de tenir, à Saint-Boniface, au Manitoba, une conférence ministérielle sur la prévention des conflits et la sécurité humaine. C’est aussi à ce sommet qu’a été adopté, à l’initiative du Canada,  le tout premier cadre stratégique décennal de la Francophonie, dont les quatre grandes missions s’en sont trouvées dorénavant définies : 1) promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ; 2) promouvoir la paix, la démocratie et les droits de la personne ; 3) appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ; et 4) développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.

Sommet de Beyrouth, Liban (18 au 20 octobre 2002)

Premier sommet à se tenir en terre arabe, le Sommet avait pour thème « Le dialogue des cultures ». C’est à cette occasion que la Francophonie a véritablement pris le virage politique en abordant les questions liées au Moyen‑Orient. Les chefs d’État et de gouvernement ont alors pris un engagement sans équivoque en faveur de la mise en application de la Déclaration de Bamako sur la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de la personne. Le Sommet s’est aussi prononcé en faveur du principe de l’adoption d’un instrument sur la diversité culturelle, par l’UNESCO, consacrant le droit des États et des gouvernements à maintenir, établir et développer des politiques de soutien à la culture et à la diversité culturelle. L’ex-président du Sénégal, M. Abdou Diouf, a été élu Secrétaire général de la Francophonie. Il s’est engagé à agir dans la continuité des actions politiques et de la coopération entreprises par son prédécesseur, M. Boutros Boutros‑Ghali.

Sommet de Moncton, Nouveau-Brunswick, Canada (3 au 5 septembre 1999) 

Ayant pour thème la jeunesse, ce sommet a permis de souligner l’apport essentiel des jeunes à l’avenir de la Francophonie et du monde en général. Deux thèmes subsidiaires, l’économie et les nouvelles technologies, y ont également fait l’objet de discussions. À Moncton, les chefs d’État et de gouvernement ont également décidé de tenir trois conférences sectorielles en préparation du prochain sommet : 1) un symposium sur le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, à Bamako, au Mali; 2) une conférence ministérielle sur la culture, à Cotonou, au Bénin; et 3) la première Conférence des femmes de la Francophonie, au Luxembourg.

Sommet de Hanoï, Vietnam (14 au 17 novembre 1997)

Le Sommet de Hanoï marque une autre étape importante dans l’évolution des institutions de la Francophonie, par la mise en œuvre de la Charte révisée et l’élection du premier Secrétaire général de la Francophonie, M. Boutros Boutros-Ghali. Le Secrétaire général y a reçu le mandat de faire de la Francophonie une force plus dynamique et plus active sur la scène internationale. Bien que le thème principal du Sommet fût la coopération économique, les chefs d’État et de gouvernement ont convenu, notamment, de faire porter leurs efforts sur la paix et la prévention des conflits dans les pays membres. Ils se sont également engagés à coopérer avec la communauté internationale pour garantir le respect des droits de la personne.

Sommet de Cotonou, Bénin (2 au 4 décembre 1995) 

Le Sommet de Cotonou a entraîné une profonde mutation des institutions francophones. C’est à Cotonou qu’il fut décidé de nommer un Secrétaire général, de transformer l’Agence de coopération culturelle et technique en Agence intergouvernementale de la Francophonie et de créer un poste d’Administrateur général pour en assurer la direction. Il fut également décidé de concentrer l’action des opérateurs sur les cinq grands programmes mobilisateurs de la coopération francophone : 1) l’espace de liberté, de démocratie et de développement ; 2) l’espace de culture et des communications ; 3) l’espace du savoir et du progrès ; 4) l’espace d’économie et de développement et 5) la Francophonie dans le monde. C’est aussi à Cotonou que furent soulignées la légitimité et la nécessité, plus grandes que jamais, de favoriser la diversité culturelle ainsi que le rôle de celle-ci dans la promotion de la paix.

Sommet de Maurice (16 au 18 octobre 1993) 

C’est à Maurice que les participants ont décidé que les sommets porteraient désormais le nom de conférences des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage. Ils voulaient réaffirmer ainsi leur appartenance à la famille francophone dans le respect de leur diversité. Ce sommet a par ailleurs reconnu l’importance de l’économie, appelant à une plus grande coopération entre milieux d’affaires francophones.

Sommet de Chaillot, France (19 au 21 novembre 1991) 

Le Sommet de Chaillot aura été celui de la maturité et de l’élargissement, selon le président de la France, François Mitterrand, qui en était l’hôte. Près de 50 pays et gouvernements y étaient représentés et l’espace francophone couvrait désormais tous les continents. Le Sommet a instauré la Conférence ministérielle et le Conseil permanent de la Francophonie, confirmant l’ACCT dans son rôle de Secrétariat de toutes les instances de la Francophonie.

Sommet de Dakar, Sénégal (24 au 26 mai 1989)

Le Sommet de Dakar fut celui de la consolidation. Il a ouvert la Francophonie à de nouveaux secteurs d’intervention : éducation et formation, environnement, coopération juridique et judiciaire. Il a confirmé la vocation de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) à titre d’opérateur principal de la Francophonie multilatérale et a consacré la création de l’Université Senghor d’Alexandrie (Égypte).

Sommet de Québec, Canada (2 au 4 septembre 1987)

Ce Sommet a permis de poursuivre dans la voie de la concertation et du raffermissement de la solidarité des pays et gouvernements qui avaient participé au Sommet de Paris. Il a confirmé les secteurs prioritaires de la Francophonie, à savoir l’agriculture, l’énergie, les sciences et le développement technologique, la langue, ainsi que la communication et la culture. L’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) – renommé en 2013 l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) –, dont le siège est à Québec, et le Forum francophone des affaires, organisation non gouvernementale qui regroupe les gens d’affaires francophones, y ont vu le jour.

Sommet de Paris, France (17 au 19 février 1986)

Quarante et un pays et gouvernements étaient représentés au premier sommet qui s’est déroulé au château de Versailles. Marquant un nouveau départ pour la Francophonie, ce sommet a été l’amorce d’un effort de concertation permanent sur les grandes questions du moment. Il a également été l’occasion d’affirmer le rôle de la langue française comme vecteur de progrès et de modernité ainsi que de dialogue entre les cultures. Enfin, il a permis de traduire la solidarité francophone en programmes concrets et mobilisateurs.