Économie mondiale

La promotion de la croissance et de l’emploi figure en tête de liste de nos priorités. Nous avons convenu de favoriser la reprise à l’échelle mondiale en soutenant la demande, en assainissant nos finances publique et en exploitant de nouvelles sources de croissance. La lutte contre le chômage, particulièrement le chômage de longue durée et chez les jeunes, demeure au centre de nos préoccupations individuelles et collectives.

Les perspectives économiques mondiales demeurent fragiles, même si les risques de détérioration se sont amenuisés en partie à la faveur des importantes mesures prises par les pouvoirs publics aux États-Unis, dans la zone euro et au Japon et de la résilience des principales économies émergentes et en développement. Il s’en est suivi une nette progression sur la plupart des marchés financiers. Toutefois, ces tendances optimistes restent encore à se traduire par une plus vaste amélioration de l’activité économique et de l’emploi dans la majorité des économies industrialisées. En fait, les perspectives de croissance dans certaines régions se sont amoindries depuis le sommet de Camp David. Malgré les mesures prises par les pays pour éviter le pire du contrecoup qui s’est fait sentir sur l’économie mondiale en 2012, des vulnérabilités subsistent en 2013, soulignant la nécessité de poursuivre les réformes requises pour rétablir la croissance et la création d’emplois à long terme.

Les risques de détérioration de la situation dans la zone euro se sont atténués au cours de la dernière année, mais la région demeure en récession. Il est primordial de continuer à renforcer l’architecture de l’Union économique et monétaire européenne, y compris par la mise en place des éléments convenus d’une union bancaire, pour réduire encore davantage la fragmentation financière et poursuivre la consolidation des bilans des banques. La viabilité des finances publiques et le rétablissement de la stabilité financière doivent aller de pair avec des stratégies de croissance bien planifiées, qui comprennent des réformes structurelles axées sur la croissance. Alors que la reprise se poursuit et que le déficit diminue rapidement aux États-Unis, il demeure impératif de réaliser de nouvelles avancées pour assurer l’équilibre des finances publiques à moyen terme et de faire des investissements ciblés pour accélérer la croissance. Au Japon, les mesures de stimulation budgétaire à court terme, la politique monétaire ambitieuse et la stratégie annoncée récemment en vue de promouvoir l’investissement privé viendront soutenir la croissance. Toutefois, il demeurera nécessaire pour le Japon de définir un plan budgétaire crédible à moyen terme. Un certain nombre de nos banques centrales ont poursuivi l’application de politiques d’accompagnement monétaire pour appuyer nos économies nationales, y compris au moyen de mécanismes non conventionnels comme les mesures d’assouplissement quantitatif. La Russie jouit d’un faible taux de chômage et d’une situation financière favorable, mais devra faire face aux défis posés par la faiblesse de la croissance mondiale et la volatilité des prix des produits de base.

Dans ce contexte, nous sommes résolus à prendre d’autres initiatives pour rétablir la confiance, encourager l’investissement et la création d’emplois, soutenir la reprise et réduire les déséquilibres mondiaux. Nous sommes convenus aujourd’hui de ce qui suit :

  • Une action décisive est nécessaire pour soutenir une reprise durable et rétablir la résilience de l’économie mondiale. Les économies industrialisées doivent établir un juste équilibre entre le soutien de la demande intérieure et les réformes requises pour s’attaquer aux faiblesses structurelles qui freinent la croissance, tout en mettant en application des plans budgétaires crédibles. Nous demeurons résolus à poursuivre notre collaboration afin de résorber de façon durable les déséquilibres mondiaux, lesquels requièrent l’attention à la fois des pays en excédent et en déficit. 

  • La politique monétaire devrait continuer de soutenir la reprise et viser à assurer la stabilité des prix intérieurs, conformément aux mandats respectifs des banques centrales.

  • Le rétablissement de la viabilité des finances publiques à moyen terme demeure une priorité. La politique budgétaire doit comporter suffisamment de latitude à court terme pour permettre de tenir compte et de s’adapter à la conjoncture économique, tout en ciblant le déficit structurel s’il y a lieu. L’assainissement des finances publiques doit se faire à un rythme différencié en fonction de la situation économique de chaque pays.

  • Les réformes structurelles sont essentielles pour accroître la croissance et rehausser le niveau de vie à long terme, améliorer la compétitivité, assurer le bon fonctionnement des circuits de distribution du crédit à l’investissement, y compris par les petites et les moyennes entreprises (PME), et renforcer la confiance. Des mesures bien définies sont requises de toute urgence pour créer des emplois de qualité, particulièrement pour les jeunes chômeurs et les chômeurs chroniques. Nous sommes tous déterminés à adopter les réformes nécessaires dans notre propre économie pour soutenir des systèmes financiers plus solides, des marchés du travail dynamiques, l’emploi et la croissance ainsi que le commerce mondial.