Foire aux questions concernant le Fonds de secours contre la famine

1.En quoi consiste le Fonds de secours contre la famine ?

Le principal objectif de ce fonds de secours est de mobiliser les Canadiens, et de renforcer la participation de la société civile canadienne aux efforts pour aider les personnes les plus vulnérables et pour répondre aux besoins les plus urgents des populations touchées par la famine dans le nord-est du Nigéria, au Soudan du Sud, en Somalie, au Yémen et dans les pays avoisinants.

2. Comment le Fonds de secours contre la famine fonctionne-t-il ?

Pour chaque dollar admissible donné entre le 17 mars et le 30 juin 2017 par un particulier à un organisme de bienfaisance canadien enregistré visant à répondre à ces crises humanitaires, le gouvernement versera un montant équivalent dans le Fonds de secours contre la famine.

Par l’entremise des procédures et mécanismes établis d’Affaires mondiales Canada, le gouvernement utilisera le Fonds pour appuyer les efforts d’organisations humanitaires canadiennes et internationales d’expérience qui répondent aux besoins sur le terrain.

Le Fonds de secours contre la famine est distinct des sommes recueillies par les organismes de bienfaisance et est administré par le gouvernement du Canada. Ainsi, les organismes de bienfaisance ne recevront pas une somme équivalente du gouvernement du Canada.

3. Quels pays reçoivent un soutien dans le cadre du Fonds de secours contre la famine ?

Le Fonds de secours contre la famine versera une somme équivalente à tout montant de dons faits aux organismes de bienfaisance canadiens enregistrés qui répondent à ces crises humanitaires au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen. Comme les pays avoisinants subissent les contrecoups des crises humanitaires, le gouvernement du Canada versera également une somme équivalente aux dons admissibles faits pour les efforts de secours au Cameroun, au Tchad, au Niger, en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda.

4. Quels sont les pays présentement menacés par la famine ?

Dans le domaine de l’aide humanitaire, le mot « famine » a une définition très technique, qui est « l’inaccessibilité totale à la nourriture pour une population, pouvant provoquer la mort à court terme ».

Une famine existe là où :

  • un ménage sur cinq au moins souffre d’une pénurie extrême de nourriture et ne peut combler d’autres besoins élémentaires;
  • la faim et le dénuement extrême sont évidents; et
  • il y a une mortalité élevée, directement attribuable à une véritable famine, ou à l’interaction entre la malnutrition et la maladie.

Au Soudan du Sud, la famine a été déclarée le 20 février 2017, dans les comtés de Leer et Mayendit de l’État d’Unité. Cependant, les conditions de sécurité alimentaires sont terribles partout dans le reste du pays, ainsi que dans des pays comme le Yémen, le Nigéria et la Somalie. Les taux élevés de déplacement et le conflit en cours, conjugués à des conditions de sécheresse dans certains cas, ont eu une incidence marquée sur la disponibilité de la nourriture ainsi que sur la capacité des gens d’accéder à la nourriture qui est disponible. De ce fait, une partie importante de la population n’a pas assez de nourriture à manger et souffre de malnutrition, ce qui pourrait mener à une famine générale si aucune mesure concertée n’est prise. D’autres régions sont probablement déjà aux prises avec la famine, mais l’aide humanitaire ne peut y accéder en raison du conflit; la situation de la sécurité alimentaire reste donc à confirmer.

5. Pourquoi le Canada a-t-il décidé de mettre en place le Fonds de secours contre la famine pour combattre ces crises ?

À l’heure actuelle, le nord-est du Nigéria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen sont confrontés à des crises humanitaires catastrophiques qui touchent plus de 20 millions de personnes. Le 17 mars 2017, le Canada a annoncé un financement humanitaire de 119,25 millions de dollars en réponse aux crises humanitaires au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen. Le Canada a été l’un des premiers grands donateurs à fournir des fonds aux quatre pays touchés, mais la situation continue de se détériorer ce qui demande une intervention plus importante. En raison de l’ampleur de crise, le système humanitaire international a de la difficulté à intervenir et à accéder aux ressources nécessaires pour combattre la famine et sauver les vies d’innombrables femmes, hommes, garçons et filles.

Le Fonds est un outil du gouvernement visant à compléter et à reconnaître la générosité et l’engagement des Canadiens face à ces crises humanitaires. Par l’entremise du fonds de secours, les Canadiens prennent part à la réponse du Canada aux crises humanitaires à l’étranger. C’est aussi un moyen privilégié de contribuer au rayonnement des valeurs fondamentales du Canada, y compris la compassion pour les personnes touchées par des situations qui échappent à leur contrôle.

6. Quels sont les critères de donation pour les particuliers canadiens?

Pour être comptabilisés dans le Fonds de secours contre la famine, les dons versés par les particuliers ne doivent pas dépasser 100 000 $ par donateur et doivent respecter les conditions suivantes :

  • faits en espèces;
  • être versés à un organisme de bienfaisance canadien enregistré qui recueille les dons en réponse à ces crises humanitaires; *
  • précisément réservés aux fins de soutien aux crises alimentaires;
  • être versés durant la période allant du 17 mars au 30 juin 2017;
  • être déclarés à Affaires mondiales Canada par l’organisme de bienfaisance enregistré qui reçoit le don.

(* Veuillez noter que le Fonds de secours contre la famine n’accepte pas les dons directs)

Pour en savoir plus sur les dons de particuliers au Fonds de secours contre la famine, prière de consulter la page Comment faire un don.

7. Pourquoi le Canada a-t-il antidaté au 17 mars 2017 la mise en place du Fonds de secours contre la famine ?

Le 17 mars 2017 est la date à laquelle le Canada a annoncé un financement de 119,25 millions de dollars en réponse aux graves crises humanitaires qui sévissent au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen. Notamment en raison d’une sensibilisation accrue du public par suite de l’annonce, de nombreux Canadiens ont déjà contribué généreusement aux efforts pour secourir les victimes de la famine.

Le Fonds de secours contre la famine a été mis sur pied pour mobiliser les Canadiens et renforcer l’action de la société civile canadienne afin de rejoindre les plus vulnérables et répondre aux besoins les plus pressants des populations menacées de famine dans ces crises humanitaires.

La date rétroactive de lancement du Fonds de secours contre la famine permettra aux partenaires de tirer parti de la collecte de fonds effectuée à date, et, ce qui est important, permettra aux Canadiens qui ont déjà fait un don pour appuyer les secours aux victimes de la famine, de voir leur contribution égalée par le gouvernement du Canada.

8. Comment l’organisme de bienfaisance canadien enregistré utilisera-t-il mon don ?

Les Canadiens peuvent faire un don à l’organisme de bienfaisance enregistré de leur choix. Chaque organisme est responsable des programmes qu’il met en place au moyen des dons faits par les Canadiens. Communiquez avec les organismes pour obtenir des renseignements sur les activités spécifiques qu’ils comptent mener.

9. Les Canadiens peuvent-ils donner des biens pour répondre à la crise ?

Seuls les dons faits en argent pourront être comptabilisés au titre du Fonds de secours contre la famine. Sur la base des leçons tirées dans le cadre d’autres situations d’urgence, Affaires mondiales Canada incite les Canadiens à faire des dons en argent à des organismes de bienfaisance réputés plutôt qu’à acheminer des marchandises. Les dons en argent permettent aux organismes de secours d’acheter rapidement les fournitures particulières dont a besoin la population. Il est également beaucoup plus rentable de se procurer des marchandises sur place que de les acheminer par avion ou autrement, puisque le coût du carburant et les autres coûts liés au transport peuvent s’avérer astronomiques.

Pour en savoir plus sur la manière de soutenir les communautés touchées par les catastrophes naturelles ou d’autres situations d’urgence, consultez la page Web Comment vous pouvez aider en cas de catastrophe à l’étranger.

10. Comment les organismes de bienfaisance peuvent-ils déclarer les dons admissibles reçus ?

Les organismes de bienfaisance enregistrés doivent déclarer des dons admissibles doivent remplir le formulaire de déclaration et le faire parvenir à Affaires mondiales Canada au plus tard le 7 juillet 2017 pour que les dons amassés soient comptabilisés dans le Fonds. Veuillez utiliser le formulaire de declaration relatif au Fonds de secours contre la famine.

Pour qu’un don soit admissible au Fonds de secours contre la famine, les organismes de bienfaisance enregistrés doivent s’assurer de ce qui suit :

  • le don doit respecter les conditions mentionnées ci-dessus;
  • le don servira à répondre aux besoins découlant de ces situations humanitaires; et
  • le don sera déclaré à Affaires mondiales Canada.

Les organismes de bienfaisance canadiens enregistrés ne sont pas tenus de déclarer les dons à Affaires mondiales Canada s’ils ne sont pas convaincus que ces dons respectent les critères d’admissibilité.

Le Fonds de secours contre la famine est distinct des différentes sommes recueillies par les organismes de bienfaisance et est administré séparément par le gouvernement du Canada. Cela signifie qu’un organisme de bienfaisance déclarant le montant de dons admissibles recueillis ne reçoit pas un montant de contrepartie du gouvernement du Canada.

Pour chaque dollar admissible versé par un particulier canadien à un organisme de bienfaisance canadien enregistré, le gouvernement du Canada versera un dollar au fonds de secours. Grâce au fonds, le gouvernement appuiera les efforts des organisations humanitaires canadiennes et internationales d’expérience pour qu’elles puissent répondre aux besoins découlant de ces crises humanitaires.

11. Comment s’assurer que l’organisme de bienfaisance est enregistré ?

Les Canadiens qui souhaitent appuyer les interventions liées aux crises alimentaires en faisant un don peuvent consulter la Liste des organismes de bienfaisance de l’Agence du revenu du Canada afin d’en savoir plus sur un organisme en particulier, y compris son statut et ses coordonnées. La liste est mise à jour tous les jours ouvrables.

12. Si je donne un dollar à un organisme de bienfaisance enregistré, le gouvernement du Canada donnera-t-il un dollar au même organisme?

Non, le Fonds ne fonctionne pas de cette façon. Les organismes de bienfaisance qui recueillent des fonds en réponse à ces crises humanitaires utiliseront les fonds qu’ils recueillent, mais ils n’auront pas un accès direct au fonds de secours. Le Fonds de secours contre la famine est administré séparément par le gouvernement du Canada. Cela signifie qu’un organisme de bienfaisance ne reçoit pas un dollar de contrepartie du gouvernement du Canada pour chaque dollar de dons déclarés.

13. Comment le gouvernement du Canada utilisera-t-il le Fonds de secours contre la famine ?

Par l’entremise des procédures établies d’Affaires mondiales Canada, le gouvernement utilisera le fonds pour appuyer les efforts d’organisations humanitaires canadiennes et internationales d’expérience qui répondent aux besoins humanitaires d’urgence. Entre autres, il soutiendra des programmes mis en place par les Nations Unies, le mouvement Croix-Rouge/Croissant-Rouge et les organisations non gouvernementales du Canada. Les procédures et exigences à l’égard du financement de l’assistance humanitaire internationale se trouvent sur la page Web Aide humanitaire internationale – Lignes directrices sur les propositions de financement présentées par les organisations non gouvernementales.

Les activités de secours d’urgence comprennent notamment fournir de la nourriture, de l’eau potable et des services sanitaures, des moyens de subsistance, des services de nutrition, des abris d’urgence et d’autres services essentiels.

14. Combien d’argent le Canada a-t-il déjà donné pour combattre les crises alimentaires dans cette region ?

Le 17 mars 2017, le ministre Hussen a fait l’annonce d’une aide humanitaire de 119,25 millions de dollars en réponse à ces crises humanitaires au Nigéria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen.

15. Le gouvernement du Canada a-t-il fixé un seuil de contribution de contrepartie ?

Non, le Fonds de secours contre la famine ne détermine pas le niveau de réponse du gouvernement du Canada en réponse à ces crises humanitaires. Notre contribution globale sera faite en fonction des besoins les plus urgents dans les dix pays visés. Par conséquent, le but premier est de mobiliser les Canadiens et de renforcer les efforts des organismes de la société civile.

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