Foire aux questions  

Politique et nouvelle approche

Pourquoi le Canada a-t-il fait de l’égalité des sexes et du renforcement du pouvoir des femmes et des filles l’axe principal de son aide internationale? Pourquoi avoir choisi ces domaines d’action? Qu’adviendra-t-il des anciennes priorités?
  • En tant que puissantes agentes de changement, les femmes et les filles ont la capacité de transformer leurs ménages, leurs sociétés et leurs économies. Une meilleure égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles peuvent entraîner une forte croissance économique, réduire la famine chronique, contribuer à la réduction de l’extrême pauvreté, mener à une paix plus durable, aider des familles entières et favoriser le pouvoir d’agir de toutes les personnes qui subissent de la discrimination. Le moyen le plus efficace d’améliorer les retombées de notre aide internationale est de l’axer sur le renforcement maximal du pouvoir des femmes et des filles.
  • Il est prouvé que la croissance inclusive, le développement et la paix durable sont seulement possibles si les femmes et les filles sont valorisées et responsabilisées. Cela signifie qu’elles doivent avoir du pouvoir sur leur propre vie et être maîtresses de leur propre corps, participer pleinement aux décisions prises dans leur ménage et leur société, et tirer parti des possibilités économiques.
  • Les consultations relatives à l’Examen de l’aide internationale (EAI) ont révélé un ferme appui à une aide internationale féministe qui place l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles au cœur de son approche. Le Canada est d’avis qu’une approche féministe qui fait progresser l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles représente le meilleur moyen de réduire la pauvreté et de bâtir un monde plus inclusif, plus pacifique et plus prospère. Notre travail sera renforcé par des efforts dans les domaines d’action suivants : l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles (principal domaine d’action), la dignité humaine (santé et nutrition, éducation, travail humanitaire), la croissance au bénéfice de tous, l’environnement et l’action climatique, la gouvernance inclusive, ainsi que la paix et la sécurité.
  • Les nouveaux domaines d’action du Canada s’appuient sur nos forces, reflètent les commentaires recueillis lors des consultations et sont fondés sur des données probantes. Ils remplacent le cadre actuel
Avoir une approche féministe, qu’est-ce que ça signifie? Quels seront les bienfaits d’une politique d’aide internationale féministe?
  • En vertu de l’approche féministe du Canada, nous placerons l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles au centre de tous nos efforts. En se fondant sur la conviction que tout le monde devrait jouir des mêmes droits fondamentaux de la personne et avoir accès aux mêmes opportunités de succès, le Canada accordera la priorité aux investissements, aux partenariats et aux efforts de promotion les plus susceptibles d’éliminer les disparités entre les sexes et les obstacles à leur égalité ainsi que de réaliser les Objectifs de développement durable.
  • Le moyen le plus efficace d’améliorer les retombées de l’aide internationale du Canada est d’axer celle-ci sur le renforcement maximal du pouvoir des femmes et des filles. La croissance inclusive, le développement et la paix durable sont seulement possibles si les femmes et les filles sont valorisées et ont le pouvoir d’agir. Cela signifie qu’elles doivent avoir du pouvoir sur leur propre vie et être maîtresses de leur propre corps, participer pleinement aux décisions prises dans leur ménage et leur société, de même que contribuer aux possibilités économiques et en tirer parti de façon égale.
  • Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 invite la communauté internationale à enrayer pour de bon les inégalités omniprésentes entre les sexes, et le Canada sera à la hauteur de ce défi.
Comment la PAI cadre-t-elleavec la LRADO?
  • Les exigences de la LRADO continueront de s’appliquer sous la nouvelle politique.
  • Aux termes de la LRADO, pour que le Canada puisse déclarer de l’aide internationale au Parlement en tant qu’APD, le ministre du Développement international et les autres ministres concernés doivent être d’avis que cette aide contribue à la réduction de la pauvreté, qu’elle tient compte des points de vue des pauvres et qu’elle est compatible avec les normes internationales en matière de droits de la personne.
Comment la PAI contribue-t-elle au Programme de développement durable à l’horizon 2030 et aux ODD?
  • En mettant l’accent sur les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles, la politique canadienne d’aide internationale féministe appuie le premier principe du Programme de développement durable à l’horizon 2030 visant à s’assurer que personne ne soit laissé pour compte dans l’atteinte des objectifs de développement durable.
  • Le Canada est un partisan engagé du Programme à l’horizon 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD). Cette politique définit l’approche adoptée par le Canada à l’appui de l’effort international.
  • La politique canadienne d’aide internationale féministe précise que le monde ne pourra réaliser les 17 ODD qu’en travaillant en vue de l’égalité entre les sexes et du renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Même si le cinquième ODD, sur l’égalité entre les sexes, est expressément axé sur l’amélioration des conditions auxquelles sont confrontées les femmes et les filles, l’égalité entre les sexes se retrouve dans tous les objectifs et cibles. 
  • Par l’intermédiaire des domaines d’action intégrés de la politique d’aide et d’un engagement d’amélioration de l’efficacité grâce à des partenariats élargis et à une prestation mieux adaptée, le Canada est mieux équipé pour soutenir l’effort mondial visant à éradiquer la pauvreté d’ici 2030.

Engagement géographique

Qu’arrivera-t-il au modèle des pays cibles? Quels sont les facteurs qui détermineront où le Canada accordera son aide internationale?
  • Le Canada adoptera une approche plus souple, plus sensible et plus stratégique à l’attribution géographique de tous les types d’aide internationale, et maintiendra la capacité de fournir de l’aide ciblée à court terme à un large éventail de pays et de régions.
  • Le Canada adaptera son aide internationale pour mieux répondre aux opportunités et besoins locaux dans toute la gamme des pays où nous travaillons. Nous dirigerons notre aide là où nous pourrons faire une différence significative dans la vie des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, incluant celles vivant en contextes de fragilité.
  • Pour déterminer les lieux où travailler, nous prendrons en considération des facteurs comme la pauvreté et la vulnérabilité, la fragilité, les besoins des femmes et des filles, la capacité et l’engagement du pays ainsi que la capacité du Canada à faire changer les choses.

Niveaux de financement et affectations

Le gouvernement affectera-t-il de nouveaux fonds à l’appui de la politique d’aide internationale?
  • Le Canada continue d’investir plus de 5 milliards de dollars par année dans l’aide internationale. Ces investissements se situent dans le prolongement des mesures prises par le gouvernement depuis 2015 pour renverser les réductions précédentes à l’enveloppe de l’aide internationale.
  • Le Budget 2017 prévoyait l’investissement de ressources pour continuer à renforcer la place du Canada dans le monde. Le Canada ouvre actuellement un Institut de financement du développement pour mettre à profit l’expertise et le financement du secteur privé pour des initiatives qui sont conformes à nos priorités en matière d’aide internationale.
  • Le Canada concentre les ressources là où elles auront la plus grande incidence. Pour réaliser nos objectifs d'aider les personnes les plus démunies et les plus vulnérables et de réaliser des progrès concrets en ce qui concerne le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le Canada travaillera de façon plus intelligente. Cela signifie travailler avec de nouveaux partenaires et diversifier notre boîte à outils pour trouver des solutions qui ont un effet transformateur.
L’absence de ressources additionnelles pour mettre en œuvre la nouvelle politique pourrait-elle entraîner une réduction des programmes dans certains secteurs?
  • Le Canada examine et adapte actuellement ses plans et ses programmes pour assurer l’harmonisation avec sa nouvelle approche féministe et faire en sorte que l’aide internationale produise un effet maximal.
  • Nous passerons à une approche plus flexible et adaptée aux besoins en ce qui concerne la manière dont nous fournissons de l’aide internationale et la destination de l’aide. Nous concentrerons l'aide là où nous pouvons changer le cours des choses dans la vie des plus pauvres et des plus vulnérables, y compris ceux qui vivent dans des contextes de fragilité.

Prestation

Qu’est-ce qui changera dans la façon de procéder du Canada?
  • Affaires mondiales Canada placera l’égalité et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles au cœur de ses programmes d’aide internationale.  
  • Nous renforcerons nos partenariats en simplifiant les processus de programmation ainsi qu’en partageant les pratiques exemplaires et les leçons apprises. 
  • Nous allons aussi appuyer l’innovation dans la prestation de notre aide, y compris en étendant et diversifiant nos mécanismes de prestation, tels que les « contributions remboursables » et les mécanismes de financement rattachés aux résultats. Nous prévoyons  mobiliser le financement venant de partenaires du secteur privé, ainsi que  de nouveaux moyens de mobiliser des partenaires locaux dans les pays en développement. 
  • À cela s’ajouteront les améliorations dans nos méthodes de cueillette et de publication de résultats.
Comment le Canada favorisera-t-il de nouveaux partenariats innovateurs?
  • Le Canada cherchera à collaborer avec les partenaires qui peuvent maximiser leur impact et s’attaquer à des défis pressants de l’aide internationale plus efficacement qu’avec les pratiques existantes.
  • Le Canada continuera à travailler avec des partenaires traditionnels basés dans les pays hôtes, avec la société civile et la communauté de donateurs tout en cherchant de nouvelles occasions de collaborer avec des donateurs de pays à revenu moyen, avec le secteur privé, avec des fondations privées, avec des entrepreneurs sociaux, ainsi qu’avec des partenaires et collectivités locaux.  Nous puiserons dans l’expertise des Canadiens, comme notre jeunesse et nos diverses communautés culturelles.
  • En approfondissant l’utilisation du financement mixte et d’autres outils de financement novateurs, le Canada améliorera ses partenariats avec le secteur privé en appui aux objectifs de l’aide internationale, ce qui servira de complément au soutien offert par le Canada au secteur privé par le biais de son nouvel institut de financement du développement.

Avantages pour le Canada

Comment cette nouvelle approche profitera-t-elle au Canada et aux Canadiens?
  • Les Canadiens comprennent que, dans un monde de plus en plus interdépendant, la pauvreté et l’instabilité dans d’autres régions du monde peuvent affecter la prospérité, la sécurité et la stabilité du Canada. En investissant dans les pays en développement, le Canada peut encourager une croissance inclusive, la création d’emplois et l’amélioration des résultats – en particulier pour les femmes et les filles. Les réseaux, les connaissances et les résultats durables créés par nos programmes d’aide internationale ont des retombées positives à long terme pour les Canadiens et la stabilité mondiale.
  • Lorsque les économies des pays en développement se renforcent et deviennent plus stables, le Canada a des occasions de former de nouveaux partenariats commerciaux mutuellement avantageux, ce qui engendre d’autres opportunités et peut se traduire par de meilleurs emplois bien rémunérés pour les Canadiens.
  • Par exemple, la Chine et l’Inde ont été parmi les principaux bénéficiaires de l’aide du Canada pendant les années 1990 et ces pays sont maintenant sont considérés comme d’importants partenaires économiques, diplomatiques, commerciaux et culturels.
  • Les Canadiens s’attendent à ce que leur gouvernement contribue à la création d’un monde inclusif, pacifique et prospère – un monde dans lequel tous les droits de la personne sont protégés. La politique féministe d’aide internationale du Canada est le reflet de ce que nous sommes en tant que Canadiens. Elle exprime notre conviction qu’un monde plus juste et inclusif, plus prospère et plus sécuritaire est possible. Elle oriente notre soutien aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. Et surtout, elle reconnaît que les femmes et les filles sont de puissantes agentes de changement pour le développement et la paix. 
Pourquoi contribuer à réduire la pauvreté ailleurs alors qu’il y a de la pauvreté au pays?
  • Les Canadiens comprennent que, dans un monde de plus en plus interdépendant, la pauvreté et l’instabilité dans d’autres régions du monde peuvent affecter la prospérité, la sécurité et la stabilité du Canada. En investissant dans les pays en développement, le Canada peut encourager une croissance inclusive, la création d’emplois et l’amélioration des résultats – en particulier pour les femmes et les filles. Lorsque les économies des pays en développement se renforcent et deviennent plus stables, le Canada a des occasions de former de nouveaux partenariats commerciaux mutuellement avantageux, ce qui engendre d’autres opportunités et peut se traduire par de meilleurs emplois bien rémunérés pour les Canadiens. Les réseaux, les connaissances et les résultats durables créés par nos programmes d’aide internationale ont des retombées à long terme pour les Canadiens et la stabilité mondiale.
  • Le Canada prend des mesures à l’échelle nationale et internationale afin de réduire la pauvreté :
    • Au Canada, nous investissons dans les compétences et la formation, le renforcement des programmes de protection sociale, ainsi que dans les communautés autochtones pour commencer à répondre à certaines des causes profondes de la pauvreté.
    • À l’échelle internationale, la politique aidera le Canada à faire une différence encore plus importante envers l’élimination de la pauvreté, la promotion de la paix et de la sécurité et à répondre aux crises humanitaires internationales.
  • Le Canada soutient les Objectifs de développement durable universels à la fois ici et à l’étranger, y compris l’objectif  1 qui vise à réduire partout la pauvreté sous toutes ses formes.

Institut de financement du développement (IFD)

Pourquoi le Canada met-il sur pied un institut de financement du développement (IFD)? Cette initiative n’avait-t-elle pas été annoncée par le gouvernement précédent dans le budget de 2015?
  • Le Canada travaille actuellement à l’établissement d’un institut de financement du développement (IFD), car d’autres sources de financement sont essentielles à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et au respect des engagements de l’Accord de Paris.     
  • Lors des consultations de l’Examen de l’aide internationale, nous avons demandé l’opinion de partenaires et d’experts sur le bien-fondé d’un IFD, étudié les données concernant les partenariats public-privé et examiné les façons les plus efficaces de tirer parti des sources de financement privées pour le développement international. 
  • Les gouvernements disposent d’un ensemble unique de ressources financières et non financières pouvant servir à atténuer les risques et à encourager les investissements commerciaux dans les pays en développement – les IFD sont une forme visible du type de soutien qui peut influencer positivement la vie des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, en particulier les femmes et les filles. Les IFD peuvent être utilisés pour tirer parti des investissements commerciaux de façon à stimuler une croissance économique inclusive et écologique et d’exercer une influence positive sur les conditions de vie et les perspectives des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. 
Le Canada envisage-t-il d’autres moyens de mettre à profit les investissements du secteur privé pour appuyer les objectifs et les priorités en matière de développement?
  • Les ressources des gouvernements ne permettront pas à elles seules d’éradiquer la pauvreté et d’améliorer la vie des plus démunis et des plus vulnérables, notamment les femmes et les filles, qui vivent dans les pays en développement.
  • Seule la collaboration avec tous les intervenants, y compris le secteur privé, permettra à la communauté internationale de débloquer les ressources financières nécessaires pour pouvoir atteindre les Objectifs de développement durable et les autres objectifs mondiaux. Nous sommes déterminés à explorer d’autres mécanismes novateurs qui stimuleront les investissements du secteur privé dans les pays en développement. Le Canada élargira son éventail d’outils afin de permettre des programmes d’aide conjoints avec d’autres donateurs, des partenariats multipartites, et des mécanismes de financements tel que le financement mixte.
Où l’IFD travaillera-t-il?
  • L’IFD concentrera ses activités dans les pays admissibles à l’aide publique au développement, et il tiendra compte des plus récentes priorités, de la présence et des réseaux du Canada à l’étranger pour renforcer l’impact des activités de développement.
Quand l’Initiative sera-t-elle opérationnelle?
  • Les travaux de mise sur pied du nouvel organisme sont déjà en cours. L’IFD devrait commencer à conclure des accords en janvier 2018.

Calendrier et prochaines étapes

Quand la politique sera-t-elle mise en œuvre?
  • La mise en œuvre commencera immédiatement. Les changements aux priorités stratégiques du Canada en matière d’aide internationale prennent effet aujourd’hui. L’égalité entre les sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles sont maintenant notre principale priorité. Bien que nous ayons déjà commencé à modifier nos façons de faire, comme en témoigne la façon dont nous avons mené les consultations pour l’Examen de l’aide internationale, la conception de certaines de nos nouvelles approches demandera du temps et leur mise en œuvre se fera de façon graduelle.
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