Glossaire

  1. Agence internationale de l'énergie atomique
  2. Les agents neurotoxiques
  3. Les agents vésicants
  4. Anthrax
  5. Les armes biologiques (AB)
  6. Les armes chimiques (AC)
  7. Armes classiques
  8. Armes de destruction massive (ADM)
  9. Armes nucléaires
  10. Armes nucléaires tactiques
  11. Armes radiologiques
  12. Atomique
  13. Bombe à fission
  14. Bombe à hydrogène
  15. Bombe atomique
  16. Bombe sale
  17. Centre international des sciences et de la technologie (CIST)
  18. Centre pour la science et la technologie en Ukraine (SCTU)
  19. Charges nucléaires stratégiques
  20. Combustible nucléaire irradié
  21. Contre-prolifération
  22. Contrôle des armements
  23. La Convention sur les armes biologiques et à toxines (CABT)
  24. Convention sur les armes chimiques (CAC)
  25. « De qualité militaire »
  26. Désarmement
  27. Entente sur l'UHE
  28. État non doté d'armes nucléaires (ENDAN)
  29. État non partie
  30. Fission
  31. Garanties
  32. Kilotonne
  33. Matériel « à double fin »
  34. Matériel de protection physique, de comptabilité et de contrôle des matières nucléaires (MPPCCMN)
  35. Matière fissile
  36. Matières utilisables dans les armes nucléaires
  37. Mégatonne (MT)
  38. Non-prolifération
  39. Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)
  40. Plutonium (Pu)
  41. Produit chimique précurseur
  42. Programme de réduction de la menace par la coopération (PRMC)
  43. Prolifération (des ADM)
  44. Prolifération horizontale
  45. Prolifération verticale
  46. Retrait des armes
  47. Sarin
  48. Sous-marin nucléaire d’attaque (SNA)
  49. Sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE)
  50. Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)
  51. Traité sur l'interdiction de la production de matières fissiles (TIPMF)
  52. Uranium faiblement enrichi(UFE)
  53. Uranium hautement enrichi (UHE)

  1. Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA - en anglais seulement) :

    Fondée en 1957 et ayant son siège social à Vienne (Autriche), l'AIEA est une organisation internationale autonome qui relève des Nations Unies, et qui comptait 132 États membres au mois d'août 2001. L'AIEA est chargée du contrôle de la technologie nucléaire, afin d'éviter la prolifération des armes nucléaires, et est responsable également du développement de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. L'article III du Traité de non-prolifération (TNP) exige des pays qui ne possèdent pas d'armes nucléaires et qui sont membres signataires du TNP qu'ils acceptent les garanties de l'AIEA.

  2. Les agents neurotoxiques :

    Entreposés sous forme liquide, ces agents peuvent être libérés à partir d'une munition (nuage de vapeur ou pulvérisation). Ils peuvent être dispersés par des moyens thermiques, explosifs ou mécaniques et être absorbés par inhalation ou par voie cutanée. Une fois dans l'organisme, une particule suffit pour inhiber l'activité neurale. Symptômes : transpiration, bronches qui se compriment et se remplissent de mucus, vision embrouillée, vomissements, convulsions, paralysie et mort presque assurée. Le tabun, le sarin, le soman, le GF et le VX sont des agents neurotoxiques.

  3. Les agents vésicants :

    Ces agents, libérés sous forme de liquide visqueux, causent la formation de larges cloques au contact avec la peau. En cas d'inhalation, ils peuvent produire une irritation sévère de la gorge et des poumons. S'ils peuvent être fatals en larges doses, ces gaz servent la plupart du temps à scarifier et à incapaciter les victimes. La moutarde au soufre, la moutarde à l'azote, l'oxime de phosgène et la lewisite sont des agents vésicants.

  4. Anthrax :

    L'anthrax, ou maladie du charbon, est une zoonose (maladie transmissible des animaux aux êtres humains) causée par la bactéridie charbonneuse, Bacillus anthracis. Les humains peuvent être infectés en consommant de la viande contaminée (infection gastro-intestinale), , par exposition cutanée à de la laine, des peaux ou des tissus animaux contaminés (infection cutanée) ou par inhalation de spores contaminées dans les poumons (infection pulmonaire ou par inhalation). Depuis longtemps, l'usage de la bactéridie charbonneuse a été privilégié pour mettre au point des armes biologiques, car il est facile de l'obtenir et de la cultiver, et parce qu'elle est létale et résistante.

  5. Les armes biologiques (AB) :

    Les agents bactériologiques (biologiques) utilisés pour la guerre sont des organismes vivants, quelle que soit leur nature, ou des matières infectieuses dérivées de ces agents, qui visent à causer la maladie ou la mort d'êtres humains, d'animaux ou de végétaux, et qui, pour être efficaces, dépendent de leur aptitude à se multiplier dans l'organisme de la personne, de l'animal ou de la plante qu'ils attaquent. Plus info: Les armes biologiques (AB)

  6. Les armes chimiques (AC) :

    On entend par « armes chimiques » les éléments ci-après, pris ensemble ou séparément : a) les produits chimiques toxiques et leurs précurseurs, à l'exception de ceux qui sont destinés à des fins non interdites par la présente Convention, aussi longtemps que les types et quantités en jeu sont compatibles avec de telles fins; b) les munitions et dispositifs spécifiquement conçus pour provoquer la mort ou d'autres dommages par l'action toxique des produits chimiques toxiques définis par l'alinéa a), qui seraient libérés du fait de l'emploi de ces munitions et dispositifs; c) tout matériel spécifiquement conçu pour être utilisé en liaison directe avec l'emploi des munitions et des dispositifs définis à l'alinéa b). - Convention sur les armes chimiques, Article II (I) Plus info : Les armes chimiques (AC)

  7. Armes classiques :

    Armes et équipement militaire, incluant les aéronefs, les chars d'assaut et l'artillerie qui utilisent des explosifs non nucléaires ou l'énergie cinétique pour endommager des cibles.

  8. Armes de destruction massive (ADM) :

    Armes nucléaires, biologiques ou chimiques.

  9. Armes nucléaires :

    Dispositifs qui libèrent une énergie nucléaire de manière explosive par suite d'une réaction en chaîne provoquée par la fission ou la fusion (ou les deux) d'un noyau atomique.

  10. Armes nucléaires tactiques :

    Armes nucléaires à courte portée, comme les bombes d'artillerie, les bombes et les missiles à courte portée, déployées en vue d'être utilisées lors d'opérations sur le champ de bataille.

  11. Armes radiologiques :

    Dispositifs qui émettent un rayonnement dans le but d'infliger des blessures graves ou de causer des dommages psychologiques et financiers. Les isotopes employés dans la fabrication d'armes à dispersion radiologique proviennent de déchets d'établissements de santé, d'usines industrielles et de centrales nucléaires.

  12. Atomique :

    Qui a rapport aux atomes, aux particules qui forment la plus petite quantité de matière d'un élément chimique et qui possèdent toutes les propriétés de cet élément. L'atome est formé d'un noyau constitué de protons et de neutrons, et d'un nuage d'électrons qui gravitent autour du noyau.

  13. Bombe à fission :

    Bombe nucléaire dont le principe de base est la notion de dégagement d'énergie par la fission (division) d'éléments lourds, comme l'uranium 235 ou le plutonium 239.

  14. Bombe à hydrogène :

    Arme utilisant la fusion nucléaire comme puissance explosive. Également connue sous le nom de bombe thermonucléaire.

  15. Bombe atomique :

    Arme utilisant des matières fissiles, comme des isotopes de l'uranium ou du plutonium, qui sont à l'origine de la puissance explosive de la bombe.

  16. Bombe sale :

    Bombe composée d'explosifs classiques conjugués à des matières radioactives.

  17. Centre international des sciences et de la technologie (CIST - en anglais seulement)

    Fondé en 1992 par la Communauté européenne (maintenant l'Union européenne), le Japon, la Fédération des États russes et les États-Unis, le CIST basé à Moscou sert de centre d'échange pour mettre au point, approuver, financer et surveiller les projets ayant pour but de faire participer des scientifiques spécialisés dans l'armement et des ingénieurs des pays du NIS à des activités scientifiques civiles pacifiques et à des activités technologiques. Grâce à leurs projets, le CIST contribue à des efforts continus pour limiter la prolifération des armes de destruction massive. Leurs objectifs plus vastes consistent à renforcer la transition des pays du NIS vers une économie de marché qui répond aux besoins de la population civile.

  18. Centre pour la science et la technologie en Ukraine (SCTU - en anglais seulement )

    Fondé en 1993 par l'Union européenne, les États-Unis, le Canada et l'Ukraine, le SCTU appuie les activités de recherche et de développement et veillent à ce que les scientifiques et les ingénieurs spécialisés dans l'armement de l'Ukraine, de la Géorgie et de l'Ouzbékistan s'engagent à participer à des activités scientifiques et technologiques civiles pacifiques.

  19. Charges nucléaires stratégiques :

    Têtes nucléaires installées sur des dispositifs de lancement à longue portée, des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) terrestres, des missiles balistiques à lanceur sous-marin (SLBM) et des bombardiers à long rayon d'action.

  20. Combustible nucléaire irradié :

    matière retirée d'un réacteur nucléaire après l'irradiation et ne pouvant plus alimenter la réaction en chaîne.

  21. Contre-prolifération :

    Efforts militaires visant à contrer la prolifération, y compris l'application de la puissance militaire en vue de protéger les forces et les intérêts, la recherche du renseignement et l'analyse.

  22. Contrôle des armements :

    Toute mesure unilatérale ou multilatérale prise en vue de réduire ou contrôler un aspect des systèmes d'armes ou des forces armées. Ces réductions ou limitations peuvent avoir une incidence sur la taille, le type, la configuration, la fabrication ou les caractéristiques de performance d'un système d'armes, ou sur la taille, l'organisation, l'équipement, le déploiement ou l'emploi de forces armées.

  23. La Convention sur les armes biologiques et à toxines (CABT)  :

    En avril 1972, 80 États (dont le Canada) ont signé la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, aussi appelée la Convention sur les armes biologiques et à toxines (en anglais seulement).  À l'heure actuelle, 146 États sont parties à la Convention, qui est entrée en vigueur en 1975. In addition, 18 States have signed but not ratified the BTWC. The treaty is of unlimited duration.

  24. Convention sur les armes chimiques (CAC)

    Selon cette convention, anciennement connue sous le nom de « Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction », chaque État signataire s'engage à détruire toutes les armes chimiques (AC) et les installations de fabrication d'AC qu'il possède ou qui sont situées sur son territoire, ainsi que toute AC qu'il aurait abandonnée sur le territoire d'un autre État sans le consentement de ce dernier. La CAC a été signée le 13 janvier 1993 et est entrée en vigueur le 29 avril 1997. En août 2001, on dénombrait 143 États parties à la CAC; en outre, 23 États ont signé mais non ratifié la CAC.

  25. « De qualité militaire » :

    S'entend des matières nucléaires qui conviennent le mieux à la fabrication d'armes nucléaires - p. ex. l'uranium (U) enrichi à 93 pour cent en uranium 235 ou le plutonium (Pu) dont la teneur isotopique en plutonium 239 dépasse 90 pour cent. Les armes artisanales peuvent utiliser des matières de qualité moindre.

  26. Désarmement  :

    Retrait d'une arme de son statut opérationnel pour une période indéterminée. Synonyme de « diminution du niveau d'alerte », en allusion aux missiles nucléaires.

  27. Entente sur l'UHE :

    Les États-Unis et la Russie ont conclu une entente sur l'achat d'uranium hautement enrichi (UHE) en 1993. En vertu de cette entente, les États-Unis s'engagent à acheter 500 tonnes d'UHE sur une période de 20 ans au programme d'armes nucléaires de l'ancienne Union soviétique, à les transformer en uranium faiblement enrichi et à les vendre comme combustible de centrales nucléaires sur le marché commercial. L'entente sur l'UHE est également appelée programme « des mégatonnes aux mégawatts ».

  28. État non doté d'armes nucléaires (ENDAN) :

    Aux fins du Traité de non-prolifération nucléaire, État qui n'a pas fait exploser une arme nucléaire ou un autre dispositif nucléaire explosif avant le 1er janvier 1967 (c'est-à-dire tous les États autres que les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine).

  29. État non partie :

    État ou entité qui ne participe pas à un accord, une convention, ou un traité.

  30. Fission :

    Division d'un noyau atomique lourd en deux ou plusieurs nucléides plus légers. La fission est accompagnée de l'émission de neutrons, de rayons X, de rayons gamma et d'énergie cinétique issue des produits de fission. La fission est habituellement déclenchée par l'impact d'un neutron incident, mais dans certains cas, elle peut être causée par des protons ou d'autres particules, ou encore par des rayons gamma.

  31. Garanties :

    Surveillance des matières nucléaires mise en oeuvre par l'Agence internationale de l'énergie atomique ayant pour but de s'assurer que ces matières ne sont pas utilisées à des fins militaires.

  32. Kilotonne :

    Énergie d'une explosion nucléaire qui équivaut à l'explosion de 1000 tonnes de trinitrotoluène (TNT).

  33. Matériel « à double fin » :

    Article utilisé à la fois pour des applications civiles et militaires. Par exemple, de nombreux précurseurs chimiques qui entrent dans la fabrication d'armes chimiques possèdent des utilisations industrielles civiles légitimes, comme la production de pesticides ou d'encre pour les stylos à bille.

  34. Matériel de protection physique, de comptabilité et de contrôle des matières nucléaires (MPPCCMN) :

    Système intégré de protection physique, de comptabilité du matériel et de mesures de contrôle ayant pour but de prévenir, de détecter et de réagir à la possession et à l'utilisation non autorisées, ainsi qu'au sabotage de matières nucléaires. Le programme MPPCCMN du Department of Energy des États-Unis a été mis en oeuvre avec la collaboration du ministère russe de l'énergie atomique et d'autres organismes dans le but d'installer et de mettre à niveau les systèmes de protection physique des installations de production d'énergie nucléaire et d'armes nucléaires dans les États successeurs de l'ancienne Union soviétique.

  35. Matière fissile :

    Corps dont le noyau fissile est susceptible de se scinder en deux sous l'impact d'un neutron à vitesse incidente variable. L'uranium 233, l'uranium 235 et le plutonium 239 sont toutes des matières fissiles. Les matières fissiles sont plus susceptibles de subir la fission que les autres matières fissionnables, ce qui en fait des matières davantage recherchées en vue d'être utilisées dans la plupart des types de réacteurs et des constituants essentiels des explosifs nucléaires.

  36. Matières utilisables dans les armes nucléaires :

    Matière nucléaire se présentant sous une forme directement utilisable pour la fabrication d'armes nucléaires, sans qu'il soit nécessaire d'en modifier la teneur isotopique. Ces matières ne sont pas autant recherchées que les matières de qualité militaire, comme l'uranium hautement enrichi (UHE) ou le plutonium 239.

  37. Mégatonne (MT) :

    Unité de l'équivalent d'énergie libérée par 1000 kilotonnes (1 000 000 tonnes) de trinitrotoluène (TNT). Habituellement exprimée comme l'unité de mesure servant à exprimer la quantité d'énergie dégagée par une bombe nucléaire.

  38. Non-prolifération :

    Prévention de l'étendue des armes de destruction massive.

  39. Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) :

    L'OIAC, dont le siège est situé à La Haye aux Pays-Bas, est chargée de la mise en application de la Convention sur les armes chimiques (CAC). Tous les pays qui la ratifient deviennent des États parties et membres de l’OIAC. Celle-ci se réunit annuellement et en session extraordinaire au besoin.
    Plus Info : Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)

  40. Plutonium (Pu) :

    Élément transuranien produit lorsque l'uranium est irradié dans un réacteur. Le plutonium est utilisé principalement dans des armes nucléaires et il peut servir de combustible sous forme d'oxyde mixte combiné à l'uranium (MOX). Le plutonium 239 est l'isotope qui convient le mieux à l'utilisation dans des armes nucléaires.

  41. Produit chimique précurseur :

    Tout réactif chimique qui peut être lié chimiquement à une autre substance et qui entre dans la fabrication d'un agent de guerre chimique. La plupart des précurseurs visés par les initiatives en matière de non-prolifération ont également des applications commerciales.

  42. Programme de réduction de la menace par la coopération (PRMC - en anglais seulement)

    Programme du DOD (Department of Defense) des États-Unis mis sur pied en 1992 par le Congrès américain, et commandité principalement par les sénateurs Sam Nunn et Richard Lugar. Ce programme demeure le plus important et le plus diversifié de tous les programmes américains ayant pour but de réduire la menace causée par les armes de destruction massive de l'ancienne Union soviétique. Le programme vise essentiellement à (1) détruire les véhicules de lancement d'armes nucléaires, les lance-missiles (comme les puits de lancement et les sous-marins) et des installations connexes; (2) à rendre sûres les armes nucléaires de l'ancienne Union soviétique et leurs composantes, et (3) à détruire les armes chimiques russes. Le terme est parfois employé comme un générique et fait allusion à tous les programmes de non-prolifération américains de l'ancienne Union soviétique, y compris ceux mis en oeuvre par les ministères de l'énergie et du commerce, et les départements d'état des États-Unis.

  43. Prolifération (des ADM) :

    La prolifération horizontale des ADM désigne l'acquisition d'ADM par des États qui n'en possédaient pas auparavant. La prolifération verticale dénote une augmentation de la quantité ou de la capacité de destruction de tout arsenal d'ADM dont dispose actuellement un État.

  44. Prolifération horizontale :

    Étendue des armes de destruction massive aux États qui n'en possédaient pas auparavant.

  45. Prolifération verticale :

    Augmentation de la taille, de la qualité ou de la capacité de destruction d'un arsenal d'armes de destruction massive existant.

  46. Retrait des armes :

    Processus par lequel des armes nucléaires sont jugées désuètes ou non nécessaires aux fins de la défense nationale. Une arme ou un système d'armes retiré ne possède plus de statut actif ou de lancement, mais demeure toujours un dispositif nucléaire entièrement fonctionnel.

  47. Sarin :

    Agent neurotoxique utilisé dans les armes chimiques. On lui a attribué le nom de code GB en Occident (OTAN). Le sarin est un composé organophosphoré hautement toxique semblable à un insecticide, d'abord élaboré par des scientifiques allemands dans les années 1930. Comme d'autres agents de cette catégorie, il se lie aux enzymes du corps humain et cause un déséquilibre du système nerveux. La majorité des munitions chimiques à double usage ont été conçues pour libérer du sarin sur les champs de bataille.

  48. Sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) :

    Un submersible à propulsion nucléaire non doté de lanceurs de missiles balistiques. Il peut cependant servir au lancement de missiles de croisière modifiés pour transporter une charge nucléaire.

  49. Sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) :

    Un submersible à propulsion nucléaire capable de lancer des missiles balistiques (c. à d. qui suit une trajectoire suborbitale). De tels sous marins, aussi appelés « sous marins lance missiles », sont plus gros que les autres types de sous marins, puisqu’ils doivent pouvoir transporter des missiles.

  50. Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP - en anglais seulement )

    Le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) est le traité de contrôle des armements qui compte le plus d'États parties. Entré en vigueur en mars 1970, il est la pierre angulaire du régime de non-prolifération nucléaire. Sa contribution est triple : il est au coeur des efforts faits pour empêcher la prolifération des armes nucléaires; il fournit à la communauté internationale un cadre essentiel de coopération afin d'utiliser l'atome à des fins pacifiques conformément à des garanties internationales; et il renferme l'unique obligation juridique faite aux États dotés d'armes nucléaires (EDAN) - la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Fédération de Russie - de mener des négociations sur le désarmement nucléaire. Le traité a été ratifié par 188 États.

  51. Traité sur l'interdiction de la production de matières fissiles (TIPMF - en anglais seulement)

    Traité en cours de négociation à la Conférence sur le désarmement (CD), ayant pour objectif de mettre fin à la fabrication de matières fissiles (uranium hautement enrichi et plutonium) destinées aux armes nucléaires.

  52. Uranium faiblement enrichi(UFE) :

    Uranium dont la teneur isotopique en uranium 235 est augmentée à moins de 20 pour cent et habituellement à une teneur se situant entre deux et quatre pour cent. L'UFE est employé comme combustible nucléaire dans des réacteurs utilisant l'eau ordinaire comme modérateur et comme caloporteur.

  53. Uranium hautement enrichi (UHE) :

    Uranium dont la teneur isotopique en uranium 235 (U235), qui forme 0,7 % de l'uranium naturel, est portée à 20 % ou plus par le procédé d'enrichissement. Dans l'UHE, la teneur en uranium 235 est habituellement portée à 90 pour cent ou plus. L'UHE est employé dans les armes nucléaires et dans certains types de recherches et dans des sous-marins à propulsion nucléaire.