Comment le gouvernement du Canada intervient lors de catastrophes naturelles à l'étranger

Frequently Asked Questions

  1. Foire aux questions
  2. Qui coordonne l'intervention du gouvernement du Canada lors de catastrophes naturelles à l'étranger et pourquoi?
  3. De quelle façon le gouvernement du Canada planifie-t-il son intervention lors d'une catastrophe naturelle à l'étranger?
  4. Quels outils le gouvernement du Canada peut-il utiliser pour intervenir lors de graves catastrophes naturelles à l'étranger?
  5. Quels ministères du gouvernement du Canada participent aux interventions lors d'une grave catastrophe naturelle à l'étranger?
  6. Avec quels autres partenaires le gouvernement du Canada travaille-t-il?
  7. Comment le gouvernement du Canada se tient-il prêt à intervenir lors de catastrophes naturelles à l'étranger?
  8. Le gouvernement du Canada intervient-il lors de toutes les catastrophes naturelles à l'étranger?
  9. En quoi consistent les évaluations des besoins?
  10. Pourquoi est-il important que le gouvernement du pays touché présente une demande officielle d'aide internationale? Le Canada ne devrait-il pas simplement envoyer de l'aide de toute façon?
  11. En quoi consiste le Fonds central d'intervention d'urgence (le " CERF")?
  12. À quel moment le gouvernement du Canada fait-il appel à l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (la " DART") des Forces canadiennes?
  13. Quels sont les objectifs de l'intervention humanitaire canadienne?
  14. Quelle est la différence entre secours, réhabilitation et développement?
  15. Quelle est la différence entre un aléa naturel et une catastrophe naturelle?
  16. Dans quelles circonstances un aléa n'est pas une catastrophe?
  17. En quoi consiste la "réduction des risques de catastrophes"?
  18. En quoi consistait la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes de 2005?
  19. Je veux aider. Que puis-je faire?
  20. Je travaille dans le secteur privé. Comment ma société peut-elle contribuer?
  21. De quelle façon la notion de genre est-elle applicable à l'aide humanitaire?
  22. Les survivants des catastrophes naturelles sont-ils impuissants et entièrement dépendants vis-à-vis de l'aide extérieure?
  23. Qui coordonne les interventions en cas de catastrophe au Canada?

  1. Comment le gouvernement du Canada intervient-il quand de graves catastrophes naturelles surviennent à l'étranger?
    • Dans les heures/jours qui suivent

    Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et l'Agence canadienne de développement international (ACDI) surveillent sans cesse les avis de catastrophes naturelles émanant de centres d'observation scientifiques, d'organismes de secours et de notre réseau de missions partout dans le monde. Dans les premières heures suivant une grave catastrophe naturelle à l'étranger, le MAECI convoque et préside une réunion du Groupe de travail interministériel au cours de laquelle les participants communiquent et évaluent des renseignements importants et mettent au point l'intervention efficace et coordonnée du gouvernement du Canada.

    Les contributions financières annuelles que le Canada verse par l'intermédiaire de l'ACDI à la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et aux organismes des Nations Unies s'occupant de travaux humanitaires permettent à ces entités de maintenir et augmenter leurs capacités de réponse et d'intervenir immédiatement après une catastrophe. De plus, les Nations Unies peuvent puiser dans le Fonds central d'intervention d'urgence (le " CERF "), auquel le Canada a versé 20 millions de dollars américains en 2006. Ce fonds vise, entre autres, à renforcer la capacité du système humanitaire international à intervenir rapidement lors de crises soudaines en mettant immédiatement des fonds à la disponibilité d'intervenants des Nations Unies s'occupant de secours d'urgence et à faire en sorte que le financement soit réparti de façon équitable entre les différentes crises.

    D'autres contributions versées par le Canada au cours des 12 à 24 premières heures suivant une catastrophe permettent à nos partenaires humanitaires de dépêcher rapidement des équipes d'experts pour évaluer les dommages et déterminer les besoins qu'ils énumèrent dans des rapports d'évaluation des besoins. Ces évaluations fournissent des renseignements essentiels (p. ex. combien de personnes sont touchées, sans abri et blessées) qui aident les pays donateurs, dont le Canada, à saisir l'impact d'une catastrophe, à satisfaire aux besoins particuliers des survivants (p. ex. refuge et nourriture d'urgence), à affecter l'aide aux régions désignées prioritaires et à coordonner les interventions de chacun pour éviter les doubles emplois et les lacunes dans l'intervention mondiale. Canada lit ces rapports d'évaluation des besoins dès qu'ils sont disponibles (quelques jours après la catastrophe) pour prendre une décision sur les financements canadiens prochains.

    Il est essentiel d'obtenir des renseignements de qualité pour faire en sorte que les secours en cas de catastrophe soient appropriés et bien ciblés. Par ailleurs, il peut être tout aussi capital de déterminer et de communiquer ce dont on n'a pas besoin que de déterminer ce dont on a besoin, pour économiser du temps, de l'argent et des ressources précieux.

    - Markku Niskala, secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix Rouge et du Croissant-Rouge (Introduction, Rapport sur les catastrophes dans le monde 2005, p. 9).

    Le gouvernement du Canada a créé plusieurs outils pouvant être utiles au cours des premières journées d'intervention, notamment les contributions financières de l'Agence canadienne de développement international en réponse aux " appels éclairs " émanant de partenaires internationaux de confiance; le déploiement d'experts techniques canadiens; la constitution de stocks de secours qui satisfont aux normes internationales (ce qui en garantit la qualité et l'utilité); et des ressources des Forces canadiennes, si elles sont disponibles et appropriées, comme des capacités de transport aérien stratégique et du personnel.

    • Dans les semaines qui suivent

    Dans les semaines suivant la fin de la phase d'urgence d'une catastrophe, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) invite tous les ministères fédéraux ayant participé à l'intervention lors d'une catastrophe donnée à discuter des leçons à en tirer. Cette discussion vise à déterminer les mesures que différents ministères peuvent prendre pour améliorer l'intervention du gouvernement du Canada lors des futures catastrophes naturelles à l'étranger.

    • À long terme

    Tout au long de l'année, le Canada collabore étroitement avec des pays sujets à des catastrophes, de même qu'avec les Nations Unies, l'FICR et d'autres partenaires non gouvernementaux, pour garantir qu'ils disposent des capacités et des outils nécessaires pour intervenir de façon efficace et opportune lors de catastrophes et que les gouvernements nationaux et locaux disposent du soutien dont ils ont besoin pour améliorer leurs propres capacités de prévention, de préparation, d'intervention et de rétablissement en cas de catastrophe.

    De plus, par l'intermédiaire de l'ACDI, le Canada verse des contributions financières à plusieurs systèmes préparatifs, comme l'Équipe de réserve de l'ONU chargée de l'évaluation et de la coordination en cas de catastrophe (UNDAC) et la Caribbean Disaster Emergency Response Agency (CDERA), et il examine d'autres façons d'appuyer à des interventions rapides lors de catastrophes naturelles à l'étranger.

    Par ailleurs, le gouvernement du Canada a travaillé avec plusieurs pays et des organismes internationaux pour inclure la formation, l'éducation, le renforcement des capacités et le soutien stratégique en matière de prévention de catastrophes dans leurs projets et programmes de développement. Pour en savoir plus sur la prévention de catastrophes, et la réduction des risques dans leurs projets et programmes de développement. Pour en savoir plus sur la prévention de catastrophes et la réduction des risques, veuillez cliquer ici.


  2. Qui coordonne l'intervention du gouvernement du Canada lors de catastrophes naturelles à l'étranger et pourquoi?

    Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) coordonne l'intervention du gouvernement du Canada lors de graves catastrophes naturelles à l'étranger. (Sécurité publique Canada est chargée de coordonner la réponse aux catastrophes naturelles au Canada.)

    Le travail du MAECI lors de catastrophes naturelles à l'étranger comprend, entre autres :

    • aider les Canadiens en détresse dans le pays touché par l'intermédiaire de notre programme des affaires consulaires;
    • collaborer avec les ministères fédéraux clés afin d'assurer une intervention opportune, efficace, cohérente et convenable du gouvernement du Canada pour satisfaire aux besoins en matière de secours et de rétablissement sur le terrain;
    • communiquer avec le gouvernement du ou des pays touchés pour saisir leurs besoins d'intervention d'urgence et aider à y satisfaire;
    • de concert avec l'ACDI, communiquer avec d'autres gouvernements donateurs, organismes internationaux et organismes non gouvernementaux pour voir comment ils interviendront et pour faire en sorte que l'aide canadienne soit conçue de manière à ne pas répéter inutilement d'autres interventions internationales.

    Le MAECI coordonne l'intervention du gouvernement du Canada lors de catastrophes naturelles à l'étranger pour plusieurs raisons, entre autres, compte tenu du fait que :

    • le MAECI dispose d'un réseau de plus de 270 ambassades, consulats et hauts commissariats partout dans le monde qui peut rassembler les renseignements importants dans les pays touchés par des catastrophes et assurer la liaison avec d'autres gouvernements et organismes locaux et internationaux;
    • il incombe au MAECI, par l'intermédiaire du bureau des services consulaires à Ottawa et de ses bureaux à l'étranger, d'aider les Canadiens en détresse dans les pays étrangers;
    • le MAECI élabore la politique humanitaire du Canada et en surveille la mise en œuvre.

  3. De quelle façon le gouvernement du Canada planifie-t-il son intervention lors d'une catastrophe naturelle à l'étranger?

    Dans les premières heures suivant une grave catastrophe naturelle à l'étranger, le MAECI convoque et préside une réunion du Groupe de travail interministériel au cours de laquelle les participants communiquent et évaluent des renseignements importants et mettent au point l'intervention efficace et coordonnée du gouvernement du Canada. Les membres principaux du Groupe de travail sont l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le Bureau du Conseil privé (BCP), le ministère de la Défense nationale (MDN) et la Sécurité publique Canada (SPC).

    En vue de planifier une intervention appropriée du gouvernement du Canada lors d'une catastrophe naturelle, les membres du Groupe de travail rassemblent les renseignements et le savoir-faire disponibles pour répondre à plusieurs questions sur la situation humanitaire dans le pays touché, entre autres :

    1. Y a-t-il des Canadiens en détresse dans la région et ont-ils besoin d'assistance?
    2. Dans quelle mesure le gouvernement du pays touché et sa société civile peuvent-ils faire face à la catastrophe?
    3. Le gouvernement du pays touché a-t-il demandé officiellement une aide internationale? Le gouvernement touché présente-t-il des demandes précises à la communauté internationale?
    4. Combien de personnes sont touchées dans l'ensemble? Combien y a-t-il de femmes enceintes/qui allaitent? De nourrissons et d'enfants? De personnes âgées?
    5. Les sources d'eau potable ont-elles été touchées?
    6. Combien de personnes ont besoin d'un refuge temporaire? De quel genre de refuge a-t-on besoin selon le climat ou la saison dans la région touchée?
    7. Le pays touché peut-il fournir suffisamment de nourriture aux survivants?
    8. Les hôpitaux ont-ils été touchés? Sont-ils opérationnels? Y a-t-il suffisamment de personnel médical parmi les survivants? Disposent-ils d'assez de fournitures médicales?
    9. Y a-t-il des travailleurs humanitaires internationaux dans le pays touché? Dans quelle mesure peuvent-ils faire face à la catastrophe? Les partenaires humanitaires non gouvernementaux de confiance du Canada ont-ils des bureaux ou du personnel dans la région touchée? Peuvent-ils se rendre dans les régions touchées par la catastrophe? De quelle façon le Canada peut-il les aider?
    10. L'ONU et la FICR ont-ils lancé des appels éclairs pour obtenir des fonds?

    Les réponses à ces questions proviennent en partie des ambassades du Canada dans la région ou le pays touché de même que des partenaires internationaux dans le pays touché et des évaluations préliminaires des besoins.


  4. Quels outils le gouvernement du Canada peut-il utiliser pour intervenir lors de graves catastrophes naturelles à l'étranger?

    Le gouvernement du Canada a mis au point plusieurs outils pour intervenir lors de catastrophes naturelles à l'étranger, entre autres :

    • Contributions financières : Le Canada peut verser des fonds pour répondre à des appels d'urgence émanant de partenaires internationaux de confiance, comme la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) ou des organismes canadiens actifs dans la région touchée.
    • Déploiements d’experts techniques canadiens prédéterminés : Entre autres exemples de spécialistes canadiens qui ont été déployés lors de catastrophes précédentes, mentionnons des spécialistes de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement ainsi que de la logistique aéroportuaire prêts à intervenir pour l'ACDI, des épidémiologistes de l'Agence de santé publique du Canada (ASPC) et des spécialistes de l'évaluation sur la liste de l'Équipe de réserve de l'ONU chargée de l'évaluation et de la coordination en cas de catastrophe (UNDAC).
    • Stocks de secours : L'ACDI gère l'entrepôt de stocks de secours du Canada et veille à ce qu'ils respectent les normes internationales, ce qui en garantit la qualité et l'utilité en vue d'interventions d'urgence. Grâce à des ententes préétablies avec des partenaires humanitaires, ces biens sont distribués rapidement aux populations touchées dès qu'ils arrivent sur place.
    • Ressources des Forces canadiennes : Au besoin et sous réserve de leur disponibilité et de leur utilité dans les circonstances, des ressources des Forces canadiennes peuvent être déployées, comme des capacités de transport aérien stratégique et du personnel.

    Le gouvernement du Canada n'utilise pas forcément tous ces outils pour toutes les catastrophes.

    Chaque catastrophe est différente selon la région, la saison, le climat, la topographie, la nature de la catastrophe, etc. Pour faire en sorte que le Canada envoie l'aide qui convient, l'intervention canadienne officielle visera à satisfaire aux besoins particuliers des survivants et aux demandes officielles du gouvernement du pays touché, en plus de coordonner les interventions de la communauté internationale de manière à éviter les doubles emplois ou les lacunes de l'aide fournie au pays touché.


  5. Quels ministères du gouvernement du Canada participent aux interventions lors d'une grave catastrophe naturelle à l'étranger?

    Les ministères suivants sont membres principaux du Groupe de travail interministériel permanent sur les catastrophes naturelles à l'étranger :

    D'autres ministères peuvent être mis à contribution, selon l'ampleur et la nature de la catastrophe, entre autres :


  6. Avec quels autres partenaires le gouvernement du Canada travaille-t-il?
    • Les organismes humanitaires canadiens : Ces organismes possèdent souvent une expérience de longue date dans le pays touché et ils travaillent sur le terrain pour aider les survivants dans la ou les régions touchées.
    • La population canadienne : Des citoyens peuvent verser des contributions financières à des organismes humanitaires chevronnés (voir la section "Que peuvent faire les Canadiens" pour obtenir plus de détails).
    • Les administrations provinciales, territoriales et municipales du Canada : Comme la population canadienne, ces administrations peuvent verser des contributions financières à des organismes humanitaires canadiens et elles contribuent parfois aux travaux de rétablissement et de reconstruction.
    • Les entreprises canadiennes : Elles peuvent fournir des ressources non financières ou techniques ou de l'argent à des organismes humanitaires.

  7. Comment le gouvernement du Canada se tient-il prêt à intervenir lors de catastrophes naturelles à l'étranger?

    Au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes coordonne, entre autres, l'intervention du Canada lors de catastrophes naturelles à l'étranger et la politique canadienne relative à la prévention des catastrophes naturelles internationales. Un agent de ce groupe est de garde 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

    Le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes du MAECI et le Groupe des secours en cas de catastrophe naturelle et des relations avec les ONG de l'ACDI surveillent les avis de catastrophes naturelles émanant de centres d'observation scientifiques, d'organismes de secours et de notre réseau d'ambassades partout dans le monde.

    Lors d'une grave catastrophe naturelle qui nécessite une intervention officielle du Canada, le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes convoque une réunion du Groupe de travail interministériel sur les catastrophes naturelles à l'étranger dans les 12 à 24 heures suivant le signalement de l'événement. Les réunions du Groupe de travail visent à permettre à tous les ministères fédéraux concernés de communiquer et d'évaluer les renseignements importants et de mettre au point l'intervention du gouvernement du Canada.

    Tout au long de la situation d'urgence, le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes fournit des analyses importantes des besoins humanitaires en vue d'élaborer l'intervention canadienne globale et veille à ce que tous les ministères fédéraux qui participent à l'intervention coordonnent leurs travaux de sorte que l'intervention officielle du Canada soit opportune, appropriée et fondée sur les besoins des survivants.

    Après la phase d'urgence d'une grande catastrophe naturelle, le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes organise une séance de rétroaction ou " leçons apprises " interministérielle pour permettre à tous les ministères fédéraux concernés d'échanger leurs points de vue sur les aspects de l'intervention officielle du Canada qui ont bien fonctionné et ceux qui doivent être améliorés et pour déterminer les mesures à prendre pour garantir que le gouvernement du Canada améliore toujours son intervention lors de catastrophes naturelles à l'étranger.

    En partenariat avec des collègues de l'ACDI et de la Direction générale des affaires consulaires du MAECI, le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes organise à tous les printemps un cours sur les catastrophes naturelles. Les participants comprennent des agents politiques, consulaires et commerciaux qui travaillent à l'Administration centrale et d'autres qui vont être affectés à nos missions, de même que des collègues d'autres ministères fédéraux. Les principaux objectifs du cours sont les suivants :

    • expliquer les rôles en matière d'intervention d'urgence de différentes personnes travaillant à l'Administration centrale à Ottawa et dans les missions canadiennes situées dans les pays sujets à des catastrophes;
    • présenter aux personnes susceptibles de participer à une intervention officielle du Canada un portrait du fonctionnement du système international d'intervention humanitaire.

    En plus de ce cours annuel, une formation est offerte de façon régulière aux collègues qui peuvent avoir à participer à un aspect de l'intervention d'urgence.

    Pour lire un article sur le Groupe des affaires humanitaires et des interventions lors de catastrophes paru dans le numéro du printemps 2006 de Canada - Regard sur le monde (numéro 29).


  8. Le gouvernement du Canada intervient-il lors de toutes les catastrophes naturelles à l'étranger?

    Bon an mal an, il y a des millions de risques d'origine naturelle dans le monde et des centaines de catastrophes naturelles.

    Tout au long de l'année, le Canada collabore étroitement avec des pays sujets à des catastrophes, de même qu'avec les Nations Unies, la FICR et d'autres partenaires non gouvernementaux, pour garantir qu'ils disposent des capacités et des outils nécessaires pour intervenir de façon efficace et opportune lors de catastrophes et que les gouvernements nationaux et locaux disposent du soutien dont ils ont besoin pour réduire leur vulnérabilité et pour améliorer leurs propres capacités de prévention, de préparation, d'intervention et de rétablissement en cas de catastrophe.

    De plus, par l'intermédiaire de l'ACDI, le Canada verse des contributions financières à plusieurs systèmes de réserve, comme l'Équipe de réserve de l'ONU chargée de l'évaluation et de la coordination en cas de catastrophe (UNDAC) et la Caribbean Disaster Emergency Response Agency (CDERA), et il examine d'autres façons d'appuyer des interventions rapides.


  9. En quoi consistent les évaluations des besoins?

    Les évaluations des besoins sont des documents qui renferment des renseignements essentiels (p. ex. le nombre de personnes touchées, sans abri, blessées; le genre d'assistance que le gouvernement du pays touché peut fournir lui-même et ce dont il aura besoin de la communauté internationale pour satisfaire aux besoins des survivants) qui aident les pays donateurs, dont le Canada, à saisir l'impact d'une catastrophe, à satisfaire aux besoins particuliers des survivants (p. ex. refuge et nourriture d'urgence), à affecter l'aide aux régions désignées prioritaires et à coordonner les interventions de chacun pour éviter les doubles emplois et les lacunes dans l'intervention internationale.

    L'Équipe de réserve de l'ONU chargée de l'évaluation et de la coordination en cas de catastrophe (UNDAC) est constituée de professionnels de la gestion de catastrophe, nommés et financés par les gouvernements membres (dont le Canada), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH), le Programme des Nations Unies de développement (PNUD) et les agences humanitaires opérationnelles des Nations Unies, comme le Programme alimentaire mondial (PAM), l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    À la demande d'un pays touché par une catastrophe, l'équipe de l'UNDAC peut être déployée en quelques heures pour évaluer sommairement les besoins prioritaires et seconder les autorités nationales et le coordonnateur résident des Nations Unies afin de coordonner les secours internationaux sur place.


  10. Pourquoi est-il important que le gouvernement du pays touché présente une demande officielle d'aide internationale? Le Canada ne devrait-il pas simplement envoyer de l'aide de toute façon?

    L'envoi d'une aide qui n'est peut-être pas nécessaire n'aide pas forcément le pays touché et ne concorde pas avec les pratiques optimales issues de l'expérience en gestion d'urgence internationale que les pays donateurs et les travailleurs humanitaires internationaux ont acquise au fil des ans. Cela pourrait même violer la souveraineté d'un État.

    En accord avec la résolution 46/182 (1991) de l'Assemblée générale de l'ONU sur la coordination de l'aide d'urgence humanitaire, le gouvernement du ou des pays touchés doit présenter un appel officiel à la communauté internationale indiquant que l'ampleur de la catastrophe naturelle dépasse sa capacité d'intervenir avec ses seules ressources intérieures. Dans de pareils cas, le gouvernement du pays touché et les intervenants humanitaires font une évaluation pour déterminer les besoins exacts des survivants. L'ONU et/ou la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et/ou des ONG humanitaires lancent ensuite des appels éclairs. Ces partenaires sont dignes de confiance, efficaces et ont acquis une expérience et un savoir-faire considérables en matière d'intervention internationale en cas de catastrophe.

    Conformément aux principes et aux bonnes pratiques d'actions humanitaires, le Canada s'efforce d'adapter son intervention officielle en fonction des évaluations des besoins qui prennent en compte les capacités d'intervention et les demandes officielles d'aide du gouvernement touché de même que les besoins des survivants. Il coordonne également son intervention officielle avec la communauté internationale pour éviter les doubles emplois ou les lacunes et faire en sorte que l'intervention internationale soit proportionnelle aux interventions menées dans des situations de crise ailleurs dans le monde.

    Il faut signaler que l'ACDI ne peut financer l'envoi de secours aux pays que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) n'a pas désigné comme des bénéficiaires admissibles à l'aide publique au développement (APD).


  11. En quoi consiste le Fonds central d'intervention d'urgence (le " CERF")?

    Les crises humanitaires importantes des dernières années ont engendré un mouvement en vue d'améliorer encore la gestion des crises internationales, en particulier par le truchement de l'intervention humanitaire des Nations Unies. La crise au Darfour et le tsunami dans l'océan Indien ont mis en lumière la nécessité de renforcer la capacité d'intervention humanitaire pour satisfaire aux demandes dans des situations de crise simultanées et d'améliorer l'opportunité des capacités d'intervention de l'ONU. Les deux crises ont également fait ressortir le risque que des urgences très médiatisées siphonnent des fonds auparavant affectés à des situations prolongées.

    Dans ce contexte, l'Examen de l'intervention humanitaire, exécuté en 2005, visait à formuler des recommandations pour améliorer les capacités à l'échelle mondiale. Par suite de l'examen, l'Assemblée générale de l'ONU a amélioré l'ancien Fonds central autorenouvelable d'urgence pour en faire le Fonds central d'intervention d'urgence (le "CERF") en décembre 2005.

    Le Fonds vise, entre autres, à renforcer la capacité du système humanitaire international à intervenir rapidement lors de crises soudaines en mettant immédiatement des fonds à la disponibilité d'intervenants des Nations Unies s'occupant de secours d'urgence et à faire en sorte que le financement soit réparti de façon équitable entre les différentes crises. L'objectif de l'ONU est de faire du CERF un fonds de 500 millions de dollars américains. Plus de 298 millions de dollars américains ont été engagés au cours de sa première année d'existence (2006). Cette même année, le Canada a versé 20 millions de dollars américains au CERF.


  12. À quel moment le gouvernement du Canada fait-il appel à l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (la " DART") des Forces canadiennes?

    L'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART) est constituée de plus de 200 membres des Forces canadiennes qui peuvent fournir une assistance médicale non chirurgicale de base et de l'eau potable au moyen de ses unités de purification de l'eau. La DART est déployée à titre d'outil de stabilisation qui fait le pont après la première semaine d'une catastrophe pour satisfaire aux besoins à moyen terme jusqu'à ce que le gouvernement touché ou les organismes humanitaires puissent rétablir les services essentiels que la DART assure. L'Équipe n'est pas destinée à assurer des services d'intervention primaires (p. ex. recherche et sauvetage ou soins de traumatologie d'urgence) qui seraient fournis au cours des premiers jours suivant une catastrophe. La DART peut être un outil d'intervention utile dans des situations où les capacités des administrations locales et des organismes humanitaires d'assurer des soins de santé primaires et un approvisionnement en eau potable sont taxés à l'excès au cours des premières semaines suivant une catastrophe.

    La décision de déployer la DART est prise par le gouvernement sur la recommandation conjointe du MAECI, du ministère de la Défense nationale et de l'ACDI. Elle est fondée sur une demande formulée explicitement par le gouvernement touché pour les services que la DART peut offrir, des évaluations des besoins exécutées par des experts dans les jours suivant la catastrophe naturelle et des avis de nos partenaires humanitaires et du personnel canadien de nos ambassades à l'étranger. Le déploiement de la DART ne peut être envisagé que lorsque le gouvernement du pays touché a présenté une demande officielle.


  13. Quels sont les objectifs de l'intervention humanitaire canadienne?

    L'intervention du gouvernement du Canada lors d'une grave catastrophe naturelle à l'étranger visera à satisfaire aux véritables besoins des survivants, déterminés par des évaluations des besoins qui fournissent des renseignements essentiels (p. ex. combien de personnes sont touchées, sans abri et blessées) qui aident les pays donateurs, dont le Canada, à saisir l'impact d'une catastrophe, à satisfaire aux besoins particuliers des survivants (p. ex. refuge et nourriture d'urgence), à affecter l'aide aux régions désignées prioritaires et à coordonner les interventions de chacun pour éviter les doubles emplois et les lacunes dans l'intervention mondiale.

    Le Canada a été reconnu comme un chef de file international en matière d'aide humanitaire. Plusieurs pays donateurs, dont le Canada, ainsi que des organismes de secours humanitaires, ont commandé une évaluation objective des mesures qu'ils ont prises après le tsunami de l'océan Indien survenu en décembre 2004. L'évaluation a porté sur la façon dont les évaluations des besoins avaient influé sur les interventions des gouvernements donateurs. Une version préliminaire de l'évaluation, diffusée en décembre 2005, fait particulièrement l'éloge du Canada pour avoir affecté le financement des secours en fonction des véritables besoins des personnes touchées par les catastrophes.

    Nous avons examiné l'ACDI et la façon dont elle a géré l'aide après le tsunami et nous avons dit qu'elle avait fait un bon travail et qu'elle était intervenue rapidement."

    - Sheila Fraser, vérificatrice générale du Canada (entrevue à CTV avec Mike Duffy, le 22 novembre 2005).


  14. Quelle est la différence entre secours, réhabilitation et développement?

    Les définitions suivantes sont fournies à titre indicatif

    Secours : interventions qui sauvent des vies et soulagent la souffrance humaine. Les secours mettent l'accent sur le court terme et comprennent les provisions destinées à satisfaire à des besoins immédiats de base, comme les soins de santé, l'eau potable, l'assainissement, le logement et l'aide psychologique (compte tenu du contexte de conflit dans certaines régions touchées) et le déminage.

    Relèvement et réhabilitation : le rétablissement des services locaux se rapportant à des besoins immédiats qui peuvent être rétablis à des niveaux acceptables dans un délai relativement court. Les services couvrent ceux qui sont liés aux besoins de base susmentionnés; l'infrastructure sociale, comme les écoles et les centres de santé; des activités de consolidation de la paix et de rétablissement des moyens de subsistance pour aider les habitants et les collectivités à regagner leur indépendance économique; les mesures de protection civile; et les programmes sociaux qui commencent à traiter les traumatismes infligés aux populations.

    Reconstruction : le renforcement ou le développement de capacités locales à plus long terme pour aider la population des régions touchées à rebâtir leurs vies et à satisfaire à leurs propres besoins. La nature de la catastrophe déterminera les catégories d'activités financées, de même que leur portée et l'endroit où elles seront exécutées.


  15. Quelle est la différence entre un aléa naturel et une catastrophe naturelle?

    Un aléa naturel est un phénomène géologique, météorologique, hydrologique, volcanique ou sismique ou un autre processus du milieu naturel. Les phénomènes météorologiques (liés aux conditions climatiques) comprennent les ouragans ou autres tempêtes tropicales, les tornades, les inondations, les incendies incontrôlés et les sécheresses. Les phénomènes géologiques comprennent les tremblements de terre ou l'activité volcanique.

    Une catastrophe naturelle survient lorsqu'un aléa naturel a une incidence sur une population humaine, l'infrastructure et/ou l'actif économique.


  16. Dans quelles circonstances un aléa n'est pas une catastrophe?

    Le tremblement de terre d'une magnitude de 9.0 qui a frappé Banda Aceh, en Indonésie, n'a pas été le seul séisme important (magnitude de 8.0 ou plus) dans la région en 2004. Un tremblement de terre d'une magnitude de 8.1 a frappé le Nord de l'île Macquarie (située à environ 1 600 kilomètres au sud-ouest de la Nouvelle-Zélande) trois jours avant le séisme et le tsunami qui ont frappé l'océan Indien, mais les environs de l'épicentre sont si peu peuplés qu'aucun décès ni aucun dégât n'a été rapporté.


  17. En quoi consiste la " réduction des risques de catastrophes "?

    La prévention de catastrophes est l'éventail d'activités de prévention, de préparation, d'intervention et de relèvement des catastrophes naturelles. Autrement dit, l'objectif principal de la réduction des risques des catastrophes consiste à limiter les dégâts et la souffrance humaine attribuables aux catastrophes naturelles. Parmi d'autres exemples d'activités de réduction des risques des catastrophes, mentionnons l'établissement de systèmes d'alerte précoce (p. ex. le nouveau système d'alerte au tsunami dans l'océan Indien), le renforcement de bâtiments (p. ex. la modernisation de bâtiments dans des régions sujettes aux tremblements de terre) et l'insertion de la sensibilisation au risque dans les programmes d'études (c.-à-d. créer une culture de sensibilisation au risque).

    Le Canada a collaboré avec plusieurs pays et organismes internationaux afin d'inclure la formation, l'éducation, le renforcement des capacités et le soutien stratégique en matière de réduction des risques de catastrophes dans leurs projets et programmes de développement.

    Pour en savoir plus sur la réduction des risques des catastrophes dans le monde (en anglais seulement).


  18. En quoi consistait la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes de 2005?

    À l'invitation du gouvernement du Japon, les Nations Unies ont organisé la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes (CMPC) de janvier 2005 à Kobe, au Japon, pour que la communauté internationale puisse se réunir afin de faire le point sur les progrès accomplis en matière de prévention des catastrophes dans le monde entier depuis la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles tenue à Yokohama en 1994, et pour établir des plans d'action pour les dix années à venir. La CMPC a aussi marqué le dixième anniversaire du tremblement de terre qui a dévasté Kobe.

    L'ampleur du tsunami dans l'océan Indien a donné une impulsion importante à l'adoption d'un document clé à la CMPC (le Cadre d'action de Hyogo pour 2005-2015 : Pour des nations et de communautés résilientes face aux catastrophes) (Format PDF, 410 Mo) (en anglais seulement). Ce document représente un engagement ferme de la part de la communauté internationale à se pencher sur la prévention des catastrophes en prenant des mesures concrètes bien précises au cours des dix années à venir. Le Canada a participé activement aux réunions et aux négociations préparatoires à la CMPC et il a été représenté à la Conférence par une solide délégation interministérielle.


  19. Je veux aider. Que puis-je faire?

    La meilleure façon d'aider est de donner de l'argent, et non des vêtements ni de la nourriture, à des organismes humanitaires chevronnés.

    Pour en savoir plus sur ce que vous pouvez faire pour apporter une contribution lors d'une catastrophe naturelle à l'étranger.


  20. Je travaille dans le secteur privé. Comment ma société peut-elle contribuer?

    Pour en savoir plus sur ce que votre société peut faire pour apporter sa contribution lors d'une catastrophe naturelle à l'étranger, veuillez consulter « Comment les entreprises canadiennes peuvent aider ».


  21. De quelle façon la notion de genre est-elle applicable à l'aide humanitaire?

    Il est très important de réfléchir aux incidences différentes qu'une catastrophe naturelle peut avoir sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons lorsque nous offrons une aide humanitaire aux survivants.

    Téléchargez le document de l'ACDI intitulé Égalité entre les sexes et aide humanitaire : Guide des enjeux.

    Pour en savoir plus sur la notion de genre et les catastrophes naturelles, visitez le site de l'Organisation panaméricaine de la santé et du Comité permanent interorganisations.


  22. Are survivors of natural disasters helpless and completely dependent on external assistance?

    Pas forcément. En fait, les survivants de catastrophes naturelles et les fournisseurs de services communautaires sont les premiers répondants les plus importants. Ils viennent au secours d'un bon nombre de gens avant que les équipes de recherche et sauvetage internationales n'aient le temps de se rendre dans la région dévastée. De plus, les survivants peuvent travailler ensemble, de même qu'avec les organisations locales et humanitaires, pour satisfaire aux besoins immédiats de leurs voisins et rebâtir leurs collectivités.

    " On peut excuser les donateurs de croire qu'en cas de catastrophe on a besoin de tout, mais ce qui compte vraiment, c'est ce dont on a vraiment besoin et ce qu'on peut utiliser de façon réaliste et durable. Le soutien technique, la formation et l'entretien sur le plan local sont essentiels. "

    - Andy Warnes et collaborateurs (" Tracking Disaster Relief Efforts ", Water Conditioning and Purification Magazine, mars 2006).

    Pour lire un article intéressant sur les mythes au sujet des catastrophes naturelles.


  23. Qui coordonne les interventions en cas de catastrophe au Canada?

    Sécurité publique Canada (SPC) est chargée de coordonner l'intervention " de l'ensemble du Canada " lors de catastrophes naturelles survenant au Canada.

    • le MAECI dispose d'un réseau de plus de 270 ambassades, consulats et hauts commissariats partout dans le monde qui peut rassembler les renseignements importants dans les pays touchés par des catastrophes et assurer la liaison avec d'autres gouvernements et organismes locaux et internationaux;
    • il incombe au MAECI, par l'intermédiaire du centre des opérations consulaires à Ottawa (ouvert en tout temps) et de nos missions à l'étranger, d'aider les Canadiens en détresse dans les pays étrangers;
    • le MAECI élabore la politique humanitaire du Canada et en surveille la mise en œuvre.

    Le travail du MAECI lors de catastrophes naturelles à l'étranger comprend, entre autres :

    • aider les Canadiens en détresse dans le pays touché par l'intermédiaire de notre programme des affaires consulaires;
    • collaborer avec les ministères fédéraux clés et d'autres acteurs afin d'assurer une intervention opportune, efficace, cohérente et convenable du gouvernement du Canada pour satisfaire aux besoins en matière de secours, de rétablissement et de reconstruction recensés sur le terrain;
    • communiquer avec le gouvernement du ou des pays touchés pour saisir leurs besoins d'intervention d'urgence et aider à y satisfaire;
    • communiquer avec d'autres gouvernements donateurs, organismes internationaux et organismes non gouvernementaux pour voir comment ils interviendront et pour faire en sorte que l'aide canadienne soit conçue de manière à combler les besoins plutôt que de répéter inutilement d'autres interventions internationales.
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