Recherches, partenariats et publications

Les conditions de recherche du PRISI sont mises à jour annuellement en fonction des themes de recherche pertinents pour le developpement de la politique canadienne, et affichées plus bas sous l'entête Appel de candidatures. 

Les publications de recherches antérieures du PRISI peuvent être consultées ci-dessous.

Partenariats

Le PRISI affiche chaque année ses priorités actuelles en matière de recherche. Les chercheurs sont invités à présenter des propositions qui répondent aux besoins en recherche définis par la Direction générale de la sécurité internationale et du renseignement.

De plus, les partenariats de recherche tels que "Fast Talk" invitent les experts à examiner, rapidement et de façon efficiente, un éventail de perspectives de recherches portant sur des questions ou des séries de questions précises en matière de recherche, au moyen de la téléconférence ou de la vidéoconférence.

Recherche - Appel de candidatures

Le Programme de recherche et d’information dans le domaine de la sécurité internationale (PRISI) invite annuellement des chercheurs et des experts du Canada et de l’étranger à présenter des projets de contrats de recherche liés aux priorités et aux politiques du gouvernement en matière de sécurité internationale. Les questions et les thèmes ci‑dessous visent à orienter les personnes qui souhaitent présenter une proposition dans le cadre du concours lié au Programme de recherche et d’information dans le domaine de la sécurité internationale (PRISI) pour l’exercice 2013‑2014. Cette liste n’est pas exhaustive, et n’a pas pour objet d’énoncer les priorités de l’ensemble du gouvernement du Canada. Comme il s’agit d’un concours, le PRISI ne pourra soutenir toutes les propositions qui sont valables. Il retient en moyenne de quatre à cinq projets de recherche par année. 

Il faut noter que les chercheurs dont le projet sera accepté seront rémunérés pour leurs services au terme de leurs travaux, conformément aux directives du Conseil du Trésor. 

Nous vous remercions de votre intérêt pour le concours de recherche du PRISI. Si vous avez des questions, s'il vous plaît contacter la programme au 613-996-0407.  

Demande de proposition de recherche et critères de sélection 

Demande de proposition de recherche au concours du PRISI 

En plus de tenir compte des priorités de recherches actuelles, les propositions doivent montrer qu’elles ont le potentiel d’offrir des idées ou des points de vue nouveaux sur des questions pertinentes sur le plan des politiques. Elles doivent décrire clairement la méthodologie qui sera utilisée pour atteindre les objectifs du projet. Conformément aux exigences et aux règles de passation de marchés du gouvernement du Canada, les propositions retenues doivent montrer qu’elles offrent le meilleur rapport qualité‑prix et être assorties d’un budget complet incluant tous les coûts de projet proposés. 

La date limite pour les soumissions de proposition au concours du PRISI pour 2013-2014 est le 4 septembre 2013 à 17 h 00 (HAE).

Priorités de recherche du PRISI pour l’exercice 2013-2014 

I. Questions et architecture de sécurité régionale

1. Afrique

  • Coopération pour la paix et la sécurité en Afrique : Comment peut-on améliorer la coopération, tant régionale que sous‑régionale, en matière de paix et de sécurité en Afrique, afin de prévenir et contrer les menaces que représentent les réseaux illicites, le terrorisme et les États fragiles? Quel rôle les partenaires peuvent-ils jouer, à l’appui des cadres de sécurité régionale et du renforcement des capacités, pour empêcher la propagation des menaces au‑delà des frontières?
  • Sahel : Quels sont l’état actuel et l’influence des groupes terroristes dans la région du Sahel, et dans quelle mesure peuvent-ils coopérer ou coordonner, ou être motivés par les intérêts communs? Les mesures prises au Mali sont-elles suffisantes pour éviter d’autres flambées de violence et empêcher que ce pays ne devienne à nouveau une terre d’asile pour les groupes terroristes? Y a-t-il d’autres États fragiles dans la région où ces groupes seraient susceptibles de trouver asile pour planifier et lancer des attaques, et pour recruter, former et réarmer des individus? De quelle manière peut-on cibler et entraver l’approvisionnement des groupes terroristes en ressources externes?

2. Amériques

Coopération en matière de sécurité et de défense en Amérique du Nord

  • Quels sont les problèmes les plus critiques sur le plan de la défense et de la sécurité auxquels sont confrontés de nos jours le Canada et les États‑Unis (menaces conventionnelles et nouvelles)? Quels seront-ils dans cinq ans? Dans dix ans? Dans quelle mesure le Canada et les États‑Unis seront-ils capables de faire face à ces menaces en constante évolution en utilisant les mécanismes et les institutions en place? Dans quelle mesure et de quelle manière ces mécanismes et institutions pourraient-ils être améliorés ou adaptés pour mieux contrer ces menaces? Dans quelles circonstances de nouveaux mécanismes seraient-ils nécessaires ou utiles, et pourquoi? 
  • Sous la présidence d’Enrique Pena Nieto, quelle sera l’incidence de l’approche de sécurité et de défense du Mexique sur les rôles et les missions des forces armées et de la marine mexicaines? Qu’est-ce que cela implique pour la coopération bilatérale et trilatérale future entre les partenaires nord-américains dans le domaine de la défense?

Cuba : Comment les relations civilo‑militaires affectent‑elles les politiques de défense et de sécurité, et les engagements régionaux de Cuba? 

3. Asie

  • Personnalité mondiale de la Chine : Dans quelle mesure les positions de la Chine dans les forums multilatéraux et sur les questions de paix et de sécurité internationales sont-elles influencées par ses relations avec d’autres puissances mondiales et régionales, y compris les pays BRICS et les États-Unis? À quoi pourrait ressembler un nouveau type de relation entre la Chine et les États-Unis en tant que grandes puissances? Comment se répercutent les positions de la Chine sur les questions touchant le cyberespace? 
  • Corée du Nord : Vu les menaces considérables que fait peser la Corée du Nord, y compris les récents tests balistiques et nucléaires et d’autres provocations, quelles sont les possibilités offertes pour progresser vers une paix et une sécurité durables dans la péninsule coréenne et en Asie‑Pacifique, y compris au chapitre des obligations internationales de non‑prolifération nucléaire et de désarmement? Dans le contexte politique actuel, comment peut-on encourager le dialogue et la coopération régionale pour faire avancer ces objectifs? Comment les stratégies d’engagement régionales et des pays pourraient-elles être mises à contribution?

Moyen-Orient et Afrique du Nord

  • Libye : Quels autres défis la Libye doit-elle relever sur le plan de la sécurité nationale, des réformes du secteur de la sécurité, et de la stabilisation et la reconstruction à long terme? Quelles conditions permettraient d’établir un processus de réconciliation nationale pouvant faciliter le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des différentes milices et des intervenants du domaine de la sécurité? Quel rôle ou quels rôles les organisations régionales, comme l’OTAN, l’Union africaine et la Ligue arabe, peuvent-elles jouer à cet égard, ainsi que pour prévenir un débordement dans la région? 
  • Égypte : Quel effet les tendances et l’évolution de la situation en Égypte auront-elles sur la dynamique régionale, y compris en ce qui concerne les questions civilo‑militaires et l’islamisme politique? Quels enjeux et indicateurs affecteront l’engagement futur de la communauté internationale auprès du Caire, dans le contexte d’un environnement de sécurité régionale fluide?
  • Syrie : Comment peut-on atténuer les menaces qui découlent du conflit en Syrie pour empêcher une plus grande déstabilisation dans la région et limiter l’ampleur de la menace à la paix et la sécurité dans le monde? Quel est le scénario le plus probable pour les 6 à 12 prochains mois? De quelle manière la détérioration de la sécurité économique en Syrie affecte-t-elle la sécurité et les perspectives d’un rétablissement – aujourd’hui? D’ici deux à trois ans? Dans cinq à dix ans? Quelles mesures peuvent être prises, dès maintenant, pour atténuer, sur le plan de la sécurité, toute répercussion négative future engendrée par la situation économique en Syrie et pour prévenir d’autres conflits et une plus grande instabilité? 
  • Iran a) : Quelle sera l’incidence du changement de leadership iranien sur la situation entourant le programme nucléaire de l’Iran et sur les perspectives d’une solution négociée à la crise nucléaire iranienne? Lors de négociations éventuelles, comment les facteurs régionaux, dont la crise en Syrie, interviendront-ils dans les considérations stratégiques? 
  • Iran b) : Quel sera le rôle du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de l’Iran dans la structure économique, culturelle et sociale de l’Iran post-Ahmadinejad? Quelles sont les perspectives d’avenir pour le CGRI en tant qu’institution dans le paysage politique iranien?

5. Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

  • Quels avantages les partenaires cherchent-ils à tirer d’une coopération entre alliés et des partenariats de l’OTAN? Comment les partenaires perçoivent-ils l’évolution du contexte de la sécurité mondiale, et quel rôle l’OTAN joue-t-elle dans leurs réflexions stratégiques et leurs prises de décisions? À cet égard, quel serait l’impact d’une diminution de la fréquence des opérations de l’Alliance et de la poursuite des difficultés financières de l’Europe? Comment la participation et l’engagement des partenaires de l’OTAN, en particulier les partenaires opérationnels et non régionaux actuels, évolueront-ils au cours des prochaines années? Quelles sont les possibilités de créer de nouveaux partenariats stratégiques, et quelles pourraient être les répercussions de ces nouveaux partenariats sur la cohésion et l’efficacité de l’Alliance dans l’avenir?
  • Quelles seront les retombées de l’initiative de « défense intelligente » de l’OTAN? Sur quels domaines et technologies, devrait-on axer cette initiative? 

6. Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)

  • L’OSCE peut-elle constituer un modèle pour d’autres régions, ainsi que pour les cadres régionaux de dialogue et de coopération en matière de sécurité?
  • Quelles sont les possibilités de résoudre l’impasse concernant le contrôle des armes conventionnelles en Europe? Quelles priorités devraient guider la modernisation du contrôle des armes conventionnelles?

II. Non-prolifération, contrôle des armements et désarmement (NCAD)


7. Régime de non‑prolifération nucléaire et de désarmement

  • Mise en œuvre du TIPMF : Quels types de mécanismes et d’arrangements institutionnels sont requis pour soutenir la mise en œuvre et la vérification de l’application d’un traité sur l’interdiction de la production de matières fissiles (TIPMF)? Quels sont les avantages et les inconvénients du rôle de l’AIEA dans le cadre d’un éventuel TIPMF? Quels sont les avantages et les inconvénients de la création d’un organe auxiliaire ou d’un organe spécialisé?
  • Approches régionales/interrégionales de la NCAD : De quelle façon la coopération régionale ou interrégionale peut-elle contribuer à l’avancement des priorités clés en matière de non‑prolifération nucléaire et de désarmement, y compris la négociation d’un TIPMF? Quel est le rôle de l’Initiative pour la non‑prolifération et le désarmement (INPD) à cet égard? Quelles sont les combinaisons de mesures incitatives et de facteurs de dissuasion qui entrent en ligne de compte dans la décision d’utiliser une approche régionale ou interrégionale pour le contrôle des armes nucléaires et/ou le développement de cycles de combustible? 

8. Non-prolifération et désarmement (non nucléaires)

  • Contrôle des armes chimiques : Dans une ère de postdestruction, comment l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) peut-elle continuer à promouvoir une coopération importante entre ses 188 États membres, ainsi qu’avec ses partenaires, en vue de créer un monde exempt d’armes chimiques? Que peut faire l’OIAC pour prévenir la résurgence de la menace d’armes chimiques posée par un État ou un acteur non étatique?
  • Respect de la Convention sur les armes biologiques : Le projet pilote sur l’évaluation de la conformité, mis sur pied en 2011-2012, a-t-il clairement démontré que les pays participants effectuent la mise en œuvre complète de la Convention sur les armes biologiques? En l’absence, dans la Convention, d’un protocole de vérification, dans quelle mesure ce mécanisme pourrait-il servir à déterminer avec précision si les États parties respectent la Convention? Quels autres renseignements, mesures, outils et mécanismes seraient nécessaires et utiles pour évaluer et appuyer le plein respect de la Convention?

III. Questions nouvelles et transsectorielles

9. Tendances liées au cyberespace

  • Le cyberespace étant de plus en plus considéré comme un environnement opérationnel, au même titre que l’air, la terre, la mer et l’espace, quels sont les principaux enjeux juridiques, éthiques et politiques auxquels font face les gouvernements et les forces militaires à mesure que ce domaine évolue? Quelles sont les ramifications pratiques et potentielles de ces enjeux, aujourd’hui et dans le futur? 
  • Quelles mesures de confiance (bilatérales, multilatérales et/ou régionales) les gouvernements peuvent-ils élaborer et mettre en œuvre, de manière individuelle et en collaboration avec des partenaires, pour réduire le risque que les cyberactivités contribuent à l’escalade de conflits nationaux? Jusqu’à quel point les mesures de confiance traditionnelles peuvent-elles s’appliquer ou être adaptées à l’environnement cybernétique? Quel pourrait être le rôle du Canada dans l’élaboration de ces mesures, aux côtés de partenaires internationaux?

Tendances liées au terrorisme

  • Comment le crime et le terrorisme se rejoignent-ils dans le nord-ouest de l’Afrique?
  • Dans quelle mesure le trafic d’espèces sauvages en Afrique devient-il un problème de sécurité, et ce trafic a-t-il un lien avec des organisations terroristes ou d’autres organisations criminelles internationales dans cette région? Quelles sont les implications de ce trafic pour la sécurité, la politique étrangère ou les objectifs de l’aide au développement du Canada? 
  • De quelle façon peut-on accroître la connaissance de la situation relative aux menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) et au terrorisme associé aux substances CBRN? Quel est le rôle des organisations régionales et des mécanismes de sécurité régionaux à cet égard? 

11. Tendances liées à la technologie

  • La communauté internationale devrait-elle explorer des outils et des mécanismes pour guider ou superviser le développement et l’utilisation de la robotique autonome létale (LAR), et à quels risques s’expose‑t‑on si l’on évite d’entamer un dialogue sur ces nouvelles technologies? Quels seraient les avantages potentiels de l’imposition d’un moratoire sur le développement, le transfert et l’utilisation des LAR? Quelles autres mesures pourraient être prises afin d’atténuer les risques pour la sécurité internationale attribuables aux LAR?

Équipe de discussion par conférence téléphonique (Fast Talk Teams)

Ce type des activités de recherche demande l'expertise d'une petite équipe de 3 à 5 chercheurs ou experts qui sont chargés de régler rapidement une question particulière ou une série de questions à l'aide d'un processus intégrant la rédaction de documents et des conférences téléphoniques. Nous invitons aux participants de produire un court document traitant sur une discussion à l'avance d'une conférence téléphonique. Par la suite, nous communiquons ces documents de travail aux autres membres de l'équipe "Fast Talk" à l'avance.

Une conférence téléphonique d'une équipe « Fast Talk » dure de 2 heures et comprend souvent les membres de l'équipe et les agents des Affaires étrangères qui s'occupent des questions en discussion. Les membres de l'équipe présentent leurs documents de travail en faisant un court exposé, qui est ensuite suivi d'un débat général. Un rapporteur rédige un compte-rendu du débat sans faire mention des sources. Les documents de travail, la liste des participants et le compte-rendu du débat sont ensuite distribués aux agents concernés et aux chercheurs en tant que produit de recherche du PRISI.

Les équipes « Fast Talk » sont formées sur invitation seulement. Veuillez nous informer par courriel si vous désirez participer à une équipe « Fast Talk ».