Les carrières en commerce international



Une journée dans la vie d’un agent du commerce international


Une journée au consulat général à New York, New York, États-Unis

J’ai commencé ma journée à 8 h 30 par une réunion avec les rédacteurs en chef du magazine de Bloomberg Businessweek pour passer en revue les plans pour un article sur le Canada comme une destination d'affaires incontournable dans leur prochain numéro. Comptant plus de 75 000 abonnés, ce magazine est un média idéal pour la promotion du climat propice à l’investissement au Canada et de son esprit d’innovation.

De retour de mon bureau au consulat général, j’ai examiné le programme du séminaire et de la réception à l’intention des avocats corporatifs locaux prévus pour le lendemain. Nous coparrainons cet événement avec une société d’avocats canadienne qui a un bureau à New York.

Durant la nuit, nous avons reçu plusieurs courriels en provenance de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique à Moncton concernant le projet de participation du premier ministre du Nouveau-Brunswick à une mission commerciale qui doit se rendre à New York le mois prochain. Nous devons maintenant mettre au point les derniers détails des programmes pour cinq activités distinctes au cours desquelles les premiers ministres et les hauts dirigeants de 22 entreprises rencontreront des représentants de sociétés qui sont de potentiels associés et investisseurs.

Au milieu de l’après-midif, j’ai rencontré mon patron pour étudier notre réponse à une nouvelle campagne de marketing de l’Unité des investissements de l’Administration centrale. Le document contient des recommandations sur la façon dont nous devrions faire valoir les nouveaux avantages fiscaux offerts par le Canada auprès des entreprises Fortune 500, de représentants de banques d’investissement et de sociétés de capital de risque ainsi que des analystes de Wall Street.

Dans la soirée, j’ai assisté à une réception à Tiffany’s & Co. Le président de la société a accepté notre invitation d’effectuer un voyage à Ottawa et à Toronto à la fin du mois. C’est une occasion qui m’est offerte pour discuter officieusement de leur programme et objectifs et de revoir leur intérêt envers le marché canadien.


Une journée au consulat général à Ho Chi Minh-Ville, Vietnam

Je suis le délégué commercial principal du consulat général du Canada à Ho Chi Min-Ville, et je suis aussi l’un des sept agents canadiens. Comme il s’agit d’une petite mission, on s’attend à ce que tout le monde mette la main à la pâte et participe à tous les aspects des activités quotidiennes de la mission.

Ma journée commence à 8 h. Le premier point au programme de ce matin est de discuter des activités à venir et de confier aux membres de l’équipe commerciale des tâches appropriées lors de la réunion de personnel hebdomadaire. C’est là que j’obtiens des mises à jour sur les prochaines visites, les préparatifs des salons commerciaux et les visites à des entreprises locales.

Au milieu de la matinée, je rencontre un Canadien éprouvant des difficultés à renouveler la licence d’exploitation de son entreprise au Vietnam. Puis je m’assois avec un de mes collègues recrutés sur place pour discuter de son voyage au Canada comme chef d’une délégation d’acheteurs vietnamiens.

À midi, j’arrête pour prendre mon déjeuner. Aujourd’hui, j’ai un déjeuner de travail avec mes collègues de quelques autres consulats établis dans la ville pour discuter des enjeux commerciaux et des nouveaux débouchés qui s’offrent aux entreprises étrangères.

Après le déjeuner, je retourne au bureau et poursuis les préparatifs d’une visite d’information dans la ville de Can Tho en compagnie du consul général. Comme nous sommes invités à participer à une cérémonie de signature du contrat entre une société canadienne et les autorités locales, nous examinons les projets d’allocution et de communiqué que j’ai rédigés la veille.

Plus tard, je vérifie les courriels de la journée et je réponds aux demandes de renseignements de nature commerciale d’entreprises au Canada à la recherche de contacts et d’informations sur les occasions d’affaires au Vietnam. Je prépare en outre une ébauche de programme en prévision d’une éventuelle visite au Vietnam d’un ministre canadien qui souhaite diriger une mission commerciale dans la région.

Il est maintenant 17 h 30. Je suis la dernière personne au bureau et il me reste une dernière tâche à effectuer : faire une ronde et verrouiller. Je devrais être à la maison d’ici 18 h 10. Juste le temps de me rafraîchir et de me rendre à une activité de réseautage organisée par la Chambre de commerce du Canada.


Une journée au bureau régional de Toronto

À titre de délégué commercial responsable des secteurs de l’aérospatiale et de la défense en Ontario, je travaille avec un groupe diversifié de professionnels et un réseau de personnes aux quatre coins du monde. Je me réjouis de faire un travail stimulant, où il faut faire preuve d’autonomie et où je suis en mesure de contribuer au développement économique du Canada.

Ma journée a commencé par un appel d’un client du secteur de la défense en Ontario qui avait besoin d’aide pour présenter une demande de licence d’exportation canadienne en vue d’une expédition d’articles à destination de la Chine.

Puis, j’ai eu une réunion avec des collègues du gouvernement provincial, de la London Ontario Economic Development Corporation, ainsi qu’avec mon collègue de l’ambassade du Canada à Washington, en vue de l’organisation d’un séminaire à l’intention des entreprises du secteur de l’aérospatiale et de la défense de l’Ontario pour expliquer les récentes modifications apportées au programme des contrôles à l’exportation des États-Unis.

Avant mon déjeuner, j’ai réussi à visiter une entreprise aérospatiale établie à Toronto, qui est un nouveau client du Service des délégués commerciaux et qui est à la recherche de renseignements sur les possibilités d’exportation sur le marché aérospatial brésilien ainsi que de conseils sur l’élaboration d’une stratégie d’entrée sur le marché.

J’ai passé mon après-midi au bureau participant à une téléconférence avec des collègues d’autres ministères fédéraux et provinciaux, d’ambassades et de consulats du Canada à l’étranger, du Ontario Aerospace Council (Conseil de l’aérospatiale de l’Ontario) et de l’équipe de Pratique sectorielle du Ministère à l’Administration centrale pour discuter de la participation du Canada au Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris, auquel devait prendre part un fort contingent d’entreprises du secteur de l’aérospatiale et de la défense de l’Ontario.

La dernière partie de l’après-midi a été consacrée au suivi auprès de clients et à la consignation des actions en cours et des résultats dans TRIO, le système de gestion de la clientèle du Ministère.


Une journée à l'Unité d’appui aux postes, Administration centrale, Ottawa

L’Unité d’appui aux postes (UAP) est une unité centrale de conseils où les activités se déroulent souvent à un rythme rapide.  L’unité fournit de l’aide aux plus de 150 bureaux commerciaux du Service des délégués commerciaux du Canada à l’étranger.  Les principaux moyens par lesquels nous fournissons des conseils comprennent répondant aux questions des bureaux commerciaux du Canada partout dans le monde sur la manière de traiter des demandes soumises par des entreprises et en provenant des renseignements que les délégués commerciaux à l’étranger doit connaître afin de pouvoir réaliser son travail.

Le matin, j’ai commencé par traiter certaines requêtes qui avaient été reçues de diverses missions à l’étranger pendant la nuit; ces dossiers ont été répartis entre mes collègues de l’UAP et moi. Les demandes de conseils provenant des missions sont traitées par ordre de priorité, afin que les missions puissent à leur tour répondre aux entreprises canadiennes et les aider en temps opportun.

Plus tard dans l’avant-midi, je me suis occupé du cas d’une entreprise canadienne qui avait envoyé des demandes d’aide semblables à quatorze de nos bureaux commerciaux à l’étranger. Pour ce faire, j’ai demandé à l’un de nos bureaux régionaux au Canada, situé dans la même ville que le siège social de l’entreprise, de rencontrer une représentante de cette dernière pour l’aider à cerner un plus petit nombre de marchés prioritaires où les perspectives de l’entreprise sont les meilleures.

En après-midi, j’ai consulté d’autres unités du Ministère afin de régler un problème auquel nos bureaux commercial à l’étranger sont confrontés de plus en plus fréquemment.  Ce problème a été détecte grâce à les demandes qui ont été faites à partir de postes différents de l'UAP sur la façon de traiter la question.  En établissant une pratique exemplaire visant à gérer ce type de situation, on s’assure d’une uniformité du service offert par tous nos agents en poste à l’étranger.

Je m’estime chanceux d’avoir obtenu une affectation à l’UAP : ce poste me permet de découvrir dans les détails la manière dont un délégué commercial à l’étranger peut aider les entreprises à réussir sur les marchés mondiaux, en me donnant une bonne idée des défis qui se présentent au sein des missions partout dans le monde. L’expérience acquise à l’UAP est considérée comme une excellente préparation au travail à l’étranger.


Une journée à la Direction générale de la politique commerciale, Administration centrale, Ottawa

À titre d’agent de la politique commerciale, mon travail consiste notamment à aider le négociateur en chef du Canada dans le cadre de la conclusion d’un important accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Je fais partie de l’équipe de négociation du Ministère et nous partons demain pour Genève, où nous passerons la semaine, afin de participer au prochain cycle de négociations.

Je commence la journée en lisant mes courriels et en répondant aux questions et aux commentaires de représentants d’autres ministères fédéraux. Les commentaires reçus font suite à une réunion interministérielle concernant la prochaine ronde de négociations. Des ministères envoient à l’occasion des représentants à ces négociations mais lorsqu’ils ne peuvent pas le faire, ils nous font parvenir de l’information et une rétroaction que nous prenons en compte dans les directives que nous rédigeons en vue de la rencontre et dans d’autres documents qui exposent la position du Canada dans le cadre des négociations en cours.

Je passe ensuite le reste de la matinée à rédiger des directives qui seront utilisées par le négociateur en chef comme guide durant les rencontres bilatérales qui auront lieu avec chaque pays membre de l’Accord et la séance plurilatérale qui réunira toutes les parties à l’Accord. Avant d’amorcer le travail sur les instructions, des consultations ont eu lieu auprès de représentants d’un certain nombre de directions d’Affaires étrangères et Commerce international et d’autres ministères fédéraux.

Après le déjeuner, le négociateur en chef et moi, ainsi que le reste de notre équipe, rencontrons des représentants de la Direction générale des affaires juridiques pour discuter de l’apport du Canada en ce qui a trait aux points encore en suspens du nouveau texte de l’accord. Les commentaires reçus durant cette réunion seront intégrés aux instructions pour les prochaines rencontres. Le texte doit être impeccable puisqu’il s’agira d’un document juridique; nous ne pouvons donc nous permettre de faire des erreurs car le Canada devra en assumer les responsabilités qui en découlent.

Après la réunion, je téléphone à notre ambassade à Beijing, en Chine, pour discuter des directives concernant notre rencontre bilatérale avec la Chine. Nos délégués commerciaux et agents de la politique commerciale en poste à l’étranger sont une excellente source d’information concernant la position de négociation du Canada.

Enfin, je termine la journée en discutant des préparatifs de voyage avec notre adjoint administratif puis je rentre chez moi pour faire mes valises en vue de mon voyage.


Une journée au sein à la Direction des services aux investisseurs, Direction générale de l’investissement au Canada, Administration centrale, Ottawa

En tant que chargée de comptes responsable du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC), j’ai comme rôle d’aider les agents du Ministère à attirer, à élargir et à conserver les projets d’investissement étranger direct dans cette industrie en rapide croissance.

Je commence ma journée en animant une conférence téléphonique avec un investisseur potentiel aux États-Unis, qui souhaite établir un bureau dans les Maritimes. Je mets le bureau régional en contact avec son équivalent provincial du secteur de l’investissement. Cette possibilité m’a été transmise directement par l’organisme d’expansion des affaires qui se trouve à Ottawa.

Plus tard dans l’avant-midi, j’aide notre agent des investissements en Allemagne à diffuser des possibilités d’investissement repérées lors d’une récente conférence internationale sur les médias numériques. L’un des investisseurs potentiels a manifesté un intérêt à l’égard de l’établissement d’un centre de recherche et de développement (R-D) à Vancouver. J’envoie par courriel les coordonnées de cette entreprise à la mission de Los Angeles, où se trouve le siège social de l’entreprise, ainsi qu’à l’agent du secteur des TIC à notre bureau régional de Vancouver, tout en veillant à ce que notre délégué commercial en Allemagne soit également tenu au courant. Je procède de la même manière à plusieurs reprises pour les différentes possibilités qui ont été repérées lors de la conférence sur les médias numériques.

Au dîner, je rencontre un représentant d’une association nationale de l’industrie afin de discuter de la situation globale des médias numériques et des défis à venir en matière de réglementation. Il m’informe de la prochaine conférence de l’association, et nous discutons des domaines de collaboration possibles dans le cadre d’activités futures.

Après le dîner, je réponds à une demande de notre agent du secteur des TIC à Delhi. Une entreprise indienne en est aux dernières étapes de sa prise de décision quant à l’emplacement de son centre d’innovation de la mobilité. Je prépare une étude de référence qui compare six villes du Canada et des États-Unis en ce qui a trait à la disponibilité et au coût de la main-d’œuvre, aux charges d’exploitation et à la qualité de l’infrastructure commerciale.

Plus tard dans l’après-midi, les agents du secteur des TIC de la Direction des services aux investisseurs et de la Pratique du secteur rencontrent une entreprise. Cette entreprise accroît rapidement ses activités à l’échelle mondiale ainsi qu’au Canada. Nous discutons de sa stratégie d’investissement et des défis possibles en matière de commerce et d’investissement. Nous mettons également l’entreprise en relation avec d’autres ministères pertinents, comme Industrie Canada.

En soirée, j’anime une conférence téléphonique avec nos agents des investissements en Asie afin de préparer la semaine « Investir au Canada ». Notre ambassade fait le point sur les entreprises étrangères que nous rencontrerons, et je fournis de l’information à jour concernant les exposés sur la télématique que deux professeurs d’université canadiens présenteront en cette occasion.