Déclaration multilatérale sur l'aide au Zimbabwe

(Nº 82 - Le 27 mars 2009) Les participants à une réunion tenue au Département d'État des États-Unis, le 20 mars 2009, ont convenu de la déclaration suivante.

Des représentants de l'Allemagne, de l'Australie, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, des États-Unis, de la Finlande, de la France, de l'Irlande, de l'Italie, du Japon, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, des Pays-Bas, de la République tchèque, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse, de la Commission européenne, du Secrétariat du Conseil de l'Union européenne, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, du Fonds monétaire international et des Nations Unies se sont réunis le vendredi 20 mars à Washington pour discuter des meilleurs moyens d'aider les Zimbabwéens à rétablir la paix, la stabilité, la prospérité et la démocratie dans leur pays.

Nous avons convenu de maintenir et d'accroître dans la mesure du possible le niveau actuel de notre aide humanitaire en fonction des besoins identifiés. En 2008, nous avons versé plus de 670 millions de dollars en aide aux Zimbabwéens. Jusqu'à maintenant cette année, nous avons versé un montant additionnel de 300 millions de dollars. Ces sommes visent en priorité la réponse aux besoins les plus urgents de la population, notamment l'aide alimentaire, les services de santé, l'assainissement de l'eau ainsi que la lutte contre le VIH/sida et le choléra.

Nous avons convenu d'œuvrer de concert avec le gouvernement de transition afin d'atteindre des objectifs précis figurant dans l'Accord politique global (APG), notamment la restauration de la primauté du droit, la stabilisation et la croissance de l'économie, la liberté d'assemblée, l'engagement envers le processus démocratique, le respect des droits de la personne et de la sécurité personnelle ainsi que le plein accès à l'aide humanitaire.

Nous saluons le travail de réforme entrepris par le gouvernement de transition et les progrès accomplis dans l'atteinte de ces objectifs. Nous demandons instamment au gouvernement de transition d'adopter des mesures additionnelles afin de démontrer son engagement envers la réforme en libérant immédiatement tous les prisonniers politiques, en cessant la saisie de fermes, en ordonnant la fin de la violence politique, en nommant une équipe honnête et crédible à la tête de la banque centrale et en mettant fin au harcèlement et à l'intimidation des médias. si des progrès sont accomplis relativement à ces réformes politiques et économiques Le gouvernement doit également s'engager à organiser des élections crédibles le plus rapidement possible. La communauté des donateurs soutiendra la reconstruction du Zimbabwe au moyen de l'aide au développement à condition que des progrès soient accomplis en ce qui concerne ces réformes politiques et économiques.

Nous collaborerons étroitement avec les garants de l'accord, soit la Communauté de développement de l'Afrique australe et l'Union africaine, afin de surveiller et d'encourager la mise en œuvre rapide et efficace de l'APG entre les parties. Si le gouvernement de transition répond de manière satisfaisante à ces exigences, nous nous entendrons avec les institutions financières internationales pour élaborer un cadre permettant la réouverture du dialogue.

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Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :

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Cabinet du ministre des Affaires étrangères
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Affaires étrangères et Commerce international Canada
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