Le ministre Cannon exprime ses préoccupations concernant la détention prolongée de sept dirigeants bahá'ís en Iran

(Nº 129 - Le 14 mai 2009) Le ministre des Affaires étrangères, l'honorable Lawrence Cannon, a fait aujourd'hui la déclaration suivante à l'occasion de l'anniversaire de l'arrestation et de l'emprisonnement de six dirigeants bahá'ís en Iran, lesquels, en compagnie d'un septième arrêté deux mois plus tôt, sont toujours détenus :

« Le 14 mai 2008, les autorités iraniennes ont arrêté six dirigeants de la communauté bahá'íe du pays. Un autre était déjà détenu depuis mars. Ces sept personnes, à savoir Behrouz Tavakkoli, Saeid Rezaie, Fariba Kamalabadi, Vahid Tizfahm, Jamaloddin Khanjani, Afif Naemi et Mahvash Sabet, sont incarcérées depuis leur arrestation, et les autorités ne montrent aucune volonté de mettre fin à leur détention injustifiée.

« Le Canada est vivement préoccupé par l'emprisonnement prolongé de ces dirigeants bahá'ís, qui n'ont pas été accusés et n'ont pas eu droit à un avocat. Nous croyons qu'ils sont détenus uniquement en raison de leurs croyances.

« Le gouvernement du Canada demande aux autorités iraniennes de libérer sur-le-champ les sept dirigeants emprisonnés et de cesser de harceler les membres de la foi bahá'íe. »

« Le Canada continue d'exhorter l'Iran à respecter pleinement, dans la législation et la pratique, ses obligations au regard des droits de la personne. Nous continuons à soutenir la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit en Iran. »

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Document d'information

Persécution des bBahá'ís en Iran

Le 14 mai 2008, les autorités iraniennes ont arrêté six bahá'ís qui coordonnaient les activités spirituelles et communautaires des 300 000 bahá'ís du pays. Un autre avait été arrêté plus tôt en mars. Un an plus tard, ces sept personnes sont toujours en prison, où elles sont soumises à des interrogatoires musclés, n'ont pas accès à un avocat, et n'ont droit qu'aux seules visites des membres de leurs familles.

Le 11 février 2009, le procureur adjoint de l'Iran a annoncé que les sept bahá'ís comparaîtraient bientôt devant la cour pour répondre à des accusations d'« espionnage au profit d'Israël », d'« insulte à la sainteté [de l'Islam] » et de « propagande contre le régime ». La communauté internationale entière a protesté, et aucune mise en accusation n'a encore été déposée.

Depuis 1979, les membres de la communauté bahá'íe iranienne sont systématiquement victimes de discrimination, de harcèlement et d'intimidation. Les attaques contre les bahá'ís se sont multipliées au cours des dernières années. En octobre 2008, le secrétaire général des Nations Unies a publié un rapport sur les droits de la personne en Iran. Selon ce document, « des informations continuent d'être reçues concernant des membres de la communauté bahá'íe soumis à des détentions arbitraires, à de faux emprisonnements, à la confiscation et à la destruction de leurs biens, et auxquels on refuse un emploi et le bénéfice de prestations gouvernementales ainsi que l'accès à l'enseignement supérieur. On a signalé une forte augmentation de la violence visant les bahá'ís, leurs foyers, leurs magasins, leurs fermes et leurs cimetières dans tout le pays, ainsi que plusieurs cas de torture ou de mauvais traitements infligés à des personnes en détention. » Au cours des quatre premiers mois de 2009, 38 bahá'ís ont été arrêtés, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes.