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Le ministre d’État Kent accueille avec satisfaction la déclaration du gouvernement du Nicaragua selon laquelle le pays est maintenant exempt de mines antipersonnel

(Nº 195 - Le 18 juin 2010 - 16 h 30 HE) Le ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques), l’honorable Peter Kent, a fait la déclaration suivante aujourd’hui, accueillant avec satisfaction la déclaration du Nicaragua selon laquelle le pays est maintenant exempt de mines antipersonnel :

« Le Canada félicite le gouvernement et la population du Nicaragua de cette remarquable réalisation et loue l’immense courage et la solide détermination des hommes et des femmes qui ont risqué leur vie pour débarrasser le Nicaragua de ces engins et des autres explosifs des conflits du passé.

«Cette région devient la première des régions touchées par cet arme qui tue sans distinction à être déclarée exempte de mines antipersonnel.

« Le Canada a versé plus de 6 millions de dollars au cours des années pour aider à éliminer 179 000 mines antipersonnel et appuyer les projets de création d’emplois et de réadaptation à l’intention des survivants des mines antipersonnel au Nicaragua.

« Le Canada est fier d’avoir joué un rôle de chef de file dans l’initiative internationale qui a contribué à renforcer la paix et à assurer la stabilité dans la vie de nombreuses personnes.

« Le fait que l’Amérique centrale soit désormais exempte de mines antipersonnel est une étape importante vers notre objectif de bâtir un monde exempt de mines. »

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Un document d’information figure en annexe.

Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :

Meredith McDonald
Conseillère principale en communications
Cabinet du ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques)
613-944-7013

Le Service des relations avec les médias des Affaires étrangères
Affaires étrangères et Commerce international Canada
613-995-1874

Document d’information – Les mines antipersonnel en Amérique latine

Le 3 décembre 1997, 122 États ont signé la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (la Convention d'Ottawa). Elle est entrée en vigueur le 1er mars 1999. À ce jour, 156 pays, soit près de 80 p. 100 des États du monde, l'ont ratifiée ou y ont adhéré, et la plupart des autres États en ont adopté les normes.

Chaque État partie a les obligations suivantes, entre autres :

  • mettre fin immédiatement à l'emploi, au stockage, à la production et au transfert de mines antipersonnel;
  • détruire les stocks de mines dans un délai de quatre ans;
  • déminer les zones sous leur contrôle dans un délai de 10 ans;
  • réadapter et réinsérer les survivants des mines dans leurs sociétés en tant que membres productifs à part entière;
  • aider les États parties à respecter leurs obligations (s’ils sont en mesure de le faire).

Réalisations à ce jour

La Convention d’Ottawa compte parmi les traités de désarmement les plus concluants jamais élaborés. En un peu plus de 10 ans, grâce aux efforts conjugués des États, des organismes onusiens, du Comité international de la Croix-Rouge et de la société civile :

  • le nombre de victimes directes recensées est passé d'environ 26 000 par année à moins de 7 000;
  • au moins 38 pays ont mis fin à la production des mines antipersonnel, et la vente de ces mines a presque cessé;
  • plus de 42 millions de mines stockées ont été détruites;
  • environ 1,1 milliard de mètres carrés de terrain ont été déminés ou jugés sans mines et peuvent de nouveau être utilisés à des fins productives;
  • des milliers de survivants des mines terrestres ont bénéficié d’une aide à la réadaptation et ont réintégré leur collectivité en tant que membres productifs à part entière;
  • l’Amérique centrale est devenue la première région minée du monde à être déclarée exempte de mines.

Défis à relever

Malgré les succès remportés, il reste encore du travail à faire :

  • 78 pays continuent de subir, à divers degrés, les conséquences de la contamination par les mines terrestres;
  • on compte environ 400 000 survivants des mines terrestres dans le monde, et bon nombre d'entre eux nécessitent des soins constants;
  • 36 États n'ont pas adhéré à la Convention ou ne l'ont pas ratifiée;
  • on estime que les États non parties stockent entre 160 et 180 millions de mines.

Le Canada et la Convention

Le Canada a lancé le processus qui a donné naissance à la Convention d’Ottawa et, en 1997, il est devenu le premier État à la signer et à la ratifier. Depuis, le Canada a appuyé vigoureusement toutes les activités liées à la lutte contre les mines — déminage, destruction des stocks, sensibilisation aux dangers et aide aux victimes — et a fait campagne en faveur de l'universalisation et de l'application complète de la Convention. Habituellement, le Canada compte parmi les cinq plus importants donateurs internationaux aux activités de lutte contre les mines et est toujours parmi les 10 plus importants. Au cours de la dernière décennie, le Canada a décaissé plus de 300 millions de dollars pour la lutte contre les mines.

Aide apportée par le Canada au programme antimines du Nicaragua

Le Nicaragua étant maintenant entièrement déminé, l’Amérique centrale devient la première région du monde en situation de post-conflit à être déclarée exempte de mines. Depuis 1998, le Canada a financé à hauteur de plus de 7 millions de dollars, par le truchement de l’Organisation des États américains (OEA), des activités de lutte contre les mines en Amérique centrale; de ce montant, plus de 6 millions de dollars ont été consacrés à des activités de lutte contre les mines au Nicaragua.

Cette contribution au programme de l’OEA a servi essentiellement à détruire les 179 000 mines antipersonnel mises en place pendant le conflit interne qui a secoué le Nicaragua dans les années 1980. Dans le cadre du programme de l’OEA, les régions frontalières entre le Nicaragua et le Honduras et entre le Nicaragua et le Costa Rica ont été déminées.

Le Canada a été le plus important donateur bilatéral du programme de l’OEA, donnant ainsi suite au thème de la sécurité de sa stratégie de revitalisation des relations avec les Amériques. Le Canada a aussi appuyé activement les processus de paix qui ont mis fin aux conflits du passé en Amérique centrale.

Le Canada reconnaît et appuie l’OEA, qui, en retour, soutient les efforts des pays touchés des Amériques dans le cadre de son Programme d’action intégrée contre les mines antipersonnel. Ce Programme se distingue par l’importance accordée à l’aspect humanitaire; en effet, il vise à assurer des conditions de vie sûres aux populations touchées par les mines, à réduire les risques posés par les munitions explosives non explosées et les mines antipersonnel et à faire en sorte que des terres autrefois minées puissent de nouveau être utilisées à des fins productives. Dans le cadre de ce programme multilatéral, outre les pays bénéficiaires, un certain nombre de donateurs et de pays contributeurs ainsi que d’organisations internationales et non gouvernementales apportent leur contribution.

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Date de modification :
2011-12-20