Un troisième levé conjoint Canada-États-Unis du plateau continental mettra en valeur la coopération scientifique dans l’Arctique

(Nº 238 - Le 26 juillet 2010 - 16 h 15 HE) Pendant cinq semaines, en août et en septembre 2010, le brise–glace canadien NGCC Louis S. St-Laurent et le brise-glace américain USCGC Healy feront équipe pour la troisième fois afin de procéder aux levés du plateau continental étendu dans la partie occidentale de l’Arctique. Ces activités conjointes auront lieu du 7 août au 3 septembre.

« Mieux connaître et mieux comprendre l’Arctique font partie des priorités de notre gouvernement, a déclaré le ministre des Ressources naturelles, l’honorable Christian Paradis. Ce troisième levé conjoint montre bien comment nous continuons à collaborer avec d’autres pays de l’Arctique afin de déterminer par des méthodes scientifiques l’étendue du plateau continental canadien. »

Les deux navires recueillent des types de données différents, mais complémentaires. Le USCGC Healy collecte des données bathymétriques au moyen d’un sondeur multifaisceaux qui produit d’impressionnantes images en trois dimensions de larges zones du fond marin. Pour sa part, le NGCC Louis S. St-Laurent est équipé d’une nappe de sismographes spécialement conçue pour recueillir des données sur la composition du plateau continental dans les eaux recouvertes de glaces.

« La contribution du NGCC Louis S. St-Laurent et de son équipage chevronné est essentielle à la fixation des limites extérieures du plateau continental canadien, a souligné la ministre des Pêches et des Océans, l’honorable Gail Shea. Le gouvernement du Canada est heureux de l’occasion qui lui est offerte d’affecter cette ressource clé de la garde côtière à un travail aussi important. »

Ce troisième levé permettra de poursuivre le travail commencé l’année dernière dans la partie septentrionale de l’Alaska, au-dessus de la dorsale Alpha-Mendeleev, et vers l’est, en direction de l’archipel arctique canadien. Il s’agira avant tout de recueillir des données sismiques. De plus, si l’état des glaces le permet, les navires optimiseront leurs capacités respectives de collecte de données, y compris le temps imparti à ce programme conjoint, en conduisant des levés séparés dans la mer de Beaufort. Le NGCC Louis S. St-Laurent recueillera des données sismiques dans la zone économique exclusive des États-Unis, alors que le USCGC Healy recueillera des données bathymétriques dans une partie de la mer de Beaufort. Dans ce dernier cas, s’il est nécessaire de délimiter le tracé au pied de la pente, cela pourrait comprendre des eaux contestées par le Canada et les États-Unis.

« Le Canada et les États-Unis ont besoin de ces données, que ce soit pour fixer les limites du plateau continental ou aider au règlement éventuel du différend sur la frontière maritime de la mer de Beaufort, de sorte qu’il s’avère extrêmement pertinent de recueillir des données dans le cadre d’un programme conjoint, a précisé le ministre des Affaires étrangères, l’honorable Lawrence Cannon. Lors de la réunion ministérielle sur l’océan Arctique que j’ai présidée en mars, nous avons pu constater la coopération solide entre les États côtiers de l’océan Arctique en ce qui concerne la fixation des limites du plateau continental. Ces levés conjoints en fournissent un excellent exemple. »

Le Canada et les États-Unis prévoient également collaborer à nouveau en 2011. En vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, le Canada a jusqu’en 2013 pour préparer une demande qu’il présentera à la Commission des limites du plateau continental des Nations Unies. L’objectif est de fixer les limites extérieures de son plateau continental étendu au-delà de 200 milles marins à partir de la côte. Cela permettra de définir avec précision le territoire sur lequel notre pays peut exercer ses droits souverains, notamment sur les ressources naturelles du fond et du sous-sol marins. Affaires étrangères et Commerce international Canada est chargé de préparer la demande. La Commission géologique du Canada, qui relève de Ressources naturelles Canada, et le Service hydrographique du Canada, sous la direction de Pêches et Océans Canada, sont chargés du travail scientifique nécessaire à la préparation de la demande.

Pour plus d’information, prière de consulter La science de l’arpentage sous la mer, Le plateau continental étendu du Canada et la page Extended Continental Shelf Project du gouvernement des États-Unis.

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