Le ministre Baird commente le rapport final de la Commission enseignements et réconciliation du Sri Lanka

Le 11 janvier 2012 - Le ministre des Affaires étrangères John Baird a fait aujourd’hui la déclaration suivante au sujet du rapport final de la Commission enseignements et réconciliation du Sri Lanka :

« Le Canada prend acte de la diffusion publique du rapport de la Commission enseignements et réconciliation du Sri Lanka. Nous poursuivons notre étude du rapport, mais nous constatons que la Commission s’est penchée sur un certain nombre de questions, dont la réconciliation, la primauté du droit et la démilitarisation, et a formulé des recommandations à cet égard.

« Le Canada exhorte vivement le gouvernement du Sri Lanka à mettre en œuvre ces recommandations et à adopter à cette fin un plan d’action assorti d’échéances précises, tout en apportant des réponses aux questions que le rapport n’a pas soulevées. Les recommandations que renferme le rapport — si elles sont appliquées — pourront contribuer au processus de réconciliation politique qui doit maintenant s’engager pour remédier aux causes profondes des divisions et des affrontements meurtriers dans le pays. Nous avons toutefois observé jusqu’à présent, de la part du gouvernement sri-lankais, un manque de prise de responsabilités et l’absence d’efforts véritables propres à favoriser la réconciliation. Une action décisive est maintenant nécessaire.

 « Le Canada reste préoccupé par le fait que le rapport ne fait pas pleinement état des graves accusations concernant les atteintes aux droits de la personne qui se sont produites vers la fin du conflit. Bon nombre des allégations relevées par le Groupe d’experts du Secrétaire général des Nations Unies sur l’établissement des responsabilités au Sri Lanka n’ont pas reçu l’attention qu’elles méritent dans ce rapport. Nous continuons de réclamer la tenue d’une enquête indépendante sur les allégations graves et crédibles signalées par le Groupe d’experts du Secrétaire général au sujet des violations du droit international humanitaire et des droits de la personne commises par les deux parties au conflit.

« Le gouvernement du Sri Lanka doit démontrer qu’il respecte les principes fondamentaux que sont la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit. »

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