Lettre ouverte : Faire des affaires en Birmanie

Le 31 août 2012 - Le ministre des Affaires étrangères John Baird et le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, ont publié aujourd’hui la lettre ouverte suivante :

Le 12 juillet dernier, le Canada a annoncé son intention d’ouvrir une ambassade en Birmanie. Cette annonce s’inscrivait dans la foulée de celle faite par le Canada en avril comme quoi il suspendait presque entièrement ses sanctions contre la Birmanie. Ces deux décisions avaient été prises à la suite des changements très positifs survenus dans ce pays récemment.

Le Canada voit d’un très bon œil les changements apportés par les autorités birmanes et il continuera à leur manifester son appui tout en surveillant de près l’évolution de la situation. Cela veut dire notamment que les transactions commerciales avec la Birmanie doivent se faire en gardant à l’esprit le passé de la Birmanie. Comme nous l’a rappelé Aung San Suu Kyi lors de nos entretiens, les investisseurs étrangers ont la nécessité de choisir avec prudence les gens avec qui ils feront des affaires dans son pays.

Les entreprises canadiennes ont intérêt à ne traiter qu’avec des gens qui jouissent d’une bonne réputation et qui ont démontré par le passé leur intégrité.

Les changements que le gouvernement du Canada a apportés récemment à ses sanctions contre la Birmanie ouvrent des débouchés pour les Canadiens dans ce pays, ce qui favorisera la prospérité et le développement économique des deux pays. Cela dit, il incombe aux entreprises de veiller à ce que leurs activités commerciales restent à l’intérieur du cadre légal et affichent une intégrité irréprochable. Les Canadiens et les entreprises canadiennes doivent être vigilants et ne traiter qu’avec des personnes et des entreprises qui observent les normes d’éthique les plus strictes.

Les entreprises canadiennes qui envisagent de faire des affaires en Birmanie ont intérêt à se familiariser avec le contexte local. Une liste des entreprises et des personnes avec lesquelles il est interdit d’effectuer des transactions particulières demeure en vigueur en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Birmanie.

Le Canada n’en reste pas moins très préoccupé par la gouvernance en Birmanie, notamment en ce qui concerne la question du travail forcé et de la primauté du droit. Les entreprises canadiennes devraient connaître la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. En outre, elles doivent être conscientes du fait que, même si des progrès ont été accomplis, la situation politique et celle des droits de la personne en Birmanie restent imprévisibles, et que la politique canadienne à l’égard du pays pourrait changer rapidement en raison d’événements imprévus.

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Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :

Rudy Husny
Attaché de presse
Cabinet de l’honorable Ed Fast
Ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique
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