Le Canada fait preuve de leadership concernant la crise en Syrie

Le 7 avril 2013 - Le ministre des Affaires étrangères John Baird a annoncé aujourd’hui que le Canada fait preuve d’un réel leadership pour tenter de régler les effets de la crise qui fait rage en Syrie. Le Canada contribuera 2 millions de dollars aux efforts déployés par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Cette contribution canadienne permettra d’aller de l’avant avec l’enquête sur l’utilisation présumée d’armes chimiques en Syrie, annoncée récemment par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon.

« Le président Assad a plongé son pays dans le chaos et il est le premier responsable de l’utilisation d’armes chimiques sur le territoire syrien, a déclaré le ministre Baird. Nous réitérons notre avertissement au régime syrien, et à toutes les parties impliquées dans le conflit syrien, de ne pas faire usage d’agents chimiques. »

La contribution versée par le Canada permettra à l’OIAC d’acheter du matériel et de poursuivre ses vérifications sur l’utilisation présumée d’armes chimiques, ainsi que de protéger et d’aider les pays voisins. Les fonds canadiens servent déjà à l’OIAC pour l’aider à régler la logistique nécessaire au soutien de l’enquête des Nations Unies.

Le Canada continue d’exhorter le président Assad à mettre fin à la violence, à renoncer au pouvoir et à permettre une transition vers une Syrie stable, démocratique et pluraliste, qui cohabite en paix avec ses voisins.

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Document d’information

Le Canada a fait connaître à plusieurs reprises ses préoccupations concernant la menace posée par le programme d’armes chimiques de la Syrie, y compris le risque que le régime syrien utilise ces armes contre son propre peuple ou que celles-ci tombent entre les mains de terroristes.

En janvier 2013, dans le cadre de son Programme de partenariat mondial (PPM), le Canada a versé 2 millions de dollars à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) afin de l’aider à faire enquête sur l’utilisation présumée d’armes chimiques en Syrie, si une demande en ce sens lui était adressée par le secrétaire général des Nations Unies. Le 21 mars 2013, le secrétaire général des Nations Unies lui a demandé de procéder à une telle enquête.

La contribution du Canada aidera le Secrétariat technique de l’OIAC à poursuivre ses activités, notamment :

  • mener une enquête sur l’utilisation présumée d’armes chimiques;
  • fournir de l’aide et une protection d’urgence directes ou supplémentaires à des pays voisins membres de l’OIAC et parties à la Convention sur les armes chimiques (CAC), face à l’utilisation ou à la menace d’utilisation d’armes chimiques;
  • fournir de l’aide juridique et technique pour faciliter l’adhésion à la Convention sur les armes chimiques.

L’OIAC

L’OIAC est l’organisme chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques. Elle a pour mandat d’en réaliser l’objet et le but, de veiller à l’application de ses dispositions (y compris celles relatives à la vérification internationale de la conformité), et de servir d’enceinte de consultation et de coopération entre les États parties. Le Secrétariat technique de l’OIAC est chargé, quant à lui, de l’administration et de la mise en œuvre quotidiennes de la Convention, y compris la vérification des activités de destruction des armes chimiques. Outre les responsabilités normales dévolues au Secrétariat, celui-ci doit, en particulier, s’acquitter d’autres tâches ayant trait à la fourniture d’une aide aux États parties, telle qu’une assistance technique et des services d’évaluation technique pour les aider à appliquer les dispositions de la Convention. À la demande du secrétaire général des Nations Unies, l’OIAC peut également apporter son soutien à des enquêtes sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans un État non partie, comme la Syrie.