Le Canada renforce ses relations avec l’ANASE : une priorité de politique étrangère

Le 9 août 2014 - Le ministre des Affaires étrangères John Baird a coprésidé aujourd’hui avec son homologue de Singapour, le ministre des Affaires étrangères Shanmugam, sa quatrième Conférence postministérielle Canada-Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) consécutive.

Pendant la conférence, le ministre Baird a annoncé l’extension de l’empreinte diplomatique du Canada dans la région par l’ajout d’une représentation permanente au Cambodge et au Laos, ce qui fait que le Canada a désormais une présence diplomatique dans les 10 pays membres de l’ANASE. Le ministre Baird avait annoncé précédemment la nomination d’un nouvel ambassadeur du Canada affecté à l’ANASE.

« La relation du Canada avec l’ANASE est l’une de nos principales priorités de politique étrangère, a déclaré le ministre Baird. Grâce à la mise en place de ces nouvelles ressources diplomatiques, le Canada est bien placé pour tirer profit de cette relation importante à long terme. »

Le Canada est un partenaire du dialogue de l’ANASE depuis 37 ans. La relation s’est développée pour devenir un partenariat global qui, au moyen d’une coopération dans les sphères politique et sécuritaire, économique de même que socioculturelle, stimule la création d’emplois pour les Canadiens aussi bien que pour nos partenaires en Asie du Sud-Est.

« L’engagement du Canada à l’égard de l’ANASE, et de l’Asie du Sud-Est, est évident, a affirmé le ministre Baird. Nous avons hâte que cette relation atteigne son plein potentiel, y compris par l’entremise des échanges entre dirigeants au cours du Sommet de l’Asie de l’Est, qui sera axé sur l’ANASE. »

En outre, le ministre Baird a annoncé que le Canada affecterait des fonds supplémentaires à des projets pour remédier aux problèmes de sécurité qui constituent une préoccupation commune en Asie du Sud-Est et pour rehausser le programme de connectivité de l’ANASE.

« Nous continuons à accroître notre engagement dans les régions qui appuient les objectifs de développement communautaire de l’ANASE et qui favorisent la paix, la sécurité et la prospérité, a ajouté le ministre Baird. Les économies sont florissantes et les gens prospèrent dans les régions qui sont sûres et stables, et où la primauté du droit est respectée, que ce soit au sein des États ou entre les États. »

Pour obtenir des précisions sur l’engagement du Canada à l’égard de l’ANASE, prière de visiter Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE). Pour plus d’information sur la visite du ministre Baird en Asie, prière de consulter Le ministre Baird voyagera en Asie de l’Est pour discuter de questions de sécurité et de prospérité. Voir aussi le Discours du ministre Baird à l’ouverture de la Conférence postministérielle ANASE-Canada.

Un document d’information sur certains des nouveaux projets annoncés suit.

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Document d’information - Projets relatifs à la sécurité

Le ministre Baird a annoncé que le Canada verserait 14 millions de dollars supplémentaires pour remédier aux problèmes de sécurité qui constituent une préoccupation commune en Asie du Sud-Est et pour rehausser le programme de connectivité de l’ANASE. Entre autres, les projets ont pour but d’atténuer les menaces biologiques et nucléaires, de perturber les mouvements illicites tout en protégeant les échanges commerciaux légitimes, de lutter contre le passage de migrants clandestins, d’améliorer les outils de cybersécurité dans la région et de remédier, en travaillant avec nos partenaires de l’ANASE, au phénomène des « combattants étrangers » et de la radicalisation.

Un autre secteur d’intervention clé des nouveaux programmes canadiens consistera à renforcer les capacités de gestion des frontières, particulièrement au Cambodge, en Birmanie, au Laos et au Vietnam, des États membres de l’ANASE. Ensemble, ces projets vont constituer un complément aux projets de l’ANASE visant à améliorer la connectivité régionale par la technologie de l’information ou par le passage sûr des personnes et des marchandises aux frontières, que ce soit par mer, air ou terre.

Atténuer les menaces biologiques, chimiques et nucléaires – 2,6 millions de dollars

Plusieurs projets pour faire face aux menaces biologiques, chimiques et nucléaires dans la région de l’ANASE seront mis en œuvre. Ainsi, on fournira de la formation et de l’équipement pour la détection des produits chimiques, de l’expertise pour réagir en cas de menaces biologiques et de nouvelles maladies, ainsi que de la formation et de l’aide à la prise de mesures spéciales pour atténuer le trafic de matières nucléaires ou radioactives et de marchandises à double usage. Par ces mesures, on renforcera les capacités nationales de prévention, de détection et de réaction concernant diverses menaces présentées par des armes de destruction massive en Asie du Sud-Est.

Perturber les mouvements illicites tout en protégeant le commerce légitime – 4,4 millions de dollars

Pour faciliter et favoriser la libre circulation des marchandises et des personnes, il faut empêcher les mouvements illicites. Pour ce faire, le Canada aidera à solidifier les frontières nationales et régionales pour permettre le passage des marchandises, des personnes et des services licites tout en atténuant les menaces attribuables à des frontières plus poreuses. Les voyages aériens et le transport des marchandises constituent une cible pour les terroristes et des moyens d’exploitation pour les réseaux criminels internationaux. Seule une partie infime des plus de 500 millions de conteneurs qui sont transportés par mer dans le monde est inspectée dans le but de découvrir du trafic illicite. Le transport maritime est par ailleurs un moyen souvent utilisé pour faire entrer des migrants clandestins dans un pays en évitant les postes frontières nationaux. Ces projets serviront à réduire un obstacle important à l’investissement étranger et au développement économique en renforçant la sécurité aux frontières et les mesures de contrôle des exportations dans la région.

Mesures concernant les frontières – 2 millions de dollars

Le Canada œuvrera pour solidifier les frontières du Cambodge, de la Birmanie, du Laos et du Vietnam, qui sont quatre pays membres de l’ANASE, afin de garantir le passage des marchandises, des personnes et des services autorisés tout en atténuant les menaces attribuables à des frontières plus poreuses, y compris la propagation des maladies au-delà des frontières. Les projets seront axés sur le renforcement des capacités de détection et de lutte contre les réseaux de migration clandestine, le trafic de stupéfiants et les autres activités criminelles organisées, l’amélioration du contrôle des frontières pour réduire l’aptitude des groupes criminels et terroristes à franchir les frontières, ainsi que la prévention, la détection et l’intervention en ce qui a trait aux menaces graves à l’égard de la santé et de la sécurité régionale et internationale que présente la propagation des maladies au-delà des frontières.

Lutter contre le passage de clandestins – 1,6 million de dollars

Le Canada est un partenaire actif dans la lutte contre la migration clandestine en Asie du Sud-Est. L’expertise du Canada a été déployée pour renforcer la capacité des autorités locales à interrompre, interdire et prévenir le trafic de migrants à destination du Canada. Le financement supplémentaire permettra de poursuivre l’excellent partenariat qui existe avec l’Organisation internationale pour les migrations afin de renforcer la sécurité et la gestion des frontières et de former les fonctionnaires de première ligne chargés de l’application de la loi à combattre les mouvements illégaux de personnes.

Remédier au phénomène des « combattants étrangers » et de la radicalisation – 2,3 millions de dollars

Comme le Canada, des pays d’Asie du Sud-Est pourraient se trouver dans la situation où des personnes parties combattre à l’étranger reviennent dans leur pays d’origine en étant davantage radicalisées et après avoir acquis la formation et l’expérience nécessaires pour exécuter des attaques terroristes. Le Canada va accroître sa coopération avec les principaux États par lesquels ces personnes transitent pour améliorer la communication d’information à leur sujet et pour renforcer les capacités des États concernés (pays d’origine, pays de transit et pays de destination) de détecter et de perturber le déplacement de ces personnes.

Par ailleurs, l’Asie du Sud-Est est aux prises avec un problème de taille lié à la détention et à la libération des délinquants extrémistes violents. Pendant leur incarcération, des détenus ont pu radicaliser d’autres prisonniers, car les délinquants extrémistes violents sont souvent incarcérés avec la population carcérale générale. Par l’intermédiaire d’une formation et d’un équipement spécialisés, le Canada s’efforcera d’atténuer la menace de radicalisation en empêchant les réseaux terroristes en activité en Asie du Sud‑Est de recruter.