No 2010/8 - Ottawa (Ontario) - Le 8 mars 2010
Sous réserve de modifications
Nous avons l’honneur d’accueillir ce soir le très honorable Brian Mulroney, premier ministre dont la vision et le courage politique il y a 20 ans ont rendu possible cet événement.
Sous le leadership de M. Mulroney, le gouvernement canadien a profondément réorienté sa politique étrangère. Ce leadership visionnaire a été évident lors des négociations premièrement de l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis [ALE], puis peu de temps après, de l’ALENA [Accord de libre-échange nord-américain].
Bien que ce fût controversé à l’époque, pour M. Mulroney il s’agissait d’une évidence. Le Canada est chez lui tout autant en Amérique du Nord que dans tout l’hémisphère.
Il était donc parfaitement logique que M. Mulroney annonce, à l’automne 1989, qu’après s’être tenu à l’écart pendant des décennies, le Canada demanderait à devenir membre à part entière de l’OEA [Organisation des États américains].
Nos relations avec les Amériques sont l’une des priorités clés de la politique étrangère du gouvernement canadien, et notre engagement au sein de l’OEA en témoigne.
Ces dernières années, nous avons graduellement étendu notre partenariat continental essentiel avec les États-Unis et le Mexique afin de maintenir nos valeurs et nos intérêts communs dans les Amériques, une région à l’égard de laquelle mon collègue Peter Kent [ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques)], assume une responsabilité particulière.
Lorsqu’il s’est rendu dans la région en juillet 2007, le premier ministre Stephen Harper a souligné que « s’engager dans les Amériques est une priorité internationale cruciale » pour le Canada, qui « est déterminé à jouer à long terme un rôle accru dans les Amériques ».
Et maintenant, de concert avec nos partenaires des Amériques, nous améliorons la stabilité et la sécurité régionales en nous attaquant aux menaces que représentent les drogues, la criminalité organisée et les pandémies.
Nous avons aussi agi rapidement et dans un esprit de solidarité lorsque nos voisins ont eu besoin de notre aide lors de catastrophes naturelles, comme nous l’avons démontré lors des récents séismes qui ont secoué le Chili et Haïti.
En tant que Chilien, le secrétaire général de l’OEA [José Miguel] Insulza a été personnellement touché par la plus récente catastrophe naturelle à frapper la région; nous exprimons notre profonde sympathie à tous ceux qui ont été touchés par cet événement tragique.
Au nom du gouvernement du Canada, j’aimerais également remercier le secrétaire général Insulza du leadership dont il a fait preuve en mobilisant et en maintenant l’appui de la communauté hémisphérique à la suite de ces terribles événements.
Au cours des dernières années, grâce à un énergique programme de libre‑échange, le Canada a réalisé des progrès considérables auprès de ses partenaires commerciaux de l’hémisphère.
Nous avons négocié avec succès des accords de libre-échange avec la Colombie, le Pérou et le Panama, et maintenant, sous la direction de Peter Van Loan [ministre du Commerce international], nous menons des négociations à ce chapitre avec la CARICOM [Communauté des Caraïbes], la République dominicaine et l’Amérique centrale.
Le Canada entretient aussi un dialogue avec le Brésil par l’intermédiaire de la Commission mixte sur les relations économiques et commerciales, nouvellement remise sur pied, et qui s’est réunie pour la première fois depuis dix ans en octobre dernier.
Ces efforts nous permettront de bâtir des économies dynamiques et de promouvoir des investissements responsables et un libre marché qui créeront de nouvelles possibilités et de nouveaux emplois.
Depuis que nous sommes membres de l’OEA, nous avons constaté que les valeurs canadiennes se reflétaient dans le travail de l’Organisation.
À mesure que le Canada affirme ses valeurs et ses intérêts sur la scène internationale, je peux vous assurer que, dans mon rôle de ministre des Affaires étrangères du Canada, je ne peux avoir de meilleure source d’inspiration et de modèle de détermination que l’homme que j’ai maintenant l’honneur de vous présenter.
Même si ce n’était probablement pas évident à la taverne du Chien d’or à Québec il y a bien longtemps, les Québécois d’origine irlandaise portent intérêt aux affaires internationales.
M. Mulroney a donné au Canada une nouvelle envergure au sein de la famille des Amériques.
Cette réalisation n’a été qu’une de plusieurs initiatives audacieuses. Il y a eu l’ALE et l’ALENA bien sûr, mais aussi son rôle important dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et dans la facilitation de la réunification de l’Allemagne à la fin de la guerre froide.
Parce que M. Malroney a défendu les intérêts et les valeurs du Canada il y a 20 ans, les Canadiens peuvent être fiers sur la scène internationale aujourd’hui.
Je vous remercie.