No 2010/44 - Ottawa (Ontario) - Le 20 juin 2010
Sous réserve de modifications
La responsabilisation sera un des principaux sujets de discussion des dirigeants à Muskoka. Aujourd’hui, nous publions un rapport sur les engagements que les pays du G-8 ont déjà pris, et sur la réalisation de ces engagements.
Nous sommes très fiers d’annoncer que le Canada affiche de très bons résultats en ce qui concerne l’exécution des engagements qu’il a pris dans le cadre du G‑8.
Le G-8 est une instance puissante, capable de provoquer des changements positifs en faveur de la paix, de la sécurité et du développement international.
Les dirigeants ont pris des mesures audacieuses et définitives pour résoudre certains des problèmes les plus urgents qui se posent dans le monde.
Le monde a besoin du G-8 et le G-8 a besoin du Canada.
Le leadership, c’est pouvoir montrer que l’on tient ses promesses.
Il en va de même pour le G-20. Le Gouvernement-20 a adopté diverses réformes du secteur financier lors de ses sommets précédents. Nous devons remplir ces engagements pour contribuer à assurer la reprise économique.
En tant que président du G-8 en 2010, le Canada a dirigé un groupe de hauts fonctionnaires des pays du G-8 qui a produit le rapport intitulé Muskoka – Compte rendu des activités. Ce rapport fait le point sur les engagements récents du G-8, évalue les résultats de ses actions et en tire des leçons pour les futurs rapports.
Ce rapport est un pas important en avant pour le G-8. Il va plus loin que les rapports précédents du G-8, en se concentrant sur les résultats et en examinant le rôle que joue le G-8 pour définir et influencer la politique mondiale.
À l’instar du Canada, le G-8 dans son ensemble a des résultats positifs à déclarer.
Le G-8 a été un catalyseur de changements positifs. En collaborant avec des partenaires de même optique, il a contribué considérablement à faire avancer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement et des autres objectifs en matière de développement adoptés au niveau international, améliorant sensiblement le sort de millions de personnes.
Mais il ne suffit pas de prendre des engagements – il faut les remplir. Et ce rapport montre les efforts accomplis par le G-8 pour tenir son rôle et prendre ses responsabilités.
Qu’il s’agisse d’aide au développement ou d’autres priorités telles que l’allégement des dettes, le développement économique, l’éducation, la lutte contre les maladies, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la capacité de l’Afrique en matière de maintien de la paix, le G‑8 a de grands succès à son actif.
Dans d’autres domaines, comme les soins maternels et infantiles, les progrès ont été lents par rapport aux objectifs mondiaux.
C’est pourquoi l’initiative du premier ministre Stephen Harper pour Muskoka vise à faire plus pour améliorer la santé des mères, des nouveau‑nés et des jeunes enfants dans les pays en développement, car il s’agit-là d’un domaine où les besoins sont urgents.
Le G-8 est une excellente tribune pour aborder les graves problèmes de sécurité tels que la prolifération des armes nucléaires, la propagation des armes de destruction massive et les menaces que posent le terrorisme et le crime transnational.
Notre gouvernement, de concert avec la communauté internationale, a pris l’Iran et la Corée du Nord à partie et entend profiter du fait qu’il préside le G-8 pour continuer de faire pression sur ces régimes dangereux qui menacent notre stabilité.
Pour l’avenir, le G-8 a institué un mécanisme de responsabilisation qui lui permettra de continuer à améliorer la mise en œuvre de ses engagements ainsi que la surveillance et les rapports à cet égard.
Permettez-moi de d’aborder maintenant ce que dit le Compte rendu des activités de Muskoka au sujet du Canada.
Je suis fier de vous dire que ce rapport montre que nous avons réalisé nos engagements.
Le Canada est en voie de remplir l’engagement qu’il a pris à Gleneagles de doubler le montant annuel total de son aide au développement en le faisant passer à 5 milliards de dollars en 2010-2011.
Le rapport indique également que le Canada a tenu son engagement de doubler son aide à l’Afrique, laquelle a atteint 2,16 milliards de dollars en 2008-2009.
Parlons maintenant de l’allégement des dettes : les membres du G-8 ont annulé des dettes importantes, libérant ainsi des milliards de dollars que les pays en développement pourront consacrer à des usages plus productifs.
Le programme de remise de dettes du Canada continue d’aider des pays qui ont témoigné leur volonté d’investir pour répondre aux besoins de leurs citoyens. Il y a un mois, par exemple, le ministre des Finances a annoncé que le Canada effacerait une dette de près de 24 millions de dollars de la République du Congo (Brazzaville), dans le cadre de l’Initiative canadienne d'allégement de la dette.
Le Canada a annulé ainsi près de 1 milliard de dollars de dettes contractées par les pays les plus pauvres et les plus endettés du monde.
Le G-8 a dépassé son engagement de former 75 000 soldats aux opérations de paix avant 2010, et a aidé à renforcer les capacités en matière d’expertise civile et de police pour les opérations de paix. Le gouvernement canadien a formé des troupes dans des pays africains tels que le Ghana, le Nigeria, le Mali et le Sénégal.
Un des effets directs de l’aide du G-8 est la réalisation d’opérations de paix de plus en plus efficaces dirigées par l’Union africaine, comme au Darfour, où le Canada a fourni des hélicoptères, du carburant et des véhicules blindés, ainsi qu’en Somalie. L’Afrique fournit aujourd’hui plus de 35 000 participants aux opérations de paix de l’ONU et de l’Union africaine.
Voilà quelques-unes des réalisations majeures signalées dans le rapport.
Je suis très fier du rôle de chef de file que le Canada a joué dans la production de ce rapport et, surtout, de notre bilan en ce qui concerne la réalisation de nos engagements.
Notre gouvernement a la ferme intention de continuer à remplir d’importants engagements en faveur de la paix, de la sécurité et du développement.
Je vous remercie.