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Discours d’ouverture du ministre Cannon à l’occasion de la réunion ministérielle ANASE-Canada

No 2010/49 - Hanoï, Vietnam - Le 22 juillet 2010

Sous réserve de modifications

C’est avec grand plaisir que je participe à cette session de la Conférence postministérielle. Le Canada attache de l’importance à ces rencontres.

Je tiens d’abord à remercier le Vietnam, notre hôte qui assume la présidence de l’ANASE [Association des Nations de l’Asie du Sud-Est], pour l’organisation de cette rencontre et pour son accueil chaleureux. Je souhaite également remercier notre pays coordonnateur, la Thaïlande, pour avoir pris en charge la coordination des différentes rencontres avec le Canada au cours des derniers mois.

Renforcer les liens bilatéraux

Sur le plan économique, les résultats de l’ANASE sont impressionnants.

Forte d’une population de plus de 590 millions d’habitants et d’un produit intérieur brut global de plus de 1,5 billion de dollars en 2009, et après avoir connu un redressement relativement rapide de ses économies membres à la suite du récent ralentissement économique mondial, l’ANASE représente, estime-t-on, l’une des régions du monde qui connaissent la croissance la plus rapide et affichent le plus grand dynamisme.

Je me réjouis que les échanges et l’investissement bilatéraux entre le Canada et l’ANASE se soient accrus ces dernières années, et qu’ils se soient maintenus malgré le ralentissement économique mondial. Le commerce bilatéral des marchandises a progressé de 19 p. 100 entre 2005 et 2009.

L’ANASE est un partenaire commercial important pour le Canada; ensemble, ses membres constituent l’un des plus importants partenaires commerciaux du Canada pour ce qui est des échanges bilatéraux de marchandises. L’ANASE bénéficie en outre d’un excédent commercial appréciable dans ses échanges avec le Canada, exportant deux fois plus de marchandises vers celui-ci qu’elle n’en importe.

Nous sommes convaincus que les liens commerciaux actuels entre l’ANASE et le Canada peuvent être renforcés par la conclusion des négociations en cours sur une entente-cadre sur le commerce et l’investissement. Avec la volonté politique des deux parties, une entente est à notre portée.

Toutefois, nos relations sont loin de se résumer à des chiffres.

Le Canada est fier d’être l’un des plus anciens partenaires du dialogue avec l’ANASE, auquel il s’est joint en 1977. Nos relations se fondent sur des liens interpersonnels et institutionnels, reposant sur un respect mutuel et un attachement commun aux libertés fondamentales et à la gouvernance démocratique.

Nous attachons beaucoup d’importance aux relations de longue date nouées avec l’ANASE, et qui se sont épanouies au cours des trois dernières décennies.

Mais plutôt que de relever l’ampleur de nos liens historiques, je préfère me concentrer aujourd’hui sur les réalisations depuis la Conférence postministérielle de l’année dernière, réalisations rendues possibles par notre détermination à approfondir nos relations.

J’accueille avec satisfaction le solide plan d’action qui nous est présenté aujourd’hui et qui orientera nos activités de coopération au cours des cinq prochaines années. Ce plan s’inscrit dans le droit fil des plans de travail antérieurs et contribue aux efforts ambitieux visant à consolider la communauté de l’ANASE.

Le Canada adhérera au Traité d’amitié et de coopération dans l’Asie du Sud-Est. Notre adhésion à ce traité montre bien notre ferme attachement à l’ANASE ainsi que notre volonté de trouver des moyens efficaces de renforcer ce lien privilégié.

L’année 2010 est une année importante pour le Canada, d’une portée internationale. Comme vous le savez tous, le premier ministre [Stephen] Harper a accueilli les sommets du G-8 et du G-20 le mois dernier. Ces deux rencontres ont donné des résultats concrets et nous nous réjouissons que le Vietnam, en sa qualité de président de l’ANASE, de même que le secrétaire général de l’ANASE, M. Surin Pitsuwan, aient pu participer au Sommet du G-20 à Toronto.

Le gouvernement du Canada crée de nouveaux postes dédiés à la conduite des relations avec l’ANASE dans ses missions diplomatiques du Sud-Est pacifique. Nous sommes convaincus que ces nouvelles ressources, qui constituent le « Réseau canadien de l’ANASE », permettront de trouver de nouvelles façons de renforcer nos liens dans la région.

Les efforts de l’ANASE pour développer sa communauté

L’ANASE s’est fixé un objectif ambitieux, soit créer une « communauté de l’ANASE » d’ici 2015. Depuis l’adoption de la charte de l’ANASE, en décembre 2008, des progrès louables ont été réalisés dans cette voie.

Nous avons suivi avec intérêt les efforts qui ont conduit à la création de la Commission intergouvernementale des droits de la personne de l’ANASE et de la Commission pour la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants de l’ANASE.

Le Canada a contribué à la rédaction du mandat de la Commission intergouvernementale des droits de la personne et il se réjouit à l’idée de collaborer avec l’ANASE afin de soutenir la Commission, notamment dans le cadre du Plan d’action ANASE-Canada.

Le Canada surveille étroitement la situation des droits de la personne en Asie du Sud-Est et dans le monde entier. La promotion et la protection des droits de la personne et des libertés fondamentales sont à la base de la société canadienne, tout comme la démocratie et la primauté du droit. Le Canada félicite l’ANASE d’avoir créé ces deux institutions vouées à la protection des droits de la personne et il continue à exhorter les membres de l’ANASE à protéger pleinement ces droits.

Le Canada estime que, pour que les membres de l’ANASE puissent réaliser pleinement leur potentiel politique, économique et humain, il est essentiel que ceux-ci veillent à la promotion et à la protection des droits de la personne dans toute l’Asie du Sud-Est.

À cet égard, le Canada est vivement préoccupé par le mépris de la Birmanie pour les droits de la personne et par la répression des forces démocratiques dans ce pays. L’adoption de nouvelles lois électorales n’a rien changé à la situation. À l’approche de l’élection de 2010, le Canada exhorte le gouvernement birman à respecter les normes internationales et les principes qui sous-tendent les droits de la personne en permettant la tenue d’un scrutin libre, honnête, ouvert à tous et transparent.

Des élections crédibles doivent être précédées par la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, y compris Aung San Suu Kyi, et par un dialogue sincère entre le gouvernement, les membres de l’opposition démocratique et les groupes ethniques.

Conclusion

Le Canada est un pays du Pacifique. En témoignent l’augmentation de nos échanges, de l’investissement et de notre engagement politique ainsi que les liens bien établis entre nos populations.

Nous sommes très présents dans la région de l’Asie-Pacifique en tant que membre actif du Forum régional de l’ANASE et de l’APEC, et nous nous intéressons de près au progrès des initiatives en Asie-Pacifique. Le processus ANASE-Canada de la Conférence postministérielle continuera d’occuper une place importante dans ces efforts.

Nous estimons que nos relations avec l’ANASE sont essentielles à une coopération durable face à des enjeux qui débordent les frontières du Pacifique et nous nous réjouissons à la perspective de renforcer ces importants liens d’amitié.

C’est avec beaucoup d’intérêt que je participerai à nos discussions d’aujourd’hui.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2011-12-28